Rafael ; derniers jours

MCDONALD, GREGORY

livre rafael ; derniers jours
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des États-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui
propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s'appelle Rafael, et il n'a plus que trois jours à vivre... Avec ce roman, Gregory Mcdonald n'a pas seulement sondé le coeur de la misère humaine, il lui a aussi donné un visage et une dignité.
8 personnes en parlent

On s’incline devant le talent de Gregory Mcdonald, son style riche et sobre, une plume d’une grande sensibilité, pleine d’amour et de compassion. Parce qu’il faut du génie pour magnifier cette histoire et ne pas en faire un roman de gare sordide, glauque et dégoulinant de pathos. D’ailleurs l’auteur le précise en introduction : vous pouvez sauter le chapitre trois, dans lequel sont décrits les sévices que subira Rafael, sans que cela nuise à la compréhension du livre. Car ce qui intéresse Gregory Mcdonald, et c’est ce qui fait la qualité de ce roman, ce n’est certainement pas de tartiner des pages d’atrocités pour le simple plaisir de choquer le lecteur.Gregory Mcdonald nous dépeint ces indigents, les pauvres parmi les pauvres, les oubliés de la société dont le désespoir et la résignation n’ont d’égal que leur amour de la vie et de leur famille. Les déchets humains qu’on fait vivre à côté des décharges municipales. Habillés avec des lambeaux, constamment ivres pour oublier l’absurdité de leur existence, ces hommes et ces femmes ressemblent à des animaux apprivoisés. Et on oublierait volontiers de leur prêter les qualités intrinsèques aux être humains: l’amour, le sens du devoir, l’attachement à la communauté, le dévouement total à leurs enfants, le partage…Rafael, derniers jours est un roman bouleversant qui remet en cause les fondements de nos certitudes. Au XXIe siècle, des gens sont prêts à payer pour voir des humains souffrir et mourir devant une caméra. Rafael ne symbolise pas la décadence et la déchéance de la nature humaine. Ceux qui incarnent cette déchéance sont ceux qui acceptent que des gens comme Rafael en soient réduits à monnayer leur vie en échange d’un avenir pour leurs enfants. Et ceux qui ferment les yeux. HélèneLittérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
15/04/12
 

Les hommes naissent libres et egaux en droit...Rafael est juste né . Point . Pour ce qui est du reste , il ne vit pas , il survit aux cotés de sa femme , Rita , et de ses trois enfants , entassés dans une caravane ne possedant ni eau , ni électricité . Son adresse : Morgantown , terrain vague illégal bordé par l'autoroute d'un coté et une décharge publique de l'autre. Son activité principale ainsi que celles de la majorité des habitants de Morgantown : boire , picoler , biberonner ,ecluser , etancher...Rafael a juste un avantage sur vous et moi : il sait ou , quand et comment il va mourir : dans trois jours .Livre d'une incroyable noirceur , d'une rare desesperance ! Depuis qu'il est né , Rafael n'a connu que la misere , les petits boulots illicites et l'alcool plus que de raison . Ses quatre rayons de soleil se nomment Rita , Lina , Marta et Frankie le petit dernier . Son avenir , il le sait , c'est Morgantown : il y est né , il y mourra .La seule échappatoire , puisque sa vie ne vaut rien , c'est de monnayer sa mort afin de mettre a l'abri du besoin sa petite famille . 30000 dollars pour "jouer" dans un snuff movie , y laisser sa peau en y ayant connu les pires tortures !Je ne vous ferai pas l'article des sevice subis par Rafael , je vous laisse le soin de les découvrir au detour du troisieme chapitre particulierement dérangeant au point que l'auteur se soit senti obligé de prévenir le lecteur au tout début en lui conseillant de sauter ce passage si trop sensible ! Et effectivement , il faut avoir le coeur bien accroché !Ce bouquin relate donc les trois derniers jours de Rafael , homme simple et plutot bon qui a baissé les bras . Qui sait que rien ne lui sera épargné a lui et sa famille : la faim , la crasse , la misere . Sa vie n'est qu'une longue gueule de bois . Pourtant , il a essayé de s'en sortir , de trouver un boulot , d'etre comme tout le monde mais lorsque l'on nait a Morgantown , on y hérite de tout ce qui fait sa splendeur , l'analphabetisme n'etant pas le moindre de ses joyaux . Rafael est un personnage attachant car , excepté une legere tendance a froler le coma ethylique de façon journaliere , il est un garçon volontaire , un mari aimant , bien loin de la brute asociale qu'il aurait été en droit de devenir . Seulement , c'est un etre résigné qui n'a plus la force de combattre . Les passages sur la banquiere hautaine , sur la caissiere suspiscieuse et celui de la fausse inculpation de meurtre en sont l'exemple flagrant . Meme nanti de quelques dollars , il sera toujours aux yeux des autres le paria , le gars n'inspirant que dans le meilleur des cas la pitié , dans la majorité la répulsion . Ce livre vous prendra litteralement aux tripes , s'insinuera en vous tel un poison ayant la faculté de vous inoculer une tristesse infinie...A noter qu'un film a été réalisé et joué par Depp en 97 mais qu'il est loin , a mon avis , d'en avoir sa puissance .Rafael , derniers jours , est un livre court qui vous hantera longtemps !

TurnThePage
07/11/13
 

Une vois sans issue. Voilà comment résumer la vie de Rafael. Il est né dans la misère et survit misérablement à Morgantown, un bidonville du Sud-Ouest des Etats-Unis. Il est illettré et n’a pas de travail. Lui et les siens sont considérés comme des parasites. Rafael boit pour supporter son existence. Trop. Beaucoup trop. Il cherche dans la transparence de la vodka de quoi dissiper la grisaille épaisse de son quotidien. Il entend parler d’un job qui paierait bien...Une aubaine ! Une solution pour sa famille ! La solution qui les sauvera...Mais à quel prix? Après tout, qu’importe ! Il accepte de tourner dans un « snuff movie »...Une de ces vidéos où des tortures sont infligées à un acteur jusqu’à ce que mort s’en suive...Pas de trucages ni d’effets spéciaux... Pour une fois, le héros ce sera lui ! Rafael monnaye sa vie contre trente mille dollars...De quoi offrir un avenir meilleur à son épouse Rita et à leurs trois enfants. Trente mille dollars ? Est-ce assez pour une vie, pour Sa vie ? Sa vie contre la sécurité des siens n’a pas de prix pour lui ! Il reste trois jours à Rafael avant le tournage...Trois jours pour dire au revoir à ce monde qui ne lui a jamais fait de cadeaux. Trois jours pour faire l’amour à sa femme et s’imprégner d’elle à tout jamais. Trois jours pour embrasser une dernière fois ses enfants et les serrer contre son coeur qui déjà ne bat plus. Trois jours pour saluer son père vieillissant et avoir une dernière conversation entre hommes. Trois jours pour s’habituer à l’idée de la mort. Il y a des livres qui passent entre vos mains comme la brise sur votre peau sans que cela n’ait une incidence particulière, sans que cela ne bouscule votre condition de lecteur. Et puis, il y a les autres... Ceux que l’on quitte en se disant : « Mais que pourrais-je lire après ça ? ». Ceux qui vous laissent pantelants, ceux qui vous déchirent de l’intérieur, ceux qui vous ravagent. Rafael, derniers jours est de ceux-là. Bien plus qu’un personnage martyr, Rafael est un symbole. Celui de la pauvreté qui ne parvient jamais à progresser, celui des communautés minoritaires bannies de la société, celui de la Différence qui effraie. Si son existence a été pitoyable et muette, sa mort, elle, sera spectaculaire ; comme un fantastique pied de nez au rêve américain. Gregory Macdonald livre un grand moment de lecture dont on ressort anéanti, terrassé et amer. Rebelde

Rebelde
09/10/13
 

Un livre très émouvant, écrit avec un style naturel, agréable et vif, notamment grâce à la place importante consacrée aux dialogues.Au-delà des atrocités et du désespoir des situations, ce roman a éveillé une autre sensation de malaise. L'auteur parvient à susciter chez le lecteur des sentiments différents (admiration et respect envers le "héros") et contradictoires, dont certains que l'on a honte d'éprouver (pitié, mépris). C'est aussi en cela que réside sa grande force. Apikrus

Apikrus
26/08/14
 

J'ai trouvé ce roman magnifique, cette immersion dans la grande pauvreté au sein d'un pays riche bouleversante. Une histoire percutante, pleine d'amour, infiniment triste... C'est digne des courts romans de Steinbeck (La perle, Des souris et des hommes). Incontournable. Canel

Canel
10/11/13
 

Rafael est un père de trois enfants, illettré, alcoolique, sans travail et habitant un bidonville sans électricité, ni gaz, ni eau courante. Un jour, on lui propose de tourner pour la somme de trente mille dollars un Snuff film c'est à dire un film où il sera tué pour de vrai . Pour offrir une vie meilleure a sa famille et se sachant sans avenir, il accepte . Il ne lui reste plus que trois jours a vivre.Noir c'est noir et il n' y a plus d'espoir comme dirait Johnny. Si vous avez le moral en berne, passez votre chemin car ce livre n'est pas pour vous. C'est un livre qui nous emmène dans les bas fond de la société humaine, là où l'on est prêt a escroquer et a tuer quelqu'un que pour faire du profit, où un homme trahit son frère pour de l'argent, où l'on tue pour empêcher des être humains de survivre en récupérant les poubelles, où les pauvres sont considérés comme des sous-homme. Heureusement, il y a Rafael l'innocent, l'agneau que l'on va égorger. Celui qui veut profiter de sa famille une dernière fois en essayant de les gâter avec des cadeaux pas toujours bien choisis mais choisis avec le coeur. Il veut que son sacrifice sert a sortir sa famille de ce bidonville, mais le lecteur sait bien qu'il s'est fait roulé, que sa mort est inutile.Roman noir, violent (le chapitre 3 où l'on nous décrit tout ce que subira Rafael pendant sa mise a mort est insoutenable), révoltant mais aussi avec des moments de grâce. Ce livre est a lire, il marque durablement et résonne longtemps en nous. C'est le roman du désespoir et de la misère .Roman recommandé par Canel et je l'en remercie .Ma note 8.5/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
25/10/13
 

J'ai eu un peu peur en lisant l'avertissement qui précise que le chapitre 3 est, selon l'auteur, nécessaire au roman mais qu'on peut ne pas l'inclure dans notre lecture. S'il me semble concevable de sauter des lignes pour cause d'ennui, je ne me vois pas occulter un chapitre parce qu'il est trop dur. En fait, quand j'ai fini par me demander où était ce chapitre, j'ai été un peu surprise de me rendre compte que je l'avais déjà lu puisqu'en fait, les chapitres ne sont pas numérotés mais représentés par des lettres. Alors, oui, ce chapitre est un peu dur mais d'autres scènes me dérangent davantage dans les romans, les scènes de viol par exemple, même quand elles sont moins détaillées. Et contrairement à ce qui est écrit, il me semble que ce chapitre est absolument indispensable car il déclenche toute la tension tragique et ironique du roman.Il est bien plus difficile de lire ses pages sur sa vie quotidienne, à mon avis, que ce fameux chapitre c. Parce qu'en effet, à part sa famille, il n'a rien dans la vie Rafaël et encore, sa famille, il lui arrive de l'oublier et de ne pas rentrer quand il a trop bu. J'ai aimé cette tension dramatique car le lecteur sait très vite que Rafaël va mourir et souffrir pour rien, qu'il ne sera jamais payé car son contrat n'en est pas un. J'ai aimé, même si ce verbe est déplacé ici, cette description des marginaux qu'on trouve sympathiques et attachants, ce père qui trouve que les questions de Rafael sur son identité sont superflues. Quelle importance si on est indien ou pas quand on vit dans de telles conditions (moi, je trouve que ça en a mais je comprends que son père trouve cela inutile de se poser de telles questions)? Mais je me dis que le propos de l'auteur aurait été mieux servi si cet homme n'avait pas été alcoolique. Je comprends bien que c'est aussi ce qui le presse à le faire maintenant car ensuite, il ne sera plus qu'une loque mais du coup, je n'ai cru possible qu'il puisse devenir sobre pour le temps qui lui reste (la dépendance à l'alcool n'est pas si facile à gérer) et je n'ai pas non plus cru au tableau de famille un peu idéalisé que brosse l'auteur car comment la vie pourrait être facile aux côtés d'un alcoolique? Bref, ce qui m'a gênée, c'est ce que je n'ai pas trouvé crédible. Je veux bien qu'il soit illettré mais tout de même, ce papier n'a rien d'un contrat, même si on ne fait que le regarder. Ceci dit, c'est un roman que je ne suis pas prête d'oublier mais pas seulement à cause du chapitre c. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
25/01/13
 

Rafael est un pauvre type, alcoolique, illettré, qui vit dans une sorte de bidonville entre l’autoroute et la décharge publique. Père de 3 très jeunes enfants, il vit là en communauté avec sa femme, le reste de sa famille et d’autres gens comme eux. Impossible de trouver un job pour des gens comme eux, et le peu de ferraille qu’ils récupèrent à la décharge ne suffit pas à faire vivre tout le monde. Mais Rafael est content, il vient de trouver un job : 300 dollars payés d’avance, le solde (30 000 $ en tout) le contrat rempli. Le contrat ? Tourner dans un snuff movie, ces films où la torture et la mort ne sont pas simulées mais bien réelles, pour le plaisir de quelques déséquilibrés fans du genre. Sa vie contre une heure de torture et 30 000 $. D’emblée l’auteur prévient, en préambule du roman, que le chapitre 3 sera difficile à lire, éprouvant, difficilement soutenable, mais qu’il sert le propos général du livre. En effet dans ce chapitre, le producteur du film décrit par le menu toutes les tortures qui seront infligées à Rafael. Et Rafael signe.Mais le plus insoutenable dans ce livre, c’est l’impuissance du lecteur face à la manipulation des uns, la complicité tacite des autres, et la naïveté de Rafaël. Bien sûr que sa femme ne touchera jamais les 30 000 $, mais seul le lecteur le comprend, et il faut le suivre dans sa fierté toute neuve dépenser son avance en cadeaux symboliques pour ses enfants, robes pour sa femme et une risible dinde. Il faut encaisser la pauvreté de ces familles et la dignité de Rafael, et les tripes qui se nouent au fil des pages. Court roman (190 pages), il se lit d’une traite, et d’ailleurs il faut le lire d’une traite, pour en accuser toute la force.

Jdhelene
08/12/08
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.13 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN-FRANCOIS MERLE

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