Rien de grave

LEVY, JUSTINE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 05/10/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Justine Lévy Rien de grave « Tu t'attendais à quoi ? je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo
de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas. » Un beau roman, au style sec, au propos lucide et dur. Josyane Savigneau, Le Monde. Une écriture à la fois cocasse, inventive, émouvante et d'une totale justesse. Evelyne Bloch-Dano, Marie-Claire. Rien de grave est juste et bouleversant. Remarquablement écrit. Nathalie Dupuis, Elle. Une langue tirée à la barbe du malheur. Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche. Jamais peut-être l'écriture n'aura autant sauvé quelqu'un. Patrick Besson, Marianne.
3 personnes en parlent

C'est un roman sans en être un. Ce n'en est pas un puisque cette histoire est réelle, mais c'en est un parce que Justine Lévy fait oeuvre de reconstruction des événements et en les reconstruisant, en les analysant, elle crée, forcément. Elle fait preuve d'un vrai style, d'un vrai talent de conteuse et d'un sens certain de la formule (j'aime beaucoup la vision d'Adrien en "Hippolyte du pauvre"). Elle évite aussi certains travers comme la révélation de détails croustillants (n'en attendez pas, il n'y en a aucun, ni sur son père ni sur Paula) ou la charge de son ex-mari (elle en dresse un portrait certes sans complaisance mais pas atroce non plus et le portrait qu'elle fait d'elle-même n'est pas plus flatteur). L'analyse des sentiments qui suivent la rupture est très juste et très sensible. Et pourtant, malgré ces indéniables qualités, c'est un roman que j'ai trouvé un peu vain. A mi-chemin entre la littérature et la thérapie, il est finalement assez représentatif de la littérature française contemporaine : il se contente de nous raconter une histoire vécue, sans la transcender et en faire une histoire intemporelle... Je trouve ce genre de roman à la mode finalement plutôt décevant.

fashiongeronimo
13/08/12
 

Il y a deux camps antagonistes qui se sont déjà longuement exprimés quant à ce roman : ceux qui adhèrent, qui reconnaissent une vraie qualité littéraire à la plume de Justine Levy, et ceux qui crient au ras-le-bol des confessions acides et haineuses des fils et filles de. Me voici dans le premier camp !En lisant Rien de grave, je n'ai jamais été gênée de pouvoir reconnaître les personnages publics qui y sont affublés d'un faux nom, j'ai complètement mis de côté ce côté people et ragots. Ce qui m'a beaucoup touchée, c'est la sincérité de Louise qui raconte ses failles, ses manquements, qui analyse ses comportements, qui s'exprime en toute candeur. Elle a ce côté con-con de la fille pourrie-gâtée qui subit pas mal de choses sans se rendre compte de ce qui se passe vraiment. Et puis un jour elle grandit, elle se rend un peu plus compte, et au lieu de se morfondre à nouveau et de se complaire dans l'examen de ses erreurs, elle raconte, ça peut servir à d'autres, de savoir comme c'est facile de se laisser aller. Un peu de fiel au passage, mais encore, vraiment parce que c'est plutôt sain comme réaction que les regrets éternels.La vie n'est facile pour personne, même quand on est jeune, jolie, riche et plutôt intelligente.C'est rassurant, au fond, non ? Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Le style est particulier, un peu familier avec des phrases longues et peu de ponctuation. On a l’impression que les mots sont jetés sur le papier, les phrases sont écrites sans reprendre son souffle, et qu’au final, le livre a été écrit d’une traite sans réel fil conducteur. Une rupture, oui, une rupture difficile, on passe avant, après dans des chapitres courts qui correspondent à un instant donné de sa vie sans trop suivre de chronologie ou de thème. Il n’y a cependant pas d’apitoiement ou de larmoiement dans tout son ressenti, on assiste plutôt à un état des lieux lucide.Les relations avec ses parents, pas si facile que ca, et surtout avec son ex-mari sont le centre du roman. On en apprend plus sur cet homme qu’elle a rencontré (trop ?) jeune et avec qui elle avait une relation fusionnelle mais surtout non épanouie et à ses dépends avec sa volonté de se conformer aux souhaits des autres, sa difficulté à se faire sa propre opinion, et à faire valoir ses gouts. On retrouve cette impression que l’accumulation de petites choses a fait péricliter leur mariage. Les personnages ne sont ni noir ni blanc, sauf peut être Adrien, celui qui a entraîné toute cette souffrance et cette incompréhension et à qui elle adresse beaucoup de reproches. J'ai eu l'impression que Paula apparait plutôt comme élément révélateur d’un mal être global et d'une relation de couple pas aussi parfaite que ce qu'elle croyait.On sent dans l’écriture les symptômes de la dépression avec cette difficulté à se lever, cette impression de coquille vide, et on assiste à sa très progressive reconstruction, à ses questionnements, comment ai-je pu tolérer certaines situations ou ne rien voir de ce qui se passait… J’ai particulièrement été touché par toute la partie sur ses addictions aux médicaments, les circonstances de début, les obstacles à l’arrêt et les reproches non cachés à son entourage qui n’a rien vu ou voulu voir. J’ai aussi été marqué par toute la partie où elle parle de sa grossesse, qui est initialement juste évoquée par bribes puis plus développé avec finesse. On ressent sa souffrance, ses regrets mais aussi son cheminement vers l’acceptation.Au total : Un style d’écriture assez particulier qui porte une vraie souffrance. Un livre qui va surement me rester un bon moment en mémoire...

Alphie
16/07/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg