livre riverdream
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 14/05/08
LES NOTES :

à partir de
8,50 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa
cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilâ enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre...
4 personnes en parlent

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman sur les vampire qui, certes offre une intrigue un peu déjà-vue, mais qui ne manque pas d’intérêt et se révèle vraiment efficace et prenante. Les réflexions misent en avant dans ce roman se révèlent vraiment soignées et intéressantes, que ce soit sur la société, son évolution ou la lutte classique entre le bien et le mal. L’univers mis en place se révèle vraiment happant et fascinant. On sent bien que l’auteur connaît son sujet et il arrive vraiment à nous faire aimer les voyages en bateau vapeur. Le mythe des vampires possède aussi ses originalités intéressantes. La plume de l’auteur se révèle vraiment dense et efficace et plonge efficacement le lecteur dans le récit. Je reprocherai juste que certains rebondissements importants manquent de force et aussi une conclusion un peu rapide. Au final un roman vraiment efficace qui confirme que George R.R. Martin sait écrire des histoires autre que le Trône de Fer.

BlackWolf
13/11/13
 

Riverdream est un excellent roman "de vampires" qui nous emmène sur le fleuve Mississippi au XIXème siècle. Aux côtés d'Abner Marsh, directeur d'une moribonde compagnie de paquebots, nous découvrons le monde sombre et dangereux des vampires. Abner, aux abois après le désastre de l'hiver qui a vu la plupart de sa flotte sombrer, cède à la proposition alléchante mais aussi un rien inquiétante de Joshua York, richissime noctanbule, et vous l'aurez compris, vampire. Ils construisent le Rêve de Fevre qui donne son nom au roman en anglais (Fevre dream), dont Abner ambitionne de faire le vapeur le plus rapide du fleuve.Ce roman fleuve, si vous me permettez ce jeu de mot, a trois grands atouts. D'une part la reconstitution minutieuse d'une époque, d'un lieu et d'une atmosphère, celles des vapeurs stars sur le fleuve mythique des Etats-Unis. Les courses, les enjeux où tout ce jeu sur un voyage, les beuveries, les légendes du fleuve, les escales sur le fleuve, les villes dortoirs aux quartiers où chaque rue est un coupe-gorge. Tout cela, Martin le retranscrit parfaitement, et nous plonge avec délices dans les aventures des capitaines de bateaux.D'autre part, les personnages, tous bien campés, ils apportent une densité certaine à l'intrigue, elle-même très bien ficelée, au suspense entretenu tout du long. Abner, Joshua, leur ennemi commun, le maître du sang, sorte de bête meurtrière lasse et au-delà de la folie, l'équipage du bateau. Tous sont étoffés, Martin les rend vivants pour son lecteur.On notera que les vampires ne craignent pas l'ail ni l'eau bénite, on un reflet dans les miroirs etc.Enfin, et c'est là je pense tout l'intérêt de ce roman foisonnant, le parallèle qui est fait entre rapports blancs/noirs et humains/vampires. Pour les blancs comme pour les vampires, "l'autre race" est "le bétail", insignifiant, il n'est qu'un outil, un moyen au but d'une fin (faim?). Les conversations entre Abner et Joshua, une fois que le capitaine a compris la vraie nature de son associé, sont très intéressantes, et parfois même frôlent la philosophie. Ce sont des passages très bien écrits, jamais "gnagnans", intelligents et ne cassent pas le rythme de la lecture.

Choupchoup
09/04/13
 

Voici un roman de vampires atypique d'une grande noirceur qui m'a valu une nuit presque blanche. George R. R Martin, bien connu des amateurs de fantasy pour son Trône de fer (que j'ai lu après), signe ici un de ses premiers romans, excellent et qui renouvelle avec bonheur les codes des romans vampiriques. Dans Riverdream (dont le titre français ne me satisfait pas, le titre anglais, Fevre Dream, étant le nom du bateau que Marsh fait construire pour Joshua, titre polysémique qui renvoie tout à la fois au nom de la rivière, à la fièvre jaune et à la fièvre des vampires), les vampires sont une race à part qui ne peut pas se mélanger aux humains (pas d'enfants hybrides, donc, ni de transformation possible en buvant le sang des vampires), une race qui ne crée rien, n'invente rien et se contente de mettre ses talents surhumains au service de la chasse, une race condamnée à une lente extinction en raison de son incapacité à enfanter suffisamment souvent. Représentant parfait de cette race, Damon Julian, Maître du Sang, si vieux que son corps sublime n'abrite plus qu'une bête qui s'ennuie, avide de sang et d'atrocités, soumet humains et vampires à sa loi sadique et capricieuse. Face à lui, Joshua York, un vampire qui a grandi en France avant la Révolution, au milieu des hommes (car dans la mythologie recréée par George R. R Martin, les vampires ne craignent ni l'ail, ni les croix, ni l'argent, ni l'eau bénite, ni les miroirs, seulement la lumière du soleil), qui a perdu son père très tôt et qui se perçoit comme un monstre, tentant par tous les moyens d'enrayer la "soif rouge" qui le saisit une fois par mois, selon le rythme de la lune (car ici "loups-garous" est un autre nom pour désigner les vampires), a mis au point un breuvage qui permet aux vampires de ne plus s'abreuver de sang humain : il voudrait que tous les vampires en boivent afin de vivre en bonne intelligence avec les humains. Ces deux figures, l'une messianique, porteuse de paix et de progrès, et l'autre diabolique, ancré dans des traditions séculaires et violentes, s'affrontent sous les yeux du capitaine Marsh, personnage qui voit ses propres valeurs mises à mal par l'irruption de Joshua et qui prouvera par son courage que les humains ne sont pas que le "bétail" que voit en eux Julian. Et avec Marsh, son appétit d'ogre, sa loyauté et sa profonde humanité, c'est le fleuve qui devient le personnage central du roman. La recomposition de la vie foisonnante sur le Mississipi juste avant la guerre de Sécession et l'arrivée du charbon donne à ce roman une dimension supplémentaire proprement passionnante : on découvre la vie quotidienne des équipages de vapeurs, qui transportaient frêt et passagers, les courses, la surenchère dans la puissance, les prémices de la guerre, l'esclavage, et toute une géographie du Sud, au travers des villes traversées, à l'atmosphère étouffante et putride comme La Nouvelle Orléans, ou sublimes comme Saint Louis. Le mélange entre la vie des mariniers, rude mais lumineuse et la vie des vampires, dominée par les ténèbres et le mal crée un roman incroyable, hanté par l'ombre de Byron et les réminiscences du Vaisseau fantôme, au suspense magistral et à la noirceur de l'encre.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Dans « Riverdream », George R.R. Martin revisite le thème du vampire, tout en prenant le parti de retourner aux sources même du mythe. Ne vous attendez donc pas à retrouver les poncifs du genre que l’on retrouve beaucoup ces derniers temps, vous seriez déçu. Car « Riverdream » exhale une atmosphère de sueur et de brume particulièrement oppressante, mais incroyablement retranscrite. On respire à plein poumons les vapeurs du Fevre et on descend littéralement le fleuve en compagnie d’Abner Marsh et de Joshua York, les deux protagonistes du roman. Il faut dire que l’action du roman se déroule en grande partie sur le Mississipi, et pas à n’importe quelle époque, puisque c’est l’ère de l’esclavagisme et du bateau à vapeur. L’époque choisie joue d’ailleurs un grand rôle sur l’intrigue, tout comme le lieu en lui-même, étant donné que le Mississipi possède ici une âme à part entière, on peut dire que le fleuve est aussi (voire plus) important que les personnages. Personnellement, j’adore vraiment ce type d’ambiance, personnifiée à l’extrême, l’immersion dans le récit ne s’en fait que plus facilement. Au demeurant, le roman dispose d’un environnement essentiellement masculin : des marins aux mécanos, en passant par les petites frappes des quartiers mal famées, les femmes sont finalement peu présentes. Il y a aussi les valeurs poursuivies par le personnage d’Abner Marsh, qui sont typiquement viriles : fierté, sens de l’honneur, esprit de compétition, le capitaine ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins, soit faire du Rêve de Fevre le vapeur le plus prestigieux de tout le Mississipi. Mais c’est surtout un homme d’une loyauté exemplaire et sa relation avec le ténébreux Joshua York s’avère être le sel de l’intrigue. Les deux hommes que tout opposent, tisseront une relation forte, entre amitié et fidélité, et rarement deux personnages m’auront paru autant charismatiques ! Si Abner Marsh est décrit comme un être laid, mal dégrossi et relativement taiseux (seuls les vapeurs l’intéressent), Joshua est quant à lui l’archétype même du vampire charismatique : beau, raffiné et élégant, il affectionne la poésie. Finalement, j’ai de loin préféré Abner Marsh, qui est un personnage changeant et difficile à cerner, tant il évolue tout au long de l’intrigue. Un de ces personnages bourrus que l’on finit par apprécier. Surtout que c’est quelqu’un de très droit, qui n’abandonne jamais. Mais revenons-en au côté fantastique de l’intrigue qui s’avère inquiétante et sanglante à souhait. George R. R. Martin puise aux origines du mythe vampirique pour nous servir des vampires sans foi ni loi, fidèles à leur « maitre », un être d’un âge si obscur qu’il nous glace d’effroi. Ici, on « saigne » avec plaisir et les mystérieuses disparitions sont nombreuses. Je dois dire que c’est comme ça que je m’imagine les vampires : cruels, imperturbables et hautains. La vision du vampire romantique, très peu pour moi. Ce qui fait que j’ai été conquise par ce roman à l’atmosphère poisseuse et ténébreuse, qui séduit par sa réalisation maitrisée et convint par ses personnages à la psyché fouillée. Un must en terme vampirique.

nymeria
07/03/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)