Raison et sentiments

AUSTEN-J

EDITEUR : ARCHIPEL
DATE DE PARUTION : 22/11/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Injustement privées de leur héritage par leur belle-mère, Elinor et Marianne Dashwood et leur mère se retrouvent démunies. Forcées de quitter Norland dans le Sussex pour Barton Cottage dans le Devonshire, les deux soeurs sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale. Marianne, dont la douce sensibilité et la nature ouverte charment John Willoughby, est bientôt amoureuse. Elinor, plus prudente, cache ses sentiments, mais Edouard Ferrars, laissé à Norland, lui manque. Malgré leur personnalité très différente, les deux soeurs vivent
de grands chagrins : Marianne souffre avec ostentation des infidélités de Willoughby et Elinor ne permet à personne de voir sa peine. Ce sont, cependant, leurs qualités communes - discernement, constance et intégrité face aux mauvaises intentions des autres - qui leur permettent d'entrer dans une nouvelle vie de paix et de contentement. L'oeuvre restitue à la perfection la bourgeoisie et la noblesse terrienne d'une Angleterre de la fin du XVIIIe siècle encore agricole. Un avant-propos d'Hélène Seyrès, replace l'oeuvre dans son contexte.
25 personnes en parlent

Je suis sans voix… comment décrire ce chef d’œuvre, cette inoubliable histoire de laquelle se délivre une écriture raffinée, riche et élégante d’intensité ? Dès les premières minutes où j’ai effleuré les pages, j’ai été transportée dans l’univers typiquement anglais de Jane Austen. Ce monde de raffinement, de courtoisie, de parties entre amis, de dualités et de sentiments a résonné dans mon cœur telle une douce mélodie. Les personnages de Elinor et de Marianne sont devenus, entre ces feuillets, mes sœurs pour quelques moments, peut-être même pour la vie, notamment la belle et rêveuse Marianne en laquelle j’ai vu une âme-sœur, ce que j’avais rarement ressenti lors de mon périple littéraire ( excluant la poétique Anne dans la série populaire de Lucy Maud Montgomery ). L’histoire de ces deux frangines m’a captivée, leurs amours m’ont chavirée et l’intrigue qui s’est déroulée autour de leurs amants était alléchante, voire même tellement prenante que j’étais autant indignée que les deux sœurs Dashwood. Et que dire sur l’exquise plume de Jane Austen que je compare à une berceuse tant son écriture est délicate, dénuée de mauvaises notes et qui nous chante ce récit à l’aide d’une perspective épurée. En fait, je n’ai que des éloges pour cette grande dame qui est désormais pour moi une des mes auteures fétiches. L’introspection psychologique des personnages a été un aspect que j’ai le plus apprécié dans l’écriture de Jane Austen car elle aborde avec justesse tant les sentiments que la personnalité des protagonistes. Comme je l’ai écrit plutôt, je me suis prise tout de suite d’attachement pour Marianne, particulièrement à cause de sa sensibilité et sa philosophie de vie similaire à la mienne. Je la voyais sans difficulté s’extasier devant chaque pousse de la nature et chaque tableau symbolique avec l’œil mélancolique. Malheureusement, son cœur noyé par les sentiments ressentira une grande secousse lors de son premier amour, qui va s’avérer pénible à mesure que l’intrigue s’agrandira… Le seul regret que j’ai envers cette jeune dame est sa manière silencieuse d’abhorrer ce qui n’inclut pas dans ses intérêts ainsi que sa décision finale qui va à l’encontre de son « système bien arrêté », ce dont j’étais quelque peu outrée. Parallèlement, il y a aussi l’objective Elinor qui penche, au contraire de sa sœur, vers le raisonnement, une caractéristique qui va beaucoup l’aider dans ses mésaventures avec Edward et le chagrin de sa sœur, mais qui va aussi lui procurer quelques peines silencieuses dussent au refoulement de ses sentiments. Intègre, sincère et dévouée envers les autres, elle vivra une histoire d’amour des plus difficiles, sans toutefois se donner à la tristesse. Au contraire, malgré de lourds secrets, elle va continuer de vivre normalement en guidant sa jeune sœur et en évoluant parmi la société aristocratique. En fait, l’auteure les a merveilleusement dépeintes, tant du côté des soeurs Dashwood que des autres protagonistes tels que l’indicible séducteur Willoughby, l’honorable Edward, la tendre mère Dashwood, la sournoise Lucy, la charitable Mme Jennings, de même que les autres acteurs du récit. Par conséquent, ce roman plonge les lecteurs dans l’univers de la " gentry anglaise " où la société et le rang des personnes prennent une place importante dans la vie des citoyens. Nous voyons, à travers les yeux des sœurs Dashwood, combien il était primordial de se marier avec une personne modestement riche, de s’intégrer dans la société entre les parties et les bals, d’éventer les rumeurs avec une indicible jalousie et de s’adonner aux conquêtes amoureuses qui nous font valoir la haute hiérarchie des hommes sur la femme, malgré le commencement de leurs droits, ainsi que la duplicité morale que font souvent preuve les gens de la société. En outre, ce délicieux bouquin au raffinement exquis, à l’écriture douée de sublimes notes, à l’histoire alléchante et aux personnages complexes et captivants est dorénavant un de mes coups de cœur. Cela dit, je ne peux que vous le conseiller chaudement en espérant que cette œuvre majeure vous fera le même effet qu’à moi-même. Certes, après un plongeon si fulgurant, je ne résisterai pas à découvrir ses autres écrits, notamment Emma, Northanger Abbey, Orgueil et préjugés ou Lady Susan qui sont maintenant dans ma bibliothèque. Vivement cette retrouvaille avec l’écriture de cette dame talentueuse ! Mes mots, un jour, s'envoleront hors de ma plume etvoyageront au gré de mes oeuvres...

Shana6
08/11/10
 

Ce qui connaissent un peu ce blog savent que je ne voue pas un culte à cette auteure. J'ai malheureusement eu une mauvaise expérience avec elle (j'ai étudié en long, en large et en travers Pride and Prejudice, pendant ma dernière année de licence et à la fin; je ne pouvais plus le voir en peinture ce roman). Pourtant, ne voulant pas m'arrêter sur un échec, j'ai voulu retenter l'expérience avec Persuasion (qui ne fut pas bien concluante, je dois le dire) et comme il me restait Raison et sentiments dans ma PAL, j'ai proposé une lecture commune pour l'en faire sortir.Mariane et Elinor sont deux sœurs vivants en Angleterre à l'époque victorienne. Leur père venant à mourir, elles se retrouvent, avec leur mère et petite sœur, chassées de chez elles et dans une situation financière beaucoup plus précaire qu'elles ne l'auraient imaginé. Alors qu'elles emménagent dans un petit cottage près de la maison où vit un cousin de leur mère, elles vont toutes deux se retrouver au prise avec les affres de l'amour. Mais Marianne, la passionnée et Elinor, la raisonnée, ne vont pas y réagir de la même manière.Comme je le disais, je ne suis guère fan de la célèbre romancière anglaise et j'avais peur de ne pas accrocher à Raison et sentiments. Or, même si ce roman n'est pas un coup de coeur, j'ai néanmoins passé un très agréable moment qui est pour le moment devenu mon préféré de Jane Austen.Si j'ai aimé ce roman, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à me mettre dedans et j'avais du mal à lire plus de deux ou trois chapitres d'affilés. Cependant, passé la première centaine de page, j'ai vite été passionnée et j'ai terminé le roman en moins de deux jours. Le récit m'a donc charmé par sa simplicité et sa fluidité. L'histoire des deux sœurs m'a beaucoup touché et j'ai suivi avec grand plaisir leurs aventures (je connaissais déjà le déroulement du roman, ayant vu au préalable l'adaptation de Ang Lee). L'ensemble se lit très bien et rapidement. On se prend beaucoup d'affection pour les deux personnages principaux et de fait l'on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir ce qu'il va leur arriver.Ce que j'ai vraiment apprécié justement dans Raison et sentiments c'est la jolie palette de personnages que nous offre Jane Austen. Ils sont, à mon avis, bien plus travaillées que dans Orgueil et Préjugés par exemple, et surtout plus nuancés (je pense notamment à Willoughby qui est un personnage que j'ai trouvé particulièrement fascinant). J'ai eu un petit coup de coeur pour Marianne, dont le propre caractère me faisait penser à mon propre côté passionné et pour le colonel Brandon (quel homme !). J'ai eu un peu moins d'affinités avec Elinor et Edwards, couple ô combien bien assorti mais un peu un trop apathique à mon gout. En tout cas, j'ai aimé les différentes romances qui m'ont beaucoup touché car très justes et émouvantes.Je termine enfin par la plume de l'auteure que j'apprécie toujours autant. Beaucoup d'ironie encore dans ce roman (et j'aime beaucoup l'ironie de Jane Austen, c'est une des choses qui me fait aimer cette romancière) ainsi que de finesse dans l'écriture. Beaucoup de descriptions également dans ce tome, mais au final cela ne m'a pas trop dérangé (à part vraiment au début du roman où la profusion des personnages m'avait un peu perdu). En bref, toujours aussi charmé par Jane Austen.Raison et sentiments fut donc une très bonne surprise. J'ai complétement adhéré au récit ainsi qu'aux romances qui m'ont charmé. Ainsi malgré quelques longueurs au début, ce roman est devenu mon favori de Jane Austen et me redonne l'envie de me plonger dans les autres œuvres de cette romancière britannique.

Evy26
25/11/12
 

Le titre de ce roman décrit avec précision la personnalité des deux sœurs que nous suivons dans ce récit : l’une est impétueuse, croit à l’amour passionnel, éternel et unique, l’autre croit en un amour simple, basé sur la raison, l’accord et le respect entre deux personnes et pense que l’on peut aimer plusieurs fois. Le roman, qui fait la part belle à cette dualité de sentiments, se révèle extrêmement plaisant. Jane Austen sait très bien décrire la ronde des sentiments que ressentent les deux sœurs. Et bien qu’il s’agisse d’un roman du début du XIXè siècle, l’ensemble reste d’une justesse intemporelle.

nymeria
09/02/11
 

Raison et Sentiments est sans doute, avec Orgueil et Préjugés, l’un des romans le plus connu de Jane Austen. D’autant plus connu qu’il a été adapté au cinéma avec Emma Thompson et Hugh Grant, entre autres. Comme beaucoup d’entre vous, je connais très bien cette adpatation de Ang Lee pour l’avoir vue au moins deux ou trois fois… cette information est capitale pour la suite de mon avis concernant le roman !Très vite, dès les premières pages, le charme de Jane Austen a agi sur moi… bien que, comme toujours je me perds un peu dans les filiations, et la multitude des Mr, Mrs et autre Miss. Mais très vite aussi, les images du film ont envahi mon esprit. Impossible de m’en défaire … je ne voyais Marianne que sous les traits de Kate Winslett, et Eliore qu’en Emma Thompson… et j’avoue que cela m’a beaucoup gênée. Tout en lisant j’attendais les scènes… connaissant l’histoire par coeur, ma lecture n’a pas été aussi trépidante que celle de Persuasion, par exemple.Bien sûr, le style de Jane Austen, sa façon d’aborder les sentiments, sa peinture de la société anglaise m’ont touchée et intéressée, et les pages se sont tournées d’elles-mêmes avec plaisir. La mise en place des quiproquos, des erreurs de jugements est faite avec art, et l’on se demande comment tout cela va se résoudre, mais le fait d’avoir vu le film a aussi rompu le charme de la découverte. J’ai également un peu regretté la dichotomie trop marquée entre la fameuse raison incarnée par Elionor et les sentiments incarnés par Marianne. Il m’a semblé que la mécanique fonctionnait moins bien que dans Orgeuil et préjugés. Toutefois la vertu du roman, par rapport au film, est de décrire plus précisément les sentiments des personnages, et l’art de Jane Austen, sa capacité à l’analyse sentimentale est toujours aussi puissante.Une lecture donc en demi-teinte, qui ne tient pas du roman lui-même, mais plutôt de cette erreur de voir une adaptation avant de lire le roman…

George72
05/12/09
 

Comme toutes les autres oeuvres de Jane Austen, Raison et Sentiments est un classique de la littérature anglaise. Alors qu’elles viennent de perdre leur père, Elinor et Marianne Dashwood sont dans l’obligation de quitter leur demeure familiale pour une demeure plus modeste, avec leur mère et leur jeune soeur. Northland devient alors la propriété de leur demi-frère John Dashwood dont la femme Fanny méprise les soeurs. Tout au long du roman nous suivons les aventures sentimentales et amoureuses des soeurs Dashwood : Elinor est éprise en secret d’Edward, le frère de Fanny. Marianne, quant à elle, va tomber follement amoureuse du séduisant Willoughby au grand dam du Colonel Brandon. Elinor et Marianne sont deux soeurs aux personnalités opposées bien que très proches et attachantes. L’ainée Elinor est calme, raisonnable et posée. Elle va s’efforcer de dissimuler son amour pour Edward pendant la plus grande partie de l’intrigue. Sa soeur cadette est beaucoup plus spontanée et romantique, à tel point qu’elle en devient presque agaçante ; elle va au contraire étaler son amour et son bonheur aux yeux de tous sans réfléchir aux conséquences de son comportement.Chaque soeur personnifie une vision de l’amour et du mariage. On devine alors aisément qui représente la « Raison » et qui incarne les « Sentiments ».Ce livre est un chef-d’oeuvre de romantisme avec de nombreux rebondissements et quiproquos amoureux. Mais cela n’empêche pas Jane Austen, comme dans Orgueil et Préjugés, de nous livrer une véritable satyre de la société anglaise du XIXème siècle. L’auteure utilise l’ironie pour dénoncer les petits travers de la société et la condition féminine au XIXème siècle qu’elle nous décrit avec beaucoup de réalisme. Je pense que c’est pour cette raison que certains personnages comme Mme Jennings sont aussi caricaturaux même s’ils restent drôles et attachants. On peut déplorer quelques longueurs comme dans beaucoup de romans écrits à cette époque. Il y a beaucoup de descriptions qui ralentissent l’histoire. Mais l’écriture comme le style sont faciles à comprendre et accessibles à la plupart. Sans surpasser Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments reste une lecture très agréable qui reprend des thèmes chers à Jane Austen (la condition féminine, le mariage, les travers de la société). Si vous avez aimé ce livre, je vous conseille de regarder le film d’Ang Lee qui est très fidèle au roman. N'hésitez pas à venir nous rendre une petite visite sur notre blog : http://drunkennessbooks.blogspot.fr

ManonMarie
02/07/14
 

Tout aussi enchanteur qu'Orgueil et Préjugés. Une fois de plus, les dialogues comme les descriptions permettent de se plonger avec enchantement dans l'histoire. Les moult péripéties et retournement de situations donnent du relief dans la vie de la famille Dashwood. Les protagonistes sont réussis, chaque fille Daswood a sa personnalité, celle d'Elinor étant la plus réservée, trop peut-être. Quant à Marianne, la romantique, elle est se lance avec trop de passion et de fougue dans ce qu'elle entreprend. Le personnage de Willoughby est particulièrement réussi, on le déteste et on compatit, c'est assez dur à expliquer sans spolier, alors je me stoppe ici. Les Middleton sont exaspérants à mettre leur nez dans les affaires de tout le monde. Bref, comme le précédent livre, je ne peux que vous conseiller de lire Raison et Sentiments, c'est une histoire différente d'Orgueil et préjugés, même si des thèmes similaires sont évoqués. Les personnages et leurs relations sont la force majeure du roman, entre non dits et mensonges les conséquences peuvent s'avérer désastreuses pour nos héroïnes. J'ai beaucoup aimé la richesse des rebondissements tout aussi drôle et touchant que pour Orgueil et préjugés. Cependant, le style de Jane Austen reste proche d'Orgueil et Préjugés, de la distance et une part d'ironie dans les descriptions de certains passages. On se laisse conter les mésaventures de Marianne et l'on souhaite chercher l'espoir. Les caractères des personnages sont un brin différents, mais ils restent attachants et bien exploités et je déplore de ne pas avoir vu le colonel plus longuement. Comme je déplore l'absence de passage montrant le colonel et Marianne ensemble, faire plus ample connaissance. Je le trouve tout aussi intéressant qu'Orgueil et préjugés, mais les descriptions sont plus nombreuses que ce dernier, plus détaillées, peut-être parfois trop. Ce qui me fait dire que j'ai mieux adhérer à Orgueil et Préjugés qu'à ce roman, même s'il reste très bon. Il manquait un je ne sais quoi, quelque chose de plus. L'ambiance Bennet étant très riche, les trois soeurs se retrouvent un poil en-dessous. Toutefois Wickham et Willoughby vont bien de pairs, ils sont similaires tout en étant très distincts, Darcy et le colonel sont eux aussi à rapprocher pour ce côté froid et distant qui rendent Lizzie et Marianne indifférente. Sincèrement, et pour terminer cette analyse sur les deux romans, je préfère Orgueil et Préjugés, il a quelque chose qui me touche plus que Raison et Sentiments. Un côté moins austère peut-être ?

Ewylyn
10/03/14
 

Après avoir vu le film d’Ang Lee datant de 1996, il était nécessaire que je m’attaque à l’œuvre de Jane Austen. Oui, je fais tout à l’envers et alors ? Au moins, on est moins déçus si l’adaptation nous plaît moins après lecture Et puis, vu ma passion pour la grande dame, il était évident que pour moi le film serait en-dessous du chef d’œuvre romanesque.Élinor représente la raison là où sa sœur, Marianne, représente le sentiment. Mais à la mort de leur père, obligées de déménager à Barton Cottage avec leur mère et leur sœur cadette (Margaret), elles vont découvrir que la vie ne s’arrête pas à l’un ou à l’autre et que les deux sont complémentaires et nécessaires pour créer des situations que nul ne pouvait prévoir. La sage Élinor va alors découvrir la passion sentimentale quand l’extravagante Marianne apprendra ce qu’est la raison…Un schéma austenien classique.En bien des sens, et surtout dans son schéma narratif, Raison & Sentiments semble se rapprocher d’Orgueil & Préjugés ; on y retrouve ainsi un schéma classique de Jane Austen. En effet, les principaux personnages sont issus de famille modeste et vont être amenés à côtoyer des personnes plus riches qu’elles dans l’espoir de faire un bon mariage mais surtout un mariage d’amour. De ce fait, la famille Dashwood n’est pas sans nous rappeler la famille Bennet d’Orgueil & Préjugés bien que les personnages et leur caractère soient forts différents les uns des autres. Si Mrs Bennet était un personnage sûr de lui et très impétueux, voire irrespectueux des convenances, Mrs Dashwood est, au contraire, un personnage plus réservé même si impatient de voir ses filles mariées. Le seul point commun de ces deux femmes repose donc dans leur façon d’être sûr d’un mariage quand celui-ci ne l’est pas.Ainsi, Élinor et Marianne vont être amenées à traverser bien des épreuves. De l’amour à la désillusion, du chagrin à la peur de perdre un être cher, ces deux jeunes femmes nous sont très proches malgré qu’elles aient une vie si différente de celle de notre époque. Malgré tout, elles savent montrer que ce sont des femmes fortes qui ne sont pas reste face à d’autres personnages ; elles occupent la scène et montre parfaitement leur trait principal : la raison et le sentiment. Et quand les deux entrent en collision, les épreuves ne font que se multiplier poussant les deux jeunes filles à se surpasser et à repousser leurs limites.Il est alors bien normal que la fin soit heureuse. Après tant d’épreuves, si les personnages devaient encore souffrir, cela serait une véritable marque d’injustice pour elles alors même que celle-ci a été leur lot quotidien. Et cette fin heureuse est tout à fait normale puisqu’il s’agit du propre même de Jane Austen de faire souffrir ses personnages avant de les libérer par un « Happy end ».Une peinture de la société anglaise du XIXe siècleA travers les personnages d’Élinor & Marianne, Jane Austen nous livre ici une peinture de la société de son époque. Une société où régnait des règles de convenances strictes, la nécessité d’un bon mariage et de la fortune et où l’amour n’est qu’un sentiment secondaire. Autant dire que c’est totalement à l’opposé de notre société moderne où le mariage repose sur l’amour et où les convenances sont totalement différentes du fait de l’évolution des mœurs. Et ces règles de convenances transparaissent essentiellement par Mrs Edwards qui s’oppose fermement à un mariage pour des questions de fortune et de volonté de bon mariage. C’est une femme de caractère qui n’hésite pas à imposer sa volonté et ce, par tous les moyens pour ne pas perdre son honneur et sa fortune.Et la fortune est le cœur même de cette société. Pour toute jeune fille issue d’une famille modeste, il s’agit de trouver un mari fortuné pour pouvoir avoir une vie descente et permettre à ses parents de vivre confortablement quand ils ne pourront plus travailler. Quant aux jeunes hommes issus de famille riche, leurs parents voudraient les voir épouser une jeune fille de leur classe sociale. Jane Austen, dans ses romans, va donc confronter ces deux univers que tout oppose pour les réunir envers et contre tout. Mais cela passera par de nombreuses difficultés et des personnages différents que tout oppose pour certains.Des personnages aux caractères opposésComme toujours dans les romans de Jane Austen, les personnages ont des caractères diamétralement opposés mais tout les attire. Voilà qui donne du fil à retordre à l’expression « Qui se ressemble s’assemble. » Ainsi, Marianne & Élinor sont les expressions même de ces caractères opposés puisque l’une est sentimentale là où l’autre est plus raisonnée.Mais cette différence est encore plus accentuée entre le Colonel Brandon et Monsieur Willoughby. En effet, Brandon est un personnage très discret, limite timide alors que Willoughby est très extraverti, sûr de lui-même et aime jouer avec les sentiments des autres. Willoughby apparaît comme un manipulateur là où Brandon joue franc-jeu.Quand à Lucy Steele et Robert Ferrars, leur différence est tout simplement énorme et la fin est impensable à cause de cela. Jeune homme fier de lui qui a souvent critiqué Lucy, il finira par tomber sous son charme et à se remettre en cause. A l’inverse, Lucy est une femme qui aime conquérir et plaire mais qui reste très hautaine et imprudente.En bref, un roman que j’ai eu plaisir à lire comme à voir le film. La plume de Jane Austen a su encore une fois me conquérir, me confirmant ainsi qu’elle est l’une des plus grandes auteures de son époque et une de mes favorites.

Blondillon
04/03/14
 

[Extrait de la chronique]Quand je l'ai lu, je connaissais déjà bien son histoire, ayant adoré la mini-série éponyme de la BBC et assez apprécié le film oscarisé de Ang Lee. Aussi, je n'ai pas été surprise de son contenu, et encore moins du style d'écriture de Jane Austen, dont j'ai lu quasiment toutes les oeuvres. Ce style m'avait diablement manqué, et en particulier son don pour nous transporter à son époque et... son ironie mordante ! Rien que pour ça, je vous recommanderais cette lecture.

Lireoumourir
15/02/14

L'histoire et le style m'ont tellement plu que je vais mettre Jane Austen en priorité dans mes prochaines acquisitions et lectures.Elle dépeint sans complaisance une partie de la société anglaise avant 1817. Elle n'est pas tendre avec ses contemporains.Dans ce roman elle expose les différents types de mariages, leur genèse et leur aboutissement. Car le seul but des femmes de cette époque c'est de se caser et ensuite de caser ses filles ! J’adore le père… et dans un autre registre Mr Darcy».L’adaptation en six épisodes était très fidèle et réussie.La deuxième adaptation « Raison et sentiment » en trois épisodes, je l’ai trouvé moins dense que le roman. Et la situation géographique différente. Dans le roman on n’est pas au bord de la mer.Mais je suis là surtout pour parler du roman.La lecture a été plus laborieuse, car le roman est plus touffu. Des personnages viennent se greffer au fur et à mesure, ménageant des rebondissements.On sent par l’accumulation des rencontres entres les différentes maisons le poids du quotidien. La notion du temps est très présente, un peu comme si l’auteure nous disait « voilà la vie qui vous attends vous les filles sans fortune ». On a une insistance sur l’âge. Le thème de l’argent est très récurrent. On sent la préoccupation de l’auteure. Quand on sait qu’elle et sa sœur n’ont pas pu se marier car ce sont leurs frères qui ont hérité, cela donne une autre dimension au problème. Ici c’est traité de manière différente par rapport à « Orgueil et Préjugés ». On a l’impression tout au long des aventures des deux sœurs qu’elles ne vont pas pouvoir se marier.[...] http://ramettes.canalblog

ramettes
30/10/13
 

Ce roman de Jane Austen s’intéresse à deux sœurs, Elinor l’ainée : "Elle avait un cœur excellent ; son tempérament était affectueux et ses sentiments profonds, mais elle savait les gouverner." ; et Marianne la cadette : "Elle était sensée et perspicace, mais passionnée en toutes choses, incapable de modérer ni ses chagrins ni ses joies. Elle était généreuse, aimable, intéressante, bref, tout, excepté prudente.".L’une représente donc la raison et l’autre les sentiments.Dans cette Angleterre du XVIIIè siècle, la première va s’éprendre d’un jeune homme timide lui ressemblant en caractère tout en sachant taire son ressenti face aux révélations auxquelles elle devra faire face ; tandis que la deuxième se laissera séduire par l’impétueux et lâche Willoughby qui la trahira sans vergogne : "La vanité, en lui faisant rechercher un triomphe coupable aux dépens d’une autre, l’avait mis sur la route d’un amour sincère que son emportement vers les plaisirs l’avait forcé à sacrifier.", délaissant le colonel Brandon, un homme d’âge mûr qui ressent également à son égard un profond sentiment.Jane Austen brosse un portrait minutieux des mœurs de cette époque, des codes de la société : l’importance des bals où des alliances se nouaient, et de la vie sociale dans les villages ou les grandes villes.A travers deux sœurs très proches qui diffèrent sur un point de caractère, Jane Austen livre une histoire à rebondissements mettant en valeur l’importance des espérances matrimoniales des jeunes filles à cette époque, où tout finit pour le mieux, ce qui est aussi rassurant et plaisant lors de la lecture des œuvres de cette auteur.La plume de Jane Austen est parfois acide et m’a fait sourire plus d’une fois tant certains personnages offrent la possibilité de se moquer d’eux par des attitudes égoïstes, stupides, voire calculatrices.La raisonnable Elinor est la voix de la raison dans ce roman, elle porte un regard juste et une analyse critique : "Elle méditait silencieusement sur le mal irréparable qui découlait d’une indépendance prématurée. La paresse, la dissipation, le luxe qui en avaient été la conséquence avaient anéanti l’esprit et le caractère, détruit le bonheur d’un homme doué de tous les avantages du corps et de l’esprit.", mais c’est sans conteste avec Marianne que je me suis le plus laissée emporter.Elle apporte une force au récit et vivre une expérience des plus dures mais des plus enrichissantes : "Marianne Dashwood était née pour un destin extraordinaire ; il devait lui être donné de découvrir la fausseté de ses propres opinions et de contredire, par sa conduite, ses maximes les plus favorites.".J’apporte un bémol car ma lecture a été gâchée par une vieille édition de poche qui comportait des fautes de frappe ou d’orthographe, des inversions dans les noms particulièrement sur celui du colonel Brandon.Un peu léger pour une édition de poche et j’espère que tout cela a été corrigé depuis.Le cœur a ses raisons que la raison ignore et ce roman de Jane Austen en est une belle illustration, outre le fait que le style soit des plus plaisants et la lecture des plus agréables.Et là je dois avouer que c’était ma première lecture d’un roman de Jane Austen, ayant déjà lu une nouvelle de cette auteur, à se demander pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour découvrir son style à travers ses romans, mais une chose est sûre : je vais continuer à lire du Jane Austen car c’est un plaisir de chaque instant.

MissG
19/09/13
 

L'été dernier j'avais lu Orgueil et préjugés ainsi que Lady Susan, dont j'avais beaucoup entendu parler. J'avais tellement aimé que j'ai décidé de retenter l'expérience cet été avec Raison et sentiments. Bien que j'ai préféré Orgueil et préjugés à celui-ci, je 'ai beaucoup aimé, car on ne peut pas changer lady Jane du tout au tout, et ce livre est, encore une fois, une pure merveille à découvrir. Dans le début du récit, on découvre la situation fort agréable qui était celle d'Elinor et Marianne. Mais bientôt, tout change. Par un malheureux concours de circonstances, elles se retrouvent avec leur mère et leur soeur, à devoir quitter leur propriété pour un petit cottage. Elles y font un nombre impressionnant de rencontres, toutes très différentes les unes des autres. L'action se déroule très lentement ; l'auteur prend le temps de nous faire découvrir leurs sentiments et les diverses relations des héroïnes, ce qui m'a parfois fait un peu languir car je voulais savoir le fin mot de l'histoire. Certains moments m'ont aussi parus improbables, mais très vite expliqués. Quant à la fin de l'histoire, elle est tout simplement super. C'est exactement celle que je souhaitais et je pense que je vais faire de beaux rêves après ces dénouements inespérés. Marianne, dans la première partie de l'histoire, celle où elle fait la connaissance de Willoughby, m'a pas mal énervée. Je n'arrivais pas à comprendre son manque de sympathie et son indifférence vis à vie du reste du monde, ainsi que son inconscience. Elle finit néanmoins par devenir mature et réfléchie, complètement transformée par une certaine action. Elle finira par trouver le bonheur, mais cela tout à a fin, et de façon si précipitée en comparaison du reste du roman, que j'ai été un peu frustrée. J'attendais ça avec tellement d'impatience ! Et je n'ai eu droit qu'à une dizaine de lignes comme explication du nouveau bonheur de Marianne... Pour Elinor, on pourrait dire qu'elle est très différente de sa soeur. Je n'ai pas dit que Marianne était méchante ou quoi que se soit, mais j'ai préféré le caractère plus posé de l'aînée, qui, tout au long de l'histoire, s'est chargée des plus horribles besognes. C'est principalement à travers ses yeux que l'on a vu l'histoire d'amour de Marianne se développer et d'après moi, c'est elle qui a le plus de bon sens (j'ai trouvé la mère un peu irresponsable par moments). L'histoire d'amour d'Elinor, quant à elle, est presque inexistante. Tout comme avec la mini série adaptée du roman, je me suis rendue compte avec surprise, au milieu de l'histoire, qu'il y avait un prétendant et une histoire d'amour. Elle était bien trop cachée et subtile pour moi, et la raison était à ce moment-là bien trop présente. Quant au reste des personnages, mon avis sur eux changeait au fur et à mesure que leurs actes et paroles évoluaient. Je n'ai eu pour aucun de ces personnages une opinion fixe ! Le style d'écriture de l'auteur, comme on peut s'en douter, est agréable, et pas du tout rudimentaire. De nombreuses périphrases décrivent les personnages et leurs émotions, et cela en plus du vocabulaire, il a parfois été difficile de comprendre ce qui était écrit. J'ai en plus l'impression que le langage de Jane Austen déteint sur moi (ce n'est pas du tout une mauvaise chose) ! Encore une fois, une perle rare, à lire pour les amoureux des classiques et des histoires d'amour. J'ai été dans l'impossibilité de quitter ce roman tant que je n'ai pas fini de le lire. Nouveau coup de coeur qui me fait encore plus aimer cette plume douce et l'univers Austennien. Ninon !

nilale
07/09/13
 

[Extrait]J'ai lu "Raison et sentiments" de Jane Austen quand j'étais encore à Cambridge, il y a quelques mois. A l'époque, je ne savais pas que ce roman me serait prémonitoire, dans la mesure où il raconte le déménagement de la famille Dashwood dans le Devon, là où justement j'habiterai d'ici septembre !Quand je l'ai lu, je connaissais déjà bien son histoire, ayant adoré la mini-série éponyme de la BBC et assez apprécié le film oscarisé de Ang Lee. Aussi, je n'ai pas été surprise de son contenu, et encore moins du style d'écriture de Jane Austen, dont j'ai lu quasiment toutes les oeuvres. Ce style m'avait diablement manqué, et en particulier son don pour nous transporter à son époque et... son ironie mordante ! Rien que pour ça, je vous recommanderais cette lecture. Rédactrice du blog féminin http://apologie-d-une-shopping-addicte.over-blog.com

platinegirl
17/08/13
 

Second livre de Jane Austen que je lis et j'aime vraiment son style.On se met facilement à la place des deux héroïnes, passionnée et prête à tout pour Marianne, qui ne voit que par son amour pour Willoughby et plus raisonnable et réaliste pour Elinor, qui est prête à envisager un autre prétendant, même plus âgé.A suivre dans ma Wish-List ... Accrobiblio

un flyer
08/08/13

Après la mort de leur père, Elinor et Marianne Dashwood se voient contrainte de quitter la maison familiale de Norland, avec leur mère et leur sœur cadette, Margaret.Leur frère, John Dashwood, né d’un premier mariage, devait prendre soin d’elles , promesse faite à son père avant sa mort. Influencé par sa femme Fanny, il n’en fait rien. C’est ainsi qu’elles s’en vont vivre à Barton cottage auprès de la famille Middleton.De cette nouvelle société verra naitre de nouveaux amours, celui du colonel Brandon envers Marianne, et de cette dernière envers John Willoughby. Quant à Elinor, elle a laissé son amour à Norland, puisqu’elle est éprise Edward Ferrars, le frère de Fanny, sa belle-sœur.De la plume de Jane Austen, on découvre une fois de plus les émois amoureux et les deceptions qui s’ensuivent. A travers le regard d’Elinor, on voit la déchéance de sa sœur, le cœur brisé par Mr Willoughby. L’auteur nous dépeint deux personnages totalement différent, comme nous le montre le titre.Elinor est la raison. Pleines de sagesse, elle rattrape souvent les fautes de sa sœur et sait faire preuve de calme et de retenue. Ce n’est pas le cas de Marianne, très expansive et enthousiaste, elle reste persuader, que nous n’avons qu’un grand amour. Elle rit beaucoup du colonel Brandon, qu’elle trouve déjà trop vieux pour être une nouvelle fois amoureux.On pourrait découper le roman en deux parties, la première étant à Barton, où la vie est plutôt calme, malgré les diverses sorties que proposent les Middleton. Mr John et Mme Jennings sont des personnages qui aiment les distractions et la société. Ils donnent de la vie à cette partie du roman, où il ne se passe pas grand chose. D’ailleurs plus tard, Elinor et Marianna partiront à Londres avec Mme Jennings.A ce moment, je trouve que le rythmes s’accelère. On en apprends un peu plus sur le manque de nouvelles de Willoughby. Elinor retrouve Edward, mais pas dans les meilleures conditions. Tout ca rondement mener par la plume de Jane Austen.C’est toujours avec ironie qu’on découvre certains personnages, que l’auteur n’hésite pas à nous décrire. Cela fait tout le charme de ces romans. Je me suis beaucoup attachée à Elinor qui n’hésites pas à faire passer les interêts de sa sœur avec les siens. Même si la personnalité de Marianne met un peu de soleil au duo, elle est vite ternie par sa grande dépression qui l’assagira. Un mal pour un bien. On s’attache facilement aux différents personnages, chacun a son caractère bien défini et ne rends la lecture que plus agréable.Mon second roman de Jane Austen offert par Rambahl et que j’ai lu avec plaisir. Je n’hésiterais pas à lire ces autres romans, pour retrouver un style aussi plaisant.

Chtitepuce
25/06/13
 

Pourquoi ai-je acheté ce livre ? Parce qu'il faisait partie du Book Club d'octobre sur Livraddict. Je connaissais Jane Austen, seulement que de nom. Alors, c'était l'occasion ou jamais de me faire mon propre avis ! Malheureusement je n'ai pas su respecter les délais imposés suite à un emploi du temps surbooké au niveau des cours.Mon avis : Mon tout premier livre de cet auteur et pas le dernier, c'est sûr ! C'est aussi par la même occasion, mon premier classique.Comme le dit la quatrième de couverture, on suit deux soeurs, Elinor et Marianne. Elles viennent de perdre leur père, elles se retrouvent donc dans l'obligation de quitter la demeure familiale de Norland avec leur mère et la petite soeur, car celle-ci a été léguée à leur demi-frère John Dashwood. Elles ne connaissent que très peu de choses sur leur demi-frère car elles n'ont pas grandi avec lui, depuis le temps qu'elles ne l'ont plus vu, celui-ci s'est marié avec Fanny. Fanny n'appréciant sans plus Elinor, tout simplement parce que Edward, son frère est épris de la jeune fille, ce qui contrarie la femme de John... Elles emménagent sur l'invitation de leur oncle Sir John à Barton dans un petit cottage le plus vite possible. Et c'est là, lors d'une promenade que Marianne tombera dans les bras d'un beau jeune homme Willoughby. Celui-ci devra s'absenter, alors dès que Marianne aura la possibilité d'aller à Londres pour le revoir elle fonce,... Mais une surprise de taille s'annonce. Pareil pour Elinor, qu'est-ce devenu Edward ? Une suite pleine de rebondissements à découvrir.Raison et sentiments, le titre idéal ! Tout simplement par ce qu'il correspond à la façon de faire des deux soeurs. Elinor est la raison et Marianne les sentiments.Les personnages, sont extrêmement bien décrit, et cela ne s'arrête pas aux personnages principaux. Ce qui est essentiel pour comprendre l'histoire. J'ai particulièrement apprécié le personnage de Mrs. Jennigs avec son humour mais aussi cette manie de vouloir mettre tous les jeunes gens qu'elle croise en couple. J'ai aussi trouvé, que les deux soeurs Élinor et Marianne se complètent à merveille et qu'elles ne sont tous comptes faits pas si différents que cela mais ont juste une autre façon de s'exprimer.La description est parfois un peu trop présente, un peu trop longue à mon goût. Cependant, j'ai adoré voyager dans les différents lieux de ce livre, j'ai adoré imaginer leurs robes,...Les points positifs : Les personnages bien détaillés et l'humour léger. Les moeurs de l'époque bien développés et critiqués. Mais l'essentiel pour moi, ce sont les rebondissements au fil des pages qui donnent du piquant à cette histoire.Les points négatifs : La description trop longue à certains moments, ce qui fait que j'ai eu dur à le lire. Et qui dans mon cas fait que ce n'est pas un coup de coeur mais presque.Bref, je ne peux que le recommander !

s0kellys
09/04/13
 

Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l'hypocrisie feutrée.L'aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de coeur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu'au jour où Willoughby disparaît…J’étais très enthousiaste à l’idée de lire ce roman de Jane Austen, un de mes auteurs préférés. J’avais déjà lu Orgueil et préjugés (avant d’ouvrir ce blog), Lady Susan et Persuasion. Si j’ai retrouvé un style très agréable, et un panel de personnages intéressants, y manquent pour moi les phrases qui décrivent en quelques mots un personnage, la plume acérée d'O&P par exemple ou de Persuasion.Même si certaines scènes sont pathétiques, ou drôles, les personnages faisant preuve d’une veulerie, d’une médiocrité crasse qui n’est pas sans rappeler certaines scènes d’O&P, j’ai trouvé le tout un peu trop bavard. Des dialogues qui n’en finissent plus et qui plombent le rythme du roman.Alors que s’est-il passé ici ? Pourquoi suis-je déçue par ce roman, alors que j’ai adoré les trois autres lus ? Peut-être justement parce que j’adore cette histoire, connue par le biais de l’écran. Le film d’Ang Lee avec Emma Thompson et Kate Winslet, et l’adaptation BBC de 2008 avec Claire Skinner et Linda Bassett m’ont enchantée. Je les ai vu un certain nombre (si ce n’est un nombre certain) de fois. Tant et si bien que je m’étais fait mon idée des personnages à partir de ces adaptations. Heureusement j’ai découvert des passages occultés dans les adaptations. Je n’avais pas, perçu la méchanceté et la roublardise de Lucy Steele, l’amoureuse d’Edward Ferrars, alors que ce personnage est particulièrement perfide dans le roman.Ce fut une lecture agréable, pas de doute là-dessus. Cependant, si j’ai eu plaisir à retrouver les personnages d’Elinor et Marianne que j’apprécie tant, je n’ai pas retrouvé la plume d’Austen aussi acérée et pleine d’humour d’O&P ou Persuasion.C'est très bon, mais quand on est habitué à mieux encore...me voilà fort marrie.

Choupchoup
09/04/13
 

Mouais...Je n'aurais pas, une fois de plus, succombé au charme de Jane Austen. Mes yeux ont plus glissés sur les mots qu'ils ne les ont lus. Elle ne me touche pas. On ne se ressemble pas. On a pas la même vision de la vie...Le romantisme c'est très joli, mais il n'empêche que là, ça vire cliché, y'en a trop et du coup je ne crois plus du tout à cette histoire, c'est tellement dommage ! Mais bon c'est comme ça à chaque fois avec Jane Austen. Les différents personnages sont très sympathiques et attachants, mais je ne me reconnais pas en eux. C'est assez difficile d'apprécier à sa juste valeur un livre quand on ne s'identifie pas à un personnage ou que aucuns d'eux ne nous intrigue vraiment...C'est intéressant de voir à quel point Alinor et Marianne sont différentes alors qu'elles ont les mêmes gènes en elles. Elinor est sage, posée, calme et plus que raisonnable tandit que Marianne est spontannée, romantique et un peu égoïste. Leur relation est juste magnifique !Cela dit, l'une comme l'autre m'ont un peu agacée, elles font vraiment clichées : On a envie de dire à Elinor d'agit et à Marianne de se calmer... Ce que j'aime dans Jane Austen c'est que, j'ai beau trouver ses romans peu crédibles et surjoués, je ne doute pas qu'ils soient très proche de la réalité de l'époque.Lire Jane Austen c'est entrer dans une autre époque et un autre monde. Ce n'est pas parce que ses écrits ne me plaisent pas que ce sera forcément votre cas !

MademoiselleLuna
17/11/12
 

A la découverte de Jane Austen – Le Book Club du mois d’octobre dont, malheureusement, je n’ai pas pu participer à la discussion, avait pour thème Jane Austen, célèbre romancière anglaise. Je n’ai lu que deux de ses ouvrages : le très connu Orgueil et préjugés et Lady Susan, un roman épistolaire. Je souhaitais continuer de découvrir la bibliographie de l’auteur et ce fut une excellente occasion. Malencontreusement, Raison et sentiment est une déception.Beaucoup d’ennui – C’est un adjectif qui me vient en tête quand je dois qualifier ce roman. Je me suis très souvent ennuyée je suis presque déçue de ne pas avoir à ce roman de Jane Austen. Il y a notamment deux raisons à cela.Premièrement et principalement, je n’ai ressenti aucune empathie pour les deux personnages principaux : Marianne et Elinor. Je ne me suis pas du tout attachée à elles. Je les ai trouvé très extrêmes dans les deux grands noms qu’elles sont censées incarner : la raison et les sentiments. Il a moins su me toucher car, finalement, j’ai eu beaucoup moins d’affinités avec elles. Je n’ai pas réussi à m’identifier, ne serait-ce qu’un petit peu à l’une d’entre elles. De plus, même dans leurs dialogues et dans leurs réflexions, je n’y ai trouvé aucun intérêt. A mon humble avis, il manquait un peu de piquant qui faisait le charme d’Orgueil et préjugés.En outre, du point de vue des personnages masculins qui font souvent le plaisir des lectrices de Jane Austen à travers toutes les époques, m’ont laissé assez insensible. Je n’ai pas du tout été séduite comme je l’avais été par Monsieur Darcy. C’est vraiment dommage car, généralement, les gentlemen de cette époque me font habituellement rêver. Il faut dire qu’il ne manque absolument pas de charme : leurs manières, l’étiquette, la façon de s’exprimer…Pour terminer cette relativement courte chronique, la deuxième raison pour laquelle je n’ai pas apprécié cette lecture tient également à l’histoire. Déjà, toutes les relations amoureuses sont passées à la trappe car je ne me suis pas forcément attachée aux divers personnages. Enfin, toutes ces questions autour de l’argent et d’héritage ne m’ont pas véritablement passionné. Pour être tout à fait franche, cela m’a plutôt agacé. Or, je sais pertinemment que ces deux aspects sont récurrents dans les romans de Jane Austen mais, cette fois-ci, cela n’a pas fonctionné. Cependant, je ne suis pas totalement dégoutée pour continuer à découvrir d’autres de ses romans.Pour conclure – Ce fut certes une déception mais, quand j’ai abandonné le livre, mon état d’esprit sur le moment était de redonner une chance supplémentaire à Raison et sentiment dans quelques temps.

Avalon
06/11/12
 

Il était une fois une jolie petite famille, les Dashwood. Madame mère veillait bien comme il faut sur ses trois filles, dont deux étaient amoureuses : Elinor, l’ainée - la raisonnable et la plus apte à prendre sur soi - d’Edward Ferrars, et Marianne, l’exaltée, la passionnée, tombera très vite sous le charme de Willoughby. Leurs tendres sentiments étaient partagés - on ne peut tricher avec les mouvements du cœur - tout aurait donc pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que les histoires de gros sous viennent toujours pourrir l’ambiance. Parce que nos dames et demoiselles Dashwood, pourtant de naissance honorable, n’avaient pas le moindre sou de trop ou d’avance. Et les élus de leur cœur ne brillaient pas non plus par leur fortune personnelle… Ajoutez à tout ceci un demi-frère sous la coupe de son épouse super radine, une Mrs Ferrars (mère) redoutée et mal embouchée, une petite peste d’intrigante de Lucy Steele qui mériterait bien un tout autre sort que celui qui lui est finalement réservé, et un brave et fiable colonel Brandon, qui ne déparerait pas, lui, à être dépeint avec un chouïa plus d’enthousiasme, secouez bien, et dégustez : c’est frais et digeste.Bon, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à comprendre en quoi la conduite de ce brave Edward était « respectable ». De nos jours, elle parait surtout hyper couillonne. Si on devait se sentir tenue de respecter TOUS nos engagements de jeunesse… heu… je serais mal.Mais c’est chipoter, d’accord, autres temps, autres mœurs, et j’ai une fois de plus pris un grand plaisir à gambader dans toute cette finesse souvent assassine (le concept de la maternité en prend pour son grade tout au long du roman, ouah !), et ces superbes descriptions de la nature anglaise, et humaine. Sylvie Sagnes

SagnesSy
13/09/12
 

On retrouve le savoir-faire de Jane Austen. Deux sœurs très différentes tombent amoureuses : l’une est passionnée et spontanée, l’autre est raisonnable et mesurée. Laquelle fera un mariage d’amour et laquelle fera un mariage de raison ? A voir, ce roman a été adapté au cinéma par Ang Lee.

Pitchoubinou
03/04/12
 

Alors ça y est, j'ai enfin lu ce livre que j'avais sur mon étagère depuis juillet dernier et qui en plus m'était prêté. Je suis contente de l'avoir lu (en plus j'ai eu Orgueil et préjugés lors d'un swap, trop contente :D) pour pouvoir continuer avec les autres. Ce n'est surement pas un coup de coeur mais celui-ci je l'ai bien aimé. J'ai beaucoup aimé les personnages et surtout Marianne car je suis parfaitement comme elle. J'ai su m'identifier. Et puis l'ambiance qui se tramait dans ce roman était vraiment magique, je m'y voyais avec tous ces décors et ces vêtements. Je suis conquise encore une fois, je continuerais ma quête de cette auteur... Je le conseille...

searchxme
03/03/12
 

Un pur régal que ce roman ! il y avait longtemps que j'avais envie de découvrir Jane Austen et je ne suis pas déçue ! Une pure merveille d'écriture : les dialogues sont tout simplement savoureux, tout est amené avec une finesse extraordinaire, on reconnaît bien là l'esprit anglais... Un mélange exquis de bonnes manières qui dissimulent parfois une ironie mordante, une belle satire de la société bourgeoise de l'ère victorienne, une galerie de personnages truculents... Vite, j'attaque "Orgueil et préjugés" !!!

morpheia
26/01/12
 

Parler d'un roman de Jane Austen alors que toute ou presque toute la blogosphère connaît cette auteur comme sa poche n'est pas chose aisée... Je vais donc être brève.Elinor, Mariane et Margaret, les trois filles Dashwood doivent s'exiler à la campagne avec leur mère, après le décès de leur père. La maison familiale revient en effet par héritage à leur demi-frère, fils d'un premier mariage, trop heureux de pouvoir s'y installer et ne se préoccupant pas trop de la situation des quatre femmes, dont les finances sont donc un peu "justes" (toutes proportions gardées par rapport à l'époque et la société dans laquelle elles évoluent).Elles vont donc investir un petit cottage du Devonshire et s'y organiser une vie tranquille, faisant rapidement la connaissance de leurs nouveaux voisins. Il y aura bien évidement de beaux jeunes hommes dont elles vont s'éprendre, ou pas, tout l'art de Jane Austen étant de parler d'amour et de monter tout son roman sur les circonvolutions nécessaires à cet amour pour se déclarer et éclore au grand jour. Elinor en pince pour le bel Edward Ferrars, malheureusement déjà engagé par ailleurs. Marianne de son coté est sous le charme du séduisant sir Willoughby, qui la fera bien pleurer... Mais l'amour chez Jane Austen prend son temps et il faudra patienter un peu avant que l'amoûûûûûûr triomphe, pour notre plus grand plaisir ! Entre temps, les deux jeunes filles auront appris qu'on ne peut, et surtout dans cette société-là, séparer la raison des sentiments.Un bonheur que cette écriture ! Il faut il est vrai prendre son temps pour savourer le style de Jane Austen, mais aussi les descriptions des personnages et des lieux, et surtout la lente évolution des amours des uns et des autres. Cette auteur excelle dans l'art de décrire les sentiments et de les décrypter, pour notre plus grand plaisir.Je vais donc continuer ma découverte de Austen avec ses romans suivants ! Liliba

liliba
04/12/11
 

Voici le 2ème livre que je lis de Jane Austen (après "Orgueil et Préjugés") et vraiment j'aime beaucoup cette auteure, son style et ses histoires d'un autre siècle.Je noterais juste un petit bémol pour ce roman-ci car je l'ai trouvé beaucoup moins fourni en si belles expressions et us d'époques et un petit peu plus "embrouillant" (j'avais parfois du mal à relier certains personnages entre eux, qui est amoureux de qui, etc ...).J'ai déjà programmé une toisième lecture de Jane Austen ; "Emma". Maylany

Maylany
26/09/11
 

J’ai découvert Jane Austen grâce au livre « Orgueils et préjugés » et les adaptations de la BBC des ces autres romans et notamment « Raisons et sentiment ». Je me suis lancée dans Emma cet été que je n’ai toujours pas terminé…Comme toujours dans les romans de Jane Austen, on se retrouve plongé dans l’Angleterre des années 1800, là où le mariage fait partie des préoccupations de la majorité des filles de 16 ans et plus, où la rente et la position sociale font partie des critères de sélection du futur mari/épouse.Ces éléments sont présents dans ce roman et occupent une place prépondérante, mais ce sont surtout les sentiments des personnages et leur conséquences qui prennent le dessus.Raisons et Sentiments nous présente l’histoire d’Elinor, la raison et la sagesse, et de Marianne, les sentiments dans l’impulsivité.La lecture est fluide malgré quelques longueurs, et comme toujours, il y a des petites piques qui se baladent par ci par là contre les gens de l’époque. Par exemple, Fanny reste le cliché de la femme qui vit sur ses acquis et fait tout pour surtout ne rien perdre, Mme Palmer est décrite comme une jeune femme sans cervelle qui rigole tout le temps.Les personnages principaux, notamment Elinor et le colonel Brandon, sont attachants, leur sentiments bien décrits et on se transporte dans le Londres et la campagne anglaise de cet époque, dans ces journées rythmées par les balades, les visites des uns chez les autres, les potins, et le paraitre.J’ai bien aimé l’évolution du personnage de Marianne, comment ses idées si bien arrêtées murissent.Par contre, certains personnages très présents au début du roman, finissent quasiment par disparaitre sans qu’on sache leur évolution.Par contre j’ai remarqué pas mal de points communs avec Orgueil et préjugés.2 sœurs, l’ainée tombe sous le charme d’un homme qui s’éloigne d’elle pour des raisons familiales et d’argent, la cadette tombe sous le charme d’un homme qui s’avère pas aussi classe qu’il n’y parait, et finit par tomber sous la coupe d’un homme plus âgé, tellement mystérieux et plein d’argent…Bon la famille d’Elinor est beaucoup moins insupportable que celle d’Elisabeth et surtout moins présente dans le roman.Au total : Une plongée dans l’Angleterre des années 1800, des personnages attachants, des rebondissements dans leur vie qui semble si bien rangée.

Alphie
19/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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