Quand les murs tombent

GLISSANT, EDOUARD

livre quand les murs tombent
EDITEUR : GALAADE
DATE DE PARUTION : 04/10/07
LES NOTES :

à partir de
5,00 €

SYNOPSIS :

La France, une démocratie, une vieille République, terre dite des « Droits de l'homme », serait-elle à ce point menacée qu'il lui soit nécessaire de se forger une identité nationale ? On le sait bien, les murs identitaires sont des prisons. Et on ne saurait gérer un ministère de l'identité sans que la vie de la collectivité ne devienne
une mécanique, dont l'avenir serait alors « aseptisé, rendu infertile par des régies fixes, comme dans une expérience de laboratoire ». Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant signent dans ce court libelle Contre les murs. L'identité nationale hors-la-loi ? un appel à résister contre le ministère de l'Identité nationale.
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CritiqueLe texte de Patrick Chamoiseau et d'Edouard Glissant est présenté comme un manifeste et un réquisitoire contre l'identité nationale érigée telle un mur par des politiques pour préserver la population contre un mal invisible: l'autre. C'est selon la thèse des auteurs.Le lecteur s'attarde sur cette phrase:"On ne saurait gérer un ministère de l'Identité. Sinon la vie de la collectivité deviendrait une mécanique, un avenir aseptisé, rendu infertile par des régies fixes, comme dans une expérience de laboratoire". On médite, on réfléchit et on constate: "Il n'y a rien de neuf sous le soleil des diatribes!" On s'accroche: l'espoir fait vivre...Après quelques pages (le texte présente en tout 26 pages), on aimerait penser que l'existence de ce travail sert aux auteurs de comprendre la naissance, les motivations et l'ancrage de la créolité dans la société dont ils sont issus. On aimerait!En réalité, la rhétorique est aux service d'une plaidoirie facile et à sens unique à charge de l'Occident! (encore une fois!). Les auteurs construisent leur dissertation autour du concept de l'Identité - nation pour mieux le déconstruire avec des arguments un peu plus "polis" mais de même natures que ceux clamés par les "Indigènes de la République".Les auteurs attaquent l'enfermement de la politique actuelle dans la rhétorique du rejet de l'autre (le syndrome du pompier polonais prend le nom de l'immigrant qui veut bousculer la Nation et l'Identité française dans ce qu'elle a de plus intrinsèque). Ce en quoi, il n'a peut être pas tort car la culture de la peur saupoudrée d'une bonne dose de communication, et on fait trembler Margaux dans sa chaumière!!!Mais là où je le trouve risible est dans sa conception manichéenne de la chose politique ou de la rex publica faisant de l'Occident (l'Europe, Les Etats-Unis comme porteurs de tous les maux) et des immigrants, les Sudistes comme de gentils personnages qu'on bouscule et maltraite. Ils font d'eux des victimes. C'est c'est cela qui m'agace dans ce livre. D'un point de vue psychologique, ce genre de comportement est dévastateur. la victimisation à la longue ne permet pas un travail de guérison mais conduit à un raidissement moral, psychologique et intellectuel. Elle conditionne l'échec. L'individu ne se sent exister que parce que victime. Les auteurs oeuvrent, confortent cette attitude, excusent des manquements, justifient l'échec et le fatalisme engendré par cette résignation absurde à un passé jamais surmonté, jamais dépassé. Autre fait qui m'agace: les auteurs fustigent la volonté des peuples du Nord à protéger leurs frontières et y voient une marque d'intolérance et de fermeture. L'Occident est de nouveau visé. L'Europe, Les Etats-Unis avec le mur érigé contre le Mexique sont pointés du doigt. Le procédé et la violence des reconduites à la frontière, des tirs sans sommation sont des scandales aux pays des droits de l'homme. Je conçois. Cependant, ne doit-on pas surveiller le flux des personnes sur un territoire souverain tout en respectant les traités et accords européens et internationaux? Ici, les auteurs pointent du doigt l'Occident mais silence sur le mur de la honte érigé par l'Israël. Et que penser du mur d'Hadrien des siècles plus tôt marquant ainsi la limite des terres connues et barbares? Que dire de la muraille de Chine construit par le premier empereur de Chine pour surveiller le flux et reflux de l'ennemi dans le royaume unifié? L'Occident ne cause pas la totalité des malheurs de la terre et des peuple. C'est lui donner trop d'importance et montrer par là son propre ignorance. Dans la loi du pire, tout le monde peut être tour à tour le législateur et l'avocat ou victime. Le mythe du bon sauvage n'a jamais existé.Quant à la politique intérieure d'un Etat, il ne s'agit pas de disserter. Le fait politique est toujours plus complexe car il est au carrefour de plusieurs confluents à commencer par le sociétal. Le "vivre ensemble" demande l'intégration des personnes dans la République sans quoi celle-ci meure car tombée dans la sclérose. Mais "vivre ensemble" exige aussi de l'autre une part d'effort et d'intégrer les lois des pays d'accueil. L'adage "A Rome, on vit comme des Romains" est un compromis intéressant car il demande de la part de celui qui vient de signer un pacte implicite de bonne entente. C'est pourquoi, pour moi, à trop vouloir "angéliser" les foules qui refusent le compromis (il s'agit de s'intégrer non de s'assimiler), on tombe dans une pensée toute faite et nauséabonde aussi (osons le dire). Comme quoi l'intelligence ne nous rend pas forcément service dès lors qu'elle est soumise aux remous de l'émotion et à la facilité. Victoire

tran
28/04/12
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.05 kg

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