Rien de grave

LEVY, JUSTINE

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 23/02/04
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Depuis qu'Adrien l'a quittée, Louise a perdu le goût, le désir, le sens même de la vie. Elle n'a plus le courage ni d'être heureuse, ni d'avoir mal, ni d'avoir peur. Louise et Adrien s'aimaient comme des enfants terribles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au jour où Adrien rencontre la jeune maîtresse de son père, Paula, femme idéale au regard de tueuse qui brisera le coeur de Louise en tuant l'amour qu'Adrien lui portait.
Depuis, Louise se laisse vivre sans vivre. Elle attend sans attendre. Cela aurait pu durer des mois ou des années : seul un nouvel amour permettra à Louise de réapprendre les gestes et de retrouver la saveur de l'existence. D'une écriture à la fois sèche, tendre et souvent irrésistiblement drôle, ce livre où l'auteur ne se ménage pas et ne ménage personne, raconte une descente aux enfers et une remontée vers la lumière.
6 personnes en parlent

Oui, j'ai été déçue en lisant ce livre de Justine Lévy. C'est dommage, on en dit tellement du bien. Moi j'ai trouvé que ce roman sonnait un peu impudique et confus. Impudique, parce que j'ai découvert que son histoire était à consonnance autobiographique et que les personnages étaient des pipoles dont je ne soupçonnais pas cette autre face... Bref ça m'a embrouillée.Pourtant, Rien de Grave n'est pas seulement l'histoire de la rupture entre Louise et Adrien. La narratrice parle aussi de la mort de sa grand-mère, de la maladie de sa mère, de sa dépendance aux amphétamines... Tous ces bouts mis côte à côte vont permettre à la jeune femme de sortir de sa coquille de petite fille, de grandir et de se dire en dernière ligne: finalement, rien de grave. Non, et heureusement. Car on traverse son histoire en se sentant, par moments, mal à l'aise. Pourquoi s'abîme-t-elle autant? pourquoi tant de mal à cicatriser, tant de douleur rentrée et désormais difficile à expurger?.. Elle-même, Louise, s'en veut d'être devenue aussi sèche de coeur. A elle de nous expliquer pourquoi elle en est arrivée là. C'est sûr qu'on la comprend, qu'on a envie de la secouer et de dire que cet ex-homme de sa vie était "un poseur", comme le disait sa grand-mère. Preuve que Louise est guérie: elle dresse un portrait de lui sans complaisance, elle a les yeux ouverts sur ses défauts, sur ce qui fut, ne sera plus et ne pourra plus. Ce qui est légèrement dérangeant, c'est ce côté "pipole" du roman. Personnellement, j'ignorais que tous ces personnages n'étaient pas que fictifs. La presse s'est chargée de déballer leur véritable identité, moi j'ai découvert ce "pot-aux-roses" telle une extraterrestre qui débarquait de Mars. Du coup, j'avais un peu la moue quand elle parlait de Terminator, cette femme qui est à l'origine de la rupture de son couple. Moi, j'aimais bien cette fille... Mais bon, on s'égare. Louise, en fin de roman, se rend compte que Paula-Terminator n'est pas totalement responsable de l'échec de son couple; d'elle-même elle s'aperçoit qu'elle formait avec Adrien un couple d'enfants, un amour puéril et presque capricieux. En grandissant, un jour ou l'autre, tous deux auraient réalisé leur débacle...Bref, Rien de Grave m'a un peu déçue. Je n'ai pas trop aimé le style d'écriture de Justine Lévy. Parfois je trouvais que c'était un peu long. Par contre, ce livre parle très justement de la rupture, de la solitude et du désarroi.

Clarabel
23/02/09
 

C'est un roman sans en être un. Ce n'en est pas un puisque cette histoire est réelle, mais c'en est un parce que Justine Lévy fait oeuvre de reconstruction des événements et en les reconstruisant, en les analysant, elle crée, forcément. Elle fait preuve d'un vrai style, d'un vrai talent de conteuse et d'un sens certain de la formule (j'aime beaucoup la vision d'Adrien en "Hippolyte du pauvre"). Elle évite aussi certains travers comme la révélation de détails croustillants (n'en attendez pas, il n'y en a aucun, ni sur son père ni sur Paula) ou la charge de son ex-mari (elle en dresse un portrait certes sans complaisance mais pas atroce non plus et le portrait qu'elle fait d'elle-même n'est pas plus flatteur). L'analyse des sentiments qui suivent la rupture est très juste et très sensible. Et pourtant, malgré ces indéniables qualités, c'est un roman que j'ai trouvé un peu vain. A mi-chemin entre la littérature et la thérapie, il est finalement assez représentatif de la littérature française contemporaine : il se contente de nous raconter une histoire vécue, sans la transcender et en faire une histoire intemporelle... Je trouve ce genre de roman à la mode finalement plutôt décevant.

fashiongeronimo
13/08/12
 

Il y a deux camps antagonistes qui se sont déjà longuement exprimés quant à ce roman : ceux qui adhèrent, qui reconnaissent une vraie qualité littéraire à la plume de Justine Levy, et ceux qui crient au ras-le-bol des confessions acides et haineuses des fils et filles de. Me voici dans le premier camp !En lisant Rien de grave, je n'ai jamais été gênée de pouvoir reconnaître les personnages publics qui y sont affublés d'un faux nom, j'ai complètement mis de côté ce côté people et ragots. Ce qui m'a beaucoup touchée, c'est la sincérité de Louise qui raconte ses failles, ses manquements, qui analyse ses comportements, qui s'exprime en toute candeur. Elle a ce côté con-con de la fille pourrie-gâtée qui subit pas mal de choses sans se rendre compte de ce qui se passe vraiment. Et puis un jour elle grandit, elle se rend un peu plus compte, et au lieu de se morfondre à nouveau et de se complaire dans l'examen de ses erreurs, elle raconte, ça peut servir à d'autres, de savoir comme c'est facile de se laisser aller. Un peu de fiel au passage, mais encore, vraiment parce que c'est plutôt sain comme réaction que les regrets éternels.La vie n'est facile pour personne, même quand on est jeune, jolie, riche et plutôt intelligente.C'est rassurant, au fond, non ? Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Tout le monde (ou presque) le sait, Rien de grave est une autobiographie à peine romancée qui raconte la douloureuse rupture de Justine Lévy (la fille de BHL) avec son mari, le philosophe Raphaël Enthoven, qui la quitte pour Carla Bruni…elle-même à l’époque en couple avec le propre père de Raphaël ! Alors oui, on pourrait se dire que ce roman n’est rien d’autre que l’énième récit d’une femme plaquée pour un autre, assaisonné en plus à la sauce Voici, en raison de la notoriété des protagonistes…Eh bien non, ce roman est bien plus, mais alors bien plus, que ça ; et j’ai vraiment beaucoup aimé ! Pour commencer, j’ai adoré le style de Justine Lévy. Ces longues phrases qui réussissent à être à la fois « parlées » et littéraires, et qui s’enchaînent à un rythme frénétique, pratiquement sans respirer, déconcerteront sûrement plus d’un lecteur – mais elles représentent pour moi la marque distinctive d’un véritable auteur. Un autre point fort de Rien de grave, c’est que le récit de Louise ne tombe pas dans le pathos, car à aucun moment elle ne s’apitoie sur elle-même. C’est même tout le contraire ! Certes, Adrien et Paula prenne cher dans ce livre, la narratrice traçant un portrait d’eux assez féroce, mais celle qui prend le plus, c’est elle-même. Louise ne s’épargne pas, elle se met à nu, étalant ses défauts et ses torts à la vue de tous, relatant son addiction aux médicaments…et tout cela sans jamais tomber dans l’auto-complaisance. Il y avait pourtant de quoi. Mais non, elle fait preuve d’une étonnante lucidité sur elle-même, ce qui la rend encore plus touchante.Ce récit est également une réflexion sur l’amour et sur ce qu’il implique. Justine Lévy dénonce en quelque sorte les dangers d’une relation trop fusionnelle, dans laquelle les deux protagonistes sont tellement fondus l’un dans l’autre qu’ils finissent par former qu’une seule et même entité – ce processus s’effectuant évidemment toujours aux dépends de l’un des deux, le plus influençable du couple, ici Louise. Par contraste, elle montre à quel point on peut trouver l’équilibre dans une relation avec quelqu’un qui est très différent de soi. J’ai beaucoup aimé le personnage de Pablo (en vrai l’acteur Patrick Mille, le second mari de Justine Lévy) et le magnifique portrait qu’elle en fait : c’est une vraie déclaration d’amour. Rien de grave est enfin le récit d’une enfant attardée qui apprend finalement à devenir une femme, à s’affranchir de l’amour et de la protection d’un père qu’elle idolâtre (on sent tout l’adoration qu’elle a pour ce dernier), à aimer sans se perdre au passage, à exister par elle-même et pour elle-même – qui apprend à vivre, tout simplement, elle que la vie a tant effrayée pendant longtemps. Et mention spéciale au titre, preuve d'auto-dérision et de recul sur soi-même !

ElizabethBennet
10/04/12

Trois consonnes et trois voyelles, c'est le prénom d'Adrien, le grand amour de Louise. Ils se sont connus très jeunes, se sont aimés passionnément et se sont mariés. Mais la jeune femme est fragile, peu sûre d'elle. Ecrasée par son amour inconditionnel et son admiration pour son mari, elle se réfugie dans la drogue pour être à la hauteur de ses ambitions. Leur couple se dégrade jusqu'au jour fatidique où Adrien tombe sous le charme de la compagne de son père, la très belle Paola. Un divorce et une terrible dépression plus tard, Louise se reconstruit petit à petit et réapprend à aimer dans les bras du très patient et persévérant Pablo.Rien de grave certes mais aussi rien de spécial dans ce livre écrit comme on parle, d'une écriture brute qui vient des tripes. Ce style censément spontané m'a un peu gênée je l'avoue. J'ai eu l'impresion de lire le journal intime d'une femme délaissée...et ce qu'on confie à son journal doit-il être lu par tous? Et étrangement je n'ai pas été touchée par les malheurs de Louise, j'ai dû lutter contre mes préjugés qui faisaient d'elle une petite fille riche qui a tout pour être heureuse mais ne l'est pas...Une histoire somme toute banale, si on fait abstraction du côté people présent ici. Mais ce n'est pas facile et c'est d'ailleurs ce qui a fait le succès du livre. On en retient que Carla Bruni est une séductrice sans scrupules et qu'être un philosophe reconnu comme Raphaël Enthoven n'empêche pas d'être un sale con.Au delà de tout cela, il reste le témoignage d'espoir de Justine Levy. Perdre Raphaël l'a anéantie mais elle en ressort grandi e,t le travail de deuil faisant son oeuvre, le recul lui permet de voir qu'elle s'est rendue bien malheureuse pour quelqu'un qui n'en valait pas la peine... C'est ça la vie, c'est ça l'amour...

un flyer
19/12/11

Le style est particulier, un peu familier avec des phrases longues et peu de ponctuation. On a l’impression que les mots sont jetés sur le papier, les phrases sont écrites sans reprendre son souffle, et qu’au final, le livre a été écrit d’une traite sans réel fil conducteur. Une rupture, oui, une rupture difficile, on passe avant, après dans des chapitres courts qui correspondent à un instant donné de sa vie sans trop suivre de chronologie ou de thème. Il n’y a cependant pas d’apitoiement ou de larmoiement dans tout son ressenti, on assiste plutôt à un état des lieux lucide.Les relations avec ses parents, pas si facile que ca, et surtout avec son ex-mari sont le centre du roman. On en apprend plus sur cet homme qu’elle a rencontré (trop ?) jeune et avec qui elle avait une relation fusionnelle mais surtout non épanouie et à ses dépends avec sa volonté de se conformer aux souhaits des autres, sa difficulté à se faire sa propre opinion, et à faire valoir ses gouts. On retrouve cette impression que l’accumulation de petites choses a fait péricliter leur mariage. Les personnages ne sont ni noir ni blanc, sauf peut être Adrien, celui qui a entraîné toute cette souffrance et cette incompréhension et à qui elle adresse beaucoup de reproches. J'ai eu l'impression que Paula apparait plutôt comme élément révélateur d’un mal être global et d'une relation de couple pas aussi parfaite que ce qu'elle croyait.On sent dans l’écriture les symptômes de la dépression avec cette difficulté à se lever, cette impression de coquille vide, et on assiste à sa très progressive reconstruction, à ses questionnements, comment ai-je pu tolérer certaines situations ou ne rien voir de ce qui se passait… J’ai particulièrement été touché par toute la partie sur ses addictions aux médicaments, les circonstances de début, les obstacles à l’arrêt et les reproches non cachés à son entourage qui n’a rien vu ou voulu voir. J’ai aussi été marqué par toute la partie où elle parle de sa grossesse, qui est initialement juste évoquée par bribes puis plus développé avec finesse. On ressent sa souffrance, ses regrets mais aussi son cheminement vers l’acceptation.Au total : Un style d’écriture assez particulier qui porte une vraie souffrance. Un livre qui va surement me rester un bon moment en mémoire...

Alphie
16/07/11
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.28 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition