Qui se souvient de david foenkinos ?

FOENKINOS, DAVID

livre qui se souvient de david foenkinos ?
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/08/07
LES NOTES :

à partir de
16,90 €

SYNOPSIS :

'Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié 'Le Potentiel érotique de ma femme'. Ce roman non autobiographique, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'avais reçu le prix Roger-Nimier, avant d'être sélectionné sur la liste d'été du prix Goncourt. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. Cette chute vers l'indifférence générale m'apparaît aussi brutale qu'injustifiée. J'ai tenté d'analyser
les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisible. La médiocrité, peut-être ? Cela ne semble pas être un inconvénient pour les autres. Et si tel était le cas, comment ai-je fait pour devenir médiocre ? Suis-je trop allé chez le coiffeur ? C'est peut-être dans l'irrationnel qu'il faut chercher les raisons de mon déclin. Pourtant, je dois absolument m'accrocher, rien n'est définitivement perdu. Et j'ai raison d'y croire : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai à nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi.'
4 personnes en parlent

David Foenkinos, le personnage principal (et accessoirement l'auteur) est un écrivain à succès anciens. Depuis trois ans, il n'a pour ainsi dire écrit aucune histoire, végète dans sa petite vie parisienne, entouré de sa fille Victoria, tenniswoman de haut niveau (et très prête à une autonomie affective) et de sa femme Laurence, anesthésiste de profession. Son mariage périclite, chacun s'octroyant des amours adultérines consenties. En panne d'inspiration, c'est à l'occasion d'un retour Genève-Paris en TGV, que le narrateur découvre l'idée du siècle (enfin la bonne, celle qui va lui permettre d'écrire à nouveau). Seulement, Monsieur pas de bol l'oublie aussitôt (oui, son état léthargique y est pour beaucoup : l'usage de médicaments n'arrange en rien ses difficultés mnésiques). Toute l'histoire sera l'objet de la recherche de cette bonne idée, la description des différents états amoureux foenkinosiens (après ou pendant Laurence, viendra Caroline et puis... hé hé, je ne vais pas tout vous dire non plus), les gesticulations cérébrales de notre David (oui, vous sentez mon petit énervement) sur LUI, uniquement LUI et encore ... (je vous laisse finir).(On lit) (on vit) On subit le quotidien assez routinier d'un écrivain, la dépendance affective de ce nombriliste, la perte de repères affectifs liée d'une certaine façon à la remise en cause professionnelle.Bien sûr, réside toujours l'humour cher à l'auteur (j'ai gloussé trois fois) mais rien ne m'a attachée à l'histoire : un héros égotique comme le rappelle Monsieur Foenkinos (je rajouterai : narcissique, prétentieux, égocentrique, nombriliste, présomptueux, puéril, prépubère ... si, si, tout cela - la charge est lourde à l'instar du bonhomme ! ) et un vide sidéral concernant l'intrigue (comment remplir l'espace avec rien ?). Certains néologismes comme amitour (contraction d'amour et d'amitié, passage entre la relation maritale à celle de la séparation) ne trouvent aucune résonance en moi, mis à part le terme allemand abitur (un autre passage : le fameux sésame sanctionnant la fin des études du secondaire, le baccalauréat germanique) mais ce n'est pas ce qu'envisageait l'auteur. J'ai lu sans regret mais sans passion aussi. Grâce à cette expérience, j'associerai à partir de maintenant, au nom Foenkinos le mot méfiance (car cet auteur reste capable du bon comme La délicatesse et du vraiment mauvais Qui se souvient de David Foenkinos ?). À vous de voir donc.ma conclusion : livre sympathique à une idée* et tout plein de broderies autour.son corollaire immédiat : l'auteur sait parfaitement tricoter (en ces temps de pluviométrie intense, un gilet supplémentaire ne me paraît pas superflu)un cri : Amélie, sors immédiatement de David !* : celle de l'auteur de se mettre en scène (procédé ultra connu et usité, déjà vu dans Les fruits d'or de Nathalie Sarraute par exemple)

Cave
08/05/12
 

Sur une histoire banale d'écrivain frustré en mal d'inspiration, David Foenkinos a brodé une très jolie histoire, qui, mine de rien, analyse plutôt finement le vide qui s'est instauré dans la vie de cet homme : plus d'idées donc plus de livres donc plus de reconnaissance, ni sociale ni publique, plus de vie sexuelle avec sa femme et surtout ce regard des autres dans lequel il se voit comme un raté qui n'écrira plus rien. Le tout sans pathos et sans larmoiements mais avec beaucoup d'humour (mais un humour plus léger que dans En cas de bonheur). C'est aussi, ai-je trouvé, une espèce de questionnement parodique de l'autofiction, puisque son personnage, qui porte le nom de l'auteur et à qui il a attribué sa bibliographie, n'en est pas moins un personnage de roman et qu'on ne le confond pas avec l'auteur. Il y a d'ailleurs des allusions à d'autres écrivains, à succès toujours, comme Houellebecq, Nothomb ou Marc Lévy, allusions fort drôles et qui remettent sur le tapis la question de la notoriété de Foenkinos. Un roman sur le renouveau amoureux et sur la création littéraire.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Après une Mélancolie des corbeaux assez pesante, j'avais envie d'une lecture un peu plus légère. Et je me suis rappelée que deux livres de David Foenkinos achetés un certain samedi 4 février attendaient sagement que je les lise. Chouette, David Foenkinos, c'est pile ce qu'il me faut. Légèreté, dérision, un poil de mélancolie tout de même... L'écrivain David Foenkinos a perdu l'inspiration. Tout le monde l'a oublié. Sa femme a un amant, sa fille est amoureuse du garçon à qui il donne des cours de guitare. Tout va mal. Il cherche en vain l'idée géniale qui le fera rebondir. Un jour, dans un train Genève-Paris, à 18 heures, 15 minutes et 32 secondes, il croise une femme et son idée en même temps... Sauf que l'idée va s'échapper. David Foenkinos va devoir tout mettre en oeuvre pour la retrouver. Je confirme après lecture : dans ce livre-là, le cocasse et le loufoque dissimulent à peine quelque chose de plus profond : l'amour qui s'use, qui fuit (comme les idées), le drame de la page blanche, ( à ce stade-là et raconté de cette façon, ça devient vraiment un drame !), le temps qui passe, la mort... c'est souvent comme ça, chez Foenkinos. En cela, "Qui se souvient de David Foenkinos" n'est tellement pas différent des autres. On y retrouve les formules fantaisistes et joliment poétiques que l'auteur affectionne:"Pour un écrivain en perdition, les mots fléchés ont un mérite inestimable : enfin les mots prennent une direction". (p.34) " Dans quelle case range t-on les couples qui se séparent? C'est incroyable que personne n'ait encore pensé à inventer un nom pour nommer cet espace entre l'amour et l'amitié. Où sommes-nous? Dans l'amitour? Oui, ça doit être ça. L'amitour, c'est doux et agréable" (p.168)Pourtant l'originalité de ce roman réside dans le fait d'être non seulement le héros de l'histoire que l'on raconte mais de s'inventer un parcours littéraire et sentimental jalonné d'obstacles. (on ne saura jamais si tout est fiction, cela ne nous regarde pas :-) C'est culotté, un peu dingue comme le personnage de David Foenkinos à la recherche de son idée perdue... Ce narcissicisme à l'envers, cette malice m'ont beaucoup amusée.J'ai dégusté ce roman comme on déguste une petite douceur, mais avec du croquant au milieu."J'aime les femmes suisses, surtout celles qui parlent allemand (est-il langue plus érotique que l'allemand?) Dès la descente du train, je contemplai ce défilé de cheveux lisses, et je me sentais revivre. J'aurais voulu serrer dans mes bras une inconnue, même si je me savais bien trop timide pour en aborder une. En marchant des idées se proposaient à moi: je me sentais capable d'être un grand auteur dans ce petit pays. On peut comprendre pourquoi tous les écrivains de l'Est se sont réfugiés ici. L'air helvétique favorisait l'aphorisme. Mais dans mon cas il ne s'agissait que d'idées maigrichonnes pour ne pas dire anorexiques (...) toutes mes idées récentes s'étaient révélées sans intérêt, mon dernier roman sur la misère sexuelle avait suscité quelques réactions proches du dégoût. Cela avait abouti à un étrange paradoxe: plus personne ne me téléphonait et j'avais dû me mettre sur liste rouge. " (p.24) Une Comète

Unecomete
31/03/12

Qui se souvient de David Foenkinos est l’histoire d’un écrivain, nommé étrangement David Foenkinos, qui aprè avoir connu un immense succès avec le Potentiel érotique de ma femme est en mal d’inspiration. Il se retrouve alors à errer à la recherche d’une bonne idée, une idée qui malheureusement ne semble pas venir, jusqu’au jour ou dans le train Genève-Paris, elle pointe le bout de son nez.L’histoire serait trop facile si elle se terminait là seulement voilà notre cher écrivain perd cette idée et va passer tout le roman à tenter de la retrouver. Mais ce n’est pas seulement son idée qu’il perd mais également tout ce qui compte pour lui : sa femme, sa fille, sa maîtresse, ses chers voisins…Toute ressemblance avec le véritable David Foenkinos n’est que pur hasard !!! Une fois encore, on retrouve dans ce roman toute la finesse et la drôlerie dont est capable Foenkinos pour aborder des thèmes tous plus différents les uns que les autres.Il parvient dans ce roman à rendre son personnage tellement crédible qu’on se demande finalement s’il n’y a pas tout de même un part de ressemblance.

Nesss
11/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.24 kg

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