Rosie carpe

NDIAYE, MARIE

livre rosie carpe
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
9,65 €

SYNOPSIS :

La vie de Rosie Carpe commence à Brive-la-Gaillarde, entre son frère Lazare et ses deux parents Carpe qui sont encore, alors, dépourvus de toute espèce de fantaisie vénéneuse. Rosie conservera de Brive un souvenir confus et voilé de jaune, tandis que, pour son frère Lazare, le bonheur à Brive-la-Gaillarde gardera les couleurs d'un magnolia dont il est
le seul à se rappeler la splendeur. Ensuite, à Antony, Rosie Carpe est adulte. Elle met au monde Titi, travaille, et doucement chavire. Quand Rosie Carpe débarque en Guadeloupe, elle a perdu depuis longtemps la maîtrise de ce qu"elle fait. Et tout ce qui lui arrive, enfant ou désastres, concerne tout aussi bien quelqu'un qui n'est peut-être pas elle.
5 personnes en parlent

Rosie, maman du petit Titi, arrive à l'aéroport où elle espère retrouver son frère Lazare qu'elle n'a pas vu depuis quelque temps. Mais c'est Lagrand, un ami de Lazare qui les récupère avant de mener Rosie et Titi à travers la nuit et les pistes vers leur point de chute dans ces contrées qu’ils découvrent...Voilà le début surprenant de ce roman qui s’ouvre sur une attente (celle de Lazare), et qui, malgré de nombreux rebondissements, tournera toujours autour de cette absence de Lazare. Après ce prologue où Rosie et le lecteur se sentent perdus, on revit les moments décisifs de la vie de Rosie. Tout d'abord le départ de chez ses parents à Brive, la ville où tout a une couleur jaune. Puis son travail dans un hôtel à Antony, en banlieue parisienne, où elle retrouve brièvement Lazare, mais où elle rencontre surtout l'homme qui sera le père biologique de Titi. Et enfin, le départ vers les Antilles, où elle retrouve sa famille qui a quitté Brive, et où elle essaie de s'implanter.Au niveau de l'écriture, c'est un style très recherché qui est utilisé par Marie NDiaye : des phrases assez longues, pleines de subordonnées, de relatives, etc. Après 50 pages pour entrer dans cette écriture exigeante, j'ai vraiment apprécié ce roman au niveau stylistique.Au niveau du sujet traité, tous les personnages présentés sont des perdants, des individus perdus dans des environnements hostiles (la jungle, un appartement au bord de la nationale,...). Il y aussi les relations compliquées entre Rosie et toutes les personnes qui l'entourent : ses parents, son fils, son frère. Les relation amoureuses des personnages sont également très surprenantes : proches de l'inceste, entre belle-famille et neveu. On sent que tous les personnages sont indécis, soit insouciants et inconscients, soit un peu imités psychologiquement. Et le fait qu'ils se retrouvent dans des milieux inhabituels pour eux n'arrange pas leur situation.Tout cela pour dire que j’ai un sentiment mitigé de ce livre : autant j'ai trouvé l'écriture de Marie NDiaye très évocatrice, recherchée sans être absconse, autant les personnages me sont restés antipathiques. Il faut dire que ce ne doit pas être l'intention de l'auteur de les rendre aimables aux yeux du lecteur. Seul Lagrand, seul personnage raisonnable du roman, a réussi à attirer ma sympathie.Ce n'est pas la première fois que je ressens ce sentiment envers un auteur. J'ai à peu près la même impression quand je lis des romans de Régis Jauffret (Univers, Univers ou Asile de fous) : il y a un je ne sais quoi qui m'attire au niveau de l'écriture, mais l'histoire ne me parle pas totalement.Ce roman m'a néanmoins permis de découvrir une magnifique plume, dont je devrais très certainement découvrir d'autres oeuvres ! Rien que pour voir si la noirceur qui enveloppe ce roman est une constante de l'écriture de Marie NDiaye !

Yohan59
07/01/13
 

Vie de Rosie Carpe,( auparavant Rose - Marie Carpe) née à Brive la Gaillarde, "montée" à Paris (en fait à Antony) avec son frère Lazare pour trouver une vie meilleure. Employée d'un hôtel minable, elle se fait faire un enfant par Max, marié, vaguement gentil d'abord puis qui la trouve hideuse et l'abandonne. Leur enfant Titi, pauvre petite chose blafarde et inerte est un objet de dégoût pour le père puis pour Rosie elle - même.Mère et fils partent un jour pour la Guadeloupe où Lazare et leurs parents se sont installés pour, paraît -il, trouver la fortune et une vie idyllique. En fait, Lazare est un dépravé, alcoolique, velléitaire, qui se compromet dans des coups fumeux risqués et totalement improductifs. Un minable qui se prend pour un dur. De leur côté, les parents Carpe essaient de trouver jouvence et bonheur , Elle de plus en plus jeune, enceinte des oeuvres d'un certain Foret plus jeune qu'elle, Lui, dans une relation avec Lisbeth, fille métisse de Foret. Ce couple à quatre partage les mêmes lieux, les mêmes moments, de façon totalement absurde et immorale.Quant à Rosie, plus ou moins recueillie par Lagrand, grand Guadeloupéen athlétique, parfaitement soigné dans son Lacoste blanc, elle reprend du poil de la bête dès lors qu'elle a abandonné Titi , de plus en plus faible, à une mort qu'elle croit certaine. Tandis qu'elle va au cinéma avec les deux immondes (Carpe et Foret), son fils se meurt auprès de Lisbeth. Lagrand arrivera à temps pour l'amener à l'hôpital.Dernier chapitre, des années plus tard: Titi, miraculeusement sorti d'affaire, est devenu professeur. Son père est mort et il a donc épousé son ancienne amie Lisbeth qui lui a donné deux enfants. Quant au couple mère de Rosie (devenue Diane, anciennement Danièle, à Brive) - Foret, ils ont eu une fille qu'ils offrent comme friandise (payante) aux touristes vieillissants et repus qui passent leurs vacances à la Guadeloupe.Peu de gens ragoûtants dans de livre, même le Noir Lagrand, pourtant plutôt sympathique, a ses moments abjects.Meurtre, embrouilles, misère, crasse, vomi, sanies, la couleur du livre est plutôt sombre.Le jeu des couleurs est intéressant: du blanc pur sur le Noir Lagrand, du jaune criard sur les tissus, les objets cités; seul Titi apporte un peu de joliesse, malgré "sa figure incolore".L'évocation des touristes repus et niaisement bienveillants, le jeu sur l'identité (on change de nom en changeant d'endroit et de vie), les parcours lamentables de la plupart des personnages, les désillusions et la résignation à l'abject, les tentatives pour "devenir quelqu'un" ou changer de vie: beaucoup d'aspects du roman sont intéressants. Un monde assez noir au final sous une plume précise, qui développe des phrases charpentées, riches d'évocation et savoureuses. Hebelin

hebelin
18/04/12
 

Intense, magnifique, dur et envoutant. une lecture inoubliable tant elle nous entraine dans les profondeurs de ce que l'être humain fait de plus beau et de plus abject à la fois.une écriture unique !A lire absolument. Vous n'oublierez pas ce roman de si tôt.

ilhamenna
22/07/10
 

Comment passer du jaune au rouge ou comment devenir femme: le parcours de Rosie Carpe au gré des rencontres, de Brive la Gaillarde à la Guadeloupe en passant par Anthony, est celui d'une jeune femme devenue mère trop jeune mais constitue aussi le portrait d'une famille presque banale au demeurant... tout est dans le presque... Ce roman fait voyager loin... jusque sur les rives du fantastique et de l'immoral. N'hésitez pas à embarquer. Âme trop sensible s'abstenir. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
15/02/10
 

Magnifique Des intrigues, des rebondissements et des sentiments. Drôle de famille, pathétique, malsaine : comment arriver à aimer de tels personnages, à avoir pitié d'eux' Les Carpe resteront longtemps dans votre mémoire de lecteur.

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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