Poemes a l'autre moi/la joie des sept couleurs/ma morte/panthere noire

ALBERT-BIROT, PIERRE

livre poemes a l'autre moi/la joie des sept couleurs/ma morte/panthere noire
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/10/04
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Né en 1876 à Angoulême, mort à Paris en 1967, Pierre Albert-Birot, pour son honneur et son malheur au regard de la postérité, fut un précurseur. En 1916, il fonde la revue SIC (Sons, Idées, Couleurs) à laquelle collaborèrent notamment Apollinaire, Aragon, Max Jacob, Reverdy, Soupault, Tzara. Comme Dada, ce titre était une affirmation. En pleine guerre, il disait oui à l'espoir, à la vie, à la réalité transfigurée en surréalité. Les moyens de cette transfiguration étaient simples. Pierre Albert-Birot déblayait le terrain et sarclait le terreau en supprimant l'éloquence, la syntaxe, la rime,
la ponctuation et les épithètes. Restait une appréhension immédiate du réel par les substantifs et de l'action par le verbe. Il est désormais possible de redécouvrir, à côté des oeuvres célébrées de ses amis Apollinaire et Cendrars, cette poésie de Pierre Albert-Birot, poésie en mouvement perpétuel, qui tourne comme les manèges, les kaléidoscopes et la roulette, chante dans son vertige le soleil, la verdure, l'amour, les songes bleus et roses, toute la féerie de l'existence. Il y a ici une alliance unique et allègre du burlesque et du fantastique, du quotidien et du merveilleux.
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Quatre poèmes, entre 1919 et 1939, de l'auteur de "Grabinoulor".Recueil assemblé par Poésie Gallimard regroupant quatre œuvres, écrites entre 1919 et 1939, de l'atypique poète Pierre Albert-Birot, proche d'Apollinaire, encensé par les dadaïstes mais largement à l'écart des surréalistes, malgré les apparences et malgré l'admiration témoignée par Max Jacob.Surtout connu pour l'énorme épopée "Les six chants de Grabinoulor", le poète apparaît sous des jours contrastés dans ces quatre poèmes, dans lesquels "Ma morte" (1931), poignant hommage à sa femme décédée, tient une place particulière, tandis que "La joie des sept couleurs" (1919) est peut-être le plus emblématique de cette "joie de vivre désespérée" qui pourrait être sa marque de fabrique..."Poèmes à l'autre moi" (1927) est certainement le plus fort des quatre présentés ici, présentant plusieurs fulgurances réellement saisissantes, tandis que "La panthère noire" (1939), "poème en cinquante anneaux et cinquante chaînons", témoigne d'un talent à l'écriture sous contraintes qui annonce déjà, paradoxalement, certains travaux oulipiens...Une belle introduction à un poète décidément inclassable, incarnant peut-être un étrange avatar d'un Apollinaire qui ne serait pas mort prématurément...

Charybde2
18/05/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.24 kg