Se perdre

ERNAUX, ANNIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 29/05/02
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" je n'ai jamais rien su de ses activités qui, officiellement, étaient d'ordre culturel. Je m'étonne aujourd'hui de ne pas lui avoir posé plus de questions. je ne saurai jamais non plus ce que j'ai été pour lui. son désir de moi est la seule chose dont je sois assurée. c'était, dans tous les sens du terme, l'amant de l'ombre. J'ai conscience de publier ce journal en raison d'une sorte de prescription intérieure, sans
souci de ce que lui, s., éprouvera. a bon droit, il pourra estimer qu'il s'agit d'un abus de pouvoir littéraire, voire d'une trahison. Je conçois qu'il se défende par le rire ou le mépris, " je ne la voyais que pour tirer mon coup ". je préférerais qu'il accepte, même s'il ne le comprend pas, d'avoir été durant des mois, à son insu, ce principe, merveilleux et terrifiant, de désir, de mort et d'écriture. "
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Le caractère intime de ce journal a quelque chose de profondément exhibitionniste qui m’a un peu gênée. En même temps, il s’agit d’une écriture du quotidien, qui ne s’encombre pas de tabous (peut-être la forme la plus sincère d’écriture ?). La passion y est mise à plat, par l’exposé chronologique de son déroulement : elle s’étend sur un peu plus d’un an, passant par des hauts et des bas, sans transition, de l’exaltation d’un bonheur quasi parfait au désespoir le plus intense. C’est un livre intéressant et ennuyeux à la fois, de par la teneur même de son propos : fascination de constater cette universalité des sentiments, ceux dont on se dit parfois « mais je dois être fou pour en arriver à éprouver cela » ; et en même temps, impression de vanité, on ressent toute l’inutilité de l’énergie déployée à tenter de circonscrire dans les limites de l’écritures une force aussi irrationnelle et obscure que celle de la passion. Cercle vicieux de bonheur et de souffrance, ce livre arrive à retranscrire les fluctuations qui, à certains moments, caractérisent la vie.

Artsouilleurs
05/08/11
 

Dix ans après "Passion simple", Annie Ernaux revient sur cette histoire en publiant son journal de l'époque, de 88 à 89, durée où elle a perdu corps et tête pour un diplomate russe, âgé de trente-cinq ans, blond aux yeux verts, marié. De lui, on apprend vite qu'il aime les belles voitures de vitesse, les vêtements de marque, la boisson (vodka et whisky) et "paraître". Cet homme porte des slips hideux et fait l'amour en gardant ses chaussettes ! Cet homme aussi laisse lambiner Annie pendant des jours, puis des semaines, sans donner un coup de fil. Pourtant Annie a cet homme dans la peau, au point de perdre la tête, l'envie de vivre sans lui, le besoin d'écrire. Pendant cette période, elle n'a écrit que son journal. Lorsque l'amant quitte la France, elle pourra expurger sa douleur, son manque et le désir frelaté en écrivant donc "Passion simple", court roman percutant qui met à nu le désir d'une femme et la relation charnelle, passionnelle entre elle et son amant...Bref, "Se perdre" parle au présent, on y croit encore, même si l'histoire remonte à dix ans. L'Annie de quarante-huit ans est transparente dans son attente, son déchirement, son manque et son envie de Lui. Elle expose son désir de femme pour un homme plus jeune, l'expliquant par une envie de revivre des événements antérieurs (fin des années 50 et début 60). Plus que ça. Ce texte est criant, sans fard. Il dit la voracité, le besoin, la folie, la jalousie, la solitude. C'est gênant par moments combien cette femme brillante et intelligente peut s'abaisser à une telle désolation pour un homme qui la mérite à peine. Mais c'est une femme amoureuse, le désir a toujours fait partie de sa vie, explique-t-elle, quitte à la perdre ! Alors il faut lire ce journal d'une amoureuse exaltée, parfois rejetée, négligée. Si l'on est contre l'idée du voyeurisme ou opposée à l'auto-fiction, passez votre chemin... Sinon, en lisant pareille histoire, j'inclus Annie E. parmi les plus grandes amoureuses de l'histoire littéraire. Et j'ai aussi beaucoup aimé sa comparaison, vers la fin, avec Simone de Beauvoir et "Les mandarins".

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg

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