livre present
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 19/08/06
LES NOTES :

à partir de
16,00 €

SYNOPSIS :

Elle aurait voulu être une bête, au moins ça aurait été clair. Elle est juste professeur de la vie et de la terre, mais il n'y a plus de vie il n y a plus de terre sous ses pieds quand son amant part. Alors au collège, elle n y va pas. Qu'est-ce qu'elle enseignerait, hein ? Son corps enseignant, il est ici. Son intelligence, sa patience, son savoir, tout pourrit sans caresse. Elle se racornit comme les feuilles de certaines plantes quand elles manquent d'eau. Elle peut juste attendre qu'il revienne ou qu'elle reparte le voir. Toute la vie suspendue dans l'intervalle. Sans son corps, elle ne peut pas
enseigner C'est comme ça. Elle n'a de tête que si tout le corps vit. Et elle a beau essayer de penser autrement, elle n y arrive pas. Elle pense par la peau. Son corps la mène dans la vie et elle découvre un gouffre. Le corps peut manquer à l'appel. D'une écriture incisive et empathique, Jeanne Benameur brosse le portrait de tous les acteurs d'un collège de banlieue avant les émeutes, questionnant leur présence vive. Avec émotion, elle débusque les symboliques occultées du monde scolaire et les drames intimes de chacun: une brèche s'ouvre pour une pédagogie à rebours de tous les tabous.
4 personnes en parlent

Bing ! Elle frappe juste. Comment ne pas être désemparé parfois devant la tournure que l'enseignement prend de nos jours. Loin de moi l'idée de rentrer dans une quelconque polémique ... mais il suffit d'écouter les collègues qui partent à la retraite. Ils ne reconnaissent plus les élèves. Malgré tout le roman se termine sur une note d'espoir. Rien n'est jamais perdu.

leiloona
23/03/11
 

Une fin d'année au collège Le ressenti des élèves et des adultes au sein du collège ; des êtres qui se croisent dans un même lieu et qui ont du mal à se rencontrer.Plaidoyer pour une école humaine mais malheureusement, même si ce roman a été écrit il y a près de 10 ans, rien n'a changé bien au contraire.

beraud@archimed.fr
08/04/16
 

"Oui, il voulait que les livres lui montent jusqu'aux yeux,lui révèlent le monde . Oui, il était sûr que la lecture d'un vrai texte change le regard de celui qui lit. Sa force à lui, elle est là, dans les livres."Ce credo réconfortant d'un professeur de français est une des jolies découvertes du roman de Jeanne Benameur, Présent ? .Lu pendant les vacances (quel masochisme !), j'ai failli interrompre la lecture de ce texte quasiment dès le début, freinée que j'étais par certains monologues, trop lyriques à mon avis, de cette jeune professeur des sciences de la vie et de la terre qui se demande si elle va continuer à enseigner. Finalement, j'ai vaincu l'obstacle et lu d'une traite ce récit polyphonique d'une journée cruciale à l'intérieur d'un collège de banlieue:celle du conseil de classe , couperet ou passerelle vers l'avenir, selon le verdict.Maintenant que j'ai repris contact avec la réalité de l'enseignement, je dois avouer que le roman de Jeanne Benameur ne me convainc plus autant, sa vision étant trop idéalisée. cathulu

cathulu
21/07/12
 

En novembre 2005 la banlieue parisienne s'enflammait. C'est au mois de Juin que nous suivons ici quelques personnages d'un collège, le temps de bien s'imprégner de chaque individualité avant d'assister au dernier conseil de classe pour les 3°, celui qui va décider de leur orientation.Ce roman est très émouvant, tout autant qu'éprouvant. Il dessine un portrait désenchanté et un poil découragé du milieu scolaire, sans omettre pour autant quelques pistes sources de lumière et d'espoir. Je trouve que Jeanne Benameur a su très élégamment éviter l'écueil de la caricature, et c'est sans doute la raison pour laquelle on est aussi atteint par chacun, qu'on pourrait facilement transposer dans notre propre expérience.Cette lecture m'est tombée du ciel par la grâce d'un cadeau surprise de Laure, à une période où je me sens un peu perdue dans mes choix de lecture, où je cherche des repères. J'ai donc reçu comme un message personnel l'évidente foi de la documentaliste et celle, un peu noyée, du prof de français, en le pouvoir libérateur du langage."D. s'est arrêté d'écrire, les yeux dans le vague. Elle ignore tout de son texte. Elle le respecte seulement. C'est une minuscule oeuvre dans le monde, quelques lignes sûrement maladroites et sûrement bourrées d'erreurs orthographiques mais c'est une oeuvre infiniment respectable. En cherchant ses mots, le jeune homme fait des pas. Il se risque. Il dépasse la peur. Il apprend que la langue n'est pas faite seulement pour remplir des formulaires ou sélectionner des bons et des mauvais. Les mots peuvent nous conduire. Loin. En toute liberté. Les mots nous révèlent. On grandit en écrivant, en lisant. Parce qu'on prend le risque de connaître."Il n'y a pas de hasard... Sylvie Sagnes

SagnesSy
04/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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