Philosophie 92

COLLECTIF

livre philosophie 92
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 04/01/07
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SYNOPSIS :

Ce numéro, consacré à Leibniz et aux interprétations qu'il a reçues au sein de la phénoménologie husserlienne, s'ouvre par la traduction et la présentation, dues à Marine Picon, d'un texte de Leibniz intitulé « De Mundo Praesenti ». Si le début du texte peut apparaître phénoménologique en ce qu'il divise le domaine du pensable en deux sphères - celles du réel et de l'imaginaire - par un critère immanent à l'appréhension de l'objet, l'ensemble relève plutôt de la question de l'application de la notion métaphysique générale de substance au pla n spécifique de la corporéité : doit-on reconnaître des substances corporelles à côté des spirituelles, et comment s'en distinguentelles oe Cette reconnaissance d'une double substantialité n'aboutit-elle pas à un dualisme intenable ? Mise à l'épreuve d'un concept universel de l'étant par application à un secteur particulier qui fait droit, avant la lettre, à l'exigence phénoménologique de fondation du catégorial. Les trois autres textes forment un ensemble consacré à la lecture husserlienne de Leibniz : les deux premiers, à sa réinterprétation de la mathesis universalis ; le dernier, à sa relecture de la position métaphysique de la Monadologie. Dans « Husserl et le projet leibnizien d'une mathesis universalis », David Rabouin tente de cerner les traits d'une interprétation de la doctrine leibnizienne depuis l'idée de mathématique formelle qui se cristallise notamment chez Husserl, et ce, pour en interroger la validité et la confronter à la manière dont on peut aujourd'hui reconstituer la nature du projet leibnizien de mathesis universalis. Il tâche de préciser l'écart qui
sépare ces deux interprétations, ainsi que les questions philosophiques qu'il soulève. Dans « Leibniz et la mathématique formelle », Vincent Gérard considère la co-appartenance de Leibniz et Husserl à l'horizon rationnel de la mathématique formelle. Commençant par quelques remarques sur la réception husserlienne de Leibniz en complément des données déjà fournies par le père van Breda, il analyse ensuite les trois domaines qui composent pour Husserl la mathématique formelle - logique mathématique, Analyse mathématique et théorie des multiplicités -, pour mettre en évidence la spécificité de la lecture husserlienne de Leibniz, et notamment ce qui la distingue de celle de Couturat, située sur un terrain apparenté. Enfin, dans « Monadologie et phénoménologie », nous interrogeons la reprise par Husserl de la conceptualité et de principes de la Monadologie dans le cadre de la constitution de la subjectivité et de l'intersubjectivité transcendantales. Nous tentons d'élucider la motivation d'un tel recours aux concepts leibniziens, ainsi que la manière dont Husserl les soumet à une triple purification phénoménologique : par reconduction à la réflexion sur les conditions de l'accès à soi du sujet fini, â l'intuition eidétique de l'ego concret, et aux strates méthodiques de la constitution de l'intersubjectivité. Ce faisant, c'est - sur la figure paradigmatique d'une telle révision néocartésienne, idéaliste et intuitionniste, de Leibniz - le rapport de Husserl à la tradition philosophique qui est interrogé. Un numéro ultérieur analysera d'autres interprétations phénoménologiques de Leibniz (Mahnke, Heidegger). D. P.
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Format

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