Sauve-toi, la vie t'appelle

CYRULNIK, BORIS

EDITEUR : ODILE JACOB
DATE DE PARUTION : 03/04/14
LES NOTES :

à partir de
8,90 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

- « Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937, à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire, puisque je n'en ai aucun souvenir. - Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née, cette nuit-lâ
», B. C. - C'est cette histoire bouleversante que nous raconte Boris Cyrulnik, pour la première fois en détail, dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain ; où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire ; où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.
6 personnes en parlent

Souvenirs, mémoire et réalité La mémoire est-elle sélective ? Comment vivre normalement après avoir subit un traumatisme dans l'enfance ? Dans cette autobiographie, l'auteur aborde bien sûr le thème de la résilience mais aussi les thèmes de la parole, du secret, du silence. Comment parler de faits impossibles à raconter car trop douloureux et trop incroyables, ou tout simplement quand on vous impose le silence ? 1944, un enfant de 6 ans et sa famille sont arrêtés par la Gestapo. Cet enfant, c'est Boris Cyrulnik. A travers son témoignage, l'écrivain explique pourquoi l'individu recompose la réalité pour qu'elle soit vivable, pour se protéger et survivre à des situations traumatiques vécues dans l'enfance. Arranger sa mémoire pour supporter l'insupportable. Créer de faux souvenirs par rapport à la réalité. Aujourd'hui, devenu célèbre et reconnu, le brillant neuropsychiatre revient sur son histoire qu'il peut enfin dire, ce trauma de son enfance qui a gouverné le reste de sa vie. Témoignage pudique, instructif et plein d'espoir. Merci Monsieur Cyrulnik !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Ne pas raconter. Ne rien dire puisque que dans l'impossibilité de partager. C'est le danger du silence, toute les souffrances des amnésies. Quelles soient conscientes ou inconscientes. Il faut du temps pour remettre en marche une mémoire. Concilier pour réconcilier, lier les images, les mots, les visages. Réactiver la mémoire. C'est le grand défi des traumas. Il faut en passer par là. « Es brennt, Es brennt, O briderler, Es brennt » ...Réanimation obligatoire : la seule porte du salut. C'est l'histoire de sa vie, de tous ces silences qu'il a du combattre, les siens et ceux de tous les autres. Il a fait le choix de prendre la parole. A six ans on fuit. On escalade, on grimpe, on marche en équilibre, on trompe la mort. On s'agrippe à ceux que l'on peut. On sait déjà le grave et l'important. On a tout le courage d'un enfant. On ne parle pas. Parce qu'on a compris que sa vie dépendait du silence. Et puis l'enfer finit, on se tait, on est plus un enfant, mais on se tait pour faire comme les autres. Pour ne plus être différent. Mais on se ment. « Ça ne colle pas ». Il faut de tout pour faire un homme. de son passé, de ses maintenant, de ses cauchemars et de ses rêves. « ça ne colle pas », l'histoire «ne tient pas ». Alors pour se sauver, il faudra commencer à ne plus fuir . Dire, écrire, parler, venir, revenir, revoir pour voir. Il ne s'agit pas d'un essai, on y parle pas de sciences, pas de théorie. Juste la vie comme elle fut. Pour replacer correctement une mémoire dans un temps. Pouvoir comprendre tout ce qui fut passé pour se laisser aller au présent. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
31/10/14
 

Souvenirs, mémoire et réalité La mémoire est-elle sélective ? Comment vivre normalement après avoir subit un traumatisme dans l'enfance ?Dans cette autobiographie, l'auteur aborde bien sûr le thème de la résilience mais aussi les thèmes de la parole, du secret, du silence. Comment parler de faits impossibles à raconter car trop douloureux et trop incroyables, ou tout simplement quand on vous impose le silence ?1944, un enfant de 6 ans et sa famille sont arrêtés par la Gestapo. Cet enfant, c'est Boris Cyrulnik. A travers son témoignage, l'écrivain explique pourquoi l'individu recompose la réalité pour qu'elle soit vivable, pour se protéger et survivre à des situations traumatiques vécues dans l'enfance. Arranger sa mémoire pour supporter l'insupportable. Créer de faux souvenirs par rapport à la réalité.Aujourd'hui, devenu célèbre et reconnu, le brillant neuropsychiatre revient sur son histoire qu'il peut enfin dire, ce trauma de son enfance qui a gouverné le reste de sa vie. Témoignage pudique, instructif et plein d'espoir. Merci Monsieur Cyrulnik !

Souvenirs, mémoire et réalité La mémoire est-elle sélective ? Comment vivre normalement après avoir subit un traumatisme dans l'enfance ? Dans cette autobiographie, l'auteur aborde bien sûr le thème de la résilience mais aussi les thèmes de la parole, du secret, du silence. Comment parler de faits impossibles à raconter car trop douloureux et trop incroyables, ou tout simplement quand on vous impose le silence ? 1944, un enfant de 6 ans et sa famille sont arrêtés par la Gestapo. Cet enfant, c'est Boris Cyrulnik. A travers son témoignage, l'écrivain explique pourquoi l'individu recompose la réalité pour qu'elle soit vivable, pour se protéger et survivre à des situations traumatiques vécues dans l'enfance. Arranger sa mémoire pour supporter l'insupportable. Créer de faux souvenirs par rapport à la réalité. Aujourd'hui, devenu célèbre et reconnu, le brillant neuropsychiatre revient sur son histoire qu'il peut enfin dire, ce trauma de son enfance qui a gouverné le reste de sa vie. Témoignage pudique, instructif et plein d'espoir. Merci Monsieur Cyrulnik !

J'ai lu nombre de romans autour de la shoa, écrits par des victimes de la terreur nazie. Je dois avouer que c'est le tout premier dans lequel l'auteur ne se contente pas de relater les faits mais analyse la perception qu'il a eu de ces faits au moment où il les a vécus, leur influence (inconsciente ou non) dans la suite de son existence et la manière qu'il a (et a eu) de les restituer à son entourage.L'exercice qui consiste à revivre un choc psychologique n'est pas chose facile. Celui de le décortiquer afin de déceler en quoi il nous a subtilement et insidieusement influencé par la suite, de milles et une manières, dans nos rapports avec les autres et dans notre propre vision du monde l'est encore moins. Chapeau bas à l'auteur car tout neuropsychiatre qu'il est, travailler sur soi-même (dans soi-même, devrais-je dire) n'est pas tâche facile. Demandez à un photographe de faire de la macro tout en prenant du recul et vous comprendrez la complexité de la démarche.Ce récit (pour lequel le terme de roman ne sied guère) a donc ceci d'intéressant qu'il fait rencontrer le neuropsychiatre d'aujourd'hui avec le petit garçon qu'il a été. Et dans la mesure où nous avons tous une histoire et une histoire à deux faces (intime et publique) on en en ressort admiratif de la complexité qui se joue en nous, de notre faculté d'avancer, de la possibilité de sortir enrichi mais non esclave de son passé, de prendre le train de la vie qui nous appelle.

FFran
09/03/13
 

Boris Cyrulnik poursuit sa démarche autobiographique et analytique entamée avec je me souviens et l’ensemble de son œuvre liée à son enfance et au concept de résilience dans cet exercice de vérité qui retrace son parcours personnel et professionnel. Une démarche éclairante, tant sur son œuvre que sur le rapport au trauma et à la mémoire, mise en lumière par les expériences parallèles d’Anne Frank et de Georges Perec. Un récit simple et vrai, non pas indispensable, mais qui se veut authentique et se révèle, de fait, intéressant, à l’instar des autres ouvrages de l’auteur. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
15/01/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.21 kg