Persuasion

AUSTEN, JANE

livre persuasion
EDITEUR : PENGUIN BOOKS UK
DATE DE PARUTION : 04/04/06
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
6,39 €

SYNOPSIS :

Set in the fashionable societies of Lyme Regis and Bath, this novel offers a satire of vanity
and pretension. It is a love story tinged with the heartache of missed opportunities.
16 personnes en parlent

Pas facile de se résoudre à réduire ses dépenses lorsqu'on a une haute opinion de soi-même et surtout un rang social à tenir. C'est l'amère expérience que doit vivre le baronnet, Monsieur Eliott. Flanqué de son aînée Elizabeth aussi écervelée que son père, il accepte avec difficulté de louer son domaine de Kellynch pour débarquer à Bath en tant que locataire. Toujours désireux de festoyer plus que de raison et de paraître en bonne société, il en oublierait presque d'y convier sa cadette, Anne, célibataire de 28 ans, celle qui le gêne par son esprit vif, quoique trop conciliant. Heureusement, la marraine de cette dernière, Lady Russell, veille au grain et au bien-être de sa protégée. Mais la proximité familiale des nouveaux locataires de Kellynch avec l'ancien amoureux d'Anne, l'amiral Frederick Wentworth (dont elle prit une part très active dans la rupture des fiançailles) ne la tranquillise qu'à moitié, même huit ans après. Persuasion est certainement le roman le plus intime de Jane Austen et d'une certaine façon, sa émancipation, son affranchissement littéraire du statut de "fille de". Publié à titre posthume, Persuasion est un joli pied de nez au destin. Anne revoit son ancien amoureux, plus distant que jamais, bien décidé à fonder une famille et à narguer son ex, maintenant que les vents lui ont été favorables (normal pour un marin, me direz-vous). Mais au-delà des sentiments, Persuasion est un véritable pamphlet contre la petite noblesse de province qui défend plus une stature historique, complètement anachronique en raison de sa déchéance économique. Le père d'Anne, Sir Walter Eliott, vieux coq ridicule, est entouré de deux cocottes aussi cupides que stupides (Elizabeth et la veuve Madame Clay). Il s'illusionne de son passé prestigieux, en ressassant les états familiaux confiés dans le livre d'or qu'il consulte régulièrement, méprise les gens de peu et surtout les marins qui peuvent accéder aux honneurs grâce à leurs faits d'armes. Insupportable conservateur, aussi beau que snob (sans noblesse de cœur), il représente le passé et d'une certaine façon Frederick le futur, celui d'une société en mouvement, prête à redistribuer les cartes, célébrant davantage le courage que l'héritage. Il y aussi cette jolie bascule dans le couple Anne-Frederick : huit ans auparavant, elle aisé - lui, sans un sou ; maintenant elle, en économie de moyens - lui, fortuné et toujours aussi seyant. Tout est très beau dans ce roman qui m'a touchée en plein cœur. Le volet politique m'a enthousiasmée : j'ai trouvé la caricature du père et celle d'Elizabeth (et de la benjamine Mary aussi) très bien faites. On les voit perfides et crachant leur venin sur les sans-titre (lire la colère hallucinante de Sir Eliott apprenant la visite d'Anne à son amie Madane Smith, qui saura apprécier et renvoyer ce gage d'attachement et de fidélité), on les découvre courbant l'échine devant une cousine plus royale que la reine. Il y a chez eux, toute l'arrogance des arrivistes, toute la bêtise aussi. Du côté de l'amirauté, représentée donc par Frederick, son beau-frère Monsieur Croft, ses amis Harville et Benwick, il y a le sens du devoir et la modestie des nouvelles fortunes acquises à la sueur du front. Deux mondes en collision : l'un va aspirer l'autre, même si quelques résidus perdurent (la société des privilèges n'a guère disparu, ce serait utopique de le penser).Comme dans les autres romans de Jane Austen (Orgueil et préjugés ou Northanger Abbey), les personnages secondaires excellent, les histoires d'amour et les coups de théâtre se succèdent, les dialogues et le scénario sont pertinents : on ne s'ennuie pas un instant. Beaucoup mentent et jouent avec les sentiments d'autrui. Il y a surtout un couple, juste magistral et émouvant de sensibilité. Anne va cheminer et c'est peut-être là, le plus beau sillon qu'a creusé Jane Austen. Avant de lire Persuasion, j'ai découvert l'adaptation de la BBC filmée par Andrew Shergold. Soignée, elle présente deux interprètes formidables de modestie et de classe Sally Hawkins et Rupert Penry-Jones, accompagnés de partenaires de choix. Tous sont dans leur rôle. Il y a eu des initiatives dans le scénario, qui ne respecte pas scrupuleusement la chronologie des scènes mais globalement tous les temps forts y sont placés, même si ce n'est pas toujours à l'endroit initial. Je pense en particulier à une conversation sur l'amour et l'oubli d'Anne avec Harville dans le livre (et plutôt vers la fin du roman), avec Benwick dans le film (et plutôt vers le milieu : ce qui met ce personnage en porte-à-faux, puisque son comportement futur contredit sa pensée intime.) Sinon, il y a un rythme certain dans le film, aucune pesanteur et le visage de Sally Hawkins très expressif donne du corps à ses sentiments. La fin rapide à l'image de la course envoie certaines malversations en un temps record. Une réussite de la BBC. Le roman et cette adaptation se complètent parfaitement.

Cave
17/12/15
 

[...]Persuasion est à mon goût, beaucoup plus mélancolique que les autres textes de Jane Austen que j'ai pu lire jusque là. Ainsi, il est peut-être moins facile d'accès qu'un autre, Orgueil et préjugés par exemple, et mérite sans doute plus de recul. C'est pourquoi je pense le relire d'ici quelques temps, connaissant déjà l'histoire, je pourrai peut-être découvrir une autre "profondeur" de lecture. D'ici là, je vais revoir l'adaptation de 2007 pour pouvoir vous en parler !

DameMeli
15/02/11
 

J'ai trouvé la lecture des premiers chapitres assez ardue car le style est très élaboré avec des phrases longues et complexes, sûrement altérées aussi par la traduction (p142 "son père avait d'abord incliné à l'accompagner"ou p278 "pourtant, au bout d'un instant, elle n'en put mais").Puis, je me suis laissée enveloppée par la finesse de description des sentiments. Chaque personnage a un trait de caractère particulièrement bien mis en évidence par l'auteur. Ainsi, le père Sir W. Elliot est très attaché au rang et peut devenir odieux face à de petites gens. La soeur Mary Elliot est une enfant gâtée, jalouse et plaintive, contrairement à Mme Smith, l'amie d'Anne, qui malgré sa pauvreté et sa douleur a une grande richesse d'âme.Et comment ne pas se laisser charmer par Anne, qui, contrairement à mon attente est bien le personnage principal. elle est si dévouée, serviable et aimante. L'auteur la prend comme narratrice et vit tous le évènements par sa sensibilité.Même si Jane Austen aborde toujours les mêmes thèmes, ses romans sont comme nos chansons préférées: même si on connaît les paroles, on ne se lasse pas de la mélodie.J'ai succombé à la pudeur de cet amour réciproque, inavoué et évité. Mais l'auteur ne tombe pas dans l'erreur de ne parler que de cette histoire et sait aussi évoquer d'autres mariages, distiller des évènements sans importance mais riches de relations humaines.

jostein
14/02/11

A l'écoute, j'ai toujours du mal avec les noms propres et là il y en avait beaucoup: noms de lieux et de personnages...cela m'a gênée mais je commence juste à lire ou relire Jane Austen: Persuasion m'avait échappé...Attaque en règle de la morale bourgeoise, mise en évidence des ridicules préjugés. Anne est très attachante, les autres personnages moins... berthe

afbf
17/12/15
 

Il est vrai qu'il convient de se replacer dans l'époque, début du 19e siècle, à une période où les femmes n'avaient guère de mot à dire quant à leurs choix matrimoniaux. Si un parent jugeait convenable telle union, bien peu osaient s'y opposer. Néanmoins, c'est l'image que je gardais des héroïnes de Jane Austen, des femmes capables de choisir par amour, malgré les envies pécuniaires et patrimoniales de leurs ascendants. Du coup, Anne m'a paru insipide, fade, complètement soumise devant ses soeurs, son père et tout le tralala. Si les amis s'accordent pour y voir une âme généreuse et bonne, Anne semble se satisfaire de cette place qui lui est attribuée par sa famille, sorte de bouche-trou bien pratique pour aller veiller sa soeur hypocondriaque pendant qu'une amie de sa soeur aînée semble désirée à sa place auprès de son père... Et face à toutes ces petites marques d'infériorité, Anne semble courber l'échine, et cette place de victime m'a complètement agacée.L'autre élément qui m'a sûrement fait voir d'un autre oeil cette intrigue, c'est ma récente lecture d'Elizabeth Gaskell. Dans Nord et Sud, on trouve une fois encore une jeune femme dévouée à sa famille qui va trouver l'amour après quelques mésaventures, mais Gaskell offre à son roman une dimension sociale qui m'a, de fait, passablement manquée dans Persuasion. Jane Austen ne serait-elle capable que de décrire la bonne société de Bath, les promenades en bord de mer et les après-midis passées à discuter ? Ses personnages n'ont-ils aucune autre vie sociale, aucun autre tracas que celui de savoir avec qui se marier ?Publié après le décès de Jane Austen, dans un double recueil avec Northanger Abbey, Persuasion est ma première déception avec Jane Austen. Heureusement, il me reste de quoi contrer ce sentiment et retrouver le plaisir que j'ai eu lors de mes précédentes découvertes ! Miss Alfie

MissAlfie
18/03/15
 

Mon amour de Jane Austen n’est plus à prouver et même si Emma avait été une petite déception, Persuasion est encore un coup de cœur pour un auteur qui a une plume acérée mais sublime.Persuasion nous raconte donc l’histoire d’Anne Eliott. Jeune femme de 28 ans, et toujours pas mariée, Anne Eliott est une personne très têtue et qui campe sur ses positions. Amoureuse d’un homme avec qui elle voulait se marier, elle est la fille du baronnet Sir Walter Eliott, un personnage très snob et agaçant qui accorde beaucoup de crédit aux apparences, n’hésitant pas à juger les gens sur ce point. Sa sœur aînée, Elizabeth, est tout aussi agaçante que son père puisqu’elle porte le même jugement sur les personnes qui l’entourent et n’hésite pas à reléguer sa sœur au second plan de sa vie au profit d’une femme dont tout le monde désapprouve sa relation avec.Le seul entourage proche d’Anne se constituant de l’amie intime de sa mère (qui est décédée quinze plus tôt), Lady Russell est une femme qui semble plein de sagesse mais qui est aussi pleine de préjugés malgré un orgueil moindre par rapport à Sir Walter Eliott. En effet, quand Anne s’éprend du Capitaine Wentworth, Lady Russell n’hésitera pas à pousser Anne à rompre cet engagement qui ne pourrait se solder que par une union dégradante pour Mlle Eliott du fait que le capitaine lui est d’un rang inférieur.Si Anne accepte de rompre cet engagement du fait qu’elle place une confiance aveugle en sa plus chère amie, l’amour n’est jamais quelque chose d’aussi simple et celle-ci n’oublie jamais réellement le Capitaine. Les années passent et la vie les réunit de nouveau, 8 ans plus tard, alors même que ce Capitaine qui ne partait de rien a acquis une belle fortune. Mais dans cette course pour conquérir le cœur d’Anne Eliott, le cousin de celle-ci fait une entrée fracassante et notre jeune héroïne ne sait plus que penser, que faire, que décider.On se retrouve donc ici à suivre une femme dont le cœur balance entre deux hommes. Mais cette jeune femme est surtout une héroïne un peu hors du commun pour Jane Austen. En effet, Anne Eliott est l’une des plus vieilles héroïnes de l’auteur puisqu’à 28 ans, celle-ci n’est toujours pas mariée. Toutefois, comme toutes les héroïnes de Jane Austen, Anne a un côté extrêmement attachant du fait qu’elle est véritablement délaissée par une famille qui agit comme si elle était invisible, ou presque. Mais Anne est surtout un personnage très réfléchi et intelligent ; elle a conscience de sa valeur, de son rang et de son titre mais n’en abuse pas. Loin d’être orgueilleuse comme son père ou sa sœur aînée, elle est au contraire une personne très discrète qui se satisfait de petits plaisirs comme jouer de la musique pour des amis, même quand ceux-ci ne prennent pas la peine de l’apprécier. Tout en ayant sa fierté, elle est donc très posée et malgré son indécision, elle ne sera pas sans rappeler Elizabeth Bennet.Et si Anne peut rappeler Elizabeth, je n’ai pas pu m’empêcher de faire à plusieurs reprises un parallèle entre Orgueil & Préjugés et Persuasion. En effet, Sir Walter Eliott m’a souvent rappelé Lady Catherine de Bourg puisque ce sont tous les deux des personnages très orgueilleux et hautains envers autrui mais surtout bourré de préjugés et qui n’hésitent pas à juger une personne de part son apparence ou sa prestance. La sœur cadette d’Anne, Mary, qui est la seule mariée dans la famille pourra également rappeler les plus jeunes sœurs Bennet puisqu’elle est, à mon sens, très écervelée et semble posséder une grosse part d’égocentrisme.Le Capitaine Wentworth, quant à lui, m’a parfois agacé. Au départ il m’est apparu comme un personnage très froid, quelqu’un de très rancunier envers Anne. En effet, il a toujours considéré comme un gros défaut de son caractère le fait qu’elle n’ait pas été capable de tenir son engagement à son égard 8 ans plus tôt. Pourtant, comme avec tous ses héros masculins, Jane Austen nous pousse à l’apprécier au fil des pages. Et si l’intrigue entre Anne et Frederick Wentworth ne laisse pas vraiment de doute, la lettre qu’il lui écrira m’a énormément touché.Persuasion suit donc le même schéma que les autres romans de Jane Austen mais indéniablement il est très proche d’Orgueil & Préjugés. C’est un roman très mature qui, encore une fois, porte un œil très critique et satirique sur la société anglaise, le tout écrit d’une manière remarquable et envoûtante. Les 260 pages que compose ce roman défilent à grande vitesse et vous n’avez pas le temps de vous ennuyer ou de voir le temps passer que c’est déjà la fin.Dernier roman de l’auteur, il est évident qu’il fait désormais partie de mes romans préférés bien qu’il ne détrône pas Orgueil & Préjugés dans mon cœur. Persuasion est un véritable petit bijou, une perle de la littérature anglaise qu’il ne faut pas rater.

Blondillon
02/03/14
 

Il s’agit là d’une relecture. J’ai lu tous les tomes terminés que Jane Austen a pu écrire, mais chaque fois c’est un plaisir de les relire. Cette histoire était celle dont je me rappelais le moins, c’était donc un réel plaisir de la redécouvrir et je l’ai adoré (sans surprise). J’ai beaucoup apprécié les personnages de façon général, sauf le père de Anne et sa soeur Elizabeth. Mary était égoïste et un peu stupide, mais elle traitait bien Anne et donc m’a plus plu. Je me suis attachée à la famille Munsgrove, à la famille Croft, à Lady Russel (même si on parle beaucoup d’elle, on ne la voit pas tant que ça finalement) et bien entendu à Frederick Wentworth qui est attachant. J’adore Anne, elle reste toujours un peu effacé, mais dès qu’on a besoin d’elle, on peut compter sur elle. Quand il y a un problème elle fait de son mieux pour le régler. Et rester amoureuse du même homme aussi longtemps, c’est admirable et romantique, j’adore. L’histoire d’amour m’a beaucoup plu même si j’aurais aimé plus d’interaction entre les personnages, mais ça c’est l’histoire qui veut ça, on n’y peut rien. Et le peu qu’on a est vraiment très mignon. Finalement si sa famille n’est pas extraordinaire, Anne réussi à trouver sa place et c’est très appréciable, car elle est quand même la plus chouette de la famille.En bref, c’était génial, aussitôt lu, aussitôt j’ai envie de le remettre dans ma PAL. Mais je pense tout de même attendre un peu. On verra.

lasurvolte
17/10/13
 

Sur les conseils (ou plutôt les préjugés) de sa marraine, Lady Russel, (qu'elle aime comme une seconde mère et qui l'aime comme sa fille) qui ne voyait pas un parti convenable en lui, Anne Elliot a refusé d'épouser Frederick Wentworth, jeune soldat alors sans avenir ni relations.Le début de l'histoire, la met dans une situation où elle subit les conséquences de son choix.En effet, huit ans ont passé, et Anne n'a pas seulement vieilli, elle a également mûri! On s'aperçoit qu'elle est prête à faire ses propres choix et à renoncer à l'avis général! Anne n'a jamais pu totalement oublier Frederick, et elle est amenée à le revoir. Il s'est enrichi grâce aux guerres contre la France, est devenu capitaine et souhaite fonder une famille. Il a gardé d'elle le souvenir d'une personne influençable et faible de caractère. Dans un premier temps, la froideur est au rendez-vous, son orgueil est toujours meurtri, il lui en veut toujours de l'avoir rejeté, huit ans plus tôt. Il croit avoir tiré un trait sur le passé et il est résolu à l'oublier; tandis qu'elle, est résolue à nier ses sentiments. Puis dans un second temps, il adopte face à elle une attitude distante et réservée. Il va même jusqu'à courtiser 2 sœurs, Louise et Henriette, amies d'Anna.Autour de nos deux protagonistes gravitent de nombreux autres personnages tantôt sympathiques, tantôt agaçants.Dans cette dernière catégorie, on retrouve la famille d'Anna: _Son père, Sir Walter Elliot est tellement orgueilleux qu'il en devient sot et agaçant, qu'il passe à côté de la vie; _Tout comme sa fille aînée, Elizabeth, aveuglée par sa propre beauté et par son orgueil qui restera probablement vieille fille toute sa vie. Je crois que c'est le personnage plus énervant de tout les livres de jane Austen que j'ai pu lire!! Heureusement que pendant une partie de l'histoire, elle n'était point présente!! _La cadette Mary est sotte mais pas mauvaise, certes, elle en fait un peu trop mais bon, passons! _Quant au cousin, n'en parlons pas, un vrai "faux jeton"!!!Je ne vais pas trop m'attarder sur l'entourage de la famille car même si ce ne sont que des personnages secondaires, ils sont bien plus avenants, ce qui amène un certain équilibre à l'histoire!! J'ai particulièrement apprécié la gentillesse de la belle famille de Mary. Seul un personnage parmi eux à attiré mon attention, celui de Mme Smith. En effet, j'émets quelques réserves à son encontre car à mon avis, si Anne lui avait dit qu'elle était engagée, je doute qu'elle aurait révélé à son "amie", la nature sombre de son prétendant, son cousin M. Elliot...

chachoufantasy
27/09/13
 

Après la grande déconfiture d'Orgueil et Préjugés, je voulais retentée l'aventure Jane Austen, aussi me suis-je donc inscrite au swap Jane and Co organisé par Caro (et que j'ai adoré d'ailleurs). Dans le colis que m'a envoyé ma binôme se trouvait ce livre en anglais et le résumé me disait bien. Néanmoins ayant peur de ne pas arriver au bout de ce roman seul, je me suis dis que proposer une lecture commune serait sympa pour m'aider à me motiver...Et heureusement qu'il y avait la lecture commune pour me motiver, car je me suis profondément ennuyée avec ce roman. Vraiment je suis déçue, par moi (je voulais tellement aimé ce roman dont je n'avais entendu que des bonnes choses), par Jane Austen (j'attendais qu'elle me surprenne après Orgueil et Préjugés, ce ne fut malheureusement pas le cas), par l'histoire, les personnages, etc. Bref, ce ne fut pas une lecture coup de coeur loin de là. Pour autant, je ne dirais pas que ce fut une lecture que je n'ai pas aimé non. Ce fut juste long, trèèèèèèèèèèès long et peu intéressant à mon goût. (Ouille, je sens déjà que mon billet ne va pas plaire aux Janéistes pures et dures). Persuasion nous conte l'histoire d'Anne, 29 ans, qui vit avec son père et une de ses soeurs dans la maison familiale. Son père, expérimentant d'importants soucis financiers, se voit contraint de louer sa demeure et de partir s'installer à Bath. Ses nouveaux locataires ne sont autres que la soeur (et son mari) du capitaine Wentworth, le premier amour d'Anne, qu'elle a repoussé quelques années plus tôt sur les conseils de sa famille et d'une amie. Anne est terrifiée à l'idée de revoir Wentworth qu'elle n'a jamais pu oublier. Quand son père et sa soeur partent s'installer à Bath, Anne part en visite chez son autre soeur, qui est mariée et va faire la connaissance de la famille de son beau-frère. Elle va également y retrouver son amour de jeunesse qui semble l'avoir oublié. L'histoire, donc, ne m'a pas passionné. D'une part car je la trouvais très lente et très longue à démarrer. Le roman est divisé en deux parties et j'ai vraiment eu du mal à aller au bout de la première. La seconde est beaucoup plus intéressante, mais qu'est-ce que c'est long avant d'arriver jusque là ! D'autre part, j'ai trouvé l'ensemble relativement poussif (mais je reviendrais sur ce point plus tard.). Je dirais que ce qui m'a le plus déçue dans ce roman c'est vraiment son histoire et en particulier la romance. J'aime la passion, les amours contrariés, le fait que les sentiments soit bien développés or là je n'ai eu le droit qu'à une bluette timide et terne. Certes la lettre de Wentworth est très belle (bien que trop courte à mon goût) mais ça ne suffit pas à relever l'ensemble. Certains éléments m'ont clairement fait penser à O & P, du coup j'avais un peu une impression de "déjà-lu" (je pense notamment à la relation au début du roman entre Anne et Wentworth, basée sur la fierté du jeune homme, ou bien encore au cousin d'Anne qui m'a fait étrangement pensé à Whickam). De plus, si l'histoire est simple, elle est à mon goût peu captivante. Je n'étais pas, comme je l'ai déjà dis, passionnée par l'histoire, je n'avais pas hâte de connaître la suite, je n'ai rien éprouvé de spécial envers les personnages, bref, je me suis ennuyée. J'ai un peu plus aimé les personnages que l'histoire. Comme toujours, Austen nous offre une belle palette de personnalités (bien que j'ai trouvé les personnages moins travaillés que dans son autre roman que j'ai lu). Pers-brock-23.jpgContrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas beaucoup aimé Anne, trop douce, trop fade, trop gentille (je n'aime pas les personnages passifs et c'est clairement ce que Anne est). En revanche, j'ai beaucoup aimé les deux soeurs Henrietta et Louisa, elles sont pétillantes, pleines de vie, souriantes, tout ce que j'aime. La personnalité de Wentworth m'a plu aussi mais j'aurai aimé qu'il soit plus présent dans le roman. Petit point négatif là encore, beaucoup de personnages ressemblent à ceux d'Orgueil et Préjugés dans leur caractères (les parents déficitaires d'Anne et ceux de Lizzie, la mère insupportable de Lizzie et la soeur Mary insupportable d'Anne, etc) et c'est bien dommage. Venons en au dernier point de ce billet, le style dear readers. Si je n'avais pas vraiment aimé l'histoire d'Orgueil et Préjugés, force était de constater que la plume de Jane Austen était exceptionnelle, pleine d'ironie, de légèreté, de sous-entendue, bref un régal. Or je n'ai pas retrouvé du tout ce côté magique d'Austen dans Persuasion (mais je pense aussi que ce roman, publié à titre posthume, n'a pas pu être vraiment retravaillé donc...). Il y a très très très peu de dialogues, mais beaucoup de style indirect libre (et un tel dit que...et Germaine répond que...). Je dois avouer que j'ai beaucoup de mal avec ce style. Un ou deux paragraphes de ce genre me va mais un roman entier....En outre, je n'ai pas retrouvé ce côté ironique que j'avais tant apprécié dans O&P. Certes, Persuasion est plus mature, plus dense, mais il reste pour moi bien en dessous du seul roman de cette auteure que j'ai lu. Tout ça pour dire que j'ai été déçue. J'attendais de ce roman qu'il me réconcilie avec Jane Austen et ce ne fut malheureusement pas le cas. En effet, sans avoir été une lecture pénible, ce ne fut pas une lecture agréable non plus. Je reste mitigée, il y a de bonnes choses mais pas assez pour me plaire. Il me reste deux ouvrages de cette auteure dans ma PAL, à voir si je les apprécierai plus.

Evy26
25/11/12
 

Ce roman n'est pas mon préféré mais j'aime toujours autant le style de Jane Austen. L'auteur raconte avec justesse la vie quotidienne de la bourgeoisie au XIXème siècle. De plus, elle nous décrit de magnifiques paysages. On ressent aussi une évolution dans l'écriture de l'auteur. Jane Austen est alors plus âgée, elle est à l'aube de la mort. D'ailleurs, elle évoque de nombreux personnages morts et des personnages qui sont malades. Anne est presque "une vieille fille", je trouve que c'est une figure bien pâle par rapport à d'autres personnages du monde austenien. Est ce que l'amour peut renaître au bout de quelques années ? Seule Jane Austen vous le dira. Lilas

un flyer
25/08/12

On dit que Persuasion est le roman de la maturité pour Jane Austen, je ne connais pas encore suffisamment son œuvre pour l’affirmer, mais le plaisir de lecture qu’il offre est en tous les cas immense, aussi bon, peut-être même meilleur encore, qu’Orgueil et préjugés.Notre héroïne est ici Anne Elliot, déjà 28 ans lorsqu’on la rencontre, et toujours pas mariée. Sa sœur aînée, Elisabeth, non plus d’ailleurs, au contraire de leur cadette, Mary. Leur père, le baronnet Walter Elliot, est d’un snobisme effarant, jugeant les gens sur leur mine au sens littéral : la beauté et la prestance étant pour lui d’une importance capitale (suivi en ce sens par Elisabeth). Leur mère est hélas décédée lorsqu’Anne avait treize ans. Et c’est totalement reléguée à l’arrière-plan par sa famille, sans affection et sans véritable soin, qu’elle s’est construite depuis.Heureusement, elle a une amie très chère, qui était l’intime de sa mère, Lady Russell, qui l’aime tendrement et veille sur elle du mieux qu’elle le peut.Aussi, lorsqu’elle s’éprend du capitaine Wentworth, Lady Russell la persuade de rompre cet engagement, estimant, en toute bonne foi argumentée, que ce mariage serait une erreur. Anne obtempère, confiante dans le jugement de son amie.Son cœur, pour autant, n’oubliera jamais sa tendre inclination. Et huit ans et demi plus tard, le destin replace pour un temps nos deux ex-tourtereaux dans la même ville. Mais la donne a changé, la maturité a fait son œuvre, et le cousin William Walter Elliot, héritier présomptif du titre de baronnet, est soudain dans la place lui aussi, charmant et attentif.Alors… Que penser ? Que faire ? Qui pense quoi ? Et à qui ?C’est tout un petit monde plein de personnalités retorses et variées qui se croise, jusqu’à la conclusion…Ah j’ai adoré ce roman. Le moment où la lettre qui va dénouer la situation est glissée sur le bureau, l’exaltation totale qui nous saisit à l’instar d’Anne, a-t-on bien interprété ? Va-t-on être déçu ? Ou lorsque la personnalité de Willliam Elliot s’éclaire enfin… Ou la sœur Mary à qui on donnerait bien une ou deux claquounettes au passage pour la faire revenir sur terre… Ou la connerie du père qui est parfaitement risible… Vraiment, à déguster du début à la fin sans aucune longueur, une grande joie. C’est pétillant, merveilleusement entrainant. Sylvie Sagnes

SagnesSy
03/07/12
 

Je fais toujours confiance à Jane Austen pour me donner une lecture divertissante, d'une écriture agréable. Ce titre-là avait échappé à ma Jane-Austen-mania d'il y a quelques années. Je l'ai lu pendant mon congé mat', souvent même à voix haute pour tenter de bercer et d'endormir mon Bébou. Ca n'a pas vraiment marché, mais espérons que ça lui aura donné le goût pour la lecture ;-) novembre 2010

Pitchoubinou
19/06/12
 

Jane Austen nous offre là une histoire "vraie". Les siècles ont passé, mais les sentiments amoureux, eux, sont toujours vécus de la même façon. Il est donc impossible de ne pas s'identifier à Anne Elliot. Tout comme il est impossible de ne pas craquer pour le Capitaine Wentworth... JACOBINETTE

Jacobinette
11/01/12
 

Etant très enjouée après avoir lue Orgueil et Préjugés, je me suis mis à un nouveau livre de Jane Austen. Et j'ai été vraiment déçue. Le début est longuet, et je me disais que peut-être ça s'améliorait un peu, que j'entrerais un peu mieux dans le livre. Mais manque de chance, si des fois le récit m'entrainait bien dans le bouquin, il y a des fois ou je lisais en diagonale, par ennui. Anne, le capitaine Wenworth et le capitaine Beckwin (pas sûr du nom) et Mme Smith sont les seuls personnages intéressants de ce livre. Mary me tapait sur les nerfs, Louise et Henrietta aussi. Bref, j'ai vraiment été déçue, je m'attendais à mieux, et je vais attendre un peu avant de relire du Jane Austen. D'ailleurs, j'ai sauté les dernières pages de la fin, par ennui. Je n'aime pas quand mes lectures deviennent des corvées.

yuukichanbaka
30/11/11
 

Il est des auteurs qui savent nous frapper en plein cœur, nous toucher si profondément qu'on leur assure tout de suite une place de choix dans notre bibliothèque et, une fois leur livre fermé, on ressasse encore et encore les péripéties qui nous y ont été contées. Jane Austen en fait partie, pour moi tout du moins. Et ce, depuis la seule lecture de Persuasion.Jusqu'à présent, je pensais aimer l'univers de Jane Austen, sans en être toutefois sûre. Tout cela grâce au magnifique film de Joe Wright, "Orgueil et préjugés". Et puis j'ai eu la chance de recevoir l'édition 2011 de Persuasion, le dernier livre écrit par l'auteure juste avant sa mort. Et tout a changé en moi.J'ai d'abord découvert, dans la préface, un aperçu de la vie de l'auteure, assez éloigné du film "Jane" que j'avais vu quelques semaines plus tôt. Seulement six livres à son actif, et pourtant une importante notoriété d'auteure romantique auprès des jeunes femmes, et ce depuis plus de 200 ans, cela laisse songeur!Emmanuel Dazin y présente aussi quelques aspects du livre Persuasion, aspects qui m'ont alors fait penser que ce livre ne connaitrait pas de fin heureuse, que l'héroïne y sacrifierait son bonheur et ses aspirations romantiques comme l'auteure l'avait fait dans sa propre vie. Pendant toute ma lecture de Persuasion, je ne pensais qu'à ça. J’avais à la fois hâte de savoir la suite de l’histoire et peur d’une telle fin. Et j'ai été bien surprise, croyez-moi!Tout au long des 223 pages de Persuasion, j'ai été subjuguée... ...

platinegirl
22/05/11
 

Grosse déception, j'avais bien aimé Orgueil et Préjugés du même auteur mais je n'ai pas accroché du tout avec Persuasion. J'ai trouvé que ce n'était pas aussi pétillant qu'Orgueil et préjugés, j'en ai lu la moitié jusqu'à ce que je trouve que l'histoire piétine et n'avance pas. Cela manquait de rythme et la fatigue aidant j'ai décroché. Mais allez lire d'autres avis, tous ceux que j'ai lus sont enthousiastes ! J'ai vraiment du louper quelque chose. Sandrine(SD49)

SD49
13/05/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.21 kg

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