Robert des noms propres

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 02/06/04
LES NOTES :

à partir de
5,60 €

SYNOPSIS :

Amélie Nothomb Robert des noms propres « Pour un écrivain, il n'est pas de plus grande tentation que d'écrire la biographie de son assassin. Robert des noms propres
: un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu'aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C'est la vie de celle qui me donne la mort. » A. N.
9 personnes en parlent

Plectrude. Avec un prénom pareil, on est forcément voué à un destin hors du commun. Dès sa naissance, la vie de la fillette sort de l’ordinaire. Sa mère, une très jeune femme de 19 ans, tue son compagnon juste avant d’accoucher. Elle met donc son enfant au monde en prison avant de se donner la mort. C’est sa soeur, Clémence, et son mari Denis, qui recueillent le bébé. Ils ont déjà deux filles mais reçoivent leur nièce chez eux comme leur propre enfant.La petite Plectrude grandit donc au sein d’une famille aimante. Pourtant, elle se distingue de la plupart des enfants dont elle ne cherche pas vraiment la compagnie. Cancre, elle est la risée de toute son école. Par contre, grâce à un corps particulièrement fin et souple, elle excelle à l’école de danse. Dans la vie, Plectrude n’a qu’une crainte : grandir et perdre l’amour de sa mère. La fillette met tout en oeuvre pour cultiver son enfance.En classe de 5ème, à la suite d’un chagrin d’amour, Plectrude désire devenir petit rat de l’Opéra. Elle passe les examens avec succès et intègre la célèbre école au plus grand bonheur de sa mère. Mais la jeune fille déchante rapidement. Alors qu’elle était catégorisée comme "mince" depuis son enfance, elle se retrouve dans la catégorie des "normales" à qui l’on demande de ne surtout pas dépasser le poids fatidique de quarante kilos pour un mètre cinquante-cinq. Les fillettes, en plus de leurs entraînements incessants et épuisants, sont soumises à un régime drastique. Plectrude a tôt fait de se délester de cinq kilos. C’est dans un état de maigreur extrême qu’elle regagne le domicile familial pour les fête de Noël, vécues avec l’angoisse de manger et de reprendre du poids. Si Denis s’inquiète de la maigreur de sa fille, Clémence s’en félicite et l’encourage. Pour Plectrude, la descente aux enfers de l’anorexie ne fait que commencer…Sous couvert d’un ton toujours décalé et sarcastique, Amélie Nothomb aborde ici un thème d’autant plus difficile qu’elle en a elle-même fait les frais étant enfant : l’anorexie mentale (cf: Biographie de la faim). L’auteur belge peint le destin de Plectrude à la manière d’une tragédie grecque : victime de la faute originelle de sa mère, elle ne pourra que souffrir et reproduire le même schéma. Mais c’est sans compter l’apparition de la seconde mère. Et n’est pas la mauvaise mère celle que l’on croit. La petite fille est étouffée par cette mère qui met tant d’espérance en elle, qui vit par procuration ce qu’elle n’a jamais vécu elle-même. De cette relation fusionnelle et mortifère – lorsque Plectrude remonte à quarante kilos, Clémence lui lâche qu’elle est "obèse" ! – , le père est totalement évincé et est trop lâche pour tenir tête à sa femme qui, s’en sans apercevoir, est en train de mettre sa fille à mort. Nothomb décrit avec justesse les mécanismes de l’anorexie et les dysfonctionnements de la structure familiale. Bien évidemment, il ne s’agit que d’un exemple, et d’un exemple romanesque. Chaque anorexie prenant ses racines dans un terreau différent. La peur de grandir et l’indifférenciation fille-mère en est un, il en existe malheureusement bien d’autres.Pour conclure, j’ai trouvé ce livre très bien écrit. Le ton demeure léger, parfois un peu caricatural, malgré un sujet plutôt grave. Il se lit très rapidement (en un peu moins de trois heures) et peut être vu comme un moyen de sensibiliser le grand public à la thématique anorexique.

Naurile
06/08/14
 

Plectrude est une jeune fille née sous le signe du drame: sa mère enceinte a tué son père puis a sa naissance, elle s'est suicidée en prison. Elle est recueillit par sa tante qui projette un amour passion. Génie pour sa mère adoptive, elle sera considéré dans un premier temps comme une cancre par l'école avant que celle ci décide de lui faire passer des tests qui la consacreront comme une surdouée. Elle trouve son équilibre dans la danse classique où elle se découvre une vraie passion. A l'adolescence, elle incorpore les petits rats de l'Opéra de Paris où elle découvre une discipline de fer. Elle sombre peu a peu dans l'anorexie et elle se blesse gravement, sa carrière de danseuse se terminant brutalement. Elle sombre alors dans la dépression dont elle sortira difficilement.J'ai bien aimé le début du roman sur l'entrée tragique dans le monde de Plectrude, la critique de l'inadaptation de l'éducation nationale pour les enfants surdoués (qui sont considérés comme des extra terrestres), la vision très sombre de l'Opéra de Paris et de ses méthodes d'apprentissage. J'ai moins aimé la fin du livre où l'on arrive a un dénouement très attendu et une fin en forme de pirouette qui n'apporte rien, a part une certaine incompréhension. C'est pour moi la première fois où il faut que je consulte internet pour comprendre la fin d'un roman. C'est peut être une nouvelle forme d'interaction pour faire participer le lecteur.Comme tout les Nothomb, c'est un livre qui se lit très rapidement (trop?) et très facilement. Elle est un peu comme Mocky au cinéma : ça commence bien et malheureusement la fin est bâclée http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
29/10/13
 

Elle se fait tuer dans son propre roman et elle raconte de sa meurtrière. C’est un livre écrit avec un style lapidaire et précis. C’est la vie d’une fille qui a, in utero, assisté au meurtre de son père. Sa mère est morte très vite et elle est élevée par sa tante qui la considère comme sa propre fille. Sa tante veut qu’elle soit danseuse, elle le sera mais mettra sa vie et alors, elle arrêtera provoquant la colère et la haine de sa mère d’adoption.Il n’y a rien à comprendre ou à expliquer dans ce roman court et intéressant. Une pulsion de mort régit le texte et la psychologie de ce personnage de Plectrude. http://cathy.hune.over-blog.fr

cathyH
06/12/12
 

J’ai découvert Amélie Nothomb il y a quelques années, grâce à ma cousine – à qui je dois une fière chandelle puisque je suis devenue une véritable fan de cette auteure – . Je dois remercier Amélie pour avoir toujours su m’apporter une véritable nuée d’air frais dans mon sillage littéraire. Une nuée d’air frais mais aussi une bouffée d’air « extraterrestre ». Vous avez eu l’occasion de voir, plus d’une fois, que je lisais de nombreux styles et que j’aimais varier les plaisirs mais Amélie Nothomb est vraiment l’extraterrestre de mon horizon littéraire. Elle est, et restera, je pense, une auteure de style indéfinissable. Ses romans sont les petits hommes verts de ma bibliothèque. Les histoires sont rocambolesques, les personnages décapants, originaux au-delà de toute imagination. Quant aux prénoms, je ne vous dis que ça… Pannonique, Prétextat Tach, Texor Texel, … et dans ce ci, Plectrude. Ils ont beau être étrange voire même aberrants, ils collent parfaitement aux personnages et à l’univers qu’Amélie Nothomb crée pour eux.Son style est fluide, rapide et nette (la plupart du temps). Les pages se tournent et les livres se referment en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Ses romans sont, le plus souvent, relativement courts. Et j’apprécie le fait qu’elle arrive, malgré l’économie de mots et de pages, à créer quelque chose de consistant, peut-être pas toujours avec le même brio mais quand même…En outre, Amélie est quelqu’un qui manie extrêmement bien des thèmes assez étranges tels que le dégoût, la laideur ou encore le meurtre (pas que ce sujet soit exceptionnel, mais il l’est dans la manière dont il est traité). Je vous jure qu’on aurait presque envie d’essayer parfois ! (Non non, je n’ai pas dit que j’essayerai, ni que je cautionnais ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Simplement elle décrit ces « choses » de manière incroyablement réaliste et précise). Par ailleurs, c’est quelqu’un qui n’hésite pas à se mettre dans la peau de ses personnages, elle est parfois la victime comme dans le cas de Robert des Noms Propres mais elle peut tout aussi bien être l’assassin, peut-être pas de manière directe mais on la sent au travers de ses personnages et on finit par identifier ces personnages qui sont, en réalité, l’auteure elle-même (ouch, la phrase quoi O.o).Robert des Noms Propres fait partie des romans softs d’Amélie Nothomb, quoiqu’il peut toucher de manière extrêmement forte car, sous une apparence légère, les sujets traités restent durs et pénibles. Ce sont des faits précis et vécus que nous rapporte Amélie même si elle les planque sous l’apparence d’un « conte ». Robert des Noms Propres est l’un de mes romans favoris ^o^ J’ai apprécié le style décalé, l’économie de mots et le rythme qui caractérise ce roman, les réflexions philosophiques ainsi que l’histoire et les personnages… Franchement, lancez-vous

Lynne
06/06/12
 

Histoire assez prenante je dois dire. Au début, on voit assez bien la voie où l'auteur veut nous mener. Bon, ya pas de suspens mai l'histoire s'annnonce comme une phase entrant ds le bonheur de la danse, à mon avis, je pense que c'est à ce moment là que commence vraiment l'histoire!

7naturafond2
07/01/12
 

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de roman d'Amélie Nothomb. Je suis tombée par hasard à la BU sur la rangée où se trouvaient ses livres. N'ayant pour une fois pas autant de livres, thèses ou revues d'histoire que le nombre d'emprunts autorisés, je me suis permis cette petite folie. Surtout qu'en feuilletant l'ouvrage, les gros caractères m'ont rassurée, me promettant une lecture vite lue. Pourquoi avoir choisi ce livre-ci parmi la bibliographie de l'auteur ? A cause de la quatrième de couverture que je vous ai laissée plus haut. Intrigante. Qui est l'assassin dont elle parle ? Finalement, une quatrième de couverture qui m'aura totalement induite en erreur. L'histoire n'est pas tout celle à quoi je m'attendais. Ai-je aimé ou non ? C'est une question pour laquelle j'aurais du mal à trancher. Disons que cette lecture ne m'a pas laissée indifférente. Mais entrons dans les détails afin que vous puissiez comprendre. Ce petit livre raconte l'histoire de Plectrude, un nom bien difficile à porter vous en conviendrez. Plectrude a une histoire bien particulière. Née dans une prison sa vie commençait déjà de façon remarquable, cette petit fille au regard hypnotique et dérangeant, cette bizarrerie ambulante, est destinée à devenir une étoile de la danse classique. Cette passion, c'est sa vie et très peu d'autres choses parviennent à l'intéresser. Il m'est à partir de là difficile d'en dire plus sans spoiler, je m'arrêterais donc. C'est un livre dérangeant, notamment le début et la fin. Fou et psychiatrique, voici deux mots qui me viennent en revoyant ces scènes dans ma tête. Délirant au sens médical du terme est également un mot qui convient pour décrire ces passages. Le reste du livre se glisse un peu plus dans la norme. On y suit l'histoire de la petite Plectrude, personnage quelque peu tragique, personnage à part, qui cherche la beauté dans toute chose. C'est une héroïne pour lemoins troublante. Il suffit de repenser au passage où elle se transforme en bonhomme de neige pour en convenir.Au-delà de cette histoire d'une petit fille dont le quotidien est l'école et la danse, ce qui aurait pu être vite ennuyant si notre héroïne n'était pas un personnage hors-du-commun, un autre thème apparaît par la suite avec son entrée dans les Rats de l'Opéra. Ces passages cruels mis en parallèle de l'aveuglement des parents adoptifs, de la mère notamment, sont effarants. L'auteur y traite d'un sujet d'actualité, l'anorexie, et ses ravages. Passage intéressant, passage qui m'a fait faire les gros yeux face aux réactions des uns et des autres... Pour finir, j'ajouterai juste que le style de l'auteur est toujours aussi original et son écriture loin d'être déplaisante à lire. Ainsi, je crois que l'impression qu'il me restera de ce livre se résume en un mot : troublant. Il m'a laissée une drôle d'impression, si bien qu'il m'est impossible de dire si j'ai aimé ou non ma lecture...

Lunasirius
06/05/11

[...]En bref, un texte dérangeant mais qui n’en reste pas moins intéressant. Je reste prudente en ce qui concerne Amélie Nothomb et ne parvient pas encore à décider si ses écrits me plaisent ou non. En tout cas, j’ai bien envie de continuer ma découverte, c’est déjà un bon point !

DameMeli
24/02/11
 

Ce livre a été inspiré par la vie de la chanteuse française Robert, il commence donc avec la naissance d'une petite fille dont le destin incroyable est en grande partie dû à sa mère qui lui choisit un nom incroyable : Plectrude.Un prénom plus qu'original pour une vie que sa mère espère tout aussi hors normes.Pour s'assurer que son enfant ne soit pas comme les autres, elle démarre fort avec le meurtre de son mari, et son propre suicide dès la naissance de la petite.Quel karma!Nous suivons donc le parcours de cette fillette, élevée par une tante qui l'encourage par une éducation non conventionnelle, ses déboires scolaires, ses émois, ses passions précoces et son adolescence tourmentée.Vu comme ça, on pourrait croire à un livre un peu déprimant, mais au contraire je l'ai vu comme très rafraichissant, en suivant la destinée de Plectrude qui oscille entre le conte de fées et la comédie dramatique.Encore une fois, un livre qui se lit facilement et que l'on a du mal à lâcher avant son final vraiment déstabilisant! http://archessia.skyrock.com/

Archessia
25/04/10
 

Après avoir été déçue par Antéchrista il y a quelques années, je décide d'accorder une autre chance au "génie" Nothomb. Sur les conseils de mes chères mère et sœur, je retente l'expérience avec ce titre, qui selon elles est le meilleur Nothomb.Le Robert des noms propres s'apparente selon moi à un conte excentrique où l'on narre l'histoire d'une jeune danseuse obsédée par son poids.Je ne suis pas très fan du style d'écriture d'Amélie Nothomb, même si je reconnais qu'elle a beaucoup de talent et une certaine folie. Le récit de cette enfant qui refusait de grandir m'a touchée, faisant écho à ma propre histoire. J'ai également apprécié le dénouement de l'histoire (que je ne révèlerai pas) qui n'avait rien de conventionnel: morbide à souhait!

Louise1983
17/11/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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