Rose, sainte-nitouche

WESLEY, MARY

livre rose, sainte-nitouche
EDITEUR : HELOISE D'ORMESSON
DATE DE PARUTION : 14/05/09
LES NOTES :

à partir de
22,00 €

SYNOPSIS :

Derrière les sages apparences du mariage bourgeois de Rose et Ned apparaît un ménage hanté par Mylo, amant passionné de Madame. À travers un récit plein d'humour,
Mary Wesley offre une apologie de la vieillesse triomphante associée à la peinture de l'amour multiforme. Rose, Sainte Nitouche a la saveur d'un bonbon aigre-doux.
7 personnes en parlent

L'histoire n'est pas très originale et pourrait rappeler la trame aperçue dans La Pelouse de camomille. On retrouve un groupe de personnes, des amis, des connaissances, un microcosme de cette société anglaise atypique, bariolée et guindée, les remaniements irréfléchis qu'entraîne la guerre avec ses années de privation, comme un tourbillon qui s'abat sur tous, pressés subitement de vivre et d'aimer, sans le souci de la bienséance. Au centre, Rose a la réputation d'être douce et effacée, pas ce genre de fille à avoir des soucis, à tromper son mari, à butiner allègrement, si ce n'est dans son jardin. Et pourtant... Mary Wesley nous offre un roman savoureux, qui s'ingurgite avec délectation. Les dialogues sont piquants, le rythme est sans cesse enlevé, avec des scènes à l'humour irrésistible, comme la nuit de noces ou le rendez-vous dans un petit hôtel miteux en bord de mer. C'est espiègle, légèrement insolent et délicieusement ironique. Les personnages ont beaucoup d'allure, ils sont chics, insouciants, arrogants, mondains, baroudeurs, raffinés ou prétentieux. On adore les détester, le couple Thornby en tête. Mary Wesley se joue des modes et des conventions, elle montre dans ses romans qu'il ne faut jamais juger sur les simples apparences, révélant aussi son attachement pour des personnages immoraux ou qui agissent comme tel. C'est caustique et adorable, « une dragée au poivre » nous annonce-t-on en couverture.

Clarabel
03/07/09
 

Depuis le décès de Ned l’époux de Rose, ses amis s’inquiètent pour elle. Elle a toujours su cacher ses émotions depuis très longtemps et si sa vie semble d’un terrible conformiste, la réalité en est loin, très loin.Après des lectures qui m’ont remuée, j’avais besoin d’un bon roman où je puisse m’attacher à une héroïne, sourire grâce à un humour dosé d’une pointe d’ironie. Et ce roman a comblé mon attente. Pétillant, tout comme à l’image de Rose.Jeune fille, Rose a été mise en garde par sa mère contre les hommes pour qui les plaisirs de la chair sont un pur mensonge. A l’occasion d’une réception donnée chez des personnes de la bonne société anglaise, Rose fait la connaissance de Mylo originaire de France. Précepteur des enfants, il dévoile à Rose son tempérament fougueux et intrépide. Chacun tombe sous le charme de l’autre. Mais la Seconde Guerre mondiale qui se prépare vient bousculer toutes les vies. Mylo est reparti en France et sans aucune nouvelle de sa part, Rose accepte d’épouser Ned qui part au combat. Elle gère la maison et la ferme de son époux, s’affirme dans sa personnalité et surtout entretient avec Mylo une liaison. La jeune femme timide est devenue une femme de caractère mais elle ne peut se séparer de Ned. Car il s’agit également d'une personne qui ne revient pas sur ses promesses.On suit la métamorphose de Rose qui s’est émancipée, on partage ses doutes, ses joies et ses peines. De la jeune femme qui deviendra mère, épouse et maîtresse qui jongle habilement entre deux vies. Les soi-disant amis, les convenances sont épinglées avec ironie. Et Mary Wesley n’oublie pas le contexte social ni les carcans imposés à ces femmes.Sans être guimauve, ce roman est absolument délicieux ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
26/09/13
 

Parce qu'au fond elle a besoin de sécurité, parce qu'elle est très jeune aussi, Rose épouse Ned alors qu'elle est tombée follement amoureuse de Mylo. Eternel triangle qui se révèle en fait à géométrie plus complexe car Mary Wesley , à son habitude, va tout au long de son roman, éclairer d'un jour nouveau ses personnages en apparence si respectables mais si profondément attachés à jouir pleinement de la vie .Les personnages féminins de Mary Wesley, en particulier Rose , sont d'une modernité extrême pour l'époque (la Grande-Bretagne de la 2nde Guerre mondiale). Comme les hommes elles s'octroient le droit d'avoir des amours contingentes, de vivre une vie sexuelle épanouie. Pour rien au monde Rose ne voudrait ressembler à sa mère qui, suppose-t-elle, n'a jamais connu d'orgasme et a vécu sa grossesse dans le dégoût de son corps. Cette femme qui ne s'épanouira que , quand elle sera -enfin- devenue veuve. Un bon mari est un mari mort.Cet aspect corporel,, Wesley en parle de manière franche mais sans jamais tomber dans le graveleux ou la trivialité. La contraception, ou plutôt son absence est-elle aussi évoquée mais le milieu social dans lequel évolue Rose facilite bien la vie, même dans certaines circonstances qui pourraient devenir dramatiques.Là où Mary Wesley innove aussi c'est qu'elle suit son personnage de son extrême jeunesse à une vieillesse déjà bien avancée. L'amour et le temps ne font souvent pas bon ménage, les contes de fées s'arrêtent là où la vie conjugale commence, mais Mary Wesley qui a commencé à écrire à l'âge de 70 ans, entend bien nous montrer que les personnes âgées ne sont pas quantité négligeable, y compris dans le domaine amoureux.L'évolution psychologique de Rose est-elle aussi très intéressante, de jeune fille timide elle devient peu à peu une femme qui sait manipuler son mari , riposter de manière efficace à l'égoïsme forcené et au sans gêne de prétendus amis , prend de l'assurance, s'émancipe ,comprend au fil du temps "qu'on peut fonctionner sur plusieurs plans à la fois", car "qu'elle fût trop docile pour être au-dessus de tout soupçon l'horripila, lui mit en tête des idées qui n'y étaient pas avant, des idées qu'elle allait ensuite mettre en pratique."L'auteure nous montre aussi avec beaucoup de franchise et parfois de crudité les moindres pensées de ses personnages,pas de bons sentiments !, mais tout cela est contrebalancé par un humour souvent féroce, une insolence chic et un dynamisme contagieux ! Vite, laissez-vous séduire par Rose ! cathulu

cathulu
11/07/12
 

Rose est veuve depuis quelques jours. Elle dîne avec ses amis Emily et Nicholas et leur apprend qu'elle s'en va puisque le propriété est désormais à son fils. Quand ils sont seuls, ils parlent de leur amie et se demandent s'ils la connaissent vraiment. On découvre alors que Nicholas et Emily furent plus des parasites que des amis, que Rose a toujours vécu une double vie, bref, que toutes ces vies si nettes furent emplies de secrets.Si j'ai aimé les premières pages de ce roman, ces faux-semblants qui nous mènent sur des chemins inattendus, je me suis vite lassée de ces histoires d'amour et de tromperie, de ces femmes qui ne savent pas choisir. Le style aussi m'a parfois agacée, surtout le profusion des "Oh Milo", dans les scènes d'amour.

cocalight
28/06/12
 

Que dire de ce roman foisonnant, pétillant, féroce parfois ? D'abord j'ai adoré me retrouver en Angleterre avec Rose, Ned, Mylo et tous les autres. J'ai rêvé, j'ai ri, j'ai souri à leurs aventures sentimentales. J'ai été irritée par le désir de paraître de Ned, son goût des choses purement matérielles. J'ai attendu avec impatience les coups de fil de Mylo àRose, même s'ils étaient longs à venir parfois. J'ai apprécié les portraits de tous les personnages secondaires, les Malone, l'oncle et la tante de Ned, Loftus et Flora, et surtout les Thornby, Nicholas et Emily, frère et soeur, des pique-assiette et des peaux de vache au secret de polichinelle. Tous des gens qui se proclament amis ou proches, à des degrés divers, mais qui ne souhaitent qu'une chose, se mêler le plus possible de la vie des autres. Vous savez, comme dans les délicieux romans de Barbara Pym, par exemple, où tout le monde s'observe et parle sur le dos de son voisin. N'oublions pas les Farthing, le couple d'employés de maison, qui se révéleront de précieux alliés contre ces "envahisseurs". Tout au long du récit, les secrets des uns et des autres, les désirs cachés, l'envers des décors se révéleront progressivement, tandis que Rose protégera jalousement ses propres mystères. J'ai aimé aussi le cadre du récit, le charme d'un village et d'un jardin anglais, une histoire d'amour qui se déroule sur fond de Blitz à Londres. Et bien sûr, j'ai adoré la plume acérée, parfois corrosive et l'humour so british de Mary Wesley, dont je ne résiste pas à vous livrer quelques exemples : "(Une conversation entre les Farthing) - Elle (Rose) n'est qu'à moitié présente. Tu penses qu'elle va remettre les pieds sur terre quand il (Ned) sera parti ?- Peut-être qu'elle trouvera sa voie ; ce qui est sûr, c'est que la sienne n'a rien à voir avec celle de son mari." (p. 135) "Il ne lui vint pas à l'esprit que son assurance nouvelle, il (Ned) la devait à l'une ou l'autre des deux femmes ou peut-être aux deux femmes à la fois ; il était trop comme il faut pour se livrer à un examen de conscience en profondeur." (p. 163) "Comment réagirait-il s'il apprenait que cette fille avait pris la responsabilité de ses cendres ? Il se retournerait dans son urne ?" (p. 279) Une lecture réjouissante ! Anne

Anne7500
05/12/11
 

Une Dragée au poivre (dixit quatrième de couverture)...D'une trame assez peu originale Mary Wesley réussi à nous compter une histoire très très agréable. J'ai énormément aimé la construction, elle mélange habilement le temps et les sentiments, les souvenirs deviennent réalité, la réalité souvenir, le passé présent, l'amour amitié, une vie tranquille une vie de secret...C'est un petit bonbon, pas toujours parfait certes bancal de temps à autre, maladroit parfois mais avec un rythme enlevé où lesrebondissement ne se font pas sans un humour piquant presque cynique. Certaines scènes sont marquantes Mary Wesley y reprend en y mettant un drôle d'entrain des clichés tellement éculés mais qui sont là écrit avec une telle dose d' humour et d'ironie que cela en est rafraîchissant et en surprenant de les lire ! Ses personnages sont attachants, soignés ils ont une ampleur et une présence qui font qu'on les aime tous des plus gentils aux plus odieux. Une excellente lecture pour prendre une bonne dose de bonheur...

Lacazavent
02/08/11
 

Rose vient de perdre son mari, Ned Peel. Alors que la propriété revient à son fils unique et son épouse, elle se retire à l’hôtel, où elle se remémore les 50 dernières années de sa vie, bien différentes de l’image de sainte-nitouche qu’on a voulu lui coller !Je découvre cet auteur (qui a elle-même écrit sur le tard, publiant son premier roman à 70 ans !) et c’est un vrai coup de cœur. Il y a longtemps qu’un roman ne m’avait pas apporté autant de bonheur. Dans l’Angleterre de la seconde guerre mondiale, les convenances sociales, bienséances et faux-semblants ont la vie dure : Mary Wesley s’amuse à balayer tout cela d’un humour ironique et so british absolument savoureux. Faussement classique (le roman date de 1987 !), on se laisse prendre au jeu de cette grande histoire d’amour un brin provocante et irrévérencieuse, dans laquelle l’héroïne se montre une femme très moderne pour son époque, qui n’hésite pas à bousculer les conventions, à faire preuve de ténacité et de courage, le plus discrètement du monde ! Quelle façon piquante de forcer le trait de quelques personnages ! Roman de la passion amoureuse, de l’hypocrisie et du faux-semblant triomphants, c’est un bonbon acidulé délicieux à croquer, et j’en redemande ! Laure

Jdhelene
20/07/10
 

Format

  • Hauteur : 20.70 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.47 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : MICHELE ALBARET