Roi du matin, reine du jour

MCDONALD, IAN

livre roi du matin, reine du jour
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 22/01/09
LES NOTES :

à partir de
25,35 €

SYNOPSIS :

Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacColl, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d'autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu'il imagine prisonniers d'une comète fonçant vers la Terre. La seconde, jeune Dublinoise mythomane que ses proches désirent guérir, de force si nécessaire, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye
MacColl, elle mène un combat secret contre des monstres venus d'on ne sait où. Et si chacune d'elles était bien plus proche de la vérité que son entourage ? Et si alliées, malgré les décennies qui les séparent, elles pouvaient sauver la Terre d'une fi n du monde cauchemardesque ? De l'Irlande du début du XXe siècle à celle de la fi n des années folles, des années 30 sur lesquelles plane l'ombre de l'IRA aux années U2, Ian McDonald nous invite à un incroyable voyage dans l'histoire et la mythologie irlandaises.
7 personnes en parlent

Roi du matin, Reine du jour Les mythes revisités. En une trilogie passionnante, Ian McDonald nous propose de suivre le parcours de trois jeunes femmes irlandaises sur trois générations. Trois parcours qui vont et viennent entre le réel et l’au-delà et forment un cycle. Trois excellents portraits qui nous font entrer dans un univers où le mythe est revisité avec malice et ce qu’il faut d’ironie pour rendre le récit attachant. Un vocabulaire propre à la littérature fantasy anime ce monde parallèle, mais l’auteur nous rappelle avec distance et talent que cet imaginaire correspond à un voyage qui joue avec l’inconscient collectif et les fantasmes de chacun, et que ses héroïnes sont bien ancrées dans le réel ici, l’Irlande, car « la réalité est plus forte que la magie des contes de fée… ». Roi du matin, reine du jour a reçu le prix Imaginales dans la catégorie roman étranger en mai 2009.

Roi du matin, Reine du jour Les mythes revisités. En une trilogie passionnante, Ian McDonald nous propose de suivre le parcours de trois jeunes femmes irlandaises sur trois générations. Trois parcours qui vont et viennent entre le réel et l’au-delà et forment un cycle. Trois excellents portraits qui nous font entrer dans un univers où le mythe est revisité avec malice et ce qu’il faut d’ironie pour rendre le récit attachant. Un vocabulaire propre à la littérature fantasy anime ce monde parallèle, mais l’auteur nous rappelle avec distance et talent que cet imaginaire correspond à un voyage qui joue avec l’inconscient collectif et les fantasmes de chacun, et que ses héroïnes sont bien ancrées dans le réel ici, l’Irlande, car « la réalité est plus forte que la magie des contes de fée… ». Roi du matin, reine du jour a reçu le prix Imaginales dans la catégorie roman étranger en mai 2009.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

La Maison des derviches m'ayant laissé une bonne impression, je n'ai pas trop hésité avant de lire Roi du Matin, Reine du Jour. Non, en fait, pour être honnête, j'ai vraiment hésité devant la quatrième de couverture. Un mauvais présage ?La première partie ne commençait pourtant pas si mal. Deux histoires parallèles, un père et sa fille, lui regardant vers les étoiles, elle vers les hôtes de la forêt. Les récits se répondent ce qui donne un minimum de rythme et de relance, quelque chose de bien utile pour passer outre l'écriture chargée de McDonald. L'histoire du père est intéressante. Celle de la fille un peu moins, ce qui est surtout dû je pense à un personnage absolument pas sympathique. Malheureusement, c'est cette dernière qui aura son importance pour tout le reste du roman.[la suite sur 233°C] Baroona - 233°Chttp://233degrescelsius.blogspot.fr/

Baroona
26/06/15
 

Je me rends compte que la majorité de mes lectures dites « Imaginaires » sont assez légères et/ou destinées aux jeunes lecteurs. Des grands noms classiques, je n’ai pas lu grand-chose mais compte bien y remédier au fil des années. A moi K. Dick, Herbert, Asimov, Bordage, Bradbury et compagnie… et pourquoi pas Ian McDonald, peut-être moins connu mais tout aussi prometteur ? Roi du matin, Reine du jour entre, qui plus est, dans le challenge Littérature irlandaise organisé par Dawn. D’une pierre deux coups !Bien loin des lectures de pur divertissement que j’enchaine depuis plusieurs semaines, ce titre me permet de renouer avec un style et une narration plus complexes. Les trois parties, que l’on pourrait qualifier de trois nouvelles, ne m’ont pas toutes enthousiasmée au même niveau mais je leur reconnais volontiers une belle qualité. Je relirai Ian McDonald avec plaisir.Trois parties donc. Trois histoires. Trois époques. Trois héroïnes. Toutes les trois ne sont pas seulement liées par leur contexte géographique - à savoir l’Irlande - mais par leur rencontre avec l’imaginaire, le surnaturel, l’inconcevable. La « matière » irlandaise est toujours présente mais apparaît et se modèle différemment selon l’héroïne et l’époque en action. Des créatures quasi sylvestres dans les années 1910 aux démons urbains de la fin des années 80, Ian McDonald n’en oublie pas les origines : Chasse sauvage, changelings et pookas sont de la partie ! Les fées font partie intégrante de la vie irlandaise. Mais attention, point de petites fées ailées roses à paillettes, non non non. Plutôt des créatures sauvages ancrées dans leur environnement et bien décidées à y rester ! La campagne regorge de petits coins liés aux créatures magiques et les habitants ne manquent pas de le rappeler : « Fairy hill », « Fairy lake », « Fairy bog »… Promenez-vous au milieu du Roscommon, après 22 heures, un soir où les nuages cachent le clair de lune… je vous certifie que même le renâclement des chevaux peut paraître étrange !Malgré la facilité qu’a l’auteur à transposer cette mythologie à trois époques différentes, je trouve que la toute première (les années 1910) est celle qui se marie le mieux avec cette féerie irlandaise. Les forêts encore bien présentes, l’électricité hésitante, les photographies en noir et blanc, les prémices de la psychanalyse et de l’hypnose… toute une atmosphère un peu désuète propice à la féérie et aux apparitions un peu étranges, à mon avis. Mais peut-être que c’est ma conception à moi de la magie irlandaise et peut-être avais-je en tête la série des photographies de petites fées qui ont été réalisées à la fin des années 1910, justement (et je pense que Ian McDonald y fait clairement référence lorsqu’Emily demande à emprunter l’appareil photo de son père pour prouver ses dires !).Les deux contextes suivants m’ont un peu moins emballée, surtout le deuxième d’ailleurs mais peut-être est-ce également dû à une intrigue et une deuxième héroïne qui m’ont moins séduite. La fin des années 80 et les drogues hallucinogènes offrent un environnement intéressant aux mythes irlandais - et n’ont pas été sans me rappeler l’excellent Ames de verre de Anthelme Hauchecorne - mais peut-être trop urbain et contemporain à mon goût, en tout cas par rapport à « l’intrigue de base ».D’ailleurs, je serais même tentée de dire que Ian McDonald aurait pu s’arrêter après la première partie et en faire une nouvelle isolée, elle se suffit à elle-même. En revanche, les deux parties suivantes ont besoin de la première pour prendre leur sens. Si on s’arrête après l’aventure de la jeune Emily, on peut même se poser la question de la véracité de son témoignage et on se rapproche d’un fantastique pur et dur. A-t-elle vraiment vécu des expériences « féériques » ou est-elle juste tombée dans la folie ? On peut douter. Et j’aime bien cet entre-deux. Avec les deux aventures suivantes, le doute s’amoindrit et, paradoxalement, les aventures plus ancrées dans notre réalité, paraissent moins réelles (ou du moins, moins vraisemblables !). J’ai, effectivement, eu beaucoup moins de mal à m’imaginer les scènes vécues par Emily (avec un petit côté angoissant qui n’a pas été sans me rappeler certains passages du Songe d’Adam de Sébastien Péguin) que celles mettant en avant Jessica et Enye. Malgré tout, je reconnais bien volontiers que Ian McDonald maitrise sa narration. Très détaillées et riches d’informations, ses descriptions ancrent bien le lecteur dans les différentes situations mais, attention, si vous êtes habitués aux lectures fluides (et même parfois simplistes, il faut l’avouer !), Roi du matin, Reine du jour pourra peut-être vous déstabiliser. Il s’agit en effet d’une lecture plus exigeante qui demande concentration et quelques efforts de réflexion pour remettre les choses en place. Je pense notamment à certains paragraphes de la troisième partie qui, dédiés aux phages et à la place de la mythologie irlandaise dans la vie quotidienne des années 80, peuvent perdre un peu le lecteur ou au moins casser un peu le rythme de l’intrigue. Encore une fois, c’est la narration particulière de la première histoire que je retiendrai. Alternant les entrées du journal intime d’Emily et les lettres envoyées/reçues par son père, Ian McDonald nous offre les pièces du puzzle petit à petit, grâce à différents points de vue. J’ai bien aimé ce travail narratif, plus original que le point de vue externe ensuite utilisé pour suivre les deux autres héroïnes.Roi du matin, Reine du jour est une lecture originale et marquante qui propose un retour sur la sombre féérie irlandaise, à travers le destin de trois jeunes femmes différentes mais intimement liées. Je retiens surtout la toute première partie, la plus aboutie et la plus intéressante, à mon avis… et c’est en tout cas celle qui me donne le plus envie de découvrir d’autres écrits de Ian McDonald.

DameMeli
01/03/14
 

Dans ce roman se succèdent des tranches de vie de trois femmes pas comme les autres, leur point commun ? Elles sont irlandaises, et... parentes. En effet, ce livre superbement écrit et construit nous fait traverser les générations d'une même famille à travers Emily Desmond, Jessica Caldwell et Enye MacColl. Folles pour certains, sorcières pour d'autres, elles nous convient à un incroyable voyage dans l'histoire et la mythologie irlandaises. Ce roman nous présente une fantasy exigeante qui ne se résume ni aux elfes, ni aux gobelins, ni au nombre des tomes d'un cycle. Le livre de Ian McDonald a d'ailleurs reçu le grand prix 2010 de l'Imaginaire (catégorie anglophone). Une véritable merveille du genre.

Wonka
04/09/13
 

Roi du matin, reine du jour est le portrait successif de trois femmes irlandaises à trois époques différentes : Emily Desmond en 1913, Jessica Caldwell au début des années 30 et Enye MacColl autour des années 1990. Il y a bien entendu un fil conducteur reliant ces histoires les unes aux autres. Il y a également des thématiques communes. Mais ce qui frappe ce sont d'abord les profondes différences stylistiques et narratives. Les styles évoluent pour s'adapter aux époques décrites (il faut saluer le délicieux style désuet de la première partie), les genres oscillent entre merveilleux et fantasy urbaine, tandis que la narration recoure à divers point de vue (interne, externe, omniscient). Bref, Ian McDonald s'est donné du mal et s'en tire merveilleusement bien pour notre plus grand plaisir.C'est écrit sur la quatrième de couverture : Roi du matin, reine d'un jour s'inscrit dans la même veine, "âpre et magique", que La Forêt des mythagos de Robert Holdstock. Si comme moi vous ne l'avez pas lu, ça vous fait une belle jambe. Disons pour notre part, qu'une des thématiques communes aux trois histoires est le passage de la réalité aux mythes folkloriques celtes. De façon schématique, on pourrait dire que l’inconscient collectif façonne un imaginaire. Quelques femmes, "mythoconscientes" sont capables de le percevoir, de le modeler et éventuellement de lui donner consistance. Vous l'avez compris nos trois héroïnes disposent de ce pouvoir à des degrés divers.Je ne saurais dire à quel moment je remarquai leur présence et je présume que leur apparition dût être graduelle... une lente matérialisation à partir d'éléments tels que l'air, le clair de lune et les ombres. Je pensais tout d'abord à des oiseaux de nuit ou à des chauves-souris... Elles étaient proches mais pas assez pour que je puisse les voir nettement. Puis toutes se regroupèrent autour de moi, accrochées aux campanules et aux ronces, au lierre et aux branches des arbres, bondissant dans les airs sur mon passage : les fées. Journal intime d'Emily Desmond ; 3 juillet 1913Hystérique, mythomane, sorcière Je ne sais si c'est un travers déplorable mais, pour avoir lu pendant plusieurs années de nombreux ouvrages consacrés aux questions de genre, je ne peux m'empêcher de relever les noms donnés à ces trois femmes : hystérique, mythomane, sorcière. L'hystérie a longtemps été une maladie "féminine" et il semblait impensable qu'un homme en soit victime. C'est pourquoi les féministes lui ont donné une signification politique et non pas médicale. Lors des séances d' hypnose conduite sur Emily, il sera naturellement question de ses menstruations et de sa sexualité. La sorcière est elle aussi une image associée à la féminité. "Pour un sorcier, dix mille sorcières" rappelait déjà Michelet en 1862. Il faudra attendre les années 70 et la revue féministe Sorcières pour que cette figure soit quelque peu réhabilitée. Quant à la mythomanie, il semble que le terme ait été créé au début du siècle pour désigner un trait de l'hystérie... Plus largement, ces trois figures renvoient à une opposition classique entre le féminin et le masculin : au premier les rêveries, l'imagination, la sensibilité, l'affect et au second le réel, la raison, la science, la maîtrise de soi, etc. Tout ceci est notamment frappant dans la première partie. Le docteur Edward Garret Desmond est membre de la société astronomique royale d'Irlande et semble se voir comme l'incarnation de la Raison. Une rationalité largement toc à la vérité ! A le croire, la comète de Bell abrite "un véhicule spatial envoyé par les habitants d'Altaïr afin d'établir un contact avec la population de la terre" en conséquence de quoi "il est d'une importance capitale, pour ne pas dire urgent, d'entamer un dialogue avec ces représentants d'une civilisation incommensurablement plus évoluée que la nôtre". Obnubilé par son projet, le Docteur Desmond est un père absent, insensible à la souffrance de sa fille, dont il juge le comportement "aberrant" et dont il craint les "épouvantables accès de colère". Emily Desmond a pourtant été victime, comme Enye MacColl, d'une des pires formes de la domination masculine... Je ne sais pas s'il est juste pour autant de faire de Roi du matin, reine d'un jour un livre féministe. Ian McDonald n'a pas pu écrire ces trois portraits de femme innocemment, de trop nombreux éléments incitent à une lecture féministe ! Et pourtant, je ne suis pas totalement convaincu, je garde la sensation de toucher du doigt quelque chose qui persiste à se dérober. C'est rageant parce qu'avec un propos plus affirmé ce livre serait passé du bon livre de fantasy au grand livre tout court.

Athouni
15/08/13
 

Que l'Irlande soit magique, on le sait tous plus ou moins. Ce qu'on connaît moins c'est le Mygmus, très difficile à expliquer en quelques mots, et pourtant élément central de ce roman. Disons que les mythes proviennent de l'inconscient collectif, et s'accumulent en un endroit (le Mygmus) que seules certaines personnes sont capables de percevoir (avec des lunettes spéciales, qui offrent une vision des bords des mythes). Quelques très rares autres personnes peuvent interagir avec cet autre monde, et notamment donner incarnation à différents mythes (les phages par exemple) pour leur plus grand effroi...Trois époques différentes et trois femmes : nous commençons en 1913 par Emily Desmond, puis la génération de sa fille (Jessica Caldwell, un sacré numéro !) et enfin Enye MacColl de nos jours, la petite-fille de Jessica.Emily vit près du bois de Bridestone, et entend l'appel des lutins et des fées. Par le biais de son journal intime, croisé avec celui de son père, nous sommes pris dans un tourbillon fortement teinté d'humour, des photos attestent sans aucun doute la présence physique de l'Ancien peuple, ceux qui vivent à jamais, à ses côtés. Son père, astronome, se pique de la nature extra-terrestre d'une comète en approche de la terre (ce qui va le discréditer et entraîner sa ruine). Jessica est une jeune fille rebelle et farouche, elle jure comme un charretier et ment en permanence comme un arracheur de dents. Enfin Enye est une jeune femme moderne et bien trempée, adepte des arts martiaux.Le fil rouge est la psychologie, incarnée en un patricien, proposant une interprétation concrète (le secret d'Enye retentit comme un gong !) ou offrant simplement une alternative au Merveilleux.C'est un roman profond, fortement teinté de Fantasy mais ne se limitant aucunement à ce genre, qui lace et entrelace son intrigue à l'Irlande et à ses mythes, mais propose également de superbes portraits de la féminité à plusieurs étapes de la vie. C'est beau et impressionnant, d'une maîtrise folle. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.50 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)
  • Traducteur : JEAN-PIERRE PUGI

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition