Quatre saisons a mohawk

RUSSO, RICHARD

livre quatre saisons a mohawk
EDITEUR : QUAI VOLTAIRE
DATE DE PARUTION : 22/08/05
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Avant d'être contraint de s'occuper de son fils, Sam Hall ne lui avait pas prêté beaucoup d'attention. Plus souvent dans les bars qu'auprès de sa famille, ce buveur, joueur et séducteur invétéré avait laissé à sa femme le soin d'élever seule le petit Ned. Mais désormais, il n'a plus le choix, et le voilà flanqué d'un nouvel acolyte, haut comme trois pommes, qu'il va tenter d'élever sans renier
son mode de vie. Commence alors pour Ned une drôle d'éducation auprès de ce père atypique, entre parties de pêche et fréquentations peu recommandables. Avec une sensibilité infinie, Richard Russo dissèque les relations complexes entre un père et son fils, et dresse, à travers ces deux hommes, le tableau de l'Amérique populaire, paradis perdu où chacun tente, à sa manière, de s'en sortir.
2 personnes en parlent

Quand Ned Hall nait en 1947, son père revient juste de la guerre après avoir débarqué en Normandie, et a l’impression que la grossesse a duré à peine une semaine. Ce qu’il veut, lui, et de façon permanente et durable, c’est boire, courir les filles et jouer aux courses. Sa femme, constatant qu’il ne se calmera pas, s’en sépare et élève seule le petit Ned.Seulement quand elle traverse une grave dépression et doit être hospitalisée, Sam Hall héritera d’un fils de 10 ans qu’il a vu une fois.Mais à Mohawk Sam est une figure, et à sa traine le P’tit Sam va se coltiner la vie selon l’angle de vue très middle-class mais néanmoins hautement réjouissant d’un gamin de l’Amérique des années 60 …Encore une fois c’est savoureux du début à la fin, Sam est un Sully aussi tête de cochon que charmeur, Ned un mignon petit mou, et on ne peut qu’aimer la galerie de personnages qui leur gravitent autour. Que l’on aille à la pêche aux poissons ou aux balles de golf perdues, que l’on chaparde dans les magasins ou qu’on rencontre le premier Marxiste par instinct, à aucun moment on ne lit, en fait, on est partie prenante de l’aventure, et on a complètement oublié ces histoires de morale, de il faudrait ou ne faudrait pas. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

(Une seule lecture) Le long roman de Richard Russo est bien plus que la relation minutieuse des anecdotes de la vie d'un jeune garçon, dans les années soixante. A travers l'histoire de celui-ci, l'auteur décrit avec un fourmillement de détails la vie d'un « bled » américain (son modèle est sa ville de naissance, Gloversville) un « trou-du-cul » du monde (en l'occurrence situé dans l'Etat de New-York, dans les Adirondacks), une petite société dont les préoccupations sont à mille lieues de celles des citadins, qui fonctionne selon un ordre établi seulement depuis quelques générations. Parmi ces quatre saisons, l'hiver y est marquant : il est long, froid et signe l'inactivité momentanée de toute une population qui, comme le père de Ned, travaille dur le autres six mois de l'année. Cette humanité rude est composée de personnages attachants, parfois émouvants, comme le jardinier du presbytère, parfois tragiques, comme Drew, le gamin déstructuré qui ne peut s'exprimer que par la violence. Ce sont de « petites gens », qui ne sont pas sans évoquer les personnages des romans de Mark Twain. Ici, point de self made men profitant de l'essor industriel et agricole du 19eme siècle, point de businessmen et autres WASP, plutôt des laissés-pour-compte du rêve américain, que l'amour propre pousse à se mentir et à déguiser la vérité pour continuer à marcher, au bord de l'abîme. L'auteur parvient à rendre sympathiques, malgré leurs défauts, la mère, insupportable, et le père, dissolu, de Ned, parce que ce dernier a, en dépit de tout, de l'affection pour eux et que tout est vu à travers l'oeil de l'enfant. Et cet enfant est comme l'on dit résilient, il parvient à se sortir de cette indigence intellectuelle, à accéder aux études universitaires, avec en lui toute la force que ses éprouvantes années d'enfance lui ont procurée. Un roman d'apprentissage, très bien écrit, qui a été très apprécié, dans lequel il faut prendre le temps de s'immerger. - Retrouvez tous les titres du comité d'octobre 2005 Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Format

  • Hauteur : 21.80 cm
  • Largeur : 13.40 cm
  • Poids : 0.50 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE