EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 12/01/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu'en 1914, désireux de s'engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu'un pareil poids serait justement idéal pour l'aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d'ailleurs on l'exempta de toute obligation
mais, comme il insistait, on l'affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C'est ainsi qu'on put voir un jour, descendant les Champs-Elysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros.
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Echenoz revient dans ce roman sur les dix dernières années de la vie de Ravel. Le compositeur, célèbre et célébré, fait face à la fin de sa vie. Un voyage aux Etats--Unis lui permet de confirmer sa notoriété, mais derrière le personnage un peu irascible, Echenoz parvient à donner vie à un être soucieux de sa notoriété, mais aussi comme voulant ne pas être un modèle. Par petites touches, sans s'appesantir, Echenoz donne à lire le portrait émouvant d''un homme en fin de vie, parfois aigri et une plongée dans la création musicale.

Yohan59
02/01/15
 

Comme à chaque roman de Jean Echenoz que je lis, ce que j’apprécie le plus, c’est la plume de cet auteur. Son écriture est légère, fluide. Elle s’envole … et l’on s’envole avec elle.Dans ce livre, Jean Echenoz raconte certains passages marquant de la vie de Maurice Ravel de façon très romancée. Ravel dont il n’est aucunement fait mention du prénom. Alors que l’on connaît les prénoms des autres protagonistes.Jean Echenoz, s’offre le plaisir de nous emmener dans diverses digression : sur le paquebot France sur lequel Ravel traverse l’océan pour aller aux Etats-Unis ; sur les affres de la création ; l'élaboration des signatures, les problèmes d’endormissement…L’auteur met aussi en valeur le génie de la création musicale, les doutes du musicien, la pression, la concurrence, et sa déchéance…

Vepug
05/05/12
 

Jean Echenoz nous retrace, d'une écriture limpide, quelques meilleures bribes des dix dernières années de Ravel.On le suit en traversée de l'atlantique sur un paquebot de l'époque pour ensuite faire une tournée à travers les Etats-Unis où il croise d'autres illustres artistes. Suite à un accident de voiture, il ne sera plus jamais le même, ne pourra plus jamais composer, on découvre les toutes dernières années de la vie du compositeur du Boléro, sa déchéance physique et neurologique, son corps qui ne l'obéit plus, sa tête qui ne suit plus, sa fatigue devient de plus en plus chronique, jusqu'à son décès.Un livre intéressant qui m'a fait découvrir le compositeur d'une oeuvre qui m'accompagne depuis mon adolescence. Sandrine

Sandrinelou
18/07/12
 

J'ai lu ce livre parce que le club de lecture de ma bibliothèque nous proposait de découvrir Jean Echenoz en décembre. J'ai donc choisi ce titre (dans ma PAL depuis juin dernier) (héhé un en moins)... que je n'ai pas fini à temps pour le club... mais que j'ai lu avec plaisir. J'adore la musique de Ravel, les concertos pour piano, la sonate pour piano et violon, d'autres pièces de musique de chambre (jouées par les frères Capuçon et Frank Braley) (arg), des pièces pour piano par Martha Argerich (re-arg), le Boléro évidemment... font partie de ma discothèque. Mais je connaissais très peu de chose sur l'homme, sur le musicien. Et ce récit (plutôt que roman ?) de Jean Echenoz m'a donné l'occasion de me cultiver un peu... et d'en apprendre plus. Le style adopté par l'auteur semble froid, distancié, mais cela ne m'a pas dérangée : il s'en dégage au contraire une authenticité, une vérité inattendue sur la personnalité de Maurice Ravel. Tout commence par la sortie d'une baignoire par l'artiste, qui inaugure une tournée triomphale en Amérique, et ce ne sera pas tellement de musique qu'il sera question, mais plutôt des goûts vestimentaires très élégants, des manies du compositeur, de ses insomnies, de sa fatigue chronique. Si Ravel a un succès et une reconnaissance certains, il ne dispose cependant pas de revenus pharamineux. On l'imagine dans sa petite maison rocambolesque de Montfort-l'Amaury, avec sa gouvernante, avec son cercle d'amis plus ou moins fans de sa musique. Plus tard, à l'occasion d'une rencontre avec Paul Wittgenstein, le pianiste amputé du bras droit, qui commandera à Ravel un Concerto pour la main gauche, on découvre seulement le musicien à l'oeuvre, son exploration du genre du concerto. Il composera également le Boléro, né d'une idée fantaisiste, et tout le monde criera au génie, au grand étonnement de Ravel. Ce qui est surprenant à découvrir aussi, c'est le compagnon principal des jours de Ravel : l'ennui... Le compositeur estime avoir exploré tous les genres et ne resssent plus d'inspiration. La fin de sa vie est perturbée par des troubles cérébraux inexpliqués. Mine de rien, sous des dehors apparemment impersonnels, l'auteur nous retrace le portrait d'une époque, celle des transatlantiques, du public qui acclamait les auteurs-interprètes de musique classique en direct, celle d'un homme inspiré par le jazz qui a laissé parmi les plus belles pages de la musique française. "Après le dîner, après qu'on a procédé à la collecte traditionnelle pour les gens de mer, après que Ravel a donné comme il donne toujours, la fête peut commencer. Cette f^te considérable se déploie dans toutes les superstructures du paquebot, jusque tard dans la nuit voire au matin pour certains, une fois qu'on s'est longuement congratulé sur le coup de minuit pour marquer la nouvelle année - compliments qui, vu les provenances géographiques des passagers, le décalage horaire et l'enthousiasme de l'alcool, se répètent de plus en plus vivement toutes les heures jusqu'aux premières lueurs du jour. Ce ne sont que ballons, confettis, guirlandes et serpentins dans les salons, fumoirs, cafés, véranda set coursives qu'animent à tous les coins diverses espèces d'orchestres prêts à satisfaire n'importe quel goût. Une formation de chambre oeuvre sagement à distance respectueuse d'un orchestre de danse, une chanteuse réaliste française fraternise avec un quatuor russe, mais c'est non loin d'un groupe de jazz que Ravel, attentif à cet art neuf et périssable, passe quant à lui la plupart de sa nuit parmi les Américains saouls." (p. 39-40) Anne

Anne7500
20/12/11
 

Ce livre nous relate les 10 dernières années de la vie de Ravel. Echenoz ne nous parle pas de ses techniques musicales, ni de « sa vie son œuvre » mais de sa vie tout court. Nous partons avec lui en Amérique à bord du France (pas celui-là, mais l’autre d’avant !!!). Nous apprenons tout de ses goûts vestimentaires, de sa si petite maison tout en hauteur. Nous découvrons Ravel dans sa vie de tous les jours : L’homme élégant et raffiné, insomniaque, avec une petite santé. Ce qui m’a sauté aux yeux, bien décrit par Echenoz, c’est sa grande solitude, surtout à la fin de sa vie où il souffre d’une maladie dégénérative qui petit à petit, lui ôtera ses facultés (perte de mémoire, impossibilité d’écrire….) ainsi que sa tristesse et l’ennui qu’il traîne tout au long de ses journées.Cela peut, décrit comme cela, paraître morne et sans intérêt. Oui, mais c’est sans compter le génie de Echenoz. Vous connaissez le Boléro, cette musique répétitive mais envoûtante et bien, Echenoz a fait de même avec ce livre apparemment si banal, mais si plein de Ravel.Voici d’ailleurs ce qu’en écrit Echenoz à propos de ce Boléro : Il y a en tout cas une fabrique qu'en ce moment Ravel aime bien regarder, sur le chemin du Vésinet, juste après le pont de Rueil, elle lui donne des idées. Voilà : il est en train de composer quelque chose qui relève du travail à la chaîne " et ce qu’en a dit Ravel : A ceux qui s’aventurent à lui demande ce qu’il tient pour son chef d’œuvre : c’est le Boléro, voyons, répond-il aussitôt, malheureusement il est vide de musique.Vous l’avez compris, j’ai adoré ce livre lu pour la seconde fois. Echenoz est un très grand écrivain, ce que je savais déjà !!!

zazy
08/11/11
 

Il ne s'agit pas d'une vraie biographie mais ici la vie du compositeur français devient un intéressant exercice de style littéraire où Echenoz explore le décalage entre le vécu de Maurice Ravel et l'opinion publique (pour son talent de compositeur comme pour sa vie d'homme). L'écriture y est très fine, épurée, ciselée. scalblog

scalblog
06/02/09
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.16 kg

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