Penguin great loves: bonjour tristesse

SAGAN, FRANCOISE

livre penguin great loves: bonjour tristesse
EDITEUR : ADULT PBS
DATE DE PARUTION : 26/07/07
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
7,60 €

SYNOPSIS :

With Great Loves, Penguin bring you the most seductive, inspiring and surprising writing on love in all its infinite variety... Cécile leads a hedonistic, frivolous life with her father and his young mistresses. On holiday in the South of France, she is seduced by the sun, the sand and her first lover. But when her father decides to remarry, their carefree existence becomes clouded by tragedy. United by the theme
of love, the writings in the Great Loves series span over two thousand years and vastly different worlds. Readers will be introduced to love's endlessly fascinating possibilities and extremities: romantic love, platonic love, erotic love, gay love, virginal love, adulterous love, parental love, filial love, nostalgic love, unrequited love, illicit love, not to mention lost love, twisted and obsessional love...
18 personnes en parlent

Depuis, hélas, la disparition de l'auteur, on bombarde la presse d'hommages pour saluer la plume géniale de Françoise Sagan. Hélas deux fois, on se cantonne trop souvent à limiter F. Sagan à "Bonjour tristesse". Mais Françoise Sagan allait au-delà du petit monstre de littérature qu'on voulait lui coller sur le dos. C'était un génie, certes. Elle avait tout juste dix-neuf ans qu'elle publiait un roman qui allait faire sensation - pour l'époque ! De nos jours, on reprend l'histoire de Cécile et on hausse le sourcil, on s'étonne du scandale d'un si petit roman d'aspect innocent. C'est sans doute le pourquoi d'un tel tintamarre: l'auteur osait mêler l'innocence à la sensualité à parts égales. Une histoire assez banale, pourtant: Cécile passe des vacances chez son père, dans le Midi. Un père qu'elle retrouve après le décès d'une mère et une éducation stricte dans un pensionnat. Le père a une jeune maîtresse un peu sotte, mais survient dans cette ville une amie d'enfance, Anne. Elle est belle, élégante, intelligente, bref brillante. Le père de Cécile est séduit, veut l'épouser. La jeune fille trépigne et décide de couper court à ces projets. Telle une enfant gâtée. Et c'est très certainement ce qu'on pourra reprocher à Françoise Sagan : d'avoir été gâtée par la vie, d'avoir été bénie de cette plume lumineuse, vive et perspicace. Elle n'a sans doute jamais produit d'oeuvres pour la postérité - "Bonjour tristesse" pourrait le devenir. Toutefois, j'invite tous lecteurs à ne pas s'attarder à ce premier et prodigieux roman. Françoise Sagan est également l'auteur des remarquables "Aimez-vous Brahms", "La chamade", "Des bleus à l'âme", "Le lit défait", "La laisse", etc.

Clarabel
23/02/09

D'un point de vue purement littéraire Bonjour Tristesse est extrêmement intéressant. Il nous en dit beaucoup sur la générosité de Flaubert, je m'explique: si Gustave Flaubert avait laissé la plume à Emma Bovary on aurait sans doute eu le droit à ça. Un long monologue Skyblog avec une prose sentimentalo-diarrhéique.Je pense que toutes les femmes devraient lire ce roman pour comprendre pourquoi un homme peut, dans sa vie, basculer dans la misogynie.

un flyer
14/12/14

Peut-on encore faire une critique sur Bonjour Tristesse ?Probablement pas, sauf que pour ma part il s’agit de l’ouvrage qui dans ma tendre jeunesse m’a happée dans l’univers de la lecture.Scandaleux à l’époque, il n’en fut pas moins le tremplin qui me propulsa à l’âge de 14 ans avec les délices d’un fruit défendu, dans le monde des adultes.Cinquante ans se sont écoulés depuis ma première lecture de cette œuvre et j’ai toujours la même émotion en ouvrant ce livre.J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Françoise Sagan et de découvrir quelle femme charmante elle était, bien loin de l’image de la personne futile qu’on a trop souvent décrite.Je souhaite par ces quelques lignes rendre un modeste hommage à celle qui a fait de moi la lectrice exigeante que je suis devenue.

isabelleisapure
17/06/14
 

Roman écrit par Françoise Sagan, alors âgée de 19 ans, Bonjour Tristesse raconte les vacances d’été de Cécile - jeune fille de bonne famille et adolescente intrigante – sur la Côte d’Azur, en compagnie de son père Raymond, veuf mais néanmoins grand séducteur, et de sa nouvelle maîtresse Elsa. Oisiveté, luxe, chaleur sont propices aux abandons des corps et des esprits. Cet été sera pour Cécile l’occasion de nombreuses découvertes, de nouvelles expériences mais marquera funestement son passage dans le monde des adultes. Entre complots, vives tensions et apprentissage de la vie, un drame se noue durant cette période estivale, ô combien « formatrice » et libertine ; comme le sont tous les étés des jeunes filles en fleur… Cécile devient donc « une femme » pendant ce séjour, car elle y apprend pêle-mêle la jalousie, le ressentiment, l’éveil des sens, le renoncement, la culpabilité, et surtout plus tragiquement, la mort et la douleur qui l’accompagne. Un classique incontournable qui fit scandale dès sa parution et grâce auquel Sagan obtint son surnom « d’adorable petit diable blond ».

SophieC
28/10/09
 

Coupable d'avoir ouvert la boite de Pandore, voilà de quoi nous pourrions accuser Sagan en regardant l'état d'une partie du paysage littéraire français.Bonjour tristesse a créé le scandale à son époque (1954, IVe république) et tout le monde de s'engouffrer dans la brèche ainsi créée : on peut maintenant écrire avec nonchalance sur le vide, le temps inutile. Oui mais voilà, les autres ne sont pas Sagan et l'on voit de nos jours des auteurs commettre encore l'erreur.Dans son recueil de critiques Dernier inventaire avant liquidation, Beigbeder défend brillamment ce roman. Si seulement il n'avait pas voulu copier Sagan... C'est l'histoire de sa vie, à celui-là. Cécile, la narratrice, s'exprime avec fatuité et déroule son récit avec ennui comme nous nous ennuyons à la lecture de ce très court roman. Chose pratique puisqu'il est possible (cas rare) de lire et de laisser vagabonder l'esprit. Vous savez, ce moment habituellement gênant dans lequel vous lisez et pensez à autre chose. Ici, pas besoin de revenir quelques lignes en arrière, poursuivez votre lecture, je vous promets que le fil de l’histoire sera suivi ! Très simple : elle vit avec papa, voilà que débarque une amante qui va gêner la vie futile, un plan tordu germe alors, celui de mettre une ex-amante dans les pattes de papa. Et ça ne finit pas bien.Cette photo d'une société qui vit lascivement est souvent rapprochée de celle moquée par Fitzgerald (4e de couv' de la version anglaise, Beigbeder encore lui,...). Ne vous laissez pas prendre : c'est juste du Françoise Sagan, rien à voir avec ce génie.Je lui préfère nettement sa rencontre avec Desproges ou son interview pied au plancher en R5 dans les rues de Paris. NickCarraway, bibliothécaire à Halluin

NickCarraway
06/11/15
 

Lu, il y a très longtemps et comme pour tous les livres pour lesquels on a crié au génie, j'ai été assez déçue. Certes cette enfant gâtée était très jeune et a connu un grand succès qui a peut-être dissuadé de lire la suite.Très difficile de comprendre ce qui a provoqué l'enthousiasme: la jeunesse de l'auteur, son côté provocateur chez une jeune fille de bonne famille, une écriture innovante...? berthe

afbf
15/12/14
 

J'ouvre enfin ce roman qui a su patienter quelques années dans ma PAL. Un classique des années 60. Un premier roman, aussi.Et je dois dire que j'ai été quelque peu déçue par le rythme du roman, ainsi que par certaines tournures de phrases qui m'ont quelque peu écorchées.Je ne me suis pas sentie proche de Cécile ni d'Anne ni d'Elsa. La fin m'a paru "too much".Un univers trop loin du mien.Et puis Bergson : référence à ma prof de philo de terminale qui, chaque fois qu'elle abordait cet auteur, nous disait « Ah, Bergson ! ». Je comprends maintenant pourquoi.L'image que je retiendrai :Celle du bateau de Cyril sur la Méditerranée bleue et chaude.Il y a 10 ans nous quittait Françoise SAGAN, le 24 septembre 2004. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
04/10/14
 

C’est par ce roman que la célèbre auteure française se fait connaitre alors qu’elle a tout juste 18 ans. Et il faut reconnaitre que la maturité qui se dégage de cette écriture est plutôt remarquable pour une jeune fille de cet âge qui publie là son premier texte.Mais la maturité ne se limite pas au style car l’auteure analyse aussi sans détour la vie dissolue, irresponsable et immature de la bourgeoisie parisienne des années 50 qui ne s’intéresse qu’aux fêtes et aux belles voitures. C’est dans ce contexte que grandit la narratrice du roman, Cécile, habituée à la vie libre et facile, sans contrainte. Confrontée à une personne dont elle pense qu’elle nuit à son bonheur, elle va se transformer en une adolescente manipulatrice et effrontée, allant jusqu’à mettre en place un plan machiavélique pour évincer sa concurrente. Pour ensuite être tiraillée entre les remords pour le mal qu’elle a fait et la joie d’être arrivée à ses fins.Françoise Sagan a admirablement bien croqué le portrait de ces jeunes désœuvrés qui n’ont d’autre occupation que de dépenser leur fortune, comme Cécile et son père. Personnellement, je n’ai pas réussi à m’attacher à cette jeune fille trop gâtée, qui prend plaisir à faire souffrir les autres et à jouer avec leurs sentiments, sans aucun respect pour ce qu’ils ressentent.À la lecture de tant de critiques élogieuses sur Bonjour tristesse, je m’attendais à un roman « coup de poing » et je suis un peu déçue parce que ce n’est pas l’effet qu’il m’a fait. Carnet de lecture

Carnetdelecture
16/05/14
 

On ne présente plus ce premier roman et coup de maitre de Françoise Sagan. Ce qui est frappant à la relecture c'est l'intemporalité du thème: le mal-être d'une jeune fille en quête d'identité. on a trop hélas , trop souvent réduit Françoise Sagan , à sa condition d'enfant rebelle de la bourgeoisie. Ce livre mérite d'être redécouvert.

dvan
10/03/13
 

Cécile a 17 ans et déborde d’énergie et d’insouciance en cet été 1954. Son père, veuf mais grand séducteur accumule les conquêtes au gré de ses envies. Tous deux forment un duo soudé et complice qui se moque des bonnes mœurs et ne songe qu’à s’amuser et profiter des plaisirs que leur offre la vie. Pour Raymond, le plaisir se trouve aux côté d’Elsa, cette femme magnifique mais superficielle qui ne songe qu’à s’amuser, tandis que pour Cécile, le plaisir est incarné par Cyril, le bel étudiant au teint basané. Cependant, l’arrivée d’Anne, cette femme brillante qui inspire à tous le respect, va venir perturber l’harmonie de ces vacances ensoleillées… « Bonjour tristesse » est le premier roman de Françoise Sagan, écrit alors qu’elle n’avait que 18 ans. A sa sortie, en 1954, le texte choque, dérange. Le sujet est sulfureux, l’écriture provocante et sans tabous. L’auteur prône des idées libertines dans lesquelles seul le plaisir individuel compte. La femme n’est plus cantonnée à son rôle d’épouse et de mère soumise, elle est ici objet de désir et de jouissance. C’est elle qui tient les rênes, qui décide à qui elle se donne, sans jamais se départir de sa liberté. L’écriture de Sagan est directe, simple et fluide. Certes, le sujet a un petit côté désuet, obsolète pour un lecteur d’aujourd’hui, mais c’est un texte qu’il faut absolument remettre dans son contexte pour en apprécier tout le charme et le panache. A lire donc, ne serait-ce que par curiosité.

Mokona
28/03/12
 

Je suis un peu déçue par ce roman... Ce roman a été écrit par Françoise Sagan alors qu'elle avait 18ans. C'est vrai, qu'elle a du mérite mais ce livre n'a rien de bien extraordinaire. (c'est le genre de roman qu'il faut remettre dans son contexte comme Colette) Elle se retrouve en vacances avec deux autres femmes, son père ne va plus savoir qui choisir et elle va faire des "bêtises" avec Cyril. Mais voilà je n'ai pas accroché. Je n'ai pas apprécié plus que ça. C'est une écriture simple et fluide et l'ambiance qu'il y a dedans est superbe, je m'y voyais (une villa près de la mer, tous les matins il faut beau... Ça fait rêver). Mais ça ne me laissera pas un souvenir mémorable.

searchxme
24/03/12
 

Dans Bonjour tristesse, nous suivons une tranche de vie, celle d’un père et de sa fille, le temps d’un été, d’un amour. Cet été 1954, Cécile va découvrir les plaisirs de l’amour suivant les traces de son père qui enchaine les conquêtes. Ce roman nous apprend que rien ne peut changer notre nature profonde. Le naturel revient toujours au galop. Loin de tirer des leçons du suicide d’Anne, le père et la fille poursuivent leur vie immorale pour la société du XX ème siècle. Il est dotant plus choquant de voir que leur relation se fonde essentiellement sur l’échange de leurs expériences. Quand le père tente d’entrer dans les codes sociétaux, cette relation est d’ailleurs mise à mal. Ils ne s’entendent qu’à travers les récits de leurs conquêtes. Rien ne peut ébranler leur vie loin de la bonne éducation bourgeoise. La tristesse et le remord ne perdure pas. Ses sentiments ne semblent pouvoir être qu’éphémères. Ils poursuivent leur vie sur un chemin dont ils ne peuvent se résoudre à se détourner. Françoise Sagan transgresse la morale et réfute l’autorité. Elle prône une liberté à toute épreuve exagérée. Si ce livre est très court, j’ai quand même ressenti des longueurs sur la fin. Le plan machiavélique de Cécile, qui finalement se retourne contre elle, a du mal à aboutir. Et quand enfin on arrive à un dénouement, c’est pour un meilleur retour à la case départ. Comme si cette aventure estivale n’était là que pour permettre aux personnages de mieux se remettre en selle.J’ai été mal à l’aise. L’histoire est vraiment très particulière et je n’arrive pas à savoir si je n’ai pas compris un quelconque message ou si ce roman n’avait juste pas vraiment d’intérêt. Kllouche

kllouche
02/02/12
 

Un livre que je n'aurais probablement jamais lu s'il ne m'avait pas été offert ! J'aime ce genre de découvert qui sont du même coup un peu improbables. Car sans une intervention extérieure, elle n'aurait pas eu lieu.Françoise Sagan, je suis un peu comme la majorité des personnes : je ne la connaissais que de nom, notamment grâce au film sur sa vie sortie il y a peu de temps. Ce livre-ci est son premier, écrit lorsqu'elle a dix-huit ans. Quand on pense à cela : quelle écriture ! Des tournures de phrases, un vocabulaire que j'ai juste trouvés parfait ! A cet âge-là, écrire de la sorte est déjà un prodige.L'histoire est celle d'une demoiselle de dix-sept qui sort de pensionnat (dans un couvent) et qui vit avec son père depuis deux ans. C'est une vie sans limites, avec une relation père-fille fusionnelle au sens amicale. Ils s'adorent, si bien que son père lui montre à voir une image de l'amour particulière. En effet, plutôt adepte des relations éclairs, passant d'une femme à une autre rapidement, la jeune Cécile n'imagine pas l'amour autrement qu'avec des amants passagers. Leur vie va prendre un tournant lorsqu'Anne, une vieille connaissance de son père les rejoint en vacances et qu'ils tombent amoureux et souhaitent se marier.A partir de l'apparition de cette femme, l'insouciance de Cécile commence à s'étioler. Elle commence à réfléchir sur elle, sur son comportement de fille gâtée, elle cherche à détester cette femme qui bouleverse son univers tout en ne pouvant lutter contre son admiration et sa tendresse pour elle. Cela m'a fait penser à un parent disputant son petit enfant : bien que ce dernier soit énervé, il aime le fait de devoir obéir, cela le rassure. Au fond, j'ai eu l'impression que Cécile et son père se rendent compte que le temps est venu de grandir et qu'Anne est le personnage qui leur permettra cette évolution.J'ai particulièrement aimé la fin, ce dénouement inattendu (de mon point de vue) et qui donne toute sa portée au titre "Bonjour tristesse".Les récits contemporains sont parfois compliqués à comprendre pour moi. Ils me laissent un goût d'inachevé (au sens compréhension pour moi), qui me déplaît ! J'aimerai tellement savoir si ce que j'en ai pensé est réaliste, et ce qui se cache encore derrière le récit.Quoiqu'il en soit, j'ai plutôt bien aimé cette lecture. Je ne sais pas si je relirais un livre de cet auteur mais je gardais un bon souvenir de celui-ci. Marylin

marylinm
08/12/11
 

Voilà un moment que je voulais m'y mettre, à Bonjour Tristesse. C'est vrai que parvenir à écrire un petit roman comme celui là a l'âge de 19 ans relève de la prouesse. Ce n'est pas de la grande littérature, l'histoire n'est pas folle, pas de suspense, non, mais ça se laisse lire,et c'est bien tourné.Cécile a 17 ans, elle est en vacances avec son père et sa nouvelle copine toute jeunette. Et puis Anne, la belle Anne, arrive, évince la jeunette, fait main basse sur le père un peu coeur d'artichaut, et vient ruiner les vacances. Cécile s'éprend d'un garçon, et Anne la force à bachoter, alors Cécile se venge. Et paf. On ne se rend pas compte des proportions que ça peut prendre, ce petit jeu là.Plongée dans les pensées d'une jeune fille de 17 ans; ni enfant ni adulte, première nuit d'amour, premiers sentiments, une place de femme à trouver, et premiers regrets du temps qui passe et éloigne les nounours, l'école et les bonbons. Ezqueira

Ezqueira
12/07/11
 

Cécile, 17 ans, passe les vacances d'été dans une villa du sud de la France. Insouciante, malgré son échec au baccalauréat, elle profite du soleil, de la chaleur et de la mer, en compagnie de son père, Raymond, âgé de quarante ans et grand amateur de femmes jeunes et belles. Elsa, demi-mondaine et récente conquête de son père les accompagne dans leur séjour. Cela fait deux ans que Cécile vit avec son père, après des années en pension, elle découvre la vie et les soirées mondaines et voit passer les nombreuses femmes séduites par son père. L'été s'annonce calme et Cécile fait la connaissance de Cyril, beau jeune homme de 26 ans. L'arrivée d'Anne va venir bouleverser leur tranquillité. Anne est une ancienne amie de la mère de Cécile, du même âge que son père, elle est belle et intelligente, bien au-dessus des distractions mondaines de Cécile et son père. Face à elle, Elsa apparaît bien pâle, et son intelligence bien moindre comparée à la distinction d'Anne. Raymond se détourne rapidement d'elle, jusqu'à annoncer son mariage avec Anne. Cécile voit dans ce mariage la fin de sa vie insouciante avec son père et le début du règne d'Anne. Elle va alors échafauder un plan pour faire disparaître Anne de leur vie...Bonjour tristesse est un livre bref, mais intense, un de ces livres qui nous empêche de le quitter avant d'être arrivé à la fin. Dès le début, on est accroché par le style simple mais délicat, riche de Françoise Sagan.

chroniquesassidues
10/05/11
 

J'étais curieuse de lire ce livre car cet été j'ai regardé le film qui est passé à la télé sur la vie de Françoise Sagan. J'étais curieuse de le lire aussi, car je sais qu'il a fait parler de lui à sa sortie en 1954. Au moment de sa parution ma maman avait 16 ans et je me demande si elle a eu l'autorisation de le lire à l'époque (à mon avis : non, il faut que je lui pose la question !). C'est une lecture rapide car c'est un petit livre. L'histoire commence de façon légère, en été dans le sud de la France, Cécile est en vacances avec son père (et sa maîtresse du moment), c'est la belle vie, pas de contrainte matérielle, une vie d'amusements, de plaisir, de complicité, de liberté. Son père est un homme léger, volage avec une conception de la vie assez inacceptable pour l'époque, notamment par le fait d'entraîner sa fille avec lui dans ses sorties, ils mènent une vie joyeuse et sans contrainte. Mais les vacances ne s'annoncent pas aussi calme que prévu avec la visite d'Anne qui est sérieuse et organisée, Cécile a peur de perdre sa liberté, elle en veut pas d'une vie tranquille mais elle a un plan. Un plan qui ira beaucoup plus loin que ce qu'elle pensait. C'est amusant de lire un livre qui a choqué à sa sortie. D'autant plus que maintenant cette histoire paraît assez légère, il n'y a pas de scènes érotiques, juste des allusions à des situations. Ce qui devait paraître tout à fait inconvenant, c'est que ce père entraîne sa fille avec lui dans sa vie quelque peu dissolue. Cécile n'est pas choquée par toutes les maîtresses de son père car il ne s'attache pas et ainsi il est encore tout à elle. Françoise Sagan était toute jeune quand elle a écrit ce livre et elle décrit cependant tous les sentiments avec une extrême justesse. J'ai apprécié cette lecture et je suis contente d'avoir encore comblé une de mes lacunes ! Sandrine(SD49)

SD49
23/10/10

Bonjour tristesse met en scène quatre personnages : Cécile, l’éternelle adolescente, sortie de pension, qui ne veut pas grandir, pas travailler, qui veut vivre, simplement. Elle découvre la vie, l’amour, dont elle n’a jusqu’à présent connu que "« des baisers, des rendez-vous, des lassitudes »". La fuite des responsabilités, omniprésente dans l’œuvre de Sagan, se retrouve dans les traits de son héroïne : « je me rendais compte que l’insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d’arguments pour se défendre ». Il y a aussi son père, Raymond, homme à femmes, qui fréquente les grandes soirées parisiennes, oisif, qui initie sa fille à la vie mondaine, et entretient une relation privilégiée avec elle. Elsa, son amante actuelle, à l’image du milieu mondain : superficielle, attirante, attirée par l’argent, le luxe. Et enfin, il y a Anne, cette bourgeoise à la morale irréprochable, constamment indifférente, un air supérieur donné par l’expérience, que Cécile voit davantage comme une entité que comme un être humain. Un obstacle au bonheur facile, celui des plaisirs immédiats, des journées vides, au désir de vivreextrait de mon site http://www.leglobelecteur.fr

sebastienL
14/05/10

« Bonjour tristesse » est une première œuvre, mais déjà cet ouvrage contient tous les thèmes chers à Françoise Sagan : la vie facile, les voitures rapides, les villas bourgeoises, le soleil, un mélange de cynisme, de sensualité, d’indifférence et d’oisiveté. Ne connaissant pas cet auteur, je me jette dans ces lignes sans aucune idée préconçue. Nous voilà donc plongés dans un été comme tant d’autres, chaud, avec la fraîcheur relative des eaux de la Méditerranée face aux pinèdes qui résistent tant bien que mal aux rayons du soleil ardant. La brûlure pourtant ne viendra pas forcément de là où on l’attend (enfin sauf peut-être pour cette pauvre Elsa qui décidément ne peut que brûler, se consumer inexorablement et courir ainsi vers sa perte qui était de toute manière prévisible à plus ou moins longue échéance.)« Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur, prenant peu à peu une couleur saine et dorée, à l’exception d’Elsa qui rougissait et pelait dans d’affreuses souffrances. »« La pauvre Elsa était dans un état lamentable, elle se couvrait d’huile. Je ne donnais pas une semaine à mon père pour… »Elsa était pourtant un parfait faire valoir avec cette cure de soleil pour le père de Cécile (17 ans). Ce veuf était un parfait Don Juan qui se lassait assez vite de ses conquêtes toujours prises sur un modèle immuable. La jeune femme y correspondait parfaitement et cela donne une idée de l’univers futile, surfait dans lequel évolue notre jeune narratrice. « À ce début d’été, il poussa même la gentillesse jusqu’à me demander si la compagnie d’Elsa, sa maîtresse actuelle, ne m’ennuierait pas pendant les vacances. Je ne pus que l’encourager car je savais son besoin des femmes et que, d’autre part, Elsa ne nous fatiguerait pas. C’était une grande fille rousse, mi-créature, mi-mondaine, qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des Champs-Élysées. Elle était gentille, assez simple et sans prétentions sérieuses. »Pour un peu, on oublierait que nous sommes en 1954. Tout est tellement actuel que rien ne paraît dater de plus de cinquante ans. Il en va ainsi de certains sentiments, des révoltes de jeunesse, mais aussi du cœur des Hommes. Et oui, à l’heure du tout numérique où tout va de plus en plus vite, on peut encore se reconnaître dans des personnages qui n’ont pas pris une ride malgré les années qui se sont écoulées. La véritable fontaine de Jouvence est très certainement là. Suivant notre propre âge, on se projette plus dans l’un des protagonistes que dans un autre, mais au fond, le discours qui trouve le plus de résonance dans notre cœur, dans notre âme, c’est celui de Cécile. Elle est le reflet de cette jeunesse éternelle, fougueuse et parfois révoltée, le plus souvent insouciante et si peu attentive aux conséquences de ses actes pour le lendemain tant l’ivresse se doit d’être totale et instantanée. Même si nous avons été plus sage qu’elle, Cécile nous rappelle comment nous aimions, souhaiterions réagir alors. Sa liberté d’action est telle que l’on peut l’envier tant alors, au même âge, on se sentait prisonnier de nos geôles. On en voulait à la Terre entière de ne pas écouter notre avis et encore moins de lui trouver un semblant d’intérêt.« - Vous avez des idées à la mode, mais sans valeur, dit AnneC’était peut-être vrai. Je pensais ce que je disais, mais il était vrai que je l’avais entendu dire. Néanmoins, ma vie, celle de mon père allait à l’appui de cette théorie et Anne me blessait en la méprisant. On peut être aussi attaché à des futilités qu’à autre chose. Mais Anne ne me considérait pas comme un être pensant. »Ici point n’est besoin d’un suspens insoutenable, de meurtres affreux ou d’effets spéciaux. Tout coule de source avec une telle évidence que cela s’impose à nous avec un naturel désarmant. Le génie réside dans la simplicité, dans ce que l’on considère comme tellement évident qu’on n’y porte plus aucune attention.« Bonjour tristesse », c’est le récit d’un été pas tout à fait comme les autres. Celui où la vie va en bousculer plus d’un, mais après tout, c’est la vie justement. Tout n’est pas que gaieté ou pleurs. Il faut un peu de tout et l’on apprend souvent en se brûlant les doigts, sinon les ailes. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
23/11/09
 

Format

  • Hauteur : 18.10 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.08 kg

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