Se resoudre aux adieux

BESSON, PHILIPPE

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 08/09/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

" Guérit-on jamais des êtres qui nous quittent ? " C'est la question que se pose Louise depuis que l'homme qu'elle aime est parti pour une autre femme. Dans une rupture non consentie, le plus douloureux n'est pas la séparation, mais la solitude qui s'ensuit. Sur les conseils de son entourage, Louise choisit de fuir Paris où tout lui rappelle l'homme qui l'a quittée. Mais voyager ne suffit pas à dissiper son chagrin et, malgré l'exotisme de Cuba où elle séjourne, elle ne peut détourner ses pensées de l'homme perdu. Ce dernier l'a-t-il jamais vraiment aimée ? Et pourquoi est-il si difficile de l'oublier ? Afin de garder un contact, aussi dérisoire et masochiste soit-il, avec son ancien amant, Louise décide de lui faire partager ses souffrances en lui envoyant une série de lettres au ton implacablement honnête et poignant. Une invitation au voyage, à la méditation, à la renaissance. Consciencieusement, régulièrement, depuis la Havane, Venise, New York, l'Orient Express et même Paris où s'achève son exil volontaire, elle continue d'écrire à son amant comme on lance des bouteilles à la mer, chacune d'elles restant lettre morte. Une telle démarche pourrait la conduire à sombrer dans une nostalgie stérile, voire dans un ressentiment amer ou violent. Pourtant il n'en est rien. Le défilement constant de paysages qui ponctuent son voyage produit un effet miroir idéal pour une lente et rigoureuse introspection, consignée
lettre après lettre. S'y succèdent alors souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l'abandon, désespoir de la solitude. Au fil de cette correspondance à une voix, l'évidence s'impose à Louise : ces lettres ne sont pas véritablement adressées à l'autre, mais bien à elle-même. Tout au long de ce processus, se dessine alors, peu à peu, la possibilité d'une guérison. Besson revisite le roman épistolaire avec un style et une élégance d'une rare maîtrise. Philippe Besson aime à s'imposer des contraintes formelles pour donner un cadre à ses fictions. Cette fois, il fait le choix original et audacieux de se réapproprier le genre du roman par lettres. La mise en abyme de l'écriture donne toute sa profondeur et sa beauté au récit : non seulement la lettre est prétexte à une longue méditation sur l'amour, le couple, la séparation, la solitude nécessaire à la reconstruction de soi ; mais, ici, ce sont les mots eux-mêmes qui guérissent et c'est bien grâce à l'écriture que l'héroïne parvient à faire son indispensable travail de deuil. Au style singulier de Besson, tout à la fois dense et lyrique, d'une pudeur et d'une sobriété parfaites, s'ajoute l'admirable capacité à se fondre dans une pensée féminine pour mieux en épouser la sensibilité. Rompant volontairement avec la noirceur de ses derniers écrits, l'auteur signe ici un roman optimiste sur la renaissance de l'amour.
6 personnes en parlent

Récit épistolaire dans lequel Louise, maîtresse quittée par un mari, lui écrit de longues lettres de Cuba, New-York, Venise, dans l'Orient-Express et de Paris dans lesquelles elle exprime sa difficulté a l'oublier et a passer a autre chose.Récit a une seule voix dans lequel la délaissée envoie a son ancien amant, comme une bouteille a la mer, des lettres qui resteront sans réponse. Roman court (186 pages) superbement écrit mais qui a la lecture m'a laissé une impression d'ennui. Impression renforcée par le ressassement continuelle et inlassable de Louise tout au long de ses différentes lettres au sujet de son amour éphémère. On ne ressent aucune empathie pour elle car elle nous apparaît comme une femme aigrie et amère dont les prétextes qu'elle utilise pour expliquer pourquoi elle écrit a son ex-amant nous apparaissent rapidement comme fallacieux. Elle se complaît dans son rôle de victime en faisant un portrait peu flatteur de son amant. On ne ressent aucune émotion en lisant ses lettres et on ne peut s'empêcher de la trouver fausse dans ses sentiments. Même dans la dernière lettre où elle est sensé avoir retrouver l'amour on doute de ses nouveaux sentiments et on ne comprend pas ce besoin de continuer a écrire a cet homme qui ne lui répond pas. Peut-être une dernière tentative pathétique pour le rendre jaloux et pour qu'il revienne près d'elle ?Ses états d'âmes m'ont laissé de marbre et c'est avec soulagement que j'ai refermé ce livre. Ma note 5/10 pour ce roman dont l'écriture prime sur le contenu.

Zembla
20/10/13
 

Une femme écrivant à son ex-compagnon dont elle est toujours amoureuse de différents lieux du monde..J'ai aimé. Ces lettres sont une façon de se guérir d'une séparation avec sérénité et espoir.

BMJACOU
19/10/13
 

Je n'ai pas été particulièrement happée par cette histoire. Je n'ai pas réussi à ressentir de la compassion pour cette jeune femme éconduit, qui choisit d'écrire à son ancien amour pour expier sa douleur. La lecture fut pourtant facile, rapide (le livre n'est pas très épais). Le style est simple, les phrases concises. Mais je n'ai pas eu de ressenti particulier lors de la lecture, alors que chaque lecteur devrait pouvoir s'identifier, d'une façon ou d'une autre, j'avoue ne pas avoir été touchée par cette histoire...et c'est dommage...

seriephile
22/07/12
 

Voici un petit livre (188 pages) qui, au travers de lettres d'une maîtresse éconduite et de ses voyages en 5 lieux pour essayer d'oublier, retrace quelques bribes de l'histoire d'amour achevée entre un homme et une femme.Rien de transcendant, pas d'évènements extraordinaires, pas de faits ni d'êtres hors du commun, rien que de très ordinaire. On ne connaîtra d'ailleurs pas l'entièreté de l'histoire, seulement quelques anecdotes, accompagnées des sentiments présents de la narratrice et du récit de ses voyages.Le dernier chapitre apporte un petit sursaut qui permet de boucler tranquillement cette lecture, certes agréable, mais dont les 188 pages sont tout à fait suffisantes. Maylany

Maylany
26/09/11
 

La narratrice, Louise écrit des lettres à Clément, l’homme qui l’a quittée. Elle lui écrit de diverses villes, croyant que la fuite va lui permettre de faire le deuil de leur histoire.Elle ne lui parle pas nécessairement d’amour, bien qu’évidemment elle tente de lui rappeler ce qu’ils ont vécu ensemble. Mais jamais dans le but de le culpabiliser, juste pour tenter de passer à autre chose.En fait, elle lui écrit ce qu’elle lui dirait s’il était là. Ou ce qu’elle lui raconterait au retour d’un voyage qu’il n’aurait pas vécu. A travers ces lettres, elle tente de vivre encore un moment avec lui.C’est un livre agréable à lire, c’est fluide et cela se lit vite mais ce n’est pas touchant. Du moins, je n’ai pas été touchée. Je m’attendais à un livre bouleversant. Elle se fait quitter par celui qu’elle appelle « l’homme de sa vie », je m’attendais à des cris, des larmes. Pas tout de temps, mais un signe qu’elle se sentait dépassée parfois. Comme lorsque l’on ne comprend pas pourquoi les choses arrivent.Mais là, rien ! Evidemment, elle parle d’eux, de sa profonde tristesse mais toujours avec un calme quasiment parfait. Résultat, je me retrouve à lire un livre intéressant mais sans ressentir la moindre émotion.Ce qui m’embête encore plus c’est que les deux livres précédents que j’ai lus de cet auteur m’avaient énormément plu, dont un qui m’avait même bouleversé.Mais je ne perds pas espoir, je me dis que Philippe Besson est peut-être plus à l’aise pour faire vivre les hommes dans ces romans plutôt que les femmes. Et comme la sensibilité de chacun est différente de celle des autres, peut-être que ce livre vous touchera au plus haut point.

BillieSullivan
11/06/11
 

Entre le récit de voyage et le roman épistolaire, Philippe Besson nous emmène dans le voyage qu'a entrepris Louise pour oublier son amoureux. De La Havane à Paris, en passant par New-York, Venise et un voyage en Orient Express, Louise écrit à son ancien amant, Clément, qui a préféré rompre pour préserver son mariage. Elle nous décrit, les paysages, les villes qu'elle traverse, mais elle nous parle surtout de sa relation avec Clément, comment ils se sont rencontrés, comment elle l'aimait, leurs habitudes, mais aussi comment elle l'essaie de l'oublier. Plein de détails lui rappellent évidemment sa relation, et sa peine. J'ai beaucoup apprécié ce roman pour son côté récit de voyage, il nous emmène dans des endroits aussi différent que Cuba et Venise. Ce qui m'a plu aussi c'est l'aspect paradoxal de Louise. Elle écrit à quelqu'un qu'elle veut oublier, alors qu'elle est prête à mettre un océan entre eux deux pour ne pas le croiser dans la rue. Elle essaie de se reconstruire aprés sa rupture, de l'oublier mais tout en se souvenant de lui, de leur liaison.

Hipi
02/04/10
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.24 kg

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