Rivage des intouchables

BERTHELOT, FRANCIS

livre rivage des intouchables
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/02/01
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Dans la grande tradition des littératures de l'imaginaire, « Folio SF », laboratoire des possibles, propose des textes de science-fiction, de fantasy et de fantastique. Douglas Adams, Isaac Asimov, Serge Brussolo, Orson Scott Card, David Gemmell, Robert Heinlein, M. John Harrisson, Robert Holdstock, Lovecraft, Christopher Priest, Norman Spinrad, Bruce Sterling, Jack Vance, Stefan Wul, Roger Zelazny y sont parmi les auteurs les plus représentés. La mythique collection « Présence du futur » (600 titres depuis 1954), cèdant son fonds et laissant place en 2000 à « Folio SF », a largement contribué à la constitution de son catalogue (récemment le Guide du voyageur galactique, H2G2, de Douglas Adams) ; la collection d'inédits « Lunes d'encre », chez Denoël, également (récemment avec Michael Moorcock, par exemple, publié dans les deux collections). Mais « Folio
SF » a également publié plus de quinze inédits (Le Travail du furet de Jean-Pierre Andrevon, La Voie du sabre de Thomas Day, La Fontaine pétrifiante de Christopher Priest ; traduction inédite de Psychohistoire en péril de Donald Kingsbury, l'un des auteurs de hard science les plus ambitieux du genre ; premières traductions françaises de Franck M. Robinson, avec Le Pouvoir, ou de L'Appel de Mordant de Stephen R. Donaldson), des éditions révisées et augmentées (Jardin virtuel de Sylvie Denis.) et des textes d'éditeurs tiers, comme l'Atalante, les Editions du Bélial' (Thierry Di Rollo, Pour Anderson), Mnemos, Rivages, A.M. Metailié... A noter également, la publication d'un essai inédit sur les Transfictions, dû à Francis Berthelot : Bibliothèque de l'Entre-Mondes. La SF dans « Folio » ? Façon d'affirmer que le « genre » n'est ni marginal ni mineur.
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Avec ce roman, Francis Berthelot met en scène le SIDA de façon allégorique mais toute la force de ce récit est de dépasser ce premier postulat pour livrer une sorte d'hymne à la tolérance et à l'espérance.La planète Erda-Rann est le berceau de deux races distinctes, les Gurdes et les Yrvènes, qui se sont un temps affrontées dans une guerre sans pitié, pleine d'actes horribles, sur les rives d'une mer intelligente, la Loumka.La première génération qui suivra la fin du conflit entre Gurdes, êtres quasi minéraux, et Yrvènes, peuple des eaux, va passer outre les tabous qui interdisent tout contact entre races et ira jusqu'à combiner aux moyens de tatouages et greffes les peaux et écailles des uns et des autres. Parmi les instigateurs de cette révolution de la société et des moeurs, on trouve Arthur, le Gurde sculpteur de mots, et Cassian, l'Yrvène tatoueur.Mais ce mariage "contre nature" ne sera pas sans conséquence et bientôt apparaîtra l'épidermie...Francis Berthelot prend le temps de nous présenter son monde et de nous apprendre à vivre avec ses personnages avant de nous plonger dans les jours terribles qui frappent de façon incompréhensible ceux qui ont voulu en quelque sorte défier la nature, changer l'ordre du monde. Non seulement la maladie ravagera leurs rangs mais l'opinion générale les montrera du doigts, certains n'hésitant pas à se livrer à des massacres.Un roman de science-fiction à la portée universelle, qui dépasse de loin tout carcan de littérature de genre et rend hommage au passage à tous ceux que l'auteur a vu disparaître depuis que le SIDA fait ses ravages.Un sujet peu présent en SF, d'une grande humanité et d'une foi en l'homme très touchante. <p>Maltese</p>

Maltese
06/11/12
 

J’ai presque envie de dire que ce livre c’est une claque dans la gueule. Dès le début de la lecture on comprends que ce livre raconte l’histoire de l’homosexualité (et le combat des LGBT pour être accepté) et surtout de l’apparition du SIDA. Tout est très imagé, raconté à travers l’histoire de ces deux peuples à qui l’on interdit de se toucher. Etre transvers dans ce monde est condamné par la Loi d’Instinct, et les transvers sont mal vus, mal traités. L’histoire commence avec le petit Arthur, Gurde, qui va avoir un contact avec Cassiãn, un Yrvène. Et on sent tout de suite le déshonneur, la peur, la réaction de la mère qui ne veut pas que son fils soit transvers. C’est vraiment bien décrit, on a le sentiment d’Arthur qui se sent malmené, et les pensés de ses parents qui ont l’impression de faire ça par amour.C’est donc tout un combat qu’on retrouve dans ce livre, un combat pour pouvoir être libre d’aimer, de toucher qui l’on veut. Si le début est touchant, presque positif, on sent bien dans le fond un aspect froid, dur, quelque chose dans la façon dont c’est écrit qui nous dis que ça ne va pas durer. Et la maladie fait son apparition. Le livre bascule alors dans quelque chose de vraiment dur. Les choses deviennent de pires en pires, me montaient à la gorge, je faisais souvent des pauses dans ma lecture car c’était loin d’être positif.L’écriture de l’auteur est assez spécial, toute en image, il faut être concentré pour lire mais du coup on se retrouve encore plus propulsé dans ce monde, dans l’injustice, le malaise, la maladie. Dans les sentiments de peur des personnages, dans cette envie de survivre ou de se laisser au contraire couler.Il se dégage pourtant de ce livre une certaine beauté, des personnages forts ou faibles, qui essaient de s’en sortir, qui continuent à vivre malgré tout, de ceux qui se soutiennent et ne se lâchent pas.Dans ce livre on tourne surtout autour de quatre personnages. Cassiãn et Arthur, bien sûr, puisque tout démarre de là, de leur amour, mais également de Léonore la Gurde au caractère bien trempée qui chante comme personne, et de Meg, une Yrvène, danseuse. Leur relation à tous les quatre est forte, amour, amitié, sexe, toujours est-il qu’ils sont assez soudés. J’aimais énormément comment Léonore voulait protéger Meg. J’aurais également aimé voir plus Arthur et Cassiãn, leur amour, leur proximité. Parce que même s’ils se blessent, ils sont rattachés l’un à l’autre, et ne veulent pas être séparés. On le sent par exemple dans l’inquiétude d’Arthur pour Cassiãn à un moment, mais c’est vrai que j’aurais aimé le voir plus encore.Le livre est beau, dur, froid. Mais la fin est grandiose. Elle m’a émue aux larmes et m’a touché en pleins cœur. C’était magnifique, je trouve que c’était l’aboutissement de toute l’histoire. C’était vraiment bien, j’ai adoré.

lasurvolte
11/05/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg

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