Sa majeste des mouches

GOLDING, WILLIAM

livre sa majeste des mouches
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/06/83
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte motagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L'aventure apparaît d'abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson. Mais il faut s'organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C'est Ralph, qui s'entoure de Porcinet, « l'intellectuel » un peu ridicule, et de Simon. Mais bientôt un rival de
Ralph se porte à la tête d'une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l'arrivée des adultes. Ce roman remarquable a un sens allégorique qu'il n'est pas difficile de comprendre : c'est l'aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l'oeuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l'atmosphère de joie, de mystère et d'effroi qui la baigne.
11 personnes en parlent

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un groupe de garçons de six à douze ans se retrouve naufragé sur une île déserte. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, l'aventure apparaît d'abord aux enfants comme de merveilleuses vacances, faites de parties de baignades et d'excitantes excursions. Mais ils comprennent vite qu'il faut tenter de s'organiser pour survivre. Découverte de leur territoire, organisation de la communauté, cueillette, chasse et tout ce qui constitue la survie des petits Robinsons est livré au lecteur qui suit d'un oeil bienveillant leurs efforts... jusqu'au moment où les tensions naissent au sein de la petite communauté qui dérive très dangereusement...Ce roman est souvent considéré comme un livre pour enfants, pourtant sa brutalité sauvage, crue et sensuelle, en fait un livre difficile et troublant. La finesse d'analyse et la qualité agressive de l'écriture produisent une œuvre à part qui suscite des réflexions sur l'organisation de la société, la "civilisation", l'autorité, la superstition et la violence, le tout porté par une atmosphère qui passe habilement de la joie au mystère pour un final dans l'effroi. Sous le roman d'aventure apparaît alors une réflexion sombre et pessimiste sur l'homme et la société, avec cette minutieuse description d'une inexorable montée de la violence au sein du groupe de naufragés.

Kara
26/01/09
 

De jeunes garçons abandonnés sur une île déserte,seuls,au milieu de nul part.Le seul chance de survie est leur coopération.Mais les chasseurs vont former un clan cruel et sans-pitié.Le titre vient de là,d'une tête de cochon posé sur un pieux,attirant les mouches...William Golding est l'auteur de ce livre d'aventure.Adapté en film,ce livre est tout simplement agréable Pasdel

Pasdel
30/01/16

J’avais lu ce roman il y a quelques années déjà, alors que j’étais encore au collège. Je me suis replongé dedans avec plaisir. Je me rappelais que l’intrigue était particulièrement marquante, et effectivement c’est le cas. Un avion s’écrase sur une île déserte, livrant une bande d’enfants à eux-mêmes. Si au début ils tentent de maintenir un semblant de civilisation, notamment en élisant l’un des leurs, Ralph, comme chef, la situation dérape très vite avec la peur provoquée par un monstre, dont on ne comprend pas trop s’il est rêvé ou réel. Un garçon plus agressif que les autres, Jack, réunit avec lui des chasseurs pour traquer la bête alors que Ralph tente de convaincre les autres de rester entretenir un feu au cas où les secours viendraient les chercher. Très vite, deux clans se forment et finissent par s’affronter sauvagement. Si l’intrigue s’installe plutôt lentement au début, la fin est particulièrement subite et brutale (certaines descriptions ne sont pas vraiment destinées à un public jeune). Un excellent roman, je dirais même un classique, sur le dérapage de la civilisation lorsque l’homme se retrouve isolé.

Shirayukihime
03/10/14
 

De la robinsonnade au fascisme, en quelques semaines enfantines sur une île déserte.Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/09/01/je-me-souviens-de-sa-majeste-des-mouches-william-golding/

Charybde2
01/09/14
 

Lu en 1984! mais m'a laissé un souvenir terrible; cette violence qui se déploie soudain entre gamins qui auraient du se soutenir! j'en ai encore la chair de poule 30 après berthe

afbf
14/12/13
 

Un naufrage sur une île déserte. Seul des garçons de 6 à 12 ans survivent. On voit comment évoluent les relations entre ses garçons. Election d'un chef, scission entre retour à l'état primitif et construction d'une société organisée. Comment garder une structure civilisée quand le pouvoir est obtenu par la force et le sang.J'ai été surprise par la violence de ce livre. J'avais pris ce livre pour un livre de jeunesse. je croyais que c'était un style roman initiatique pour ado. mais quelle ne fut pas ma surprise de voir jaillir le sang et l'extrême violence. j'ai cru comprendre que l'auteur avait était très marqué par la seconde guerre mondiale. je n'ai pas trouvé de longueurs... La répétition du "feu pour être secouru" n'est pas gênante, c'est comme si le personnage de Ralph avait besoin de ça pour ne pas sombrer.J'ai trouvé ce roman très violent et pourtant si logique. souvent donné à lire au collège je trouve qu'il est assez impressionnant. Un roman qui marque les esprits. http://ramettes.canalblog

ramettes
12/12/13
 

Devant Simon, pendue à son bâton, Sa-Majesté-des-Mouches ricanait. Simon céda enfin et lui rendit son regard. Il vit les dents blanches, les yeux ternes, le sang... »Depuis le temps que ce roman me faisait de l'œil au CDI, je me suis enfin décidée à l'emprunter, motivée par le challenge Gilmore gilrs organisé par Karine :). Il s'agit de lire de livres évoqués par l'une des héroïnes mordue de lecture, Rory.Paru en 1954, ce roman est la première œuvre du britannique William Golding et a connu un succès immédiat. Suite à un crash aérien, une bande de garçons se retrouve abandonnée sur une île déserte du Pacifique. Très vite, trois figures se détachent du reste des adolescents : Ralph, dont l'autorité naturelle le propulse au rang de chef, un garçon surnommé Porcinet pour ses rondeurs, dépourvu de charisme mais incarnant la raison et l'ingéniosité et enfin Jack, un garçon violent et vindicatif représentant la force brute. Des « meetings » sont organisés avec pour signe de ralliement une conque qui symbolise la parole sacrée et la démocratie. Mais Ralph peine à fédérer les garçons autour d'un projet commun telle la construction de cabanes, chacun cherchant à satisfaire ses besoins immédiats sans s'interroger sur la suite des événements. Très vite, l'organisation de la survie va virer à l'affrontement, force civilisatrice d'un côté, pulsions sauvages de l'autre. Et la nature d'abord paradisiaque, va prendre un tour inquiétant, regorgeant de monstres et de forces obscures, à moins qu'il ne s'agisse simplement de la bête tapie en chacun de nous...William Golding ne s'embarrasse pas de préliminaires inutiles et nous engage immédiatement au cœur de l'action, adoptant tour à tour le point de vue d'un observateur extérieur et celui d'un narrateur omniscient, commentant l'action et donnant aux événements une dimension symbolique. On comprend très vite que cette variation sur le thème de la robinsonnade n'est pas un simple roman d'aventures mais plutôt une parabole sur la nature humaine et le retour à un état primitif. Le récit est ainsi émaillé de constats pessimistes « On ne trouve pas beau coup d'aide dans la vie » (p. 74).J'ai apprécié la poésie des descriptions, délicates et brèves, qui nous transportent sur cette île à première vue paradisiaque. Si j'ai eu du mal à accrocher au début, j'ai été happée par la suite, lorsque j'ai enfin pris le temps de me consacrer à cette lecture lors du Marathon organisé par Hopeee pour la fin du monde ! Le roman, construit en crescendo, s'enfonce dans la violence, et j'ai dévoré avec avidité les derniers chapitres du roman dans l'impatience de savoir ce qu'il allait advenir de ces garçons. On ne sort pas indemne d'une telle lecture.

LeCottagedeMyrtille
31/12/12
 

Encore un autre coup coeur, notamment parce que le mythe de l'île déserte où sont abandonnées des personnes est revisité par... des enfants ! Durant la Seconde Guerre mondiale, des garçons (aucune fille !) pré-pubère sont livrés à eux-même dans une nature hostile. Gagnés par ce sentiment de liberté, les garçons vont commencer à s'amuser et voir la nature comme un environnement paradisiaque, promettant des vacances interminables. Seulement, ils en viennent à se poser des questions, et ils ont vite besoin d'un leader pour se regrouper et s'organiser. Ce n'est pas un livre pour enfants, comme on pourrait le croire, car il est très dur, vraiment sans pitié. L'auteur ne va pas utiliser des fioritures dans son style, son écriture agressive et brutale vise avant tout à nous faire comprendre la cruauté de la situation. Et les personnages... qu'est-ce qu'ils sont attachants ! A lire obligatoirement. Clementh

Clementh
27/07/12
 

J’ai été captivée par ce livre et l’ai lu presque d’une traite. On est très vite happé par l’histoire qui est finalement très crédible j’ai envie de dire, même si la situation est improbable, le comportement et les réactions des personnages sont tellement réalistes, tellement bien étudiés.La force de ce livre c’est que dès le début, alors que la description de l’île est assez gaie, on ressent quand même une espèce de malaise, peut-être est-ce du aux répétitions dans les descriptions et l’omniprésence de la couleur verte qui donnent un côté assez oppressant à l’environnement ; en tous cas on sent que quelque chose se trame, et effectivement tout ce qui était latent au début du livre explose soudain au grand jour, et la violence monte alors pour ne plus redescendre qu’à la dernière page. A la fin on se demande même quelle vie pourront mener ces personnages après un tel épisode dans leur enfance.La confiance qu’ils ont dans le monde des adultes, aussi est quelque part effrayante, et nous oblige presque à nous remettre en question : à un moment alors qu’ils se disputent, les enfants se prennent à rêver qu’ils sont adultes et se disent qu’alors ils ne se disputeraient pas, mais discuteraient, en personnes civilisées autour d’une tasse de thé…En revanche, j’ai tout de même quelques critiques à émettre à propos de cet ouvrage ; certains éléments ne sont pas expliqués et je trouve que cela manque pour pleinement apprécier l’histoire. On apprend dès les premières pages que les enfants sont arrivés ici suite au crash de leur avion, mais on ne sait pas pourquoi ils étaient dans cet avion, sans accompagnateur, d’où ils venaient, où ils allaient… de même les enfants supposent que le pilote, seul adulte de l’avion est mort, mais ils ne vérifient pas ; alors que par la suite ils ne cesseront de cherche à attirer les adultes sur l’île. En outre, il n’est à aucun moment question des débris de l’avion, l’île est longuement décrite à l’occasion des déplacements des personnages, mais jamais ils ne passent à proximité des restes de l’avion. De même, ils n’ont visiblement pas idée, d’aller chercher des matériaux ou toute autre choses utile parmi ces débris, alors même qu’ils manquent de tout. C’est assez bizarre. De même On n’a aucune notion du temps qui s’écoule, quelques semaines ? Quelques mois ? J’avoue que cela m’a empêché d’apprécier totalement la lecture.Mais cela reste un très bon livre, violent par moments, souvent dérangeant parce qu’il nous pousse dans nos retranchements et nous mets face à notre nature.

un flyer
10/05/11

Un roman pour tous, pas seulement pour les enfants, parce ce livre dépasse les catégories avec un fond assez noir pour la civilisation, un fond brutal animal, sensuel ai-je lu. Enfin une sorte de contre Robinson Crusoé comme pour Tournier, l'humour en moins. Alors que dans Robinson on exalte la civilisation qu'on doit à tout pris reconstruire, ici on doit reconstruire la civilisation sans l'avoir pensé juste comme un modèle imposé et imposable. Celle-ci est dès le début vouée à l'échec et c'est toute cette civilisation à laquelle on s'en prendra, livrant au passage une autre réflexion marquant jusque dans son aboutissement les esprits. Cela sans oublier bien sûr les passages du roman d'aventure qui le font lire vite !

Meandnothim
05/07/10

L'avis des lecteurs de l'Heure des livres de la Bibliothèque de la Madeleine à Evreux :Grand classique anglais, souvent conseillé aux enfants car il parle d’enfants mais finalement par ses strates de lectures s’adressent aussi aux adultes.La cruauté de l’enfance – la chasse à l’homme est haletante – le retour à l’enfant sauvage y sont des thèmes principaux. Le roman peut frôler le fantastique.Formidable. Le film de Peter Brook est une fidèle adaptation du roman, à découvrir également.Annie C. / L'Heure des livres de la bibliothèque de la Madeleine à Evreux Le réseau des bibliothèques d'Evreux

MTEvreux
17/04/10

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg

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