Pluie noire

IBUSE, MASUJI

livre pluie noire
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/09/04
LES NOTES :

à partir de
8,70 €

SYNOPSIS :

Cinq ans après l'explosion de la bombe, la jeune Yasuko vit avec son oncle et sa tante dans un village proche d'Hiroshima où ils se sont réfugiés après la destruction de la ville. Gracieuse, intelligente et douce, Yasuko ne parvient pourtant pas à se marier. En effet, le bruit court qu'elle a reçu l'averse de pluie noire qui retomba sur tout l'ouest de la ville, après que s'était élevé dans le ciel le monstrueux nuage atomique. Cette pluie était radioactive.
Puisque Yakuso ne présent aucun signe de maladie, son oncle entreprend de démontrer qu'elle n'a pas été atteinte. Il a donc recours au journal qu'il tenait en 1945 et à celui de la jeune fille. Tel est le parti - romanesque - pris par l'écrivain pour établir la plus extraordinaire, la plus exacte des relations sur un événement dont l'atrocité devait définitivement modifier les conditions de l'emploi de la force et du recours à la guerre dans le monde.
3 personnes en parlent

Japon, 1950. A Kobatake, un village proche d'Hiroshima, Shigematsu Shizuma s'inquiète pour sa nièce Yasuko qui, à 25 ans, n'est toujours pas mariée. Les prétendants ne manquent pas mais ils se découragent dès qu'ils ont vent des rumeurs qui courent au sujet de la jeune fille. Au village, il se murmure qu'elle serait atomisée, touchée par la pluie noire tombée sur Hiroshima après l'explosion de la bombe atomique. Mais Shigematsu sait que sa nièce est en bonne santé, d'ailleurs ses analyses médicales sont excellentes. Alors qu'un énième bon parti vient de se faire connaître, l'oncle est bien décidé à ne pas laisser échapper cette chance de bonheur pour Yasuko. Il entreprend alors de retranscrire le journal que sa nièce tenait pendant la guerre, de le croiser avec ses propres écrits et de prouver ainsi que la jeune fille n'a pas été atteinte par la bombe. Même si Pluie noire est un roman, il a valeur de témoignage ; le témoignage bouleversant et vécu de l'intérieur de ce terrible jour d'août 1945 où un grand éclair blanc traversa le ciel d'Hiroshima. Au drame des brûlés vifs morts sur le coup s'ajoute la masse de blessés, brûlés, ensevelis sous les décombres et pour tous les habitants, ce sont l'étonnement et les questions. Que s'est-il passé ? S'agit-il d'une arme nouvelle ? D'un gaz ? La ville est ravagée, en plein chaos, les survivants cherchent de l'eau, de la nourriture, brûlent les milliers de cadavres, aidés par les secouristes envoyés sur place. Les amis, la famille, rappliquent en masse pour chercher leurs proches. Ils ne le savent pas encore, mais tous sont condamnés à brève échéance. Le Japon vient de vivre sa pire catastrophe et les conséquences seront encore vivaces des années après. Les ''atomisés'' sont d'abord considérés avec pitié et bienveillance mais cela ne dure pas, très vite ils deviennent des parias. Les femmes sont condamnées au célibat, les hommes, obligés de ménager leurs forces, sont considérés comme des oisifs bien chanceux de n'avoir rien à faire quand le travail attend. Pluie noire est un livre poignant qui montre crûment toute l'horreur de la riposte américaine mais sans apitoiement, avec la distance et la pudeur propres à ceux qui ont beaucoup souffert. Plaidoyer contre la bombe, contre la guerre, ce livre est indispensable à la compréhension de ce que fut cette explosion d'un nouveau genre...plus qu'une date à apprendre par cœur en cours d'Histoire, plus que des chiffres, des statistiques...des hommes, des femmes, des enfants qui ont vu le ciel s'abattre sur leur tête sans comprendre pourquoi ils méritaient cela, sans comprendre comment des hommes ont pu faire cela à d'autres hommes...

un flyer
01/08/14

Le 6 août 1945, à 8 h du matin, une bombe "spéciale de qualité supérieure" provoquant un bruit assourdissant et un éclair de chaleur intolérable, détruit la ville Hiroshima. Ce "monstre en forme de parapluie", développe un drôle de nuage, une "méduse tour à tour rouge, violette, indigo, verte, et s'élargissant toujours vers le Sud-Est." Après la stupeur, les survivants s'organisent et tentent, tant bien que mal, de rejoindre la gare vers un train éventuel qui les éloigneraient de cet enfer. Car la description d'Hiroshima post-apocalyptique n'a rien a envié de celle que Mc Carthy propose dans la Route. Cendres, bâtiments anéantis ou éventrés, cadavres éparpillés....Et soudain, une pluie noire, certes bien étrange mais dont personne ne soupçonne qu'elle puisse être dangereuse. Afin de donner de la distance et de la vraisemblance aux faits décrits, l'auteur a décidé de présenter son récit sous la forme d'extraits de journaux intimes de protagonistes survivants. Malgré l'incrédulité des premiers jours, la faim, la dysenterie et d'autres maux méconnus, la solidarité entre les habitants se développe. Le vol d'un milan, l'aide aux malades, ou encore l'élevage de carpes de bassin donnent l'espoir que la vie et la nature reprennent le dessus sur l'indicible. Car avoir été "atomisé" à Hiroshima ou Nagasaki c'est l'assurance de ne pas pouvoir mener une vie normale ou de ne pas trouver un mari. Dès lors que deviennent les harangues au combat "jusqu'à la mort"? Que signifie vraiment le mot "capitulation" lorsque tout à été détruit? Un survivant déclare même: "j'aurais mieux aimé naître dans un pays sans état". Ce n'est que beaucoup plus tard que les victimes sauront que le "pikadon" qui les a agressés s'appelle en réalité une bombe atomique. vivi

vivicroqueusedelivres
08/04/12
 

L’histoire raconte la situation à Hiroshima pendant et après l’attaque à la bombe atomique du 6 août 1945, au travers de l’histoire d’une jeune femme, Yasuko Shizuma. L’intrigue se déroule près de 5 ans après le bombardement, et Yasuko cherche désespérément à se marier. Malheureusement, la rumeur courre qu’elle aurait été touchée par la pluie noire qui s’est abattue sur la ville après le bombardement, ce qui repousse tous les prétendants. Pour remédier à cela, son oncle, qui a sa charge, décide d’envoyer au prochain prétendant une copie du journal de la jeune Yasuko ainsi que du sien, détaillant les moindres faits et gestes de la jeune femme durant les 10 jours qui ont suivi l’attaque.c’est un livre qui parle d’un sujet historique dont tout le monde a entendu parler, mais dont finalement, personne ne connaît réellement les détails et les conséquences sur la vie quotidienne des individus directement atteints. A travers ce livre, on suit le parcours d’une famille au milieu de ces évènements. Grâce à leurs témoignages, mais aussi à ceux d’autres personnes rencontrées au détour de leurs déplacements, Masuji Ibuse nous décrit précisément l’horreur de ce bombardement, ses conséquences, aussi bien sur les bâtiments qui ont été quasiment tous détruits, anéantis, sur la nature, qui réagit de façon incompréhensible - notamment avec des plantes qui poussent beaucoup trop vite pour que cela soit naturel - mais aussi et surtout sur les hommes : on parle d’un tiers de la population mort sur le coup, d’un deuxième tiers grièvement blessé et d’un dernier tiers qui ne s’en sort pas indemne non plus. Cela entraîne des descriptions apocalyptiques, où les rues sont jonchées de cadavres et parcourues par des blessés bien souvent esseulés. Si l’on n’est pas mort sur le coup, on sera marqué à vie, aussi bien physiquement que psychologiquement par cet évènement. Tout cela choque. Tout cela permet de se rendre compte de ce qu’a réellement été Hiroshima pendant ces jours d’horreurs, les réactions incohérentes des autorités, la désolation de la population en grande partie décimée, les recherches de chacun pour ne serait-ce qu’essayer de retrouver un membre de sa famille ou une connaissance.Au-delà de l’horreur de ces descriptions viennent s’y mêler d’autres détails, ceux de la vie au Japon dans les années 1950. On nous décrit, au travers de leur vie quotidienne ainsi que par leurs réactions durant les jours suivant le bombardement, les coutumes et les traditions japonaises, ainsi que les croyances de ce peuple. On y apprend les différentes fêtes, très nombreuses, présentes dans cette culture, telles que la fête de Formation des Epis de Riz, celle du Repiquage du Riz, celle des Iris ou encore la fête de la Coupe des Bambous. On y apprend également les différents rites appliqués lors des cérémonies mortuaires, ou lors de moments beaucoup moins importants ; lorsque l’on boit à une source d’eau inconnue ; par exemple. Est décrite l’alimentation japonaise dans toute son originalité - du point de vue d’une personne européenne - constituée principalement de riz et de poisson mais également de différentes plantes et graines peu connues en France et en Europe.Ce livre est donc extrêmement intéressant par le sujet qu’il traite, mais aussi et surtout par la façon dont il le traite. Tout en restant dans une position neutre, l’auteur nous décrit avec précision les moindres détails de la vie à cette époque, des réactions parfois incompréhensibles des individus aux us et coutumes du Japon, en passant surtout par les horribles conséquences de cette nouvelle arme que personne ne connaissait ni ne comprenait.

Chaaw
06/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : JAPONAIS

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