Perla

BRUN-F

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 21/02/07
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Même en littérature, parfois, on ressent un besoin d'urgence. L'urgence de publier sans attendre Perla, ce texte calme et brûlant, premier livre de Frédéric Brun qui n'a rien d'urgent justement, ni de pressé ni de rapide. Il ne s'agit pas d'un roman, ni d'un journal ni encore d'une autofi ction. C'est le livre d'un fi ls qui raconte l'histoire de sa mère Perla, déportée à Auschwitz, Perla qui se meurt cinquante ans plus tard, enfi n apaisée. Entremêlant le passé et le présent de cette femme, décrivant et dénouant très minutieusement ses liens d'enfant, Frédéric
Brun impose tout au long de son récit tant un personnage qu'un univers qui, parce qu'il ne ressemble â nul autre nous ressemble à tous. On comprend dès lors la fascination de l'auteur pour certains poètes du romantisme allemand, sa joie d'être père, la détresse infi nie de Perla et ce drôle de couple, Frédéric et sa mère, qui ne parviendra jamais tout à fait à se séparer. « J'aurais toujours un cartable sur le dos, celui d'un enfant qui part à l'école de la vie. Tu le remplis encore. Une mère, en fait, cela ne meurt jamais. »
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Simplement et absolument magnifique. Ce texte est un hommage à la mère, aux mères, le regard attentif de ce fils qui devient père.Emouvant, douloureux sans être larmoyant, dense, intime, profond, ce livre est aussi un devoir de mémoire. Une quête de mémoire, de (re)connaissance. Celle de la mère, survivante disparue, qui n’a pas raconté Auschwitz dont, même cinquante ans plus tard, elle n’était pas parvenue à sortir.Sur les traces de Perla, Frédéric Brun tente un retour aux origines, aux silences, qui ne lui apporte pas de réponse mais une vision renouvelée sur la vie, une seconde naissance. L’auteur se confie, témoigne de son parcours personnel, d’une reflexion philosophique. Perception et conception.Sur à peine une centaine de pages se découvre une iconographie dérangeante mêlant portraits de poètes et peintures de la période préromantique allemande du Sturm und Drang aux photographies et documents du camp de concentration. Et pourtant, il se dégage une pure lumière, une sérénité, de cette lecture. Une conviction.Les artistes allemands cheminent aux côtés de l’écrivain. Cette confrontation du paradoxe allemand libère la parole, délivre les mots et les sentiments. Une » Lettre à la mère « , interrogeant, au-delà de l’histoire familiale, sur l’Histoire et les idéaux. L’écriture en méditation, en médiation. L’âme et le coeur.

Marilire
11/11/12
 

Frédéric Brun est un fils qui a perdu sa mère, Perla, rescapée du camp d'Auschwitz, déportée en juillet 44. Elle est rentrée au pays, dévorée et marquée à jamais, pourtant elle a tenu son secret enfermé au plus profond de ses entrailles.De ses mois de déportation, Perla n'en a jamais parlé. A son fils unique qui n'a pas su poser les bonnes questions à temps, elle a tenu ce visage ravagé par les souvenirs, la douleur et le sourire qu'on s'efforce de donner. Mais l'illusion était bel et bien morte.Frédéric Brun se sent seul, triste et malheureux. En commençant ce récit, c'est pour lui "un livre de pensées". Ce n'est rien d'autre que ça : un constat frustrant de n'avoir rien su du passé de sa mère, une recherche désespérée à puiser ses sources dans tous les livres qui traitent de la Shoah, un espoir de voir grandir son fils Julien pour lui offrir le choix de vivre sa vie sans se retourner, et c'est l'amertume d'être face à deux Allemagne, "celle des camps et des barbelés contraste avec celle des plaines embrumées, des couchers de soleil orangés, des poètes idéalistes, Novalis, Hölderlin, qui ont attrapé l'âme du monde. Pourquoi suis-je si fasciné par ce pays écartelé entre le lied et la voix sèche, le raffinement et la barbarie ? Je m'étonne de vouloir trouver en lui ma littérature préférée et les traces d'un passé qui ont brisé Perla."Ce texte est bouleversant, totalement sobre et écrit avec une sensibilité déchirante. Il y a malgré tout une lueur d'espoir derrière "ces pages de larmes", car "Une mère, en fait, cela ne meurt jamais". J'ai été profondément émue par ce livre, pas au point de verser des larmes, c'est un bel hommage d'un fils à la figure maternelle, un devoir de mémoire qui n'a pas su être accompli en remplissant tous les trous, mais c'est justement cette humilité qui rend "Perla" éloquent et essentiel. Lisez ce livre !

Clarabel
20/02/09
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.17 kg

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