Pedro paramo

RULFO, JUAN

livre pedro paramo
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/02/09
LES NOTES :

à partir de
7,70 €

SYNOPSIS :

Pedro Pdramo est l'une des plus grandes oeuvres du XX' siècle, un classique contemporain. Tout comme Kafka et Faulkner, Rulfo a su mettre en scène une histoire fascinante, sans âge et d'une beauté rare : la quête du père qui mène Juan Preciado à Comala et à
la rencontre de son destin, un voyage vertigineux raconté par un choeur de personnages insolites qui nous donnent à entendre la voix profonde du Mexique, au-delà des frontières entre la mémoire et l'oubli, le passé et le présent, les morts et les vivants.
3 personnes en parlent

« Surtout, ne lui réclame rien. N'exige que notre dû. Ce qu'il me devait et ne m'a jamais donné... L'oubli dans lequel il nous a laissés, fais-le lui payer, mon enfant. » Juan Preciado promet à sa mère, sur son lit de mort, de retrouver Pedro Paramo, son père qui les a autrefois abandonnés. En route pour Comala, il croise un homme sur un âne qui le mène jusque dans les rues désertes du village. Là, une vieille femme lui apprend que celui qui l'a accompagné est mort depuis longtemps, comme Pedro Paramo, dont il peut distinguer, au loin, les ruines de l'immense propriété. Car le père de Juan était l'homme fort de la région. Cruel, despotique, semant derrière lui autant de morts que d'enfants, il était haï et craint de tous. Au cours de son séjour, Juan va croiser d'autres fantômes, autant d'âmes vagabondes venues lui raconter par bribes l'histoire du village s'entrecroisant avec celle de son géniteur.Voila un roman d'une infinie complexité tant il bouleverse les codes de compréhension classiques d'un récit de fiction. Juan Rulfo aurait déclaré que son texte nécessite la « coopération » du lecteur. Difficile en effet de suivre le déroulement d'une intrigue sans aucune linéarité, où les différentes temporalités s'enchevêtrent et où les morts et les vivants ne cessent de dialoguer. Pour Carlos Fuentes, « L’œuvre de Juan Rulfo n’est pas seulement la plus haute expression à laquelle soit parvenu, jusqu’à maintenant, le roman mexicain : à travers Pedro Páramo, nous pouvons trouver le fil qui nous conduit au nouveau roman latino-américain. »Un texte déstabilisant, à prendre selon moi comme une expérience de lecture unique, la découverte d'une construction narrative totalement novatrice. Un texte auquel il ne faut surtout pas essayer de résister mais au contraire devant lequel il est indispensable de lâcher prise pour se laisser entraîner dans les méandres de la mémoire d'un village pauvre et reculé.Au final il me restera de ce récit polyphonique les voix et les histoires si étranges de personnages en quête, au-delà de la mort, d'une paix intérieure à jamais inaccessible. Troublant et vertigineux.

jerome60
07/07/14

De la littérature mexicaine et du réalisme magique, un roman étourdissant. Ce roman, c’est la quête du père qui mène Juan Preciado à Cómala et à la rencontre de son destin, un voyage vertigineux raconté par un chœur de personnages insolites qui nous donnent à entendre la voix profonde du Mexique, au-delà des frontières entre la mémoire et l'oubli, le passé et le présent, les morts et les vivants, selon la présentation des éditions Gallimard lors de la réédition et nouvelle traduction en 2005 de ce livre dont la première publication date de 1959. Suite au décès de sa mère, de la promesse de revenir sur les lieux de sa jeunesse, Juan Preciado vient au village d’où sont originaires ses parents, où a vécu son père qu’il n’a pas connu. C’est dans un village abandonné qu’il (se) retrouve. Et c’est dans un village de fantômes qu’il entend puis s’efface pour écouter son histoire, celle de la famille du père qui possédait et dominait, celle du prêtre, celle des villageois et donc celle du Mexique.Force des échos dans ce court roman d’une centaine de pages sans chapitres dans lequel les voix se mêlent à la façon d’un roman choral ; une narration qui semble déconstruite, hallucinatoire, une lecture hypnotique aux repères temporels abolis, aux récits enchâssés parfaitement maîtrisés dont les scènes et les dialogues s’imbriquent, se complètent au fil des pages. Un récit en théâtre d’ombres dont la musique est le vent qui soulève la poussière ou la pluie qui noie la terre ; un récit dans lequel ce sont les fantômes qui (d)écrivent la réalité sans l’éclaircir ou l’obscurcir avec des accents de vie qui touchent au plus juste. Que de cœurs dans ce chœur, battants, battus, que de misère et d’amour. Aux souvenirs de jeunesse de la mère qui accompagnent Juan Preciado répondent ceux du père, répondent ceux des femmes. A travers ces voix, ces scènes, c’est l’histoire d’une passion morte, de celle qui a tué le village.

Marilire
07/07/14
 

Roman magistral de la littérature mexicaine, paru en 1959, Pedro Paramo est une ballade surréaliste entre les pays des vivants et celui des morts, dans un village sous la coupe d'un seul homme, le Pedro Paramo du titre, cacique dominant toute une population. Il est l'objet de la quête de Juan Preciado à Cómala et l'occasion de la rencontre de son destin, dans un récit épique conté par un choeur de personnages étranges, fantômes d'un passé révolu. Difficile de s'accrocher à une quelconque linéarité de l'histoire, il faut se laisser porter par les différentes voix qui racontent, et nous sommes aussi perdus et déboussolés que Juan dans cette quasi cacophonie qui évoque tout autant les voix du Mexique tout entier. L'éditeur fait le parallèle avec la mythologie grecque, certes, mais c'est à une lecture moins savante qu'il faut peut-être s'adonner, comme un rêve au bord de la vie, comme la plainte de tout un pays. laurence

laurence
17/01/16
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : ESPAGNOL (MEXIQUE)
  • Traducteur : GABRIEL LACULLI

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition