Poetique

ARISTOTE

livre poetique
EDITEUR : BELLES LETTRES
DATE DE PARUTION : 01/01/86
LES NOTES :

à partir de
22,40 €

SYNOPSIS :

Livre de référence pour toute réflexion sur la poésie et sur la théorie littéraire en Europe depuis près de vingt-trois siècles. En examinant l'épopée et la tragédie, Aristote
en décrit les structures et en explique les origines et les fins. Ce faisant, il se démarque radicalement de Platon, qui avait banni toute forme de poésie de sa cité idéale.
1 personne en parle

1. Tout art est imitation, on peut imiter par différents moyens (comme le rythme, le langage et la mélodie), imiter des objets différents ou enfin imiter selon des modes différents.2. L'imitation d'objets différents se fait par l'imitation de personnes (nobles ou pauvres) en action. Si la tragédie imite des hommes meilleurs, la comédie, quant à elle, s'attache à l'imitation des hommes pires que les contemporains.3. Le mode d'imitation varie selon que l'on imite les mêmes objets par les mêmes moyens ou non4. Il y a deux causes naturelles à l'origine de l'art poétique : la première est que l'imitation est une tendance naturelle aux hommes, qui apprennent de cette façon. La seconde est que l'on prend plaisir à toutes les représentations, même les plus pénibles. Apprendre est un plaisir et la contemplation amène l'enseignement. L'imitation des mélodies et des rythmes est naturelle et engendre la poésie qui se scinde en deux parties : D'un côté l'imitation de belles actions avec la tragédie, et de l'autre l'imitation d'hommes bas avec la comédie.5. Le comique tient à une laideur qui n'entraîne pas de douleur, mais du rire. L'épopée ressemble à la tragédie car toutes deux sont des imitations d'hommes nobles dans un récit versifié. Mais l'épopée diffère car c'est une narration, qui n'est pas limitée dans le temps.6. La tragédie : c'est l'imitation d'une action noble, conduite jusqu'à sa fin. Cette imitation est faite par des personnages en action (et non par le moyen d'une narration) et, par l'entremise de la pitié et de la crainte, accomplit la purgation des émotions. La pensée et le caractère des personnages sont les deux causes naturelles de toutes les actions. On peut distinguer six parties dans la tragédie: L’histoire (sans action, il ne peut y avoir de tragédie car se sont les péripéties et les reconnaissances qui séduisent le plus) et les caractères (qui sont de nature à déterminer un choix) qui sont des moyens d’imitation. L’expression, qui est la manifestation de la pensée à travers les mots, incarne le mode d’imitation. Enfin la pensée (qui est la faculté de dire des paroles nécessaires et convenables), le spectacle (qui exerce la séduction mais qui est étranger à l’art) et le chant (c’est l’assaisonnement) constituent les objets d’imitation.7. La tragédie forme un tout, constitué d’un commencement, d’un milieu et d’une fin : La tragédie ne doit ni commencer ni finir au hasard. Le plus long est le plus beau dans la mesure où l’ensemble reste cohérent, l’étendue doit ainsi permettre le passage du bonheur au malheur et inversement.8. Pour qu’une histoire soit unique, un personnage unique ne suffit pas car il peut y avoir un foisonnement d’action. L’unité d’imitation résulte de l’unité d’objet et d’action (composé d’évènements nécessaires et vraisemblables).9. Le rôle du poète est de dire non pas ce qui à eu lieu mais ce qui aurait été vraisemblable ou nécessaire. La poésie est donc plus philosophique et noble que l’histoire car elle aborde le général. La comédie ne s’attache pas au sujet d’un homme en particulier tandis que la tragédie parle d’hommes qui ont existé : le poète est donc également historien car il s’appuie sur ce qui à existé afin de convaincre. Quand on connaît déjà l’histoire (comme avec les mythes), les évènements se déroulent contre notre volonté, ce qui provoque crainte et pitié.10. Les histoires, comme les actions, peuvent être simples ou complexes : une histoire simple à une action cohérente et unique, ou le renversement de fortune à lieu sans reconnaissance ni péripéties.11. On peut séparer l’histoire en trois parties : la péripétie qui est le retournement de l’action en sens contraire ; la reconnaissance qui est un retournement qui conduit de l’ignorance à la connaissance, vers l’amour ou la haine selon que le personnage est destiné au bonheur ou au malheur : elle suscite la pitié ou la crainte car il s’agit d’une reconnaissance de personne. Il y a enfin les évènements pathétiques, qui sont des actions qui provoquent destruction ou douleur.12. La tragédie se divise en quatre parties : Le prologue (c’est la partie qui précède l’entrée du chœur), les épisodes (parties se trouvant entre les chants du chœur), l’exode (partie qui n’est pas suivie du chant du chœur) et les chants de chœur qui sont eux-mêmes composés du Parodos (la première expression du chœur), du Stasimon (le chant du chœur) et du Kommos (le chant de lamentation du chœur et des acteurs).13. Pour qu’une tragédie soit bonne, il faut qu’elle imite des évènements qui suscitent la crainte et la pitié, que l’agencement soit complexe et l’histoire simple et que le retournement de fortune soit dans le sens bonheur-malheur. Les personnages justes ne doivent pas passer du bonheur au malheur, ce qui provoquerait la répulsion, et les personnages mauvais de doivent pas passer du malheur au bonheur, ce qui ne susciterait ni crainte, ni sympathie ni pitié. Le héros doit être un homme vertueux et juste qui tombe dans le malheur à cause d’une erreur, et non par vice ou par méchanceté.14. La crainte et la pitié naissent du spectacle ou de l’agencement même des faits. Ces émotions sont suscitées par l’action d’hommes qui ont des relations de haine, d’alliance ou d’indifférence. Si l’événement pathétique survient au sein d’une alliance, cela provoque la pitié ou la crainte. Les personnages peuvent agir alors qu’ils connaissent et identifient leurs crimes, c’est dans ce cas une situation faible qui suscite la répulsion et qui n’est pas tragique. Ils peuvent également accomplir leurs actes sans savoir et reconnaître l’alliance avec leur victime ensuite, il n’y à alors aucune répulsion mais un effet de surprise. Ils peuvent enfin, et c’est la meilleure solution, agir en ignorance mais reconnaître sa victime avant d’agir.15. Les caractères ont cinq buts : ils doivent être bons, convenables et sans démesure, ressemblants, cohérents, et toujours rechercher le nécessaire ou le vraisemblable.16. Il y a cinq espèces de reconnaissance : La plus étrangère à l’art poétique est celle par signes distinctifs innés ou acquis (comme une cicatrice), la seconde est celle imaginée par le poète (comme la confession), la troisième est celle amenée par le souvenir (quand la vue d’un objet provoque une crise de conscience chez le personnage), la quatrième est celle issue d’une déduction et la cinquième, qui résulte des actions accomplis, est la meilleur car l’effet de surprise se produit selon la loi de vraisemblance.17. Il faut agencer les histoires et leur donner forme avec l’expression (tout en évitant les contradictions internes) et en ayant recours aux gestes (qui sont persuasifs). Il faut toujours établir l’idée générale avant d’introduire les épisodes.18. Toute tragédie est composée de deux parties : Le nœud qui va du début au retournement de situation et la résolution qui va du retournement à la fin. Il y à quatre sortes de tragédies, mais le mieux est de toutes les mélanger : La complexe (qui est une succession de péripéties et de reconnaissances), celle comportant un évènement pathétique, celle de caractère et celle de spectacle. Le poète recherche les effets de surprise désirés (comme la punition d’un scélérat) car cela fait naître le tragique et la sympathie. Le chœur doit être considéré comme un acteur, il doit donc concourir à l’action.19. La pensée est tout ce qui doit être produit par les paroles et qui démontre, réfute, produit des émotions, les amplifie ou les réduit. Le poète doit pour cela connaître tous les modes d’expression (comme l’ordre, la prière, la menace, la question…).20. L’expression est composée de la lettre : c’est un son indivisible qui concourt à la formation d’un son composé (il y a la voyelle, la semi-voyelle et la muette qui diffèrent selon la forme prise par la bouche, l’aspiration, la longueur ou l’intonation). Mais aussi de la syllabe (son sans signification et composé d’une muette et d’une lettre ayant un son), de la conjonction (son sans signification qui à partir de plusieurs sons eux-mêmes signifiants provoque la formation d’une expression), de l’article (son sans signification qui marque le début, la fin de la phrase ou une division), du nom (son composé et signifiant qui n’indique pas le temps), du verbe (son composé signifiant qui indique le temps), de la flexion (qui indique une relation d’appartenance ou d’attribution, le singulier ou le pluriel ou encore les modalités exprimées par les personnages) et de l’énoncé (son composé signifiant dont certaines parties ont par elle-même un sens).21. Le nom peut être simple ou composé, courant ou propre, inventé, allongé ou écourté, modifié, masculin, féminin ou neutre. La métaphore est l’application à une chose d’un nom qui lui est étranger par un glissement du genre à l’espèce, de l’espèce au genre ou bien par analogie.22. La qualité de l’expression doit être claire sans être plate : pour cela, il faut mêler noms rares, métaphores et ornements qui évitent la banalité et noms communs qui assurent la clarté.23. Dans l’épopée, il faut agencer les histoires autours d’une action noble et unique, formant un tout et menée à son terme, ayant un début, un milieu et une fin.24. L’épopée, comme la tragédie, peut être simple ou complexe, construite autours des caractères ou d’un évènement pathétique, et nécessite des péripéties et des reconnaissances. Elle à les mêmes parties, sauf pour le chant et le spectacle. Homère est le poète parfait car l’Iliade à une structure simple et comporte des évènements pathétiques, alors que l’Odyssée est complexe et s’attache davantage aux caractères. Mais l’épopée diffère de la tragédie par la longueur de la composition et par le mètre. Le poète doit y faire le moins d’interventions possibles. Il faut préférer ce qui est impossible mais vraisemblable à ce qui est possible mais n’entraîne pas la conviction.25. Le poète doit toujours imiter une de ces situations : Les choses qui ont existé ou existent, les choses qu’on dit ou qui semblent exister, ou les choses qui doivent exister. L’épopée peut subir cinq critiques : être impossible, irrationnelle, nuisible, contradictoire ou ne pas respecter les règles.26. L’imitation par la tragédie est meilleure que celle par l’épopée

sovane
16/04/15
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : GREC ANCIEN
  • Traducteur : J. HARDY

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