Petite poucette

SERRES, MICHEL

EDITEUR : LE POMMIER
DATE DE PARUTION : 30/03/12
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise " Petite Poucette ", notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, - le passage aux nouvelles technologies
- tout aussi majeure, s'accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. Devant ces métamorphoses, suspendons notre jugement. Ni progrès, ni catastrophe, ni bien ni mal, c'est la réalité et il faut faire avec. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître. mais il faut lui faire confiance !
7 personnes en parlent

Une première partie lumineuse, une analyse pleine d'amour de cette génération, et des clefs de compréhension bien utiles pour les vieux... Et hélas une deuxième partie où l'on se perd dans la pensée de l'auteur, qui finit par nous tomber des mains.Le livre vaut quand même le détour pour sa première partie.

fabdel
07/07/13
 

L’art de s’écouter parler…A en croire les médias, la jeunesse actuelle semble échapper à notre compréhension. Génération Y, hyper connectée à Facebook et rivée à son smartphone, la génération des 15-25 ans est présentée comme un monstre à deux têtes effrayant car inconnu et indomptable. Alors quand un grand penseur de notre époque nous propose de la décoder, on applaudit. Avant de s’endormir, bercé par la logorrhée de Michel Serres.Pourtant ça commençait bien : dans la première partie, Michel Serres est à fond dans son sujet, enthousiaste pour cette jeunesse de tous les possibles. Le monde à changé en cinquante ans, les jeunes doivent tout réinventer et ils ne s’en sortent a priori pas si mal. Nous voilà réconciliés avec la nouvelle génération, prêts à remiser aux placards nos « de mon temps, c’était pas comme ça ». L’auteur nous décrit une société pleine de perspective, et en ce sens rejoint l’analyse de Jean-Louis Servan Schreiber dans Aimer (quand même) le XXIè siècle. Ils sont en phase, c’est rassurant.Qu’est-il arrivé à Michel Serres dès la deuxième partie, traitant d’un sujet sérieux : l’école? Le voilà parti dans un lyrisme complètement inapproprié qui ne le quittera plus pendant les 70 pages qui restent à lire. Et appréhender des phénomènes de société, les décrypter, les comprendre et les analyser nécessite un langage un peu plus précis et terre-à-terre que la prose incontrôlée qui s’empare de la plume de l’auteur. C’est terrible, l’essai devient illisible, l’agacement le dispute à la déception face au sentiment que Michel Serres, finalement, se gargarise de ses envolées pseudo-poétiques.Finalement, difficile de vous dire qui est cette Petite Poucette et comment on va pouvoir mettre en place cette collaboration entre génération, promise en quatrième de couverture. HélèneLittérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
10/12/12
 

D'un abord assez aisé, car le livre est aéré et le propos alerte, cet essai (réussi) est dense par endroits. Peu importe, ça coule de page en page, de paragraphe en paragraphe, on peut se laisser porter. Sur le fond, il y est question de la transformation du monde depuis soixante ans, véritables bouleversements que des livres comme celui-ci aident à comprendre, à supporter.

theodoric
30/08/13
 

Petite Poucette a le monde au bout de ses pouces. Quel monde? Le nouveau monde. Celui qu’elle réinvente parce qu’il le faut, parce que le moment est venu de le faire.Dans le monde de Petite Poucette, la pyramide n’existe plus. Il n’y a plus personne en haut. Il n’y a plus personne en bas. Il n’y a que des gens qui s’expriment simultanément. Certains diront : cacophonie.Michel Serres nous parle plutôt d’une nouvelle oralité, celle qui permet à toutes les opinions de s’additionner, de se confronter, celle qui permet à chaque individu d’avoir une voix qui n’est pas celle de son maître.Michel Serres est du côté de cette nouvelle génération qui passe à l’action. Cette génération qui partage le savoir puisqu’elle le reçoit plus vite que par le passé, cette génération qui imagine de nouvelles institutions par ce qu’elle peut, du bout de ses doigts agiles sur le clavier, en savoir très vite autant que ses médecins, autant que ses professeurs, autant que ses experts, autant que ses patrons, autant que ses dirigeants.Michel Serres exprime la possibilité que cet avenir numérique soit donc plus démocratique et, avec lui, l’on souhaite que Petite Poucette ne se perde pas en chemin pour permettre à cette utopie de devenir réalité… au plus vite! Marion

marionduquebec
07/06/13
 

Michel Serres a 82 ans mais continue à s'intéresser à l'évolution de notre monde. Ce philosophe ne juge pas, il constate: le passage aux nouvelles technologies provoque des changements...comment enseigner quand les étudiants ont accès au savoir par internet? Le brouhaha est partout présent Serres pose de bonnes questions mais je n'ai pas eu l'impression de trouver des réponses berthe

afbf
07/10/12
 

"Les Petits Transis ont donné naissance à une petite Poucette". Voici l'acte de naissance de ce nouveau siècle, de cette nouvelle ère. Le bébé ne ressemble en rien à ses parents. Il accède à toutes les informations, ils transportent sur lui et vers d'autres l'information, il s'agite et bavarde devant tous les autels, il illustre à l'infini les concepts, et ses parents... suivent l'exemple. Le monde porte sa tête, serait il libre à présent d'inventer? C'est avec confiance et tendresse que Michel Serres regarde Petite Poucette construire une nouvelle planète. Un très agréable moment de lecture qui nous permettra , toutes générations confondues, x-y-...z - de connecter notre pensée. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
06/06/12
 

Il était une fois un vieil homme qui avait rencontré un petite fille. C’était sur la route à mi-chemin entre le Château d’Avant et la Cité d’Après. Il y avait là une colline d’où le vieil homme, qui venait du château d’Avant, pouvait observer ces deux lieux. Il s’était tout particulièrement pris d’affection pour cette petite fille, elle vivait dans la Cité d’Après. Et comme vous vous en doutez, il l’avait surnommée " Petite Poucette "…Le Château d’Avant était là depuis des siècles. Il tenait debout sur de profondes fondations. Des fondations de papier imprimé et d’apprentissage méthodique. Au Château, le savoir se transmet par les livres et les doctes enseignants qui patiemment professent à la masse ignorante et transie de leurs descendants. Mais n’imaginez pas les habitants du Château comme d’horribles réactionnaires, durant des siècles, ils avaient fait progresser leur société, connu souffrances, privations, guerres et révolutions et s’étaient établis sur des institutions telles que l’église, l’armée, la classe, le marché.La Cité d’Après n’avait pas de murs et expérimentait encore les processus de son établissement. Ici le savoir s’était affranchi du papier, mais pas encore de l’écrit ; Il s’échangeait librement entre pairs et se construisait en collaboration de tout un chacun sans le carcan des disciplines d’Avant. Au sein de la Cité, les communautés s’organisaient en réseau d’affinités multiculturelles qui repoussaient vigoureusement les anciennes filiations. N’avaient-ils pas raison de rétorquer que ces filiations s’étaient majoritairement constituées dans le sang...Et le vieil homme observait les échanges entre ces deux mondes ; Plus particulièrement le phénomène de la transmission des connaissances : Ceux d’Avant voulaient bien faire profiter ceux d’Après de leurs leçons, mais comme ils les avaient apprises. Et ceux d’Après semblaient prétendre connaître déjà ces leçons et rêvaient d’en apprendre d’autres, professées autrement...Le vieil homme n’avait qu’un rêve. Lui dont on disait pompeusement qu’il était " une vigie plantée sur le mât de notre époque ", qu’on appelait même " oracle " ! Lui voulait retrouver sa jeunesse... Pour pouvoir comme la petite fille exercer la dextérité digitale de ses pouces pour inventer le monde de demain...Il était une fois... demain ? Hier ?... Maintenant ?...Certainement maintenant lui ferai plaisir. " Main-tenant " tenant en main... cet outil numérique ultra-connecté qui caractérise tellement cette nouvelle citoyenne. Car la virtualité et l’immatérialité de ses échanges ne doivent pas conduire à penser qu’elle se désintéresse du monde qui l’entoure. Ce qui déconcerte, c’est que ce nouveau monde, il est en train de s’inventer au jour le jour... S’éloignant des axiomes et considérant du monde d’autrefois selon une évolution bine plus rapide.Mais notre aîné ne nous parle pas de ce monde qui émerge. Il nous parle de cette petite fille et de des conceptions qui la motivent. Il nous parle avec tendresse d’elle. Elle qui aujourd’hui est en âge d’avoir des descendants à son tour...Puissions-nous vivre une époque intéressante... Michel Serres ne nous maudit pas, il nous ouvre les yeux. Les perspectives qu’il propose semblent vertigineuse tant elles donnent l’impression que ces jeunes à la moderne habileté palmaire et aux " neurones du numérique " sont différents de tous ceux qui les ont précédés.Continuons à faire une optimiste confiance comme celui d’Avant en as en celle d’Après...

BanquiseCitron
24/10/13
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.12 kg