Retour en terre

HARRISON, JIM

livre retour en terre
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 05/03/09
LES NOTES :

à partir de
8,10 €

SYNOPSIS :

Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Descendant d'Indiens chippewas et de colons finlandais, Donald y a toujours vécu, mais, à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie. Il entreprend alors de dicter son histoire et celle de sa famille, des existences simples et dignes, teintées
de spiritualité. Face à ce deuil inéluctable, sa femme et ses enfants comprendront à leur tour combien sont profondes et vigoureuses les racines invisibles qui les lient à cette terre. Avec son sens incomparable du détail, Jim Harrison poursuit son examen des rapports étroits qu'entretient l'homme avec la Nature. Dans la vie, la mort et au-delà.
2 personnes en parlent

L'histoire, qui tient un peu du conte initiatique, est celle d'un homme d'âge mûr, Donald, gravement malade, qui se sait en fin de vie. Il doit non seulement se préparer à affronter la mort, mais encore faire accepter cette ultime séparation à ses proches : sa vieille tante Flower, sa femme Cynthia, leurs enfants Herald et Clare, David, le frère de Cynthia, Polly l'épouse de celui-ci, et leurs enfants "K" (Kenneth) et Rachel. Pour certains d'entre eux, le deuil sera particulièrement difficile à surmonter, et il leur faudra se remémorer les paroles de Donald, continuer à l'aimer par-delà la mort tout en acceptant de le laisser partir. Mais comment opposer au mystère de la mort une explication à la fois rassurante et satisfaisante ? Un Nord-Américain d'aujourd'hui, imprégné de matérialisme et vouant un culte irraisonné au rationalisme, peut-il faire sienne une sagesse ancestrale héritée des croyances indiennes ?

Schlabaya
19/08/10

J'ai quarante-cinq ans. J'ai décidé de quitter cette vie. Je ne veux plus être un fardeau pour ma famille. Je souffre depuis deux ans d'une sclérose qui me rend, désormais, spectateur de ma vie. Avant de rejoindre la Terre de mes ancêtres, il me faut léguer la mémoire de mes aïeux, de mon peuple aux miens. Moi, c'est Kenneth, mais je préfère qu'on m'appelle K. Donald a réclamé ma présence. C'est un peu mon père; petit il m'emmenait souvent en promenade ou à la pêche, voire dans les réunions ancestrales. Ah oui, Donald il est moitié blanc moitié indien. Je suis le frère de Cynthia, David. Notre père, un alcoolique névrosé et obsédé, avait engagé ,un rude gaillard islandais, comme jardinier.Clarence, le père de Donald. Donald, c'est mon beau-frère, mais aussi un ami. Je reviens du Mexique, où je tente de fuir le fantôme de mon géniteur, afin d'assister Donny dans ses dernières volontés. Je m'appelle Cynthia, vous me connaissez déjà. Avec Donald, je suis l'un des personnages récurrents de cette histoire. Je ne peux le montrer, mais je suis effondrée par la perte imminente de mon amant. J'ai beau être très forte, je sombre peu à peu dans ce lac sombre et sans fond de la dépression. Ma vie s'étiole dans la lente et douloureuse agonie de mon aimé. Quand l'un d'entre eux ferme les yeux, ce sont les autres qui doivent subitement les ouvrir sur ce monde qui s'écroule autour d'eux. Sans l'aura fédératrice, les protagonistes vont devoir explorer de nouvelles voies, de nouvelles facettes de leur vie." Chacun (...), était en proie à ses propres dilemmes intimes et s'efforçait en vain de s'accrocher à une froide logique" (page 107). Chacun devra affronter ses peurs, ses dénies, ses amours cachés ou encore combattre ses démons. Le passé et le présent se croisent, s'entre-mêlent, s'entre-choquent pour se fondre dans cette nature et ces croyances indiennes autour de Donald et de Flower. À travers Donald, c'est l'Amérique traditionnelle et ancestrale qui disparaît peu à peu, c'est le peuple Indien qui lutte pour ses coutumes et ses différences, mais ce sont aussi les peuples minoritaires qui font entendre leurs voix, leur histoire. Une histoire, ou plutôt quatre histoires (un peu, toute proportion gardée, comme le Quatuor d'Alexandrie de Durrell) qui invitent à la réflexion, sans jamais sombrer dans le mélancolique, sur les complexités structurelles de l'être humain, sur les recherches de la jouissance et de l'identité, sur les réactions face à la mort, l'euthanasie ou encore l'amour. Un hymne à la vie, à la nature, une pêche initiatique à la découverte de l'égo et de la beauté en plein cœur du Michigan, sur les bords du lac Supérieur. Alors faut-il attendre de mourir pour apprendre à vivre?

Pasdel
24/04/13
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.21 kg

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