Requiem de terezin

BOR-J

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 09/07/08
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SYNOPSIS :

Une foule importante attendait patiemment dans la cour de l'ancienne école de Terezin, devant les portes closes de la salle de gymnastique. Les artistes allaient arriver incessamment, ils devaient entrer les premiers pour atteindre leurs places sans difficulté. Raphaël Schächter, suivi de toute sa troupe de musiciens et de chanteurs, fut bientôt là. C'était un ami connu de tous et que chacun avait rencontré dans la rue; on
le salua donc avec chaleur et sans façon. Aucune distance ne séparait les artistes de leurs auditeurs, ils étaient tous les prisonniers du même camp. Schächter ouvrit enfin les portes, les artistes aussitôt entrèrent et gagnèrent leurs places. Les gens entraient, beaucoup avaient amené leurs enfants, car ils savaient qu'ils pourraient comprendre cette musique. La mort ne les menaçait-elle pas aussi chaque jour? J.B.
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«Quand nous reviendrons, j’écrirai une histoire, un nouvelle ou peut-être un conte, un conte de fées, répétait souvent Sch?-chter. Je raconterai entre autres choses comment le ciel a pu se perdre en enfer et comment l’enfer est monté au ciel, comment aussi j’ai pu aussi trouver rapidement un ténor et une basse.» Raphael Sch?-chter, compositeur, musicien et chef d’orchestre, déporté à Theresienstadt en 1941, réussit à assembler un chœur de cent cinquante chanteurs au prix d’un courage et d’une détermination acharnés, malgré les déportations constantes des musiciens vers Auschwitz, à faire rentrer des instruments dans le camp en dépit de l’interdiction nazie, à organiser des répétitions dans les caves du camp, et à finalement monter le Requiem de Verdi. En Octobre 1944, il fut transféré à Auschwitz dans les «transports d’artistes» et n’y survécut pas. Le tchèque Josef Bor (1906 – 1979), déporté à Theresienstadt mi-1942, à la suite d’un attentat ayant entraîné la mort du S.S. Reinhard Heydrich, s’est inspiré de cette histoire pour écrire ce livre publié en 1963, qui raconte comment le génie a côtoyé l’enfer à Theresienstadt.«Rien ne bougeait plus dans la grande cave, toute vie semblait avoir reflué. Le regard las du chef d’orchestre allait de l’un à l’autre, sans pouvoir se fixer sur l’une des nombreuses silhouettes immobiles devant lui. Il ne paraissait même pas voir toutes ces têtes baissées. L’âme perdue, comme machinalement, Sch?-chter se mit à compter les places laissées vides dans les rangs de ses chanteurs ; elles seules l’attiraient, là se pressaient encore hier tant d’amis, ces musiciens disparus. Son chœur était peut-être irréparablement démantelé.» Malgré la barbarie et le désespoir, bien que la troupe des artistes soit décimée par les déportations vers le camp d’extermination d’Auschwitz, Raphael Sch?-chter et ses musiciens persistent, pour enfin donner une représentation de cette messe des morts catholiques devant des officiers nazis, dont Eichmann, une sorte de défi, et surtout une représentation des souffrances des Juifs et un message de justice dans un face-à-face terrible avec leurs bourreaux.«Dans l’univers absurde et d’une brutalité, d’une barbarie inconcevables où on les avait précipités de force, chacun désirait ardemment percevoir le moindre frémissement d’un sentiment humain et profond. Il devinait surtout combien, en secret, on attendait de l’art.»Une lecture bouleversante et indispensable.

MarianneL
05/02/14
 

Dans la forteresse-ghetto de Terezin, non loin de Prague, Raphaël Sch?-chter, chef d'orchestre athée va tenter de monter sa propre chorale, à qui il fera chanter notamment le Requiem de Verdi. Un athée qui dirige des Juifs pour chanter une messe catholique.De cette histoire véridique, Josef Bor, journaliste, a fait un roman. Malheureusement, un roman bien froid, au style d'une platitude rarement atteinte pour un récit de genre. Une histoire aussi pathétique, quand l'art est le dernier rempart contre la barbarie et le désespoir ultime...cela devrait donner un roman plein de force, d'émotions. Evidemment, en 120 pages, difficile, me direz-vous, de proposer une profondeur psychologiques aux personnages. Difficile mais pas impossible. Certains auteurs sont capables, en quelques phrases de vous décrire un personnage dans ses défauts et ses qualités. Jane Austen, J C Oates, Edith Wharton pour ne citer qu'elles. Rien de cela dans le texte de Bor: on en sait très peu des personnages, et le peu que l'on sait ne suffit pas à nous les rendre tangibles, humains, vrais. Ils ne sont que personnages sur un bout de papier.Par endroits, l'auteur ne manque pas de pointer toute l'horreur de la situation, mais ce n'est que par endroits seulement. Si j'ai été un peu émue par la fin, ce n'est qu'en posant mon livre et en me disant: on parle de vrais gens, cela est vraiment arrivé. Mais ce ne fut donc pas la plume de l'auteur qui me toucha.Factuel, aride, ce roman n'a presque aucun intérêt, si ce n'est d'évoquer une page méconnue de l'histoire du XXème siècle.Des romans sur les camps, il y en a eu des tas, et qui ont bien plus de force et d'intérêt, aussi bien historique qu'intellectuel. Vous pouvez en lire d'autres que celui-ci, comme Si c'est un homme de Primo Levi, ou Le liseur de B. Schlink.

Choupchoup
09/04/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg
  • Langage original : TCHEQUE

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