Pierrot mon ami

QUENEAU, RAYMOND

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 17/10/72
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

"Ce silence, cette nuit, ces rues étroites, tout disposait Pierrot à ne penser à rien de précis. Il regardait à droite, à gauche, comme pour accrocher quelque part ses petites curiosités, mais ne trouvait rien - tout au plus les enseignes, et qui ne valaient pas les billes de l'avenue de Chaillot. Il songea un instant à visiter le bobinard de cette sous-préfecture, mais il ne rencontrait
personne pour le renseigner. Finalement il se perdit. Il traversait maintenant une petite banlieue ouvrière, avec des manufactures ici et là. Plus loin, Pierrot atteignit une route assez large, avec un double liséré d'arbres, peut-être nationale ? peut-être départementale ? Il marcha encore quelques instants. Il entendit tout près de lui un grand cri, un cri de femme, un cri de peur."
2 personnes en parlent

Chapitre 1.L’histoire prend place dans un Uni-Park, Pierrot vient d’y être embauché et travaille au Palace de la Rigolade, avec Petit-Pouce et Paradis. Leur emploi consiste, officiellement, à aider les clients à franchir les obstacles les plus difficiles, mais ce sont les femmes, qu’ils déposent sur des bouches d’air afin que l’on voie leurs sous-vêtements, qui sont officieusement matière à spectacle. Pierrot s’adapte rapidement à ce nouveau métier, il s’apprête à soulever une grande brune quand le mac de celle-ci s’interpose. Malgré ses menaces, Pierrot passe outre le refus de la prostitué et offre aux clients, qu’ils appellent philosophes, le spectacle qu’ils attendent : Il est applaudis chaleureusement. Plus tard, un homme retient la jupe de son épouse et est hué par la foule mécontente et déçue, qui l’injurie. Mais l’anecdote prend de l’ampleur quand deux hommes refusent que leurs femmes traversent le cylindre ; Pierrot est forcé de céder et d’arrêter l’attraction. La foule, qui en veut pour son argent, proteste et l’un des philosophes engage le combat contre un des époux jaloux. La bataille devient générale, c’est la débandade.M. Tortose, le responsable du Palace de la Rigolade, fait appel a la police qui, après avoir rétablit la situation, lui intime l’ordre de fermer son attraction pour la soirée. M. Tortose reproche leur lâcheté à ses employés, qui se justifient, et s’apprête à les renvoyer. Il leur accorde finalement une dernière chance, grâce à l’intervention de Mme Tortose, qui défend les jeunes gens. Leur journée étant finie, les trois employés flânent dans le parc, observant les autos tamponneuses et lâchant quelques commentaires sur leurs conducteurs. Petit-Pouce et Paradis réussissent à attirer l’attention de deux jeunes filles, en les poursuivant sur la piste, tandis que Pierrot rêvasse sur le bord : Il pense à sa propre vie, et est heureux d’avoir du travail pour la saison. Ses deux compères séduisent les deux jeunes filles et ressentent le frisson de la douce existence. Pierrot s’en va rêver seul et déambule dans le parc, jusqu’au stand de tir à la mitrailleuse. Il engage la conversation avec la jeune fille qui tient ce stand et l’invite à faire un tour d’autos tamponneuses : Paradis et Petit-Pouce s’étonnent de voir Pierrot en galante compagnie. Soudain, Pierrot se voit montrer du doigt par un couple à l’air menaçant, qui s’attaque à la compagne de Pierrot ; Celle-ci prend la fuite. L’homme conseille au jeune homme de quitter les lieux, mais il réplique qu’il y travaille, tous deux s’apprêtent à se battre. Pierrot profite de ce que son assaillant ait le dos tourné pour le ridiculiser en poussant une des autos sur lui. Ils sont séparés par M. Tortose. Celui-ci apprend à Pierrot que son adversaire n’est autre que M. Pradonet, directeur de l’Uni-Park, avant de le congédier. Chapitre 2.M. Pradonet, relate la scène à sa maîtresse, Léonie, qu’on appelle pourtant Mme Pradonet, qui se moque de sa faiblesse et lui rappelle que sans elle, il ne serait pas directeur de l’Uni-Park. Tous deux s’apprêtent à recevoir à dîner le fakir qu’ils viennent d’engager, M. Crouia-Bey. Yvonne, la fille de Pradonet, fait son entrée : Il s’agit de la jeune fille séduite par Pierrot. Léonie harcèle le fakir de questions, lui trouvant une étrange ressemblance avec l’un de ses anciens amants, Jojo Mouilleminche. Crouia-Bey, après avoir nié ce lien de parenté, finit par le reconnaître et relate la triste fin de son frère, mort en escaladant le mur du jardin de sa maîtresse. M. Pradonet relate l’ascension du mari défunt de Léonie, M. Prouillot, ancien directeur d’un manège. Pierrot, de retour au parc, arrache un rendez-vous à Yvonne, ils conviennent de se retrouver le lendemain, rue des Larmes. Le jeune homme, repérer par M. Pradonet, est expulsé et reçoit l’interdiction de pénétrer dans l’enceinte du parc. Chapitre 3.Pierrot, qui vit depuis deux ans à l’hôtel de l’Aveyron, déplore d’être à nouveau au chômage. Pour tromper son ennui, attendant en vain Yvonne rue des Larmes, il observe une petite chapelle qui l’intrigue. Il interroge un homme qui en sort mais celui-ci remet l’explication à plus tard. Pierrot va déjeuner à l’Uni-Bar, il y joue au flipper et est interrompu par l’arrivée de Pradonet, qui lui propose, par acquis de conscience, de devenir l’assistant du fakir Crouia-Bey. Pierrot, flânant, croise à nouveau le gardien de la chapelle, qui lui fait le récit de sa vie :Fils d’un artisan de mannequins de cires, il reçut un lopin de terre en héritage. Un jour, alors qu’il y jardinait, un homme fit une chute de cheval sur ce terrain, et y périt. Le défunt n’était autre que Luigi Voudzoi, un prince Poldève ; cette affaire rendit M. Mounnerzergues célèbre, en tant que seul témoin de l’accident. Il se consacra alors à faire des recherches sur le peuple Poldève, jusqu’au jour ou l’un des représentants de cet état lui rendit visite. Mounnerzergues fit visiter à cet autre prince Poldève le carré de salade ou son condisciple périt, et lui fait le récit de l’accident, confirmant être le propriétaire de ce terrain. Quelques temps plus tard, il recevra une lettre de ce même prince, lui apprenant sa volonté d’ériger une chapelle en l’honneur du défunt sur sa propriété. Le prince rend visite à Mounnerzergues et le remercie d’avoir planté une croix par respect du mort, et lui propose de lui racheter le terrain ; Tous deux se mettent d’accord pour une rente viagère. Quelques temps plus tard, l’Uni-Park sera crée, Mounnerzergues sera révolté par l’indécence de ses clameurs, profanant la sérénité de ce lieu de culte ; Il refusera toujours, par principe (car les princes Poldèves ont cessé de le payer), de revendre son terrain à Pradonet, qui rêve de raser la chapelle afin d’étendre son empire. A la fin de son récit, le gardien de la chapelle déplore le bruit infernal que fait l’Uni-Park et regrette les temps anciens. Pierrot prend congé de son nouvel ami et continue sa promenade à travers la ville, ne rêvant qu’à Yvonne donc il pense être amoureux ; Il prévoit de retourner le lendemain rue des Larmes, dans l’espoir de la revoir. Il retrouve Petit-Pouce et Paradis à l’Uni-Bar et leur explique en quoi consiste son nouvel emploi. Le soir même, pendant le spectacle, ou le fakir s’enfonce des épingles dans les joues, Pierrot, qui est chargé de lui passer son matériel, s’évanouit et est la risée de l’assistance. Chapitre 4.Yvonne, au réveil, fait ses exercices de gymnastiques quotidiens et prend soin d’elle. Elle réfléchit au fils Perdrix, qui la courtise et à qui elle à céder un soir, elle se décide à rompre car elle ne lui trouve pas grand intérêt. Elle surprend une conversation Crouia-Bey et Léonie, qui est toujours amoureuse de Jojo Mouilleminche et veut en savoir plus sur sa mort et sur celle qui l’a causé. Yvonne, en sortant, croise Pierrot dans la rue des Larmes, il lui apprend son nouveau licenciement et tente d’obtenir un autre rendez-vous, mais est éconduit. Yvonne rejoint sa mère, qui travaille dans une papeterie mercerie, et lui relate la conversation entre sa belle-mère et le fakir : La véritable Mme Pradonet se souvient que Léonie s’était, il y a 20 ans de cela, entichée d’un artiste chanteur, Mouilleminche, qui l’avait abandonné. Sur le chemin du retour, Yvonne est harcelée par des garnements, dont la débarrasse l’intervention de Paradis. Tous deux bavardent longuement, en rentrant à l’Uni-Park. Chapitre 5.Pradonet rend visite à Mounnerzergues et tente, en vain, de le convaincre de lui vendre son terrain. Rentrant chez lui, il trouve Léonie rêveuse et se fâche de ce qu’Yvonne n’est pas rentrée puis se demande comment Crouia-Bey et Mouilleminche peuvent être frère alors qu’ilsn’ont pas le même nom. Pendant ce temps, Petit-Pouce, seul pour s’occuper de l’attraction (Paradis n’étant pas venu travailler), est incapable de faire traverser toutes les femmes. Les philosophes, frustrés, incendient le Palace de la Rigolade, les forces de l’ordre interviennent et demandent à M. Tortose de fermer définitivement son établissement. Celui-ci se lamente tandis que Petit-Pouce se justifie auprès de Pradonet, qui lui promet de le recaser dans une autre attraction. Soudain, Petit-Pouse fait la relation entre l’absence de Paradis et celle d’Yvonne ; Il est interrompu dans ces pensées par l’arrivée de Léonie, qui lui propose de l’engager pour une enquête (Ayant appris qu’il avait été dans la police. Le jeune homme se réjouit car il croit que sa mission sera de retrouver Yvonne, mais il déchante quand il apprend qu’il doit en fait découvrir qui était la mystérieuse maîtresse de Mouilleminche. Il accepte tout de même, et part avec mille francs d’avance en poche : Il entame son capital en s’offrant une bière et une choucroute à l’Uni-Bar, ou il rencontre Paradis, accompagné d’Yvonne. Il raconte à son ami l’incendie du Palace de la Rigolade, celui-ci se moque d’être au chômage car il vient de gagner cinq mille francs. Petit-Pouce ne dit rien de son enquête et Yvonne, un peu ivre, commande une bouteille de mousseux. En partant, elle croise Pierrot, qui rejoint ses amis dans le café. Celui-ci est déçu d’apprendre que la jeune fille à passé la journée avec Paradis, mais se reprend et raconte l’histoire des princes Poldèves. Petit-Pouce apprend à ses camarades comment Pradonet, Prouillot, Perdrix et Pansoult se sont associés pour créer l’Uni-Park. Après un dernier verre, tous se séparent. Chapitre 6.Le lendemain, Pierrot apprend que l’Uni-Park à été entièrement incendié pendant la nuit, il se rend aussitôt sur les lieux du sinistre ; Des badauds font des commentaires et avancent des hypothèses, un homme clame avoir vu la scène : Les avions ont été incendiés et sont allés s’écraser aux quatre coins du parc, il en conclu qu’il s’agit d’un attentat. Pierrot apprend avec joie qu’il n’y a aucune victime, et découvre que la chapelle est intacte. Alors qu’il s’apprête à vérifier que le feu n’a pas gagné la chambre d’Yvonne, il rencontre Mounnerzergues ; celui-ci ne cache pas sa joie, Luigi repose enfin en paix, mais nie être l’auteur de l’attentat. Il conduit Pierrot au cirque Mamar, ou il lui présente un de ses anciens amis, Psermis, dresseur d’animaux, et son assistant Burmah. Psermis, à la demande de Mounnerzergues, qui à pris le jeune homme sous sa protection, promet un emploi à Pierrot. Après quatre jours d’une désespérante solitude, Pierrot se résout à retourner voir le gardien de la chapelle, qui lui apprend qu’il lui à trouver du travail. Ils sont interrompus par l’arrivée de Pradonet, qui à pour ambition de se reconstruire un parc d’attraction encore plus grand, grâce à l’argent de l’assurance. Seule ombre à ce tableau idyllique, la chapelle, qu’il se propose de racheter. Mounnerzergues décline son offre et lui apprend qu’il s’est choisi Pierrot pour héritier : Pradonet, à qui il avait promis de léguer le terrain, tombe des nues et part, furieux. Pierrot est engagé par le cirque Mamar pour ramener des animaux à Butanges, en camionnette. Chapitre 7.Pierrot commence sa route, il fait une première halte dans une auberge à St-Mouézy-sur-Eon. Il mange, à la stupéfaction générale, accompagné par Mésange, une loutre, et Pistolet, un sanglier. L’aubergiste, après quelques protestations, accepte que les animaux prennent place à table. Il leur offre à boire, tandis que Mésange fume un cigare et discute avec Pierrot de l’Uni-Park, mais n’a aucun souvenir de la chapelle Poldève. Pierrot rencontre Petit-Pouce, qui continue son enquête secrète, dans un hôtel, ils boivent une chopine ensemble et prévoient de se retrouver une fois que les animaux seront couchés ; Mais quand Pierrot revient, son ami a disparu sans raison. Il interroge la patronne qui lui dévoile l’objet de l’enquête de Petit-Pouce : Elle aussi connaît l’Uni-Park, elle à même rencontrée Pradonet mais n’a jamais vu la chapelle Poldève. L’odeur de fauve de sa chambre l’ayant écœuré, Pierrot repart se promener, il secourt une jeune femme tombée, à vélo, dans un fossé et s’aperçoit qu’il s’agit d’Yvonne. Celle-ci lui parle de Paradis avec colère mais refuse d’expliquer son indignation. Chapitre 8.Dans sa librairie papeterie, M. Paul écoute un des ses habitués, M. Voussois commente les gros titres et les faits divers du journal. M. Voussois, à l’annonce du sinistre qui à touché l’Uni-Park, jubile. Crouia-Bey rend visite à Voussois, qui n’est autre que Jojo Mouilleminche et lui apprend l’intérêt que Léonie à encore pour lui, même le croyant mort. Pierrot amène les animaux à Voussois, qui lui propose de l’engager comme assistant-dresseur ; Le jeune homme accepte. Rentrant à l’hôtel, il bavarde avec le veilleur de nuit avant de monter des rafraîchissements à Léonie et Yvonne, qui occupent la même chambre. Il presse Léonie de lui confier son histoire d’amour, elle est confondue mais finit par lui confier l’objet de l’enquête qu’elle à chargé à Petit-Pouce. Mais celui-ci à disparu et Léonie, qui pense avoir été escroquée, compte terminer seule l’enquête. Le lendemain, Pierrot se rend chez M. Voussois, Urbain, l’un des domestiques, lui fait faire le tour du propriétaire. Pierrot sera ici chargé de ramener vingt canards, une otarie nommée Mizzy et un serpentaire, Marcel ; il aperçoit, au bord de la piscine et dans une chaise longue, Crouia-Bey. L’un des domestique lui apprend qu’il s’agit du frère de M. Voussois. Pierrot retourne voir Léonie, qui à reçu un télégramme ou Petit-Pouce lui demande mille francs d’avances. Alors qu’il s’apprête à annoncer avoir vu le fakir surgit Gontran (Paradis), à bicyclette. C’est ce moment là que Voussois choisit pour faire son entrée, Léonie tombe évanouie dans ses bras. Epilogue.L’Uni-Park n’a finalement pas été reconstruit, il à été remplacé par le parc Voussois, ou sont exhibées plus de mille bêtes curieuses. Pierrot, qui à vieilli, se remémore les temps anciens, il n’est jamais retourné voir M. Mounnerzergues. Yvonne, quant à elle, était partie se dévergonder en camping, il fait le parallèle entre ce moment de sa vie et un roman. Dans la rue, il croise Pradonet, avec lequel il fait un bout de chemin : Il lui apprend qu’Yvonne à épousé Paradis, et que lui-même est retourné avec sa femme légitime. Il se lamente quelques temps sur la chapelle, cause de son malheur. Pierrot se rend ensuite sur les lieux de l’Uni-Park puis passe chez Mounnerzergues, qui lui propose à nouveau d’être son héritier à condition de vivre chez lui et de devenir gardien de la chapelle. Sentant sa fin proche, le vieillard émet le vœu d’être enterré avec le prince Poldève puis renvoie le jeune homme, voulant mourir seul, mais l’engageant à revenir deux jours plus tard. Mais le lendemain, Pierrot s’aperçoit qu’il à perdu le testament que lui avait donné Mounnerzergues, il retourne chez lui mais c’est Yvonne qui lui ouvre. Elle lui apprend que le vieillard est parti se reposer à la campagne pour deux mois. Pierrot s’en va et rit.

sovane
16/04/15
 

La foire, la fête foraine, notre histoire, du divertissement, du vertige de l'amour, des amours, dans les manèges à petits et grands frissons, les odeurs de chichis, de crêpes, de gaufres, les cheveux des filles qui tombent du ciel enfin renversés, et en plus elles poussent de hauts cris, toutes en choeur et nous avec, nous les garçons. Et puis un peu plus loin, il y a les fils électriques, et la limite franchie, on retrouve le gris du bitume. La chaussée, et la fille est toujours là qui flotte en l'air, suspendue, alors que nous, on a passé un bon moment avec les copains aussi, ils ont quand même bien aménagé les abords de la ville, du coup, on se serait cru ailleurs, vraiment ailleurs. Toutes ces lumières et tous ces bruits, et ces cris, et ces roues qui tournent dans tous les sens, de plus en plus vites, les unes à la suite des autres, parfois ensemble. Page 30, les amis

ArthurGermain
13/04/14
 

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