Pierres enchantees

REY ROSA RODRIG

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/04/05
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

un garçonnet de cinq ou six ans est renversé par une voiture près d'un parc, dans la capitale du guatemala. par crainte des représailles (et parce qu'il transporte de la marijuana), l'automobiliste s'enfuit et tente ensuite de cacher sa voiture dans le parking de l'un de ses amis. ce fait divers, apparemment anodin dans un pays oú la vie est à chaque instant menacée, devient ici le point de départ d'une intrigue fascinante qui nous fait découvrir la véritable face d'une société corrompue et malade. jamais le roman noir latino-américain n'a proposé une analyse
aussi fine du surgissement de la violence et du mal. nous les voyons naître dans les paroles de l'ami qui trahit l'ami, dans les mensonges de la mère qui n'aime pas son enfant, dans le machisme de l'homme d'affaires sans scrupules, dans les combats quotidiens des démunis pour trouver de quoi tromper leur faim. faisant alterner les points de vue sur un rythme haletant, dans une langue tantôt sèche tantôt d'une grande sensibilité, rodrigo rey rosa se révèle, une fois de plus, comme l'un des plus solides romanciers de la littérature latino-américaine actuelle.
2 personnes en parlent

Le Guatemala est le véritable berceau de la culture et de l'empire maya, bien plus que ne l'est le Mexique. Ici, la nature, les brassages des populations, l'histoire et les sites archéologiques les plus purs de l'époque maya, sans compter Cobán, inscrit au Patrimoine de l'Unesco. Fort de ses éléments, vous aurez vite fait de les oublier ... tant les portraits au vitriol que nous dresse Rodrigo Rey Rosa dans ce livre sont assassins. Pour le coup, ce pays ne doit rien en horreur et en violence au grand frère mexicain.Une société gangrénée par les trafics en tout genre (drogue particulièrement), pourrie par une "élite" politique, policière à la pointe des exactions et de la violence, entre bande de jeunes de la rue nourrissant les gangs les plus violents (Pierres Enchantées est le nom de l'une d'elle), des quartiers sous haute sécurité et protégés contre une population de va - nu - pieds et de miséreux.Voici le décor et le contexte dans lequel nous plonge l'auteur dans ce cour récit de ce qui pourrait passer pour un banal et tragique fait divers ; un enfant échappant à la vigilance de ses proches pour se saisir d'un petit poney en plein cœur de la ville que renverse un chauffard en voiture enchaînant sur un délit de fuite....Mais alors que viennent ici faire des personnages aussi éclectiques que représentatifs des tranches les plus différentes et parfois peu reluisantes de cette société ; un ancien flic devenu détective et accessoirement maître chanteur, un homme d'affaires peu scrupuleux, un avocat véreux, un fils à papa, récemment revenu d'Espagne, amoureux de sa cousine (une journaliste idéaliste), une mère adoptive aux motivations les plus basses et son ex compagnon prêt à tout (y-compris à faire tuer son fils) pour solder ses dettes.A travers le récit ou la vision de chacun de ces personnages de l'incident initial, apparaît les méandres d'une affaire aussi sordide que complexe. Roman, essai sur les faiblesses de ce pays, polar, tout cela se marie avec talent et à grands traits quasi chirurgicaux, surement la preuve d'une plume affilée et connaisseuse.

Achille49
19/07/14
 

Le roman débute en italique avec une mise en garde concernant le Guatemala, sa capitale et ses habitants. Voilà qui n’est pas engageant et je ne crois pas que ce livre soit une publicité touristique. Le réquisitoire du narrateur se termine par l’interpellation du personnage principal. Joaquín Casasola va se retrouve pris dans un mécanisme infernal. L’affaire semble simple mais petit à petit, elle se complique. Je ne sais pas si c’est du à la narration et à la langue qui créent une mise à distance mais je n’ai eu de l’empathie avec aucun personnage. A travers les différents protagonistes Rodrigo Rey Rosa dessine un pays ou la loi du plus fort ou du plus corrompu règne. L’argent est le nerf de la guerre. L’armée oppresse la population. Tout est faussé. D’ailleurs l’événement se déroule « le jour de l’armée guatémaltèque »La police ne mène pas l’enquête, méthode expéditive, elle ne cherche pas plus loin c’est un détective privé payé par la mère. On ne cherche pas à savoir s’il y a autre chose derrière l’accident.Dans un roman européen on aurait un accident, un délit de fuite, cas de conscience et la justice à l’œuvre… Mais ici on a un constat sur la situation d’une société corrompue qui s’arrange avec sa moralité. Une satire de la société. http://ramettes.canalblog

ramettes
04/06/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : ESPAGNOL (GUATEMALA)

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