Quelque chose en lui de bartleby

DELERM, PHILIPPE

EDITEUR : MERCURE DE FRANCE
DATE DE PARUTION : 27/08/09
LES NOTES :

à partir de
10,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Www.antiaction.com est pris d'assaut. Beaucoup de compliments, qu'Arnold a d'abord trouvé outranciers, mais on s'habitue vite. Ces enthousiasmes suivis d'épanchements sont souvent signés d'un prénom féminin accompagné d'une adresse e-mail, mais Monsieur Spitzweg s'est promis de ne pas répondre. Certaines correspondantes comprennent cette attitude : « Ne perdez pas votre temps. Continuez seulement à cueillir le meilleur des jours. » Cueillir le meilleur des jours pour des Stéphanie, des Valérie, des Sophie ou des Leila, voilà qui n'est pas sans flatter l'ego d'Arnold, même s'il cueille davantage encore pour des Huguette ou

des Denise. Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog, une petite révolution est en marche : l'employé de bureau discret jusqu'à l'effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes. Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant prônant l'activité outrancière, il fait l'éloge de la lenteur et décrit l'inclination naturelle à la paresse. Contre toute attente, les écrits intimes d'Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d'internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio... L'homme anonyme fait l'événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété ?

4 personnes en parlent

Personnage d'une nouvelle d'Hermann Melville parue en 1853, Bartleby incarne le refus radical. Refuser, cela est tout à fait dans la nature de Monsieur Spitzweg. Lui, l'homme du non aux nouvelles technologies, crée son blog : www.antiaction.com. Sans renoncer à sa discrétion et à son inclination à la paresse, le modeste employé de bureau va faire l'événement.Voici un livre détendant et désopilant qui pointe du doigt avec tendresse quelques-unes de nos humaines contradictions.

Arnold Spitzweg est un homme seul, travaillant à la poste, plutôt simple. Par dessus tout, Arnold aime la routine et les petites choses de la vie, le quotidien quoi ... Amené à la technologie par son travail, il décide un jour, d'ouvrir un blog (www.antiaction.com) pour justement décrire ces petits moments magiques de la vie de tous les jours. Arnold ne s'attendait pas à ce que son blog suscite l'intérêt de plusieurs personnes et des médias...Philippe Delerm nous plonge dans un roman où il ne se passe pas grand chose... C'est un peu le but, il faut savoir se déconnecter du monde actuel où le temps et la compétition sont de mises, pour au contraire, prendre le temps de s'émerveiller de notre quotidien... Il s'agit d'un court roman qui je pense ne plaira pas à tout le monde. De mon côté, j'ai passé un agréable moment... mais sans plus ! J'ai noté quelques citations et pris plaisir à cette lecture. Cependant, les moments magiques d'Arnold ne sont pas forcément les mêmes que les miens.J'ai retenu la question du battage médiatique, le besoin de plus en plus fort de s'exprimer, de communiquer et de se faire voir... et aussi le contraire que l'on retrouve au Japon et leur unique manière de pensée.

lizou59
07/07/11
 

Une lecture agréable comme souvent avec la plume de Philippe Delerm.Ce n'est pas un roman à grand frisson, ni celui qui va vous tenir en haleine jusqu'à la dernière page. Cette lecture se fait simplement, délicatement, presque lentement.On va partir à la découverte d'Arnold Spitweg qui est un homme assez solitaire, mais qui aime cela. Il a ses petits plaisirs, sa petite vie bien rangée et son emploi qui ne lui plait guère, mais qui lui permet de pouvoir s'adonner ensuite à ce qui lui plait vraiment dans la vie.Ce réfractaire à la technologie et à l'informatique va un jour découvrir que l'univers des blogs, dont on parle tant dans les médias alors, n'est pas sans pouvoir lui offrir quelques satisfactions. Il se lance dans l'aventure et elle va le mener bien au-delà de toutes ses espérances.On a ici le récit d'une solitude et dit ainsi, c'est clair, cela ne va pas vraiment vous encourager à lire ce livre et pourtant avec l'écriture de Philippe Delerm, ce qui parait ennuyeux ou peu intéressant le devient assez vite. Certes, votre coeur ne va pas battre la chamade, mais on se prend à observer sans mauvaises intentions, ni curiosité malsaine ce qui se passe dans la vie de cet homme, Arnold Spitweg. Il change une ou deux petites choses et vlan, c'est limite la révolution. Le voilà même un peu perdu et parfois contraint de faire machine arrière.Philippe Delerm est le spécialiste des petites choses, des détails qui passent souvent à la trappe dans nos vies contemporaines si pleines (de vide avouons-le quand même, on brasse pas mal d'air pour pas grand chose) d'occupations, de responsabilités, de devoirs, de contraintes…Cependant, malgré le plaisir de lire un roman signé Philippe Delerm, je sais déjà que ce livre n'est pas mon préféré de l'auteur. Je me suis sentie un peu moins happée par la vision du monde d'Arnold Spitweg que par les autres narrateurs rencontrés au fil de mes lectures.C'est un bon ouvrage, mais pas mon favoris, c'est tout. La rencontre ne fut pas totale et je ne sais même pas si l'on peut véritablement expliquer ou non ce phénomène.Le livre se lit rapidement, même si l'on prend son temps (ce que je recommande quand même). A vouloir aller trop vite, on passerai indéniablement à côté de quelque chose.Je ne sais pas si dans quelques mois, il m'en restera beaucoup de traces en mémoire, mais c'est indéniablement le genre de roman qui laisse toujours une petite griffe dans un coin. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
27/03/12
 

Parmi les romans de la Rentrée Littéraire, celui de Philippe Delerm est une bouffée de légèreté. Malgré plusieurs romans déjà écrits, celui-ci est le premier que je lis… J’avais bien acheté A Garonne lors du dernier salon du livre de Paris en mars dernier mais il est resté en sommeil dans ma PAL. Lors de ce Salon, j’avais eu le plaisir d’échanger quelques mots avec Philippe Delerm et d’obtenir une petite dédicace, je lui avais aussi fait part de mon amour inconditionnel pour son fils, Vincent !Mais bon, revenons à nos moutons !Arnold Spitzweg travaille à la Poste, employé effacé et terne, il décide d’ouvrir un blog pour rendre compte de sa conception de la vie reposant sur le principe de la contemplation des petites choses de la vie : regarder les enfants jouer dans un square ; un cours de Taï Chi en plein air ; un dimanche dans Paris… Avec étonnement, notre Arnold découvre que son blog remporte un succès fou… le voilà reconnu !Delerm a, c’est incontestable, un style à lui, et ce roman, ce personnage ont beaucoup à voir avec les livres et l’auteur lui-même. Quand le blog d’Arnold est reconnu, que les médias se mettent à en parler, les avis émis rejoignent ceux que ces mêmes médias portent sur les romans de Philippe Delerm, ce qui crée une étrange mise en abyme!Sans être vraiment passionnant, ce petit roman reste cependant agréable pour des blogueuses comme nous. Il est en effet amusant de voir traité le phénomène des blogs par cet auteur des petites choses de la vie. Notamment le tic qui consiste à vouloir prendre des notes sur ce que l’on voit pour pouvoir l’écrire dans son blog ; mais aussi cette réflexion, que nous avons sans doute toutes eues : devons-nous écrire Sur notre blog ou Dans notre blog ? Le problème (mais est-ce vraiment un problème?) est qu’il s’agit d’un roman de l’instant, qui ne laisse pas de trace, ou si peu. Ce personnage contemplatif permet à l’auteur des chapitres courts, comme de petits tableaux sur des scènes de la vie courante, de la vie urbaine, parisienne.J’ai souri aux quelques références faites à Vincent Delerm, son fils ; et pour une fan comme moi, j’ai été sensible à l’évocation du Square Carpeau et à cette référence explicite de la page 135 :Il traîna dans le quartier, “habillé comme hier”, expression d’une chanson qu’il aimait.Inutile de vous dire que j’aime aussi cette chanson !Le titre trouve son explication à la page 51. Bartleby est un personnage de Herman Melville, dans Bartleby l’écrivain, personnage qui refuse les contraintes, les régles, préfère rester en retrait pour contempler le monde, et dont la phrase préféré est : “Je préfère pas”. Monsieur Spitzweg se dit que chacun avait peut-être en lui un bartleby (p.53).Le roman de Delerm pose comme sujet de réflexion, le besoin moderne de s’exprimer, le besoin de reconnaissance, la valorisation du petit fait quotidien, mais ne fait que poser la réflexion, à nous d’aller plus loin. Faut-il ou non succomber au monde moderne, à ces nouveaux moyens d’expression, à cette reconnaissance médiatique ?J’ai donc passé un agréable moment, sans plus… et en vieille blogueuse que je suis j’ai noté quelques inexactitudes dans le fonctionnement du blog de monsieur Spitzweg! Oui car, un blogueur qui ne répond jamais à ses commentaires et qui ne va jamais sur les autres blogs, a quand même très de chance de devenir aussi célèbre… mais ça, c’est un autre débat!

George72
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg