Samarcande

MAALOUF, AMIN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 09/11/89
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Ebook

SYNOPSIS :

 Amin Maalouf Samarcande Samarcande, c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire. Samarcande, c'est l'Orient du xixe siècle et du début du xxe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit qui, né au xie siècle, égaré lors des invasions mongoles, est retrouvé
des siècles plus tard. Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d'Asie, Amin Maalouf, l'auteur de Léon l'Africain, nous ravit par son extraordinaire talent de conteur. Samarcande a obtenu le Prix des Maisons de la Presse 1988. Avec Samarcande, Amin Maalouf confirme son talent de conteur oriental. Un air nouveau dans notre littérature. Un mariage parfaitement réussi entre érudition et plaisir romanesque. Gilles Demert, Jours de France.
6 personnes en parlent
Ce livre est une véritable merveille. Amin Maalouf nous entraîne dans un conte merveilleux, nous fait découvrir un personnage (historique) attachant, nous emporte entre le XIème siècle et le XXème dans une histoire qui se déguste avec un plaisir renouvelé à chaque page. Ce livre m'a fait connaître Omar Khayyam et m'a donné envie d'en savoir plus. De toutes mes lectures (et elles sont nombreuses), Samarcande reste une des plus belles et je m'y replonge toujours avec le même bonheur. Si vous voulez vous échapper de la grisaille ambiante et rêver, n'hésitez pas ! A ce prix, ce serait dommage de s'en priver
Marc M
Quel chef-d'oeuvre.
Anis M

J’ai été gênée par le lien à faire entre les deux faces du roman. En deux parties, il tient son nom d’une ville de l’Ouzbékistan actuel, Samarcande, célèbre pour avoir été le lieu d’une riche vie culturelle. Elle fut proclamée par l’UNESCO en 2001 carrefour de cultures et site du patrimoine mondial.La première concerne Omar Khayyam, poète et savant qui y séjourna à la fin du 11ème siècle. Il fut élève d’Avicenne. Omar Khayyam est célèbre lorsqu’il est arrivé à Samarcande pour ses poèmes, les Robaïyat ; il est adulé pour ses connaissances en mathématiques, astronomie mais aussi menacé parce qu’accusé d’impiété. C’est un homme qui protège avant tout sa liberté, liberté d’écrire, liberté de penser, liberté religieuse, son indépendance face aux puissants.Le cadi, c’est à dire le juge musulman, de Samarcande, Abou-Taher le sauve de fanatiques religieux, lui donne un cahier pour y rédiger ce qui lui tient à cœur, mais il devra le tenir secret.C’est ce manuscrit qui est en fait le héros du roman. Le manuscrit parcourt la Perse avec Omar. Les poèmes qui y sont transcrits sont enrichis de superbes enluminures. Il croise la route de Hassan Sabbah qui fonde la secte des Assassins.A Ispahan, il est accueilli par le sultan et son puissant Vizir, Nizam-el-Molk.Dérobé à Khayyam, le manuscrit passe de mains en mains. Cette première partie du récit laisse entrevoir les intrigues de cour, les tensions religieuses entre les différentes sectes, la corruption toujours présente.Dans la deuxième partie, nous nous retrouvons, toujours en quête de ce manuscrit, à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème. Benjamin O. Lesage à la recherche de ce manuscrit nous fait introduit dans le monde riche et fragile de la Perse. Pays où la corruption est toujours présente et où l’inconséquence de ses dirigeants livre ce pays aux mains des grandes puissances, Russie et Angleterre en particulier qui imposent une forme de colonialisme. Pourtant des hommes aspirent à rompre avec l’absolutisme et cherchent à instaurer une constitution. Dans cette partie, le roman d’Amin Maalouf raconte les enjeux politiques qui ont façonné cette région du monde.A la poursuite de ce manuscrit, nous parcourons deux époques importantes qui ont façonné la Perse et l’Iran actuel et ont des conséquences dont nous entendons parler tous les jours, même s’il est souvent difficile de démêler la réalité historique et la fiction romanesque.J’ai mis un certain temps à entrer dans la deuxième partie du roman, à suivre le fil de l’histoire. Plonger du 11ème siècle où l’auteur décrit la beauté des paysages et des villes orientales au 20ème siècle dont le propos est plus de nous faire prendre conscience d’un drame qui s’est joué hier et se poursuit aujourd’hui m’a déstabilisé dans ma lecture.De fait le fil rouge qui traverse ce roman du 11ème au 20ème siècle est la violence qui règne dans cette partie du monde, que ce soit avec les intrigues de cour et les luttes entre différents chefs, avec les dominations russes et anglaises, les assassinats, le fanatisme religieux,… Quelle attitude tenir face à cette violence qui semble toujours présente dans cette région du monde ? Omar Khayyam refuse les charges politiques qui lui sont proposées et se tourne vers l’étude des étoiles, l’écriture de ses poèmes ou cherche l’oubli dans le vin. Benjamin Lesage refusera lui aussi la charge qui lui sera proposée. Ceux qui voudront aider ce pays dans son émancipation échoueront, parfois y perdront la vie. Quelle attitude avoir face aux dictatures et aux privations de liberté ?Si ce n’est ce qui m’a semblé un certain déséquilibre dans l’écriture qui fait le lien entre les deux parties (j’ai failli interrompre ma lecture), j’ai été très séduite et intéressée par ce roman qui m’a fait découvrir Omar Khayyam dont je ne connaissais pas l’existence. D’autre part, j’avais lu un livre sur la secte des Assassins. C’est un autre éclairage que nous donne Amin Maalouf.J’ai été très intéressée parce que ce roman nous permet d’appréhender l’implication des riches puissances qui se sont entendues pour asservir des gouvernements corrompus dans cette partie du monde et on peut réfléchir sur les responsabilités dans des régimes peu démocratiques, prêts à exploser..

awara
16/06/12
 

Ier, j'avais envie d'ailleurs, de voyage, alors quoi de mieux que l' Orient et de ses mythiques cités. Voyage et découverte furent bien au rendez-vous mais ...Je regretterai simplement après ma lecture l'absence d' enthousiasme que je ressens. J'ai lu un bon livre parfait pour des vacances. J'ai appris beaucoup sur la perse du XIème siècle, sur la fondation de la célèbre secte des Assassins, sur les différentes communautés. Par contre, j'ai moins apprécié la construction du récit; Samarcande comme le résume si bien l'éditeur est une somme de plusieurs histoires, on suit un poète, son manuscrit, et Benjamin O.Lesage dernière personne à l'avoir eu en sa possession avant sa disparation dans les eaux de l'Atlantique Nord lors du naufrage du Titanic. Si elles se mèlent plutôt bien au début et attirent l' attention du lecteur les cents dernières pages se sont avérés bien longue avec une pirouette décevante. L'écriture change et l'alchimie ne fonctionne plus.J'ai particulièrement aimé les parties consacrés à la Perse ancienne, conté avec brio, je me suis presque surprise à me rappeler des histoires figurant dans Les Milles et une nuit. C'est une interprétation menée avec ce qu'il faut de distance lorsque l' on se veut narrer une période si lointaine.Une lecture agréable où le dépaysement accompagne à ravir nos vacances.

Lacazavent
03/08/11
 

Ce livre est le récit de la vie d'Omar Kayyam, poète, scientifique et philosophe persan du XIème siècle, et à travers lui, du parcours de son manuscrit jusqu'au début du XXème siècle.Je pense qu'il n'y a rien de tel pour découvrir l'histoire de l'Orient que de se la laisser conter par Amin Maalouf, lui-même porté par la prose exquise, pleine de beauté, d'humanité et de la libre pensée d'Omar Kayyam. Un faisceau braqué sur les obscurantismes, les despotismes et les oppressions, de l'ordre des Assassins à l'ingérence internationale en passant par le déferlement des Mongols. Plutôt qu'à dévorer, un roman historique à siroter !

Il y a des fils invisibles qui nous accompagnent tout au long de nos lectures. Des fragments de mémoire qu'on relie et on a des sortes d'échos d'un livre à l'autre, ceci est purement subjectif et propre à chacun. Ce roman, je l'ai acheté en 2007, parce que j'aime ce qu'écrit cet auteur mais il aura fallu que je lise "Baudolino" de Umberto Eco, "La conspiration du temple" de Steve Berry ou encore "La porte des oiseaux" de katie Hickman, avec trois univers littéraires différents (sans parler d'autres lectures ou conversations), puis la proposition pour une lecture commune pour que je vote pour ce livre et qu'enfin je le lise.C'est un roman qui se divise en 4 livres avec en exergue à chaque fois un poème ou un vers d'Omar Khayyam.Livre 1 : Poètes et amantsLivre 2 Le paradis des assassinsLivre 3 La fin du millénaireLivre 4 Un poète à la merLes livres vont deux par deux. Nous avons d'une part l'histoire d'Omar Khayyam en Perse. Nous vivons avec lui, notre coeur vibre au rythme de ses aventures et de cet orient de l'an mil. C'est la partie que j'ai préféré. Un petit bémol, alors que nous étions dans une narration au présent nous avions parfois l'intervention du futur. On a un groupe de meneurs qui va étendre son emprise sur cette partie du monde.D'une autre, nous avons l'histoire de Benjamin Omar Lesage 1895-1912 et l'histoire du "Manuscrit de Samarcande" le livre écrit par Omar Khayyam. On a quitté la ville de Samarcande pour la Perse, ça m'a un peu dérouté. En filigrane on a des commentaires du narrateur Benjamin O. Lesage, l'américain. J'ai découvert comment l'Amérique du Nord c'est retrouvée mêlée aux affaires de cette partie du monde. Et du coup, nous apprenons comment certains mécanismes politiques et économiques se sont mis en place. Amin Maalouf n'est pas tendre avec les européens et les orientaux. Nous avons à nouveau un groupe de penseurs et de politiques qui prend le contrôle du destin de la Perse.Un roman instructif sur une partie du monde qui est encore aujourd'hui le théâtre de conflits internationaux. Je ne suis pas férue d'histoire-géographie alors je découvre souvent à partir de romans de fiction des pans d'Histoire. Je ne connaissais pas la particularité du destin de l'Iran et la place du français au début du siècle dernier. On n'aborde pas cela à l'école.[...] http://ramettes.canalblog

ramettes
03/01/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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