Porte de la paix celeste

SHAN, SA

livre porte de la paix celeste
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/01/00
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

Zhao le soldat et Ayamei la révoltée courent dans les rues sombres de Pékin. La Place de la Paix céleste - Tian an men - est couverte du sang des étudiants. Du sang des enfants de la Chine moderne, élevés dans l'idéologie étouffante du régime maoïste. Ayamei se cache, quitte Pékin, parcourt des milliers de kilomètres, fuit vers la montagne. Inlassablement Zhao suit
sa piste. Son acharnement est à la mesure de sa foi dans le régime : aveugle et sans limites. Au terme de cette longue traque, Zhao, l'autodidacte inflexible, se laissera-t-il contaminer par la beauté et la poésie ou choisira-t-il d'ignorer la voie qu'Ayamei est en train de découvrir ? Il deviendra, malgré lui, le héros d'un roman d'amour sobre, pudique et troublant.
3 personnes en parlent

Je ne connaissais ni l'auteure, ni son premier roman, qui m'a été conseillé par une camarade de classe. Je n'ai pas été déçu : Porte de la Paix Céleste est un ouvrage empli de poésie comme je les aime, avec chaque phrase ciselée comme un bijou. J'ai apprécié le décalage entre les événements sanglants et tragiques qui frappent la place Tiananmen en 1989 et le style délicat de Shan Sa qui leur confère une étrange sérénité. La fascination qu'exerce Ayamei, la jeune porte-parole des étudiants, sur le soldat endoctriné Zhao est légitime : elle remet en cause toute son éducation militaire. A la fin, on glisse presque dans le registre fantastique : les deux personnages s'enfoncent dans une forêt enchanteresse aux allures de conte merveilleux. Une bonne découverte, je lirai peut-être d'autres romans de Shan Sa pour confirmer ma première impression.

Shirayukihime
08/01/14
 

Certes on n'est pas loin du cliché (c'est d'ailleurs la même chose dans la joueuse de go) mais cela passe bien. L'écriture influencé par l'occident s'inspire de la poésie des vieux contes chinois.En lisant ce roman, je me suis détaché de mon environnement présent (le wagon d'un métro de banlieue) pour plonger dans le monde d'Ayamei et de Zhao ; et malgré la trame qui s' avère de plus en plus faible au fil de la lecture, j' en garderais un excellent souvenir... Porte de la paix céleste est différent de la joueuse de go, l'atmosphère, l'écriture sont changées, la qualité même du texte n'est pas la même cependant ils ont réussi tout deux à me faire m'évader de mon quotidien. Ce sont deux très bonnes lectures …

Lacazavent
21/10/11
 

L'histoire, ou plutôt le drame, d'Ayamei est d'être née à une époque troublée en Chine communiste. Née en 1968, elle a été élevée par une grand-mère, dont les pieds bandés la faisaient souffrir, alors que ses parents étaient envoyés dans un centre de rééducation. Ayamei a grandi dans la solitude jusqu'au jour où son chemin croise Min, un camarade d'école, avec qui elle va nouer une amitié fusionnelle. Cette amitié ne sera pas aux goûts des adultes, Ayamei et Min ne doivent plus se voir, se tenir séparés pour toujours ! Cette déchirure a façonné le parcours de la jeune étudiante, on le comprend, quand on la croise la première fois sur la place de la Paix Céleste (ou Tian an men), durant la nuit du massacre des étudiants contestataires au régime communiste. Apparaît alors un autre personnage clef du roman : Zhao le lieutenant chargé de partir à la recherche de la "criminelle" en fuite, dans un village de pêcheurs, dans la forêt... La jeune fille est insaisissable, le soldat la traque, lit son journal d'adolescente et les quelques feuilles qu'elle sème à tout vent; sans doute découvre-t-il une facette nouvelle, une perspective différente du conditionnement chinois, seule la toute fin du roman le dira !.."Porte de la Paix céleste" est un roman riche, passionnant, qui commence sur un fait historique que l'auteur s'empare à peine. Shan Sa dévie son sujet, se fixe l'objectif de tracer un portrait en parrallèle de deux êtres que tout oppose et que le destin doit forcer à rencontrer. L'écriture est belle, influencée par la poésie, la description des chansons, des hymnes à la nature, aux légendes et transcende ainsi le personnage d'Ayamei, car comme dit la mère de la jeune fille, c'est "un oiseau indomptable qui mourrait si on l'enfermait". Un petit oiseau qui déploie ses ailes et laisse le souvenir fugace d'un esprit de toute beauté !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.10 kg

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