Pilote de guerre

SAINT-EXUPERY, ANTOINE DE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/12/42
LES NOTES :

à partir de
22,90 €

SYNOPSIS :

En juin 1940, le groupe de grande reconnaissance 2/33 a perdu en de vaines missions dix-sept de ses vingt-trois équipages. A leur tour, Saint-Exupéry, capitaine pilote, et son observateur, le lieutenant Dutertre. sont convoqués par le commandant Alias. Leur tâche : " Survoler à 700 mètres d'altitude les parcs à tanks (le la région d'Arras. - C'est bien embêtant. ", dit le commandant. " Mission sacrifiée ", pensent les intéressés. Ils obéiront pourtant " comme l'on sauve des rites lorsqu'ils n'ont plus de contenu ". Cérémonial de l'habillage, gestes quotidiens du métier, c'est le départ et ce sera, entrecoupée par la nécessité de surveiller l'inhalateur, de lutter contre le palonnier gelé, de maintenir le contact avec les autres membres de l'équipage, entrecoupée par la chasse ennemie et la D. C. A. , une longue méditation sur l'absurdité,
dans laquelle la France est plongée : absurdité de la machine administrative, des villages qui, de Dunkerque à l'Alsace, brûlent pour rien, de l'exode, de cet entêtement à jouer le jeu de la guerre, sans illusion, et à lui sacrifier les hommes. " Il faut que la signification de la mort équilibre la mort ", et la mort ici ne signifie rien. Pourtant la France a bien fait d'accepter cette guerre, de refuser les raisons de l'intelligence qui lui prédisait le désastre pour écouter l'Esprit qui lui rappelait que chacun est toujours responsable de tous, qu'elle est responsable du monde et que son rôle est par ce sacrifice d'appeler le monde à la défense de la civilisation menacée. Quel est le sens de cette civilisation ? La plongée dans l'Apocalypse d'Arras, dont l'équipage sortira miraculeusement sauf, apporte la réponse.
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Dans ce récit, Saint-Exupéry rapporte ses missions de reconnaissance en tant que pilote durant la Seconde Guerre mondiale notamment au-dessus de la Somme et de l'Artois.Il mêle à son action des réflexions sur les paysages survolés, sur l'homme en général, la condition humaine, sur la mort, qui notamment touche certains amis...Toujours cette pudeur et cette sensibilité servies par un style fluide, non dénué de poésie. Sans cesse, on devine, on apprend à connaître son amour à la fois pour le métier de pilote, qui l'élève au-dessus des hommes et lui fait toucher le spirituel, et son goût pour l'humanité.Un très beau texte, censuré à sa sortie en 1942. Maltese

Maltese
02/03/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.30 kg