Problemes economiques t.2975; allemagne : un modele economique a l'epreuve

PROBLEMES ECONOMIQUES

livre problemes economiques t.2975; allemagne : un modele economique a l'epreuve
EDITEUR : DOCUMENTATION FRANCAISE
DATE DE PARUTION : 08/07/09
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SYNOPSIS :

DOSSIER : Allemagne : un modèle économique à l'épreuve Exportations : le moteur crachote The Economist La récession mondiale met à rude épreuve le modèle économique allemand qui repose sur les exportations. Ces dernières vont en effet enregistrer en 2009 un recul en volume historique. Le choc est tel que certains pays dont le modèle de croissance est semblable à celui de l'Allemagne, pensent aujourd'hui à en changer. Pourtant, les deux partis de la grande coalition au pouvoir actuellement à Berlin et qui vont affronter les urnes à l'automne, sont unis dans la conviction que les exportations doivent rester le fondement de la prospérité allemande. L'Allemagne a évité la désindustrialisation et les excédents de la balance commerciale représentent un moyen de résoudre les problèmes, notamment financiers, posés par le vieillissement de la population. Dans ce contexte, il est peu probable que le prochain gouvernement encourage le changement. La prudence fiscale devrait plutôt l'emporter estime The Economist, compte tenu de la forte dégradation des finances publiques. L'Allemagne face à la crise : un choix s'impose ? Allemagne d'aujourd'hui Hans Brodersen Entre 2003 et 2007, le monde a vécu une longue et vigoureuse phase d'expansion de la production et du commerce international. L'Allemagne est un des pays qui a le plus profité de cette conjoncture. Traditionnellement très ouverte, elle produit, grâce à ses PME industrielles, de nombreux biens répondant aux besoins des industries occidentales et du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). En termes macroéconomiques, la croissance allemande dépend depuis longtemps de l'excédent de son commerce extérieur et cette dépendance s'est encore renforcée ces dernières années, la demande intérieure n'enregistrant que de faibles progressions. Les réformes du marché du travail sous l'ère Schröder et la quête de rentabilité des entreprises ont encore accentué cette situation. Selon l'auteur, l'Allemagne est ainsi confrontée au choix suivant : laisser se développer une économie à deux vitesses - un secteur très florissant tourné vers l'exportation et un deuxième, tourné vers le marché intérieur et où les conditions sont plus précaires - ou redynamiser le marché intérieur via une amélioration de la redistribution des revenus. Développer le modèle de croissance allemand autour de ses points forts Handelsblatt Thomas Hanke L'excédent commercial dégagé par les entreprises allemandes repose sur une base très étroite, car elle est composée de trois branches seulement : l'automobile, la construction mécanique et la chimie. Afin d'assurer l'avenir du modèle allemand, deux stratégies s'opposent. Selon la première, le stock de capital et la main-d'oeuvre qualifiée continueront à garantir des excédents de la balance commerciale. La seconde stratégie se propose d'adopter une posture plus active. Elle consiste à développer des branches d'avenir qui pourraient venir s'ajouter aux trois piliers traditionnels. Il s'agit notamment des services (de santé et aux entreprises), de l'industrie pharmaceutique, du génie biomédical et de la métrologie. Ces branches présentent un double avantage : elles sont riches en emplois et augmenteront ainsi les revenus et la demande intérieure, et elles représentent un excellent terrain d'application des qualités traditionnelles de l'ingénierie allemande. Le succès actuel des technologies propres - l'Allemagne figure dans ce secteur en excellente position - témoigne de la pertinence de cette deuxième stratégie. La crise : une chance pour les PME allemandes Regards sur l'économie allemande Isabelle Bourgeois La crise a affecté le moral des entreprises industrielles allemandes, mais elle n'a pas brisé leur confiance. Cette dernière est d'abord basée sur les atouts traditionnels des PME outre-Rhin : leur réactivité à l'évolution de la demande, leur capacité à offrir des produits et prestations de qualité, leur tradition du partage des savoirs au sein de réseaux de partenariat et leur culture du long terme. En outre, la crise représente aussi une chance, car pendant les années de forte croissance, voire de surchauffe, les efforts d'innovation ont parfois été relégués au second plan. Les entreprises industrielles comptent ainsi mettre à profit la période de crise actuelle pour renforcer leur compétitivité et consolider, à terme, leurs parts de marché mondiales. Les pouvoirs publics peuvent encourager ces initiatives par une révision du régime fiscal et une réduction des charges bureaucratiques. Mais le principal défi demeure le manque de chercheurs et d'ingénieurs-techniciens hautement qualifiés, qui pourrait à l'avenir peser sur la compétitivité des entreprises allemandes. Pauvreté et justice sociale : le débat avant les élections Note du Cerfa Serge Gouazé Depuis quelques années, la pauvreté tend à s'amplifier en Allemagne. Telle est l'une des conclusions du troisième rapport du gouvernement sur la pauvreté et la richesse. Entre 1998 et 2005, le pourcentage de la population vivant au-dessous du seuil de risque de pauvreté est passé de 12,1 % à 13 %. Sont concernés surtout les chômeurs de longue durée et les personnes issues de l'immigration. Parallèlement, l'écart de revenu s'est creusé : depuis les années 1990, le revenu moyen (moyenne arithmétique) des ménages a
augmenté de 1 700 euros, mais l'accroissement du revenu médian n'a été que de 900 euros. Les bénéfices des années d'expansion n'ont donc pas profité de façon égale à tout le monde. Si d'autres tendances se dessinent, comme l'apparition des travailleurs pauvres et la lente érosion de la classe moyenne, il faut retenir que le risque de pauvreté est inférieur à la moyenne européenne et que l'État social remplit toujours de manière satisfaisante sa fonction de redistribution. Néanmoins, tous les partis politiques se sont découvert un nouvel intérêt pour les inégalités et la pauvreté ; le sujet pourrait peser sur le débat électoral dans la perspective des élections législatives de septembre prochain L'économie sociale de marché : un concept toujours actuel Regards sur l'économie allemande Henrick Uterwedde Si la République fédérale d'Allemagne fête en 2009 ses 60 ans d'existence, elle célèbre avant tout son système économique et social - celui de l'économie sociale de marché (soziale Marktwirtschaft). Ce modèle économique, appliqué à partir de 1948, est le résultat de la synthèse de certaines analyses économiques des années 1930 et du volontarisme politique des pères fondateurs de la RFA. Ainsi, l'économie sociale de marché est une sorte de troisième voie entre capitalisme sans limites et communisme collectiviste, dont l'objectif est de combiner, sur la base d'une économie concurrentielle, l'initiative privée et le progrès social. Dans ce modèle, l'Etat est le garant explicite de l'ordre économique et social, le premier reposant sur le libéralisme, ce qui nécessite un Etat doté d'une forte autorité dans le domaine réglementaire. Cette volonté de concilier des éléments apparemment contraires peut apparaître comme l'essence innovatrice majeure de l'économie sociale de marché. L'auteur - outre la genèse du modèle - présente ici l'évolution et les variantes de ce système à l'occasion du 60e anniversaire de la RFA. Il conclut que l'économie sociale de marché ne constitue pas un système achevé, mais un concept évolutif qui demeure un facteur important de cohésion politique et sociale outre-Rhin. Egalement dans ce numéro INDICATEURS ECONOMIQUES Repenser la mesure du progrès économique et social Financial Times John Thornhill Lorsqu'ils cherchent à mesurer la richesse et les progrès accomplis par les nations, les statisticiens et les économistes ont communément recours au produit intérieur brut (PIB). Nombreux sont ceux pourtant qui, de longue date, dénoncent les insuffisances et l'inadéquation de cet indicateur parce qu'il ne rend pas compte des inégalités sociales, de l'empreinte écologique, de l'épuisement des ressources naturelles, de la dégradation de l'environnement, etc. Au début de 2008, à l'initiative du président de la République, Nicolas Sarkozy, une commission internationale d'économistes présidée par Joseph Stiglitz, et à laquelle participe Armatya Sen, a été invitée à imaginer de nouveaux indicateurs. Ce groupe de travail, coordonné par Jean-Paul Fitoussi, a mis en ligne, début juin 2009, sur son site un pré-rapport qui offre des premières pistes de réflexion, avant la remise, fin juillet, d'un rapport définitif. Les objectifs à atteindre sont au nombre de trois : réconcilier les citoyens du monde avec les statistiques, qui reflètent mal la réalité de leur vie quotidienne, faire face à l'urgence écologique et donner aux décideurs politiques des instruments de mesure pertinents pour l'action publique. SECTEURS L'évolution du secteur des SSII depuis l'an 2000 INSEE Première Bénédicte Mordier A la fin des années 1990, avec la préparation du passage à l'an 2000 et l'introduction de l'euro, les sociétés d'ingénierie informatique (SSII) ont connu une période florissante. Le marché des activités informatiques s'est par la suite retourné et a débouché sur une restructuration du secteur en 2001 et 2002. Les petites et moyennes entreprises (PME) ont dû faire face, à cette époque, à une dégradation de leurs comptes et un certain nombre d'entre elles, les plus rentables, ont été absorbées par des groupes. Aujourd'hui, ce sont les grandes firmes et les micro-entreprises qui tirent l'activité et continuent de créer des emplois. ENTREPRISES L'éthique et les déclarations déontologiques des entreprises Cécile Renouard Etudes La question de la responsabilité sociétale des entreprises est aujourd'hui une préoccupation majeure des grandes firmes multinationales occidentales. Dans les années 1970, la condamnation de l'apartheid et le boycott du régime sud-africain ont marqué une première étape de la mise en oeuvre de principes éthiques dans le milieu des affaires. Depuis plusieurs années, les conséquences de l'activité des grandes entreprises sur l'environnement, les conditions de travail ou le respect des droits de l'homme font l'objet d'évaluations régulières par des agences de notation spécialisées. Mais si les déclarations déontologiques et les codes de bonne conduite abondent, comment se traduisent-ils dans les faits ? L'auteur se penche d'abord sur l'histoire de l'évolution des engagements de la part des grandes firmes occidentales afin de mieux comprendre les apports et les limites de leurs déclarations déontologiques et de mieux définir les conditions d'une démarche réellement éthique.
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