Point de lendemain (d. v. denon) / la petite maison (j.-f. de bastide)

BASTIDE/DENON

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/02/95
LES NOTES :

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4,80 €
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Ebook

SYNOPSIS :

J'aimais éperdument la comtesse de... J'avais vingt ans et j'étais ingénu, elle me trompa. je me fâchai, elle me quitta. j'étais ingénu, je la regrettai : j'avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant
le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. elle était amie de madame de t...qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, mme de t... avait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée.
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" J'étais loin de m'attendre à tout ce que cette rencontre allait avoir de romanesque et d'extraordinaire. On va vite avec l'imagination des femmes. "Ce fut une lecture absolument délicieuse; le charme de cette légèreté raffinée de ton, ce style vif, élégant et mutin, cette atmosphère de fête galante. Ce récit est intitulé conte, un récit de nuit sur ce petit théâtre aristocratique du désir avec ses masques mondains de la décence sociale, son goût des échanges allusifs, suggestifs et tacites, l'esthétique de ses jardins et de ses alcôves sensuelles. Un conte d'amour libertin qui ne se pare pas de sentiments, c'est l'expression des désirs, des jeux des amours pour le plaisir; de l'impertinente comédie. Point de lendemain - " point de morale, je vous en conjure; vous manquez l'objet de votre emploi. Il faut m'amuser, me distraire, et non me prêcher."

Marilire
03/01/14
 

"Je cherchai bien la morale de toute cette aventure, et… je n’en trouvai point."La dernière phrase de ce conte est assez significative de l’ensemble du texte : il est inutile d’y chercher une quelconque morale ou leçon, seuls le caprice et l’inspiration d’un moment ont présidé à cette plaisante aventure. Celle-ci est initiée par Madame de T*, femme soucieuse de sa réputation et sachant la préserver (sans avoir celle d’une prude pour autant), à qui il prend brusquement la fantaisie d’enlever le jeune narrateur à une de ses amies et de l’emmener à la campagne de son mari. Bien que surpris, Damon se laisse conduire et entraîner dans un rêve éveillé. Cette dimension onirique est en partie causée par la rapidité des évènements. Cette vitesse se répercute sur la narration et donne au lecteur la sensation d’être lui aussi pris dans ce tourbillon. Toutes les procédés d’usage de ce type d’arrangement amoureux sont respectés, mais de façon accélérée, en une nuit. Vivant Denon livre donc dans cette nouvelle une épure des intrigues libertines aristocratiques et romanesques : tel Meilcour par Madame de Lursay, Damon est initié à l’amour et à ses délicatesses par Madame de T*, bien plus rapide dans cette entreprise. Elle y est bien entendu aidée par son jeune apprenti, déjà formé au langage codé de la société de l’époque.Comme l’annonce le titre, cette nuit d’initiation et de rêve restera sans lendemain : "Tout m’échappe avec la même rapidité que le réveil détruit un songe, et je me trouvai dans le corridor avant d’avoir pu reprendre mes sens." Le conte se poursuit alors, non plus sur le mode érotique comme précédemment, mais sur celui de la comédie : les retournements de situation se succèdent – avec bonheur, pour qui sait les lire entre les lignes, comme il est de coutume dans ces récits du 18e siècle –, chacun joue son rôle, sans toujours se rendre compte de son ridicule, et tous repartent contents. Bien sûr, tout n’est pas idyllique dans ce dernier tableau, le cynisme de Vivant Denon ne s’efface pas ainsi : la figure de Madame de T*** domine comme celle de la marionnettiste dans la pièce qui se joue, c’est-à-dire comme celle qui manipule tout ce beau monde et est la seule à sortir indemne de cette comédie sociale et amoureuse."Conviens que le théâtre du monde offre des choses bien étranges, qu’il s’y passe des scènes bien divertissantes."

AmandineMM
17/02/13
 

Le narrateur est un très jeune homme, 20 ans à peine, amoureux d'une comtesse qui le fait devenir chèvre et se joue de lui. Un soir, à l'opéra, il se retrouve dans la loge d'une de ses amies qui a de grands projets pour lui. Elle l'emmène dans sa propriété où ils dînent avec le mari de Mme de T. Puis ils partent en promenades dans un jardin délicieux avant que le jeune homme ne soit entraîné dans un cabinet délicieux, qui joue sur les miroirs, les faux semblants et les trompes-l'œil. Notre narrateur s'enflamme pour Mme de T. Après une nuit folle, il comprend qu'il n'a été que l'artisan d'une ruse.Joli conte très XVIIIe avec ces femmes qui se masquent, qui jouent les galantes ou se font passer pour chastes mais s'abandonnent joyeusement au libertinage. Il existe deux versions de ce conte, dont une version (annotée chez moi) plutôt osée, voire complètement pornographique (très amusante ! les métaphores valent le coup d'oeil !)

Praline
05/06/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg