Samedi

MCEWAN, IAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/01/08
LES NOTES :

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8,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Pour Henry Perowne - neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d'un musicien de blues et d'une poétesse - ce devait être un samedi comme les autres. Pas question d'aller défiler contre la guerre en Irak. Plutôt goûter les plaisirs de la vie. Et pourtant... Un banal accrochage, et voilà la violence qui surgit dans son existence protégée. Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais
comme avant. Tout en faisant diaboliquement monter le suspense, McEwan entrelace événements planétaires et privés avec une telle virtuosité que cet étrange samedi devient la métaphore de toute une vie, de toutes nos vies fragiles d'Occidentaux pris dans la tourmente de ce début de siècle. Et cette réflexion profonde sur le hasard et le destin, les pouvoirs respectifs de la science et de l'art, la quête d'un sens qui résisterait à la mort, nous montre une fois de plus, après Expiation, un romancier parvenu à la plénitude de son talent.
7 personnes en parlent

Samedi est avant tout un roman qui prouve que la littérature contemporaine peut encore respecter la règle classique dite de trois : unité de temps, unité de lieu, unité d'action. L'action se situe à Londres et débute un samedi matin vers quatre heures, pour terminer le dimanche matin à la même heure. Henry Perowne est l'archétype même de l'homme qui a réussi: neurochirurgien réputé, il mène une vie familiale stable avec Rosalind son épouse depuis plus de vingt ans et ses deux enfants devenus adultes, et qui débutent favorablement dans la vie. Il se sent "assez jeune encore pour aspirer à vivre au jour le jour sans entraves, et assez vieux pour savoir que ses chances d'y parvenir se réduisent au fil du temps."Ce samedi là est bien particulier car la fille prodigue, poétesse en herbe revient au bercail. C'est aussi le jour choisi par des milliers de manifestants venus défiler dans les rues de Londres pour s'opposer à la politique belligérante contre l' Irak de Saddam Hussein. Dès lors, cet événement, et les informations des médias vont devenir une toile de fond propice aux réflexions d'Henry sur la vie en général et les soucis en particulier, et des prises de position entre membres de la même famille. Or, c'est un autre événement survenu au matin, stressant sur le coup, mais anodin avec le recul qui resurgira dans la vie d'Henry et aura des conséquences inattendues. Dévoiler le contenu serait irrévérencieux de ma part...Ce roman m'a beaucoup plu car il est très bien écrit. Le lecteur lit sans ennui les réflexions d'Henry sur sa vie, son passé, son goût pour les médias qui est "comme le nouveau mal du siècle, ce besoin compulsif de savoir comment va le monde, de communier avec ses semblables dans une anxiété généralisée". Et même si au départ, rien ne semble nous rapprocher d'Henry et sa famille à cause de son côté bourgeois et élitiste, petit à petit, on s'y retrouve et on goûte avec lui au bonheur d'être simplement "normal", toujours amoureux de la même femme, aimant ses enfants, se faisant du souci pour eux, et aidant son prochain en tentant parfois des opérations de la dernière chance. Comme une note lancinante de blues, Ian McEwan emporte son lecteur vers un contexte inattendu et prouve encore une fois qu'il suffit de pas grand chose pour écrire sur la vie et captiver son lecteur. vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

Une journée qui dure 350 pages: un exploit !résumé du livre : Samedi, la journée du neurochirurgien anglais Henry Perowne, la cinquantaine tranquille, un mari et un père équilibré et heureux. En apparence. Ce qui ressemble à un simple incident, un accident de voiture semble avoir tout détraqué dans sa propre vision de la violence au quotidien et dans sa vie.Critique : Son match de squash où il développe une énergie monstrueuse à gagner, comme si sa vie en dépendait, dépeint cette irruption de la violence dans cette journée ordinaire. Puis la discussion plus qu'animée avec sa fille Daisy, sur l'intervention éventuelle de Bush en Irak et la guerre contre Sadam Hussein et les Talibans est d'une limpidité et plus parlante que tous les cours d'histoire sur le sujet !Henry analyse son état de nervosité comme "une libération des idées noires qui l'ont affligé toute la journée."Mais l'exploit de McEwan est de décrire une journée entière sans lasser son lecteur et en y ajoutant au fur et mesure des éléments de tension par petites touches. Le huis-clos final de la famille séquestrée au grand complet est magistrale. Il faut s'accrocher un peu au début, l'action mettant un peu de temps à se mettre en place, mais ensuite, impossible à lâcher des mains ! Sophie

lamamandelena
22/08/13
 

Samedi narre l’histoire d’un samedi presque ordinaire dans la vie de Henry Perowne. Neurochirurgien, il profite de sa journée de repos pour faire du squash avec un collègue, pour rendre visite à sa mère dans la maison de retraite, et surtout pour recevoir sa fille et son beau-père qui viennent passer quelque temps à Londres. Mais ce samedi banal prend une tournure assez étrange : une insomnie perturbe son sommeil, et Henry croit au crash d’un avion en feu dans le ciel londonien. Puis il y a cette manifestation contre la guerre en Irak, qui aura des conséquences inattendues pour sa voiture. Bref, un samedi presque banal, qui prend des allures étranges…Le premier élément qui frappe à la fin de la lecture de ce roman est l’action : il n’y en a pas, ou très peu. L’action se déroule sur une seule journée (ce fameux samedi de 2003, jour de la manifestation londonienne contre la guerre en Irak), et les 360 pages racontent cette journée. Mais s’il ne se passe rien ou pas grand-chose, ce n’est pas pour autant que ce roman est inintéressant, loin de là. Car il y a beaucoup d’événements, minimes, qui jalonnent cette histoire : le moment où Henry assiste à la répétition du groupe de son fils, la partie de squash, l’accrochage en voiture,…. Surtout, il y a cette irruption de l’extérieur dans le cocon familial, qui rompt la magie des retrouvailles familiales.Mais le grand mérite de McEwan est surtout de faire ressentir l’extraordinaire de cette journée par des détails et par des descriptions pointues (voire pointilleuses). Cet avion qui descend avec un réacteur en feu au dessus des immeubles est le premier élément perturbateur du récit. Henry, à partir de ce détail, imagine des scénarii catastrophiques, alors que la réalité est bien plus prosaïque. Pourtant, les premières informations relayées par les média semblent lui donner raison…Par la suite, beaucoup de détails mettent en exergue ces perturbations, et la montée de la colère voire de l’énervement et de la violence qui peut en résulter. La description en longueur de la partie de squash est très révélatrice de cette tension qu’arrive à instiller McEwan, sans utiliser d’artifices romanesques extravagants.La description de cette journée « extraordinaire », mêlée à celle de l’histoire familiale alambiquée, notamment avec John Grammaticus, le beau-père, poète reconnu et reclus dans le sud de la France, crée une ambiance à la fois familière et insolite. Les activités sont celles d’un samedi classique, mais quelques détails en font ressortir la violence.Si ce roman n’est pas un vrai coup de cœur, il vaut le détour pour le travail de McEwan, qui instaure une ambiance qui tient sur des détails et tient le lecteur en haleine pendant plus de 300 pages. De plus, ce roman en prise avec l’actualité permet à l’auteur d’avoir un œil très critique vis-à-vis du traitement de l’information, et fait ressentir les conséquences sur les individus du terrorisme et du 11 septembre.

Yohan59
04/01/13
 

Récit "en direct" de la journée d'un neurochirurgien, un jour où l'exceptionnel se mêle au quotidien. L'auteur s'intéresse à ces instants précis qui font basculer la vie des personnages. Le livre, quoiqu'introspectif, est passionnant, par la précision des événements et des sentiments qui les accompagnent.C'est intelligent et parfaitement construit.

Globx8
01/11/10
 

J'ai été déçu par ce roman. Je m'attendais à beaucoup mieux de la part de l'auteur car je sortais tout juste de la lecture de son sublime roman "Expiation". Avec cette histoire là, Mc Ewan me laisse sur ma fin car il n'a pas réussi à me passionner pour ces héros. Un roman pas très long mais un peu vide aussi (à mon sens).

Asiled
28/10/10
 

Voilà un livre qui me laisse perplexe, et que je trouve très difficile à critiquer... Le style d'écriture est époustouflant (j'ai une pensée pour le traducteur qui a du se faire des cheveux blancs), la narration, qui relate une journée de la vie de Henry Perowne, tient de bout en bout, mais j'ai eu un peu de mal à me passionner pour les aventures de cette famille, pour les personnages... il arrive des choses peu banales au personnage principal, pourtant l'empathie n'est pas là, on reste un peu extérieur. Reste l'écriture, c'est un vrai bijou.

Valsette
29/03/10
 

... Cela m'est difficile de le reconnaître, mais je n'ai pas aimé ce nouveau roman de Ian McEwan. Difficile pour moi d'admettre cet échec car j'apprécie beaucoup les histoires de cet écrivain, un auteur que je trouve admirable et dont le talent littéraire est d'emporter son lecteur dans des situations étouffantes et proches du délire obsessionnel... Pour "Samedi", j'ai eu le sentiment qu'il venait d'écrire son "Mrs Dalloway". Or je n'ai jamais aimé ce roman de Virginia Woolf, peinant à suivre les pérégrinations d'une dame élégante dans les rues de Londres... Ian McEwan vient de reproduire mon cauchemar avec son personnage Henry Perowne, un neurochirurgien réputé qui approche de ses cinquante ans et mène une vie merveilleuse : mariage heureux qui dure depuis vingt ans avec Rosalind, la femme qu'il aime et avec qui il a eu deux enfants, Theo, jeune musicien talentueux, et Daisy qui rentre de Paris suite à la prochaine publication de son recueil de poèmes. Ce samedi, il se réveille quelques heures avant l'aube et aperçoit par la fenêtre un avion en feu. Des bouffées d'angoisse le prennent, nous sommes en février 2003, les spectres du terrorisme sont dans les rues de toutes les capitales du monde. Le roman raconte donc une journée dans la vie d'Henry Perowne, le 15 février 2003, plus exactement, un samedi comme les autres : câlins dans le lit conjugal, partie de squash avec un confrère anesthésiste, courses dans les beaux quartiers, visite à sa vieille mère dans un hospice de la banlieue et dîner en famille. Puis les clashes surgissent : un avion en feu, une manifestation contre la guerre en Irak, un banal accrochage et la violence qui s'introduit dans son foyer protégé. "Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant." (quatrième de couverture).Il faut attendre longtemps avant que ne surgisse l'action capitale, d'où mon amertume. En attendant, les nerfs sont mis à rude épreuve, on attend beaucoup, et on espére autant. J'ai donc une certaine déception avec ce roman, partout qualifié comme étant l'oeuvre où "le romancier parvient à la plénitude de son talent". La qualité est effectivement incomparable, mais l'intérêt lui se fait un peu mousser... Juste un peu dommage.

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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