Pot-bouille

ZOLA, EMILE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/10/82
LES NOTES :

à partir de
4,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

L'histoire d'un immeuble dans le paris embelli, policé, moralisé, rentabilisé par la révolution hausmannienne. Le propriétaire, les locataires, le terrible concierge, des employés " résignés comme des chevaux de manège ", un architecte qui trompe sa femme, deux ou trois femmes hystériques, des gamines vicieuses, des " troupeaux de demoiselles à marier ", des thés musicaux : pas
de drame mais la ménagerie sociale d'une époque au grand complet, " la pourriture d'une maison bourgeoise, des caves au grenier ". Et, derrière le décor " beaux-arts " de la façade, le trou infect de la cour où la " rancune de la domesticité " vomit " les ordures cachées des familles ". " toutes les baraques se ressemblent, conclut l'une des bonnes. c'est cochon et compagnie. "
4 personnes en parlent

En ouvrant ce livre, je le jure, je n'avais aucune idée de ce que j'allais y trouver! Le terme "pot-bouille" ne m'évoquait rien, et je n'avais jamais regardé de résumé ou d'avis sur ce livre. Surprise totale, donc!Et bonne surprise: Zola nous propose dans ce roman un huis-clos sur la bonne société parisienne qui vit cloîtrée sur elle-même, dans un immeuble d'époque. Tous les personnages de Pot-Bouille sont hauts en couleur: Madame Josserand, qui cherche à marier ses filles à tout prix; Octave, qui est complètement obnubilé par les femmes; Monsieur Duveyrier prétend soutenir la sauvegarde des bonnes moeurs mais dilapide son argent pour sa maîtresse; Marie Pichon, fille de bonne famille croyante, qui finit par se jeter dans les bras d'Octave... Bref, on ne s'ennuie pas un instant! On est presque dans un vaudeville, et l'ironie de Zola transparaît sous le portrait peu flatteur qu'il dresse de ses personnages.Dans une saga quand même parfois très lourde (l'Assommoir, la Conquête de Plassans), Pot-Bouille est une vraie bouffée d'air frais: j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, et je me suis vite attachée au personnage d'Octave, un séducteur un peu en carton, mais très sympathique. Je vous conseille donc ce livre un peu trop méconnu selon moi, et qui vous fera passer un bon moment si vous parvenez à saisir l'humour qui s'en dégage. A savoir qu'il existe aussi une adaptation du roman, avec Gérard Philippe.

WarsawSnow
06/04/14

Pour ce dixième volume de la série des Rougon-Macquart, Zola continue sa description du monde parisien. Après les dorures des ministères, la boutique de Gervaise, l'appartement à Passy et les différentes résidences de Nana, il s'attache ici à décrire le fonctionnement d'un immeuble haussmanien. On se retrouve dans une ambiance proche de celle de La curée, où quelques notables tentent de profiter des travaux d'urbanisme d'Haussmann pour s'enrichir, tandis qu'une grande partie de la population subit plus qu'elle ne profite de ces évolutions.Mais l'apport de ce nouveau roman est d'entrer dans l'intimité de la vie de cet immeuble. Le prétexte est Octave Mouret, qui arrive de Plassans pour s'installer à la capitale, avec l'aide de quelques connaissances. Il prend peu à peu pied dans cette société, où les machinations et les mensonges des plus riches permettent aux bonnes de nourrir leurs discussions. Car si la vie des bonnes est marquée par le sacrifice et la soumission, celle des maitres est occupée à trouver le mariage le plus profitable, à faire fructifier les placements ou à attendre que le vieil oncle avare daigne donner sa part à la famille. Pot-Bouille ne m'a complétement convaincu. Le dénigrement des bourgeois a un aspect un peu systématique, et sa peinture des domestiques est un peu limitée. Il faut dire que depuis, que ce soit dans La règle du jeu de Renoir ou dans Gosford Park de Robert Altman (et il y en a bien d'auutres), les relations entre maîtres et domestiques ont beaucoup servi à la construction de fictions. Pot-Bouille reste toutefois la description un peu vacharde et caustique d'un immeuble bourgeois de ce Paris sous Napoléon III, à une époque où les bourgeois pensent avoir repris le contrôle de la société.

Yohan59
21/09/12
 

Pot-Bouille, dixième roman du cycle des Rougon-Macquart, est une étude de moeurs. Nous suivons Octave Mouret (celui qui bullait à Marseille sans pouvoir obtenir son bac) qui emménage dans une maison bourgeoise parisienne où l’on se targue d’avoir la meilleure société comme locataires. Au départ plutôt ébloui par les apparences calmes et bien élevées de cette maison, il va tenter de séduire un peu n’importe qui, tremper dans de vilaines histoires et réaliser l’immense hypocrisie de ce milieu, avant d’épouser la patronne d’un petit magasin qu’il va réformer de bout en bout, mais ce sera pour le prochain tome (qu’il me tarde d’entamer).Pendant à L’Assommoir où le peuple était disséqué, Pot-bouille fouille sous les jupes des grasses bourgeoises et de leurs bonnes, et c’est carrément dégueulasse. L’accouchement d’Adèle est un modèle de répugnance, où la bêtise la plus crasse rejoint un besoin désespéré de respecter des apparences hypocrites.Il y a énormément de personnages dans ce roman, on entre et on sort beaucoup, par l’entrée de service et l’escalier officiel, la mécanique est bien huilée et le rythme ne faiblit jamais. Pourtant on peine à s’attacher à quelqu’un, même si les portraits sont suffisamment nuancés pour qu’on parvienne à comprendre les caractères sans asséner de jugements définitifs.Enfin, les lectrices sont bien maltraitées, l’une se fait complètement tourner la tête par un roman de George Sand et l’autre n’en peut plus de chouiner mollement avec Dickens.C’en est fini des lettres de Flaubert, sa mort en mai 1880 rendit Zola « idiot de chagrin ». La perte de sa mère l’enfonce encore plus, et c’est en pleine hypocondrie, la quarantaine venue, qu’il rédige ce roman. C’est peut-être ce contexte qui rend l’ambiance si froide et détachée... Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Un vieil adage dit qu'on ne sait pas ce qui se passe chez les gens une fois la porte fermée....Eh bien Zola confirme qu'il s'y passe plein de choses inavouables surtout lorsque ces "choses" se déroulent entre les murs de la bourgeoisie parisienne bien "sous tous rapports"! Je me suis surprise à rire plusieurs fois en lisant quelques scènes bien gratinées et surtout en lisant les répliques de Mme Josserand. L'auteur a réussi ce tour de forces d'offrir une peinture sans complaisance de la bourgeoisie pleine de principes qui croule dans les histoires d'adultères et s'enferme cependant dans des principes rigides... Seule une famille de l'immeuble ne se mêle pas aux autres et offre un bonheur tranquille d'une famille sans histoires....mais comme dirait le concierge, ce sont des gens infréquentables car le monsieur, rendez-vous compte, est écrivain! Sinon, Naturalisme oblige, Zola rend compte aussi de la vie des petites gens et notamment des domestiques avec un portrait poignant de la piqueuse de bottines et l'accouchement de la malheureuse Adèle, seule au milieu de ses fourneaux, enceinte des méfaits de ses maîtres et obligée d'abandonner sa petite....Ainsi, le lecteur peut comprendre une révolte sous-jacente de l'auteur contre l'hypocrisie des siens qui sous couvert de leurs bonnes manières profitent de la misère de ses semblables, et adoptent exactement les mêmes comportements de ceux qu'ils condamnent en société! Bref, un grand roman de Zola qui ouvre la voie au tome suivant "Au bonheur des Dames". A lire et relire sans modération. vivi

vivicroqueusedelivres
18/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.23 kg

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