Petit dictionnaire anglais/chinois pour amants

GUO, XIAOLU

livre petit dictionnaire anglais/chinois pour amants
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 14/02/08
LES NOTES :

à partir de
21,30 €

SYNOPSIS :

Quand la jeune héroïne et narratrice chinoise du roman de Xiaolu Guo arrive à Londres, envoyée de Wenzhou par des parents ambitieux pour y apprendre l'anglais, elle commence par perdre les roues de sa valise Made in China, puis son nom ; Zhuang Xiao Qiao se transforme en Z car comme elle l'explique dans un anglais impossible, « moi pas prononçable ! ». Avec son anglais fastidieux, exécrable mais craquant, armée de son dictionnaire Collins bilingue, Z arpente après ses cours de langue avec Mrs Margaret, les rues de Londres et fréquente les salles obscures des cinémas. C'est d'ailleurs lors de la projection d'un film de Fassbinder
qu'elle rencontre celui qui deviendra son amant, un quadra désabusé du quartier de Hackney, sculpteur frustré, ancien bisexuel, militant politique sur le retour et à sa grande horreur (surtout pour une fille de paysans chinois amateurs de viande de porc), végétarien ! Leur amour triomphera-t-il de la difficulté pour Z d'accepter l'indécision et l introversion anglaises ? Viendra-t-il à bout de sa perplexité devant le concept de « vie privée » et sa découverte des peep shows londoniens ? Dépassera-t-il les malentendus nés de ses fautes d'anglais et des immenses différences entre un Anglais et une jeune Chinoise ?...
3 personnes en parlent

Zhuang Xiao s’envole de sa Chine natale vers Londres, pour y apprendre l’anglais et permettre ensuite à l’entreprise familiale de prospérer grâce aux études de la jeune femme. Elle débarque sans connaître véritablement la langue et s’installe tout d’abord dans une auberge de jeunesse. Très vite, elle va devoir batailler avec une culture qu’elle ne connaît pas et ses origines plutôt conservatrices.Pour être tout à fait honnête, je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce roman. Je ne sais même pas si j’ai aimé ou non. J’ai été très déconcertée par ma lecture, par l’univers mis à en place par l’auteure, par les personnages…J’ai tout d’abord apprécié la manière dont Xialu Guo démarrait son récit. Le fait que le personnage principal aie des difficultés avec la langue et que celles-ci soient retranscrites sur papier est vraiment original et aide le roman à se démarquer des autres. J’ai également apprécié la découverte de la culture anglaise vu à travers les yeux d’une chinoise, plus conservatrice, si je puis dire.Malheureusement, tout se gâte un peu quand arrive l’histoire d’amour, à laquelle je n’ai pas du tout accroché. Trop compliquée, trop rapide, trop superficielle, j’avoue qu’elle ne m’a fait ni chaud ni froid et qu’elle ne m’a pas passionnée plus que cela. La raison en est dû, j’en suis sûre, au fait que je n’ai pas du tout réussi à m’identifier aux personnages principaux. On ne connait rien du tout sur le personnage masculin (pas même son nom) et son comportement à certains moments m’a vraiment paru déplacé. Le personnage féminin devient de plus en plus agaçant à se plaindre de son homme ou de sa relation toutes les pages et de fait, non seulement la romance ne m’a pas plu, mais je n’ai pas non plus trouvé les personnages attachants ou sympathiques. Je suis véritablement restée étrangère à l’ensemble du récit et aux personnages pendant tout le long de ma lecture et je pense que c’est véritablement, ce qui m’a le plus gêné dans ce roman.En ce qui concerne la plume de l’auteure, là encore pas grand-chose à ajouter. J’ai apprécié les petites entrées de dictionnaire à chaque début de chapitre, j’ai ri et compatis aux fautes de la narratrice, mais au delà de ça et du fait que le roman se lit très rapidement (heureusement d’ailleurs), l’écriture de l’auteure n’a rien de transcendante ni de marquant.Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants fut donc une découverte, mais une découverte qui m’a laissé de marbre. Je n’ai pas accroché à l’univers de Xialu Guo et je n’ai pas éprouvé grand plaisir de lecture. Dommage car le sujet était engageant.

Evy26
21/10/12
 

Venue étudier l'anglais à Londres, une jeune chinoise de 24 ans va , sur un malentendu linguistique, emménager chez un londonien quadragénaire, sculpteur, végétarien et livreur.Elle apprend "comme une folle" dit-elle et note sur un journal de bord, ayant comme entrée un mot dont elle a recopié soigneusement la définition, l'évolution de sa relation avec cet homme et ses étonnements devant la vie occidentale. Par la même occasion, le lecteur note les progrès linguistiques de Z, comme elle préfère qu'on l'appelle. Mais plus que la barrière linguistique ne serait-ce pas plutôt deux conceptions différentes d'une relation amoureuse qui risque de séparer les amants ?Un regard étranger sur un mode de vie est toujours extrêmement intéressant et permet par la même occasion de glaner des éléments culturels sur le spectateur extérieur. De plus, ici, les caractères complexes des protagonistes confèrent une gravité au récit qui ne tombe jamais dans les pièges du pathos ou de la guimauve.J'ai commencé ce récit avec plein d'a priori qui ont pris la poudre d'escampette très rapidement et je me suis vraiment régalée avec ce roman tout bruissant de marque-pages cathulu

cathulu
13/08/12
 

Si j’ai fait l’acquisition de ce livre très « rose » et de ce titre très chick-lit, c’est essentiellement parce que je l’ai trouvé d’occasion à 2€ et que je cherchais absolument un auteur en -X pour mon challenge ABC. Oui, je sais, l’auteure est plus souvent classée dans les -G mais c’est toujours le bazar avec les patronymes chinois (inversion nom/prénom), on ne sait jamais quel est le prénom et quel est le nom, alors j’ai tranché et j’ai choisi ce qui m’arrangeait.De toute façon, que son nom de famille soit Guo ou Xiaolu, le livre n’en demeure pas moins une déception. Enfin déception non, car je n’en attendais rien, ou si peu… Disons plutôt que ce Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants me conforte dans l’idée qu’il ne faut absolument plus que j’achète des livres aux couvertures roses et à tendance girly ; ce n’est définitivement pas fait pour moi, un point c’est tout.L’héroïne, rapidement rebaptisée Z. à cause de la complexité de son nom, débarque en Angleterre avec son petit dictionnaire chinois-anglais de poche. Originaire d’un petit village de la campagne chinoise, ses parents comptent beaucoup sur son apprentissage de l’anglais pour qu’elle puisse ensuite bien gagner sa vie de retour au pays.Seule et abandonnée dans ce nouveau pays où il ne fait que pleuvoir et où les gens mangent bizarrement, elle occupe son temps entre les cours d’anglais et les séances de cinéma. C’est dans une salle obscure que son regard croise celui d’un quarantenaire sculpteur et voyageur dans l’âme. Alors que son anglais est encore hésitant, elle comprend de travers une des invitations de l’homme et croit qu’il lui demande de venir vivre chez elle. Pour la jeune femme, c’est le début d’une nouvelle vie…Tout commençait si bien… Z. débarque en Angleterre, découvre les habitudes étranges des anglais, me fait même rire avec ses maladresses aussi bien de langage que de comportement (il y a un gouffre entre les cultures chinoise et anglaise !)… et elle rencontre l’artiste raté et là, c’est le drame. Alors qu’elle paraissait déterminée, courageuse et curieuse au début du livre, dès qu’elle emménage chez son amant, elle devient soumise et d’un ennui… Elle l’aime quoiqu’il dise et fasse, malgré le comportement particulièrement odieux qu’il a envers elle. Ok elle est jeune (23/24 ans) et naïve, n’a jamais connu de relation amoureuse avant, a une toute autre culture… je suis consciente de tout ça, mais j’ai quand même eu envie, plus d’une fois, de la secouer, de lui en mettre une pour qu’elle ouvre les yeux et réagisse enfin ! Si je pouvais m’identifier à Z. au début de l’ouvrage, elle m’a bien vite tapé sur le système et à la fin, je ne pouvais plus la supporter ! Quant à son amant dont on ne connait pas le nom (ou je ne l’ai pas retenu), je n’ai jamais pu le sentir ! Artiste raté qui m’a donné l’impression de ne garder Z. dans son appartement uniquement pour le sexe, je l’ai trouvé détestable d’un bout à l’autre de l’histoire ! Les autres personnages sont eux, tellement secondaires et à peine cités ou rencontrés, qu’on les oublie vite, sans jamais les avoir connus.Au niveau de l’intrigue, il s’agit d’un « roman » d’initiation. On suit donc les aventures de Z. pendant un an, de son arrivée à Londres à son retour en Chine. Pendant ces douze mois, elle découvre les habitudes anglaises, apprend ce qu’est l’amour, le sexe et la jalousie, voyage dans toute l’Europe, rencontre des gens, perd ses affaires, son chemin et son innocence. Franchement, si les personnages principaux avaient été autres ou leurs réactions différentes, j’aurais peut-être réussi à apprécier cette lecture, mais ce n’est pas le cas, tant pis pour moi.L’originalité du texte réside surtout dans sa forme. En effet, il ne s’agit ni vraiment d’un roman, ni d’un journal intime, mais d’un dictionnaire avec ses différentes entrées. Au fil des jours et de ses aventures, Z. met en avant un mot qu’elle a appris ou qui illustre bien ce qui lui est arrivé, et nous raconte alors l’anecdote correspondante. L’avantage du système, c’est que les entrées se transforment en mini-chapitres qui rythment la lecture ; l’inconvénient, c’est que l’ensemble fait un peu haché, un peu trop délié (encore plus qu’un journal intime). Pendant cette année, on sent une légère amélioration du côté linguistique, mais je pense que l’évolution aurait pu être un peu plus accentuée par Guo Xiaolu. Je ne suis jamais partie un an à l’étranger, mais j’ose espérer que lorsque c’est le cas, on revient bilingue ou presque (non ?).Pour le reste, c’est plutôt agréable à lire et il y a pas mal d’anecdotes amusantes, surtout au début car la fin est beaucoup plus mélancolique… Z. a perdu ses illusions…

DameMeli
10/08/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.42 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : KARINE LALECHERE