Romans - tome 2 jane austen

AUSTEN, JANE

livre romans - tome 2 jane austen
EDITEUR : OMNIBUS
DATE DE PARUTION : 12/09/99
LES NOTES :

à partir de
27,00 €

SYNOPSIS :

" personne ayant jamais vu catherine morland dans son enfance ne l'eût supposée née pour être une héroïne. Sa situation dans l'existence, le caractère de son père et celui de sa mère, sa propre personne et son tempérament, tout s'opposait également à ce qu'elle en fut une un jour ". L'héroïne de northanger abey, qui aimait tant les romans - " ces ouvrages oú se manifestaient les plus grands talents de l'esprit, oú la profonde connaissance de la nature humaine, la pus heureuse peinture de sa complexité, les plus vives effusions d'esprit et d'humour sont livrées au public dans un langage choisi " - nous ouvre ici le monde de jane austen et nous
entraîne à sa suite dans cet univers créé il y a deux cents ans et dont le charme, la présence, l'actualité ont survécu intacts aux bouleversements de l'histoire, des modes et des goûts. Par quel mystère et quelle magie ? vladimir nabokov, dans un cours de littérature qu'il donna sur mansfield park et qui est reproduit en fin de volume, tente de comprendre ce " quelque chose de merveilleusement génial " qui fait l'enchantement. Persuasion, le dernier roman de l'auteur, souvent le préféré des admirateurs les plus fervents, et deux oeuvres inachevées, les watson et sanditon, complètent cette édition intégrale des romans de jane austen.
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Note sur le roman Mansfield Park Mansfield Park débute par la revisite du conte de Cendrillon. Le couple Bertram fortuné et doté de quatre enfants pas tous subtils se décide à un acte charitable, en assurant l'éducation d'une nièce désargentée et surtout aînée d'une fratrie conséquente, Fanny Price, en la recueillant dans leur âtre manquant singulièrement de chaleur -humaine-. Subissant à son arrivée les quolibets de ses deux cousines germaines et d'une autre tante maternelle, Fanny fait preuve de retenue et même d'effacement. Seul, Edmond, le cadet des Bertram, semble s'attacher à son bien-être dans ce nouveau lieu de vie. L'arrivée de voisins dissipés et peu regardants sur les principes, les Crawford, va modifier la donne et les comportements jusqu'alors bienséants, en apparence seulement. J'ai moins accroché à cette histoire. Théoriquement, elle est parfaite, d'une logique implacable. L'écrit épouse magnifiquement le comportement des protagonistes : chaque scène décrit la confusion et la versatilité des esprits, leur instabilité affective aussi. J'ai apprécié que Jane Austen sorte de ses personnages nourris d'une grandeur d'âme (Monsieur Darcy dans Orgueil et Préjugés, Frederick Wentworth dans Persuasion ou bien le colonel Brandon dans Raison et sentiments). Elle casse les codes, ne s'appesantit pas sur un type d'oeuvre, défigure ce qui a fait son succès. Mansfield Park est profondément sombre : les deux héros -Edmond et Fanny- ne sont pas super engageants (ils ne montrent pas un fort caractère, s'affirment peu), les autres personnages (le couple fraternel Crawford - Mary et Henry- , les demoiselles Bertram - Maria et Julia-, Monsieur Rushworth) m'ont paru insipides. Même Madame Norris, censée relever l'intrigue par ses saillies verbales aussi creuses et humiliantes que dissimulant difficilement sa radinerie, ne m'a guère enthousiasmée. Reste que n'est pas Jane Austen qui veut. Chaque détail compte, chaque moment qui paraît perturbé et inachevé rebondit plus loin. Et le fameux coup de théâtre est spectaculaire, bien que préparé longtemps à l'avance. Mansfield Park vaut la lecture pour cette mise en scène d'orfèvre. Alors, oui, l'écrivaine ne fait pas rêver ici. Pas de décor somptueux, pas de prince charmant charmant (la redondance est voulue), pas de palais qui déchire, pas de froufrous. C'est un roman extrêmement lucide que nous renvoie l'auteure : le mode des marins version matelot, la disgrâce après l'audace, l'éclosion d'un splendide papillon dont le cocon a connu quelques fêlures. Fanny Price est plus proche de Catherine Morland (Northanger Abbey) et d'Elinor Dashwood (Raison et sentiments) que d'Elizabeth Benneth (Orgueil et préjugés) : sincère, trop raisonnable et parfois terne. Mais voilà, il y a des bouquins que j'arrête par leurs défauts évidents et insurmontables et il y a celui-ci qui se mérite. Oui, j'ai sauté certaines descriptions, oui j'ai soupiré jusqu'au premier tiers de l'histoire en me demandant où Jane m'emmenait, mais je n'ai jamais regretté de lui avoir fait confiance. Jane Austen est assurément une écrivaine majeure que j'ai tardé à découvrir. Je suis ravie d'avoir récupéré mon retard !La présente édition propose une étude super intéressante du roman par Vladimir Nabokov : à déguster comme il se doit !Excellente traduction de Denise Getzler

Cave
04/01/16
 

Format

  • Hauteur : 19.90 cm
  • Largeur : 12.90 cm
  • Poids : 0.68 kg

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