Seul le silence

ELLORY, ROGER JON

EDITEUR : SONATINE
DATE DE PARUTION : 28/08/08
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l'ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d'une fillette assassinée. La première victime d'une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l'affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s'installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l'a touché de trop près. Lorsqu'il comprend que le tueur est toujours à l'oeuvre, il n'a d'autre solution
pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d'enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer la vrai coupable, dont l'identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages. Plus encore qu'un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l'histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J.Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.
Joseph Vaughan a 12 ans lorsqu'il découvre le corps d'une fillette assassinée. C'est l'une des premières victimes d'une longue série. Un serial killer va sévir dans ce coin perdu des Etats Unis pendant plus de 30 ans. Pendant toutes ces années Joseph, hanté par ces meurtres, va mener l'enquête.
Au-delà d'un thriller, on trouve dans le 1er livre de R.J.Ellory publié en France, une véritable atmosphère très sombre.

labbe (maubeuge)
Joseph Vaughan a 12 ans lorsqu'il découvre le corps d'une fillette assassinée. C'est l'une des premières victimes d'une longue série. Un serial killer va sévir dans ce coin perdu des Etats Unis pendant plus de 30 ans. Pendant toutes ces années Joseph, hanté par ces meurtres, va mener l'enquête.
Au-delà d'un thriller, on trouve dans le 1er livre de R.J.Ellory publié en France, une véritable atmosphère très sombre.
Labbe ,
Librairie
(Lens)
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Les deux points forts de ce livre sont à mon sens, la puissance dramatique et le style littéraire.A l'instar d'une phrase qui décrit la vie du narrateur, je qualifierai le style de profond , sombre et puissant :"Toutes ces choses, des choses importantes, lourdes de sens, teintées d'une magie sombre et indéfinissable, se mêlant au banal et au monotone. Ma vie. Ni plus ni moins."L'intrigue est complexe et bien menée. Sous la noirceur des meurtres en série, il y a aussi une espèce de malédiction familiale, un acharnement maléfique sur la personne de Joseph. Autant de malheurs peut d'ailleurs paraître exagéré.En tout cas, le suspens est complet et je n'ai pas deviné le dénouement avant les dernières pages.C'est davantage un roman noir et psychologique qu'un roman policier. Je pensais lire une enquête mais c'est avant tout l'histoire d'un homme. A force d'attendre une enquête, j'ai perçu une certaine longueur mais jamais insupportable grâce à la qualité du style littéraire.

jostein
31/12/10
 

Un roman que je vous conseille ! Je ne reviendrai pas ici sur l'intrique, qui est largement assez dévoilée dans la 4ème de couverture (un peu trop, même ! Quand les éditeurs comprendront-ils qu'il faut appâter le lecteur, mais ne pas tout lui dévoiler ?), mais surtout sur les plus de ce thriller par rapport à beaucoup d'autres du même style. Tout d'abord, nous avons ici une vraie histoire bien noire, dont vous ne connaîtrez le dénouement que dans les toutes dernières pages, après vous être creusé la tête en cours de lecture et avoir échafaudé plein d'hypothèses qui se révéleront toutes fausses. Et vous vous direz "ah mais oui, bien sûr, il y avait tel et tel indice, j'aurais dû y penser !". J'ai lu ici et là certains commentaires sur ce roman, dans lesquels les lecteurs se plaignaient du fait que la fin ne soit pas crédible et que le dénouement était un peu trop expéditif et aurait mérité quelques explications supplémentaires. Je ne suis pas d'accord et pense qu'il faut surtout bien garder l'histoire dans la période dans laquelle elle se déroule, où les moyens d'investigation de la police étaient moins développés qu'aujourd'hui et où surtout, on n'osait pas imaginer des horreurs pareilles, et encore moins pouvoir connaître dans son entourage un tel meurtrier. C'est ensuite un roman au long souffle, c'est à dire qu'il vous faudra entrer dans l'histoire pour bien en profiter, ce qui pour moi est une qualité supplémentaire. Nous suivons pendant plus de trente ans la vie de Joseph, le voyons grandir, évoluer, mûrir et toujours, toujours, devoir supporter les injustices et le malheur qui s'abattent sur lui, comme s'il était maudit. On prend parti pour lui, on partage ses émotions, ses tristesses, sa révolte et on suit avec avidité les rebondissements de sa vie. Les personnages secondaires ...Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
04/10/10
 

Ce livre me tentait depuis un moment, j'avais lu une majorité de bonnes critiques et le sujet avait l'air prometteur.Pourtant, j'aurais dû me méfier car n'ayant jamais lu de Truman Capote ou de William Styron (auquel Ellory est comparé) je ne pouvais pas imaginer le type d'écriture auquel j'aurais affaire.Et bien maintenant c'est sûr, ces auteurs ne sont pas pour moi !Je me suis totalement ennuyée, à tel point qu'arrivé à la page 270 j'ai décidé d'abandonner (et pourtant je n'abandonne pas souvent un roman policier ...).Je ne suis pas du tout entrée dans l'histoire de ce pauvre Joseph, le style ne m'a pas semblé particulièrement "puissant" ou "percutant" (loin de là) et tout cela traine tellement en longueur qu'on n'a même plus envie d'aller au bout pour connaitre le fin mot de l'histoire.Une non-révélation pour moi et un auteur que je prendrai garde désormais d'éviter.

Argantel
21/12/09
 

Un Ellory magistral... Une narration à deux voix, un suspense parfaitement maitrisé, du noir, encore et encore... Première lecture de cet auteur, belle découverte qui en appelel d'autres ! Miss Alfie

MissAlfie
16/04/13
 

Quand je pense que je craignais de lire ce livre, tout en en ayant terriblement envie….Je l’ai refermé avec regret. Il m’a laissée clouée au mur, le souffle court. Cette écriture-là m’a marquée, envoutée même .Avec des mots, et un phrasé simples, sans frime, sans décorum, il y a un je ne sais quoi de percutant dans cet ouvrage. Une narration au milieu de laquelle vient nous parler une voix ; la même personne mais d’une autre façon…Et puis Joseph…..Je ne sais trop lequel de lui ou de moi n’a pas lâché l’autre, mais une chose est sure, c’est nous avons fait ensemble un chemin que je ne suis pas prête d’oublier.Joseph, ce garçon à qui rien n’est épargné ; Joseph pour qui l’enfance aurait dû être un sanctuaire inviolable, se retrouve mêlé, bien trop tôt, aux turpitudes des grandes personnes.Joseph, qui croise sur son chemin une institutrice qui croit en lui, le pousse à s’exprimer, le comprend. « Alors écris ce que tu as sur le cœur, dit-elle. Ecrire peut exorciser la peur et la haine ; ça peut être un moyen de surmonter les préjugés et la douleur. Au moins si tu sais écrire, tu as une chance de t’exprimer…tu peux offrir tes pensées au monde, et même si personne ne les lit ou ne les comprend, elles ne sont plus pigées au fond de toi. Si tu les gardes…si tu les gardes en toi, Joseph Vaughan, un jour tu risque d’exploser. »« Tu as beaucoup de choses à dire Joseph Vaughan, tu en as toujours eu. Même lorsque tu étais enfant… »Joseph dont la vie d’adulte est parsemé de drames et de déchirures.Joseph rongé par la culpabilité, et la peur. Joseph habité par ses fantômes. Joseph résigné face aux évènements. « C’est la vie…je suppose qu’elle donne autant qu’elle prend, pas vrai ? »Joseph l’opiniâtre qui veut savoir, et qui finira par savoir….mais à quel prix.Joseph qui a du mal, et comme je le comprends, à donner un sens à sa vie. On voudrait l’aider, lui parler, lui ouvrir la voie. Lui seul en a la clé….Joseph que l’écriture sauvera du marasme.« N’arrête pas, avait-elle dit (sa mère).N’arrête jamais d’écrire. C’est ainsi que le monde découvrira qui tu es. » http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
05/12/11
 

S'il y a une chose à ne pas faire quand il s'agit de livres, c'est de se fier au genre du livre en question.Mon édition du Livre de Poche a classé Seul le silence dans sa collection Thrillers et avant que les amateurs de thrillers américain à 100 à l'heure ne se ruent sur ce livre, je les avertis : NON, Seul le silence n'est pas un thriller tel qu'on le conçoit généralement.Avant d'être un roman noir, c'est avant tout un roman habité par la plume d'Ellory.Dès le début ou plutôt avant, on découvre que l'auteur a dédié son livre à Truman Capote. Pour rappel, dans De Sang froid, Truman Capote essayait de comprendre pourquoi une famille entière avait été massacré sans mobile apparent par deux personnes. Capote est donc parti "enquêter" sur ce crime en interrogeant les proches des victimes et même les assassins eux-mêmes. Au final, il en ressort un incroyable récit objectif qui fait tout de même froid dans le dos car Truman Capote a vraiment creusé la psychologie des assassins.Bref, on sent bien que De Sang froid a influencé sur Ellory pour écrire Seul le silence. Mais, si le roman de Capote était objectif et suivait plusieurs personnages, Seul le silence est narré par une seule personne - Joseph Vaughan - que l'on va suivre pendant un peu plus de 30 ans.L'histoire débute en Géorgie en 1938-1939. La guerre vient d'être déclarée en Europe, mais les habitants d'Augusta Fall ne se sentent pas concernée par cette guerre qui fait rage à des milliers de kilomètres de chez eux. Joseph Vaughan a 12 ans quand la première petite fille est retrouvée, violée et tuée, ce n'est que la première d'une longue liste qui va secouer les habitants d'Augusta Fall et de comtés voisins. Les années passent, les USA s'engagent dans la guerre, celle ci se termine et le tueur des petites filles est toujours là.Les habitants d'Augusta Fall n'avaient pas besoin de se sentir concernés par la WWII, ils avaient cette menace qui arrivait sans bruit et repartait de la même façon.De 1939 à environ 1964, Joseph Vaughan nous raconte sa vie hantée par les fantômes de ces petites filles depuis qu'il en a découvert une en étant adolescent. Pour tenter d'exorciser ces démons, Joseph va d'abord tenté d'écrire, de devenir écrivain. C'est aussi ce qu'est ce roman : un hommage à l'écriture. Puis, il tentera de trouver l'auteur de ces crimes.Il est vrai qu'on peut penser que Joseph n'a pas de chance. Le tueur lui a volé en quelque sorte toute sa vie, mais Seul le silence est un roman noir.J'ai beaucoup aimé ce roman. On le commence et on très vite absorbé par l'écriture d'Ellory. Ensuite, tous les personnages sont attachants en particulier Joseph que l'on suit quand même pendant plusieurs décennies et aussi les personnages secondaires - la mère de Joseph, son institutrice qui l'encourageait d'écrire ... J'ai bien entendu tenter de découvrir le tueur au fur et à mesure de ma lecture, mais comme je préfère me laisser guider, la fin ne m'a pas déçue. Ce n'est pas une claque, mais je ne m'y attendais pas.L'intérêt de ce livre réside surtout dans la vie du narrateur brutalement chamboulée après la mort de son père et de la première petite fille. Au final, l'identité du tueur n'a pas vraiment d'importance. Toutefois, je n'ai pas réussi à lâcher ce livre malgré quelques petites longueurs.Bref, une seule chose à dire : A lire, mais envisagez le plus comme un roman (noir) que comme un thriller.

BambiSlaughter
11/04/10
 

La traque Encore un polar avec un serial killer penserait-on en commençant Seul le silence du britannique R.J Ellory. Ce n’est pas faux mais bien trop réducteur ! En effet, le ton diffère sensiblement et l’ambiance distillée est vite prégnante. On suit donc cet enfant « témoin » maudit de la mort d’une fillette et qui consacrera sa vie entière à retrouver le meurtrier. Un premier roman maîtrisé, sobre et convaincant !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

La délivrance par l'écriture Joseph Vaughan est un jeune garçon brillant qui grandit dans le fin fond du sud des Etats-Unis lorsque débute, dans sa région, une longue série de viols et meurtres, tous commis sur des fillettes de 8 à 12 ans et qui perdureront pendant plus de trente ans. La "Mort" qui a frappé très tôt à sa porte le poursuivra durant toute sa vie, malgré son exil vers New York, et ne cessera de le hanter. Ce jeune homme devenu écrivain passera ses journées à tenter d'élucider lui-même les mystères de ces crimes abominables. L'histoire évolue dans les époques et nous fait découvrir à la fois l'Amérique profonde des années 30-40 mais aussi la vie plus agitée d'un Brooklyn des années 40-50. On ne peut qu'être happé par l'écriture dense, puissante mais aussi par l'univers noir d'Ellory. Plus qu'un thriller, c'est un roman parfaitement construit et maîtrisé qu'il nous propose.

Enfant unique, Joseph a douze ans lorsque son père meurt en 1939. Peu de temps après, des cadavres mutilés de petites filles sont retrouvés épisodiquement dans le voisinage. Les fillettes étaient des camarades de classe de Joseph. Ces meurtres bouleversent et hantent ce jeune garçon intelligent, sensible, et ayant une tendance à l'introspection et au sentiment de culpabilité. L'adolescence de Joseph sera rythmée par cette barbarie à la fois proche et insaisissable - car incompréhensible et inacceptable - et par celle de la Guerre en Europe, plus lointaine mais tout aussi perturbante.Voici un roman qui captive immédiatement le lecteur. Délicieusement subtil et sensible, il est riche de réflexions pertinentes, et ponctué de dialogues savoureux entre le jeune adolescent et les adultes sages et bienveillants qui l'entourent... Attention, n'attendez ni un polar trépidant ni un thriller effrayant : certes, l'ambiance est sombre, mais l'enquête est pour le moins discrète, et à vrai dire, on ne s'en soucie guère, même s'il nous tarde de connaître le fin mot de l'histoire. Ce sont les interrogations de Joseph qui priment et sa volonté de trouver l'identité du coupable pour se libérer de ce poids qui l'accablera de nombreuses années au milieu de tous ses tourments...Le narrateur, Joseph, épris de littérature et d'écriture, évoque maintes fois John Steinbeck et Truman Capote. Dans cet ouvrage, R.J. Ellory fait preuve d'un talent digne de ces grands écrivains. On pense également à Harper Lee (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) lors des échanges empreints de douceur, de bon sens entre Joseph enfant et ses proches.Alors, avec toutes ces louanges, pourquoi pas un petit coeur rose ? j'ai seulement trouvé que le récit s'essoufflait un peu en seconde partie et que les "ennuis" - le mot est faible - de Joseph devenaient excessifs... Mais je reste convaincue que ce roman est une pépite ! Canel

Canel
03/02/14
 

Lorsque j'ai choisi ce live, j'ai été attirée par sa couverture. Son titre laisse plané le mystère que l'on retrouve avec la photo de couverture. J'aime bien ce côté noir et blanc, ce côté brumeux, donnant vraiment une impression de silence épais. Cela correspond tout à fait à la petite phrase qu'on peut lire en bas de la couverture : "un livre magnifique, qui vous hantera longtemps." de M. Connelly"."Magnifique". "Qui vous hantera"… Et ben je dois dire qu'il m'a plutôt laissé insatisfaite... Je l'ai commencé pleine d'espoir et malheureusement ma volonté m'a abandonné au bout de 337 pages sur 600. C'est bien dommage car j'aime bien l'écriture de l'auteur, ses tournures de phrase, sa façon de dérouler le texte.Le roman est écrit à la première personne. On suit 2 histoires en parallèle, dans 2 espaces temps différents : le personnage principal au présent à l'âge adulte et le personnage principal enfant dans les années 40. On y retrouve une trame historique, côté américain, durant la 2ème guerre mondiale. C'était intéressant de voir comment la guerre a été perçu, et comment ont évolué les mentalités et la société à cette époque.Dès le début on retrouve un mélange de narration entre un récit raconté "classiquement"entrecoupé de quelques articles et un récit plus type "lettre". J'ai beaucoup aimé cette interaction qui donne du dynamisme à la lecture et augmente la curiosité. Juste un bémol, j'aurai préféré retrouver plus d'articles de presse car c'est vraiment ça qui m'avait plu mais qui disparaissent trop par moment.Les chapitres permettent de changer d'espace temps dans l'histoire sans nous perdre. Ils varient de taille en fonction de l'espace temps qu'on suit. Pour le passé, on a des chapitres moyens et pour le présent ils sont plus courts. Ca nous impose un certain rythme de lecture, que j'ai apprécié.Dans le présent, on n'a pas beaucoup d'informations autre que le moment présent et c'est bien. On découvre petit a petit le présent tout en faisant détaillant le passé.Finalement, dans la limite de mes 337 pages lues, on vit plus dans le passé et c'est ce qui me dérange. Je pensais qu'on aurait un équilibre entre les deux mais non. Et c'est en grande partie dû à ça que j'ai stoppé ma lecture. J'ai eu un sentiment de "trainer en longueur". On apprend des tas de choses sur le personnage "passé" tout doucement.J'ai découvert l'auteur avec ce roman et je reste mitigé… Le retrouve-t-on toujours ainsi dans tous ses livres ? J'ai bien aimé l'écriture mais je me suis ennuyée dans l'histoire qui ne se déroulait assez vitre pour moi. En même temps, je dois reconnaître qu'avec 600 pages il y a des chances pour décrocher à certains moments, mais de là à devoir poser un livre en court de lecture sans le reprendre… ça ne m'arrive pas souvent.Pour le moment je ne pense pas relire un livre de cet auteur. A moins que vous m'en conseillez un qui vous plaît vraiment en me disant qu'il est captivant.Je conseille ce livre aux personnes (adultes) aimants se perdre dans un personnage et le vivre longtemps ainsi que ceux voulant voir comment on vivait en Géorgie depuis les années 40. "Peu importe l'auteur pourvu qu'on me raconte une histoire"Mon blog : http://langue-deliee.blogspot.fr

languedeliee
22/01/14

Lorsqu’on tourne la dernière page de ce livre, on reste assis un long moment, comme hébété, habité par le contenu saisissant de ce roman, l’écriture « coup de poing » de son auteur.Tout au long des pages on voit grandir un enfant, il se pose des questions, il est tourmenté, il est tellement mal parce que son vécu va « au-delà du malheur » ... on voudrait pouvoir l'aider, lui dire: "laisse toi aller, dis ce qui ne va pas …" mais on ne peut pas...Alors on l'accompagne dans sa quête folle, dans ses démarches qui se retournent parfois contre lui ... Je crois pouvoir écrire que l'on souffre avec lui ... et de ce fait ... on ne ressort pas tout à fait indemne de cette lecture ... ou du moins pas indifférent.....Bien sûr, parfois, on trouve que c’est « un peu trop », qu’il est difficilement envisageable que tant d’horreurs s’abattent sur une même et seule personne … Pourtant lorsqu’on se penche un tant soit peu sur l’histoire personnelle de R.J.Ellory, on s’aperçoit que pour lui « la vie n’est pas un long fleuve tranquille ». Cet homme a une importante « part d’ombre », une approche particulière de la solitude (orphelinat, prison), des expériences qui l’ont marqué au « fer rouge ». Il cite d’ailleurs avant de commencer son livre, Cynthia Ozick « Ce que nous nous rappelons de notre enfance nous nous le rappelons pour toujours-fantômes permanents, estampés, écrits, imprimés, éternellement vus. »Il est hanté par son passé et écrire doit l’aider à éliminer ses fantômes personnels ….« Alors écris le livre »« Le livre ? »« Celui que les gens comme toi ont toujours en eux »Cet échange (page 252), montre, à mon avis, combien, R.J.Ellory porte « l’écriture » en lui.Joseph Vaughan, son héros, est hanté par son enfance, par un premier meurtre resté sans réponse, par ce passé qui lui colle à la peau même lorsqu’il essaie de s’éloigner.Trente quatre chapitres se succèdent, où Joseph s’exprime, raconte ce qu’il vit. Parfois quelques pages en italiques, une voix off qui reprend des événements évoqués ou pas par Joseph, qui décortique les pensées, qui analyse, qui nous chuchote à l’oreille.Cette voix off, nous permet de pénétrer dans l’intimité de Joseph, de fouiller avec lui son âme, on est silencieux, immobile pour mieux l’écouter.J’ai (forcément) apprécié son institutrice qui lui dit : « Ecrire est un don, monsieur Vaughan, et nier son importance, ou faire autre chose qu’utiliser ses capacités, serait une erreur grave et lourde de sens. »Elle est peut-être une des rares personnes à avoir compris Joseph, à lui permettre de ne pas sombrer. Joseph qui veut « récupérer » sa vie, qui ne sait plus où, comment, pour quoi (en deux mots) vivre, Joseph qui voudrait se soulager du fardeau du chagrin et pouvoir continuer la route, libéré, mais qui ne peut pas, tant le passé le poursuit ….L’écriture nous happe, nous englobe, comme des serres d’angoisse qui se mettent à nous retenir fermement. On a du mal à s’échapper pour faire autre chose et lorsqu’on pose ce livre, en cours de lecture, Joseph est encore « présent » en nous.R.J.Ellory réussit à nous « faire toucher du doigt » le mal-être de son personnage principal. Cela va presque plus loin que de l’empathie, l’écriture est telle que ce Joseph est « en nous ».C’est douloureux. Parfois, on voudrait avoir le courage de lui dire : «Lâche-moi, prends ta vie en mains, je ne veux plus t’écouter, te lire…» mais ce n’est pas possible, une fois commencé, ce livre s’impose à vous et vous n’avez plus envie de le poser, à part pour « souffler » de temps en temps avant de mieux reprendre la route aux côté de Joseph ….

Cassiopea
25/08/13
 

Ce livre me semblait intéressant, alléchant … Mais je dois avouer que je suis déçue.Ellory passe, à mon goût, beaucoup trop de temps à décrire la vie et l'enfance de Joseph et pas assez sur les meutres en eux-mêmes.On n'assiste jamais à l'un d'entre eux, on arrive toujours à la fin, au moment de la découverte.J'aurais également aimé que la traque du vrai meurtrier soit plus longue.Contrairement à la citation de Michaël Connelly, écrite sur la couverture, ce livre ne me hantera pas longtemps. Accrobiblio

un flyer
08/08/13

"L'espoir est une commodité terriblement surfaite"Nous sommes en Géorgie, en 1939, Joseph Calvin Vaughan a 12 ans, il voit une plume blanche voleter jusque dans sa maison. Cet objet délicat et innocent se charge alors d'une funeste signification, l'annonce de la mort. A chaque fois qu'elle viendra - si durement - frapper son entourage, il en verra une.Bien sûr, il y a une histoire dans ce roman. L'évoquer serait pourtant maladroit, tant elle n'a finalement que peu d'importance. R.J. Ellory pourrait nous raconter n'importe quoi, on le lirait jusqu'au bout de toutes les nuits jusqu'à avoir passé le point final.Dès les premiers mots, il y a une qualité d'atmosphère, une oppression subtile et une mise en place de l'action si lente et si délayée qu'on en oublie complètement la 4° de couv qui nous annonçait (en gros) un thriller. Mais on est véritablement rivé à chaque mot, chaque instant est si intensément ressenti qu'on s'installe aux côtés de Joseph, on dissèque avec lui chaque évènement, on se réjouit, on tremble, mais le plus souvent, on compatit, pire, on est bouleversés.Il y a du Stephen King dans cette écriture-là, celui qui faisait trembler les coeurs d'enfants avec des affichettes toutes simples sur des poteaux de bois, du Truman Capote qui décrypte minutieusement le fait-divers, il y a du sang, de l'horreur, des émotions fortes, des grandes aussi, des belles, des gamins sortis du lot par leur institutrice épatante, un écrivain qui étale ses tripes pour survivre, de la folie, des amitiés, des bébés qui ne naissent pas, New-York, des petits bleds paumés et des culs-terreux que la peur pousse à la bêtise....Il y a ... tellement de choses, une telle injustice et tout un univers qui s'enflamme au contact de nos yeux éperdus, que oui, vraiment, lire cette histoire est une expérience qui laisse un souvenir impérissable. (The Guardian).C'est une plongée en enfer avec un brave petit gars qui n'emmerdait personne, que la nature avait plutôt gâté au départ en lui octroyant un don, celui d'écrire. Son père meurt, sa petite ville devient le théâtre de meurtres indicibles, des petites filles violées puis démembrées. La peur s'installe, la peur de son voisin, car le monstre est parmi eux, forcément. La vie passe, la vie frappe, et devenu adulte, Joseph est poursuivi par l'horreur. Les meurtres de petites filles continuent, un peu partout dans l'état, mais lui est intimement (dans sa vie privée) rattrapé par les plumes blanches, et il ne comprend pas, le rapport, pourquoi, comment, qui.On sait pourtant qu'il a fini par trouver "une" réponse, puisqu'il nous raconte tout ça rétrospectivement...Indispensable et merveilleusement douloureux.

SagnesSy
12/12/12
 

Un roman très sombre qui parcourt toute la vie de notre personnage principal, Joseph, tout d'abord un enfant studieux, ensuite un adolescent qui s'implique dans la vie de la communauté en fondant Les Anges Gardiens, un jeune homme qui découvre l'amour, ...C'est la première fois que je lis un "thriller" centré sur le héros comme cela plus que sur l'enquête qui par moments tombe aux oubliettes. Ce n'est pas dénué de charme, cela apporte une profondeur au personnage ainsi qu'un lien très fort entre le lecteur et lui mais cela ajoute des longueurs au livre. J'ai adoré le fait que Joseph se tourne vers le métier d'écrivain et qu'on est vraiment l'impression que c'est son livre que nous sommes en train de parcourir.L'action se déroule dans un petit village où tout le monde se connait, où les rumeurs vont vite, l'ambiance n'en est que plus lourde, plus menaçante voire quasi malsaine. On ressent également le poids de la seconde guerre mondiale sur les habitants d'Augusta Falls, même si le combat qu'ils mènent de front est la chasse au tueur d'enfants, les idées évoquées dans cette grande bataille feront leur petit bonhomme de chemin dans l'esprit des gens. Ceci accentuera l'ambiance qui était déjà plus que pesante.La plume d'Ellory n'est pas pour me déplaire même si on voit qu'il excelle dans les tournures descriptives qui ne sont pas mes phrases préférées...Un roman noir plaisant.

bookworm02
12/12/12
 

Depuis le temps que je souhaitais le lire, j'ai enfin réussi ! Cela dit, je ne suis pas aussi emballée que je l'aurais espéré... Il m'a manqué le petit truc pour apprécier pleinement ce livre. Dommage ! Quelque chose m'a dérangée dans l'ambiance du livre : elle m'a bien plu, mais j'ai eu l'impression de voir une cassette vidéo de mauvaise qualité et un peu vieille. Comme si il y avait un film de brouillard granuleux par dessus l'histoire. Dans les livres de Carlos Ruiz Zafon, ça passe super bien, mais là... moins bien. Surtout que ça se passe un peu à la même époque, mais bon, pas sur le même continent.J'ai bien aimé le fond de la second guerre mondiale, par contre je n'ai pas trouvé que c'était très crédible : j'ai trouvé les américains étrangement ouverts pour cette époque ! C'est pas ce que j'avais appris en cours, bizarre... Cela dit, c'est peut-être ce qu'on m'a appris qui est faux, mais bon, pour le coup j'ai trouvé que c'était très américain genre "tout va bien dans le meilleur des mondes" (les meurtres à part bien sur). C'est très intéressant la façon dont les meurtres suivent le cours de la vie de Joseph, le personnage principal. Du coup, ça le rend attachant, ce que je trouve assez rare dans les livres policiers. J'ai beaucoup aimé la façon dont la vérité parait évidente et pourtant que les autres personnages ferment les yeux sur celle-ci pour aller au plus vite...J'ai beaucoup aimé la complexité de l'enquête et les détours qu'elle fait. Ça m'a également beaucoup plu de voir le personnage central plus personnellement dans sa vraie vie et non pas à travers l'enquête...Par contre la fin et la découverte du meurtrier m'a laissée quelque peu perplexe. J'ai bien aimé la façon d'écrire de R.J. Ellory : très précise et pourtant assez ronde et chaleureuse.Je serais très curieuse de découvrir un autre livre de cet auteur !

MademoiselleLuna
24/11/12
 

Joseph Vaughan a douze ans lorsque qu’il découvre le cadavre mutilé d’une fillette dans son village natal de Géorgie. De nombreuses fillettes sont la proie d’un tueur dans la région. Joseph se fait la promesse de protéger “au moins” Elena la fille de Gunther dont la famille habite la ferme voisine de celle où il vit avec sa mère. Malheureusement il ne pourra honorer sa promesse, les victimes se succèdent, la police s’embourbe dans une enquête qui ne donne rien et les habitants veulent un coupable.C’est la vie de Joseph sur plusieurs dizaines d’années que nous narre ici l’auteur. Nous n’avons pas ici affaire à un roman de serial killer mais à un roman sur ce que la culpabilité, la recherche de vérité, et la mélancolie peuvent faire à un homme. Joseph décide un jour de partir s’installer à New-York dans l’espoir d’y vivre de ses écrits. Il met le plus de kilomètre possible entre sa nouvelle vie et les ruines de son passé laissé en Géorgie mais l’esprit humain n’oublie rien. Après de nombreuses épreuves il doit s’y résoudre : on n’échappe pas à ses démons il faut les combattre. Il se lance alors dans la traque du monstre qui hante sa vie.Joseph est un homme réfléchi et rationnel mais il ne peut s’empêcher de croire que tout ce qui lui arrive est une sorte de punition, ayant faillit à sa mission de protection enfant. Joseph aurait pu sombrer dans la folie, abandonner, mais il va aller jusqu’au bout de ce combat qui le ronge, jusqu’à la lutte ultime contre le mal. L’auteur arrive à nous semer, à nous envoyer sur de fausses pistes, il nous entraine dans les rouages de l’âme humain et nous prouve ici que les serments d’enfant ne sont pas des paroles en l’air. La souffrance semble parfois être le passage obligé pour être en paix avec sa conscience. Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.wordpress.com

Delph83
01/11/12
 

Même en écrivant cette critique une semaine après l'avoir lu, en ayant eu le temps de le digérer, en ayant eu le temps d'y penser, je ne sais pas trop quoi en dire. Car il y a bien trop de choses qui viennent à l'esprit.Au cours de ma lecture, en me représentant des scènes, des passages de films me revenaient (Flesh And Bones, Un monde parfait ), tous en relation avec la perte de l’innocence, l'enfance gâchée, l'injustice.Car même si on vend Seul le silence comme un roman policier, ça n'en est pas un. C'est le récit d'une vie que l'horreur a bouleversée.

Chiwi
26/10/12
 

Joseph Vaughan est très tôt confronté au deuil puisque certaines de ses camarades de classe sont assassinées. Il décide de veiller sur les filles grâce à son groupe d'anges gardiens mais lorsque sa protégée meurt elle aussi, il est rongé par la culpabilité. Dans la famille de Joseph, il n'y a pas de père et sa mère va vite devoir le quitter; il y a aussi la prison, bref, toute une noirceur à laquelle R.J Ellory a malheureusement lui aussi été confronté. Si j'ai adoré le début, j'ai trouvé que la suite comportait des longueurs. J'avoue être plus fascinée par la vie de R.J Ellory (orphelin très tôt, autodidacte, son séjour en prison et ses 22 romans écrits avant d'être enfin publié) que par ses romans. Si un jour il écrit une autobiographie, c'est sûr, je me précipite. Mais je continuerai à le lire de temps en temps parce que je trouve cet homme très sympathique.

cocalight
26/06/12
 

Mon avis : Ellory d'ici, Ellory de là bas .... il y avait un moment que j'entendais parler de cet auteur et souvent en bien donc j'ai sauté le pas et j'ai adoré !! C'est un immense coup de coeur même si je suis encore étonnée d'avoir dévoré ce livre de six cent pages en trois jours. Un thriller plutôt psychologique que sanglant même si personnellement je n'aurais peut-être pas mis ce livre dans ce genre. On est dans les années 40, Joseph Vaughan habite Augusta Falls en Géorgie et il vient de perdre son père; quelques jours plus tard on découvre le cadavre d'une jeune fille puis les meurtres vont s'enchainer. Pourtant très jeune, il va en faire une quête personnelle. Joseph va nous livrer son histoire, il est le narrateur. Il faut dire que ce n'est pas vraiment le côté thriller qui est mis en avant dans ce livre mais c'est plutôt le personnage de Joseph qui tient le role principal de cette histoire. Pourtant tous les personnages autour de lui vont avoir de l'importance et de l'influence sur sa vie. On va le suivre tout au long de sa vie d'enfant, d'adolescent et d'adulte avec en toile de fond les meurtres de plusieurs petites filles qui vont le hanter; trouver le coupable va devenir pour lui un obsession.Ces assassinats vont rythmer sa vie mais tout va s'écrouler autour de lui. L'écriture d'Ellory est envoutante, les descriptions ne m'ont jamais génée, c'est d'une noirceur incroyable, l'athmosphère est étouffante, lourde et l'auteur nous maintient toujours dans l'arrivée d'une catastrophe éminente. Alternativement Joseph sort la tête de l'eau pour mieux s'enfoncer, c'est terrible, son histoire est terrifiante. Un thriller très sombre qui m'a fait penser au livre de Gillian Flynn Les lieux sombres que j'avais aussi beaucoup aimé. .

Lisalor
09/05/12
 

Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur sur les blogs, voilà ça y est, j'ai lu le premier de ses livres traduit en français. Il est classé en thriller, mais c'est plutôt un roman noir, dont la quatrième de couverture en dit à la fois trop et trop peu...et je trouve que le titre anglais est bien davantage adapté que le français, qui certes fait référence à une phrase du livre, mais l'original, A quiet belief in angels, y est davantage présent. Bon, cela dit, ce sont des remarques assez minimes au regard du roman. Je sens que je vasi avoir du mal à en parler, vous voilà prévenus ! J'ai eu un tout petit peu de mal au début, il me faut l'avouer, je me demandais où l'esprit mystique de Joseph allait nous conduire. Et tout à coup me voilà prise à la gorge par l'atmosphère glauque de cette ville du fin fond de la Géorgie, dépassée par une histoire bien trop grande pour elle, un petit monde fermé du Sud des Etats-Unis de 1939 aux années 1960, où règnent selon les mots de Joseph Vaughan lui-même "l'étroitesse d'esprit, l'amertume et le ressentiment". C'est absolument épatant de la part de R.J. ELlory d'avoir mis en parallèle l'engagement progressif de l'Amérique dans la deuxième guerre mondiale et les événements d'Augusta Falls et environs, les meurtres sauvages de petites filles, les enque^tes qui tournent en rond et n'aboutissent à rien, sauf à exciter le racisme et la peur, une peur qui suinte de la terre, des champs, une peur qui prend aux tripes les gamins de la ville, les Anges gardiens conduits par Joseph. Vraiment, cette construction du roman est géniale : une histoire individuelle qui mêle passé et présent, liée à l'histoire d'une petite ville qui ne demande qu'à retrouver sa tranquillité, tandis qu'au-delà s'étend "un autre monde", à la fois si proche et si lointain, avec New York et Brooklyn comme horizon... J'ai aussi trouvé le roman d'une actualité brûlante : tous les défauts de l'Amérique actuelle, son puritanisme, son côté "donneuse de leçons" existent depuis longtemps, ils sont bien présnts dès avant la guerre, sans compter le racisme toujours prêt à ressortir le bout du nez. N'oublions pas le personnage de Joseph : nous sommes constamment dans l'intimité de ce garçon mystique, marqué à jamais par les blessures de son enfance, orphelin de père à douze ans, marqué par les voix d'enfants de ces petites filles auxquelles on a volé leur innocence, et qui va vivre des événements tous plus dramatiques les uns que les autres (c'est vraiment beaucoup pour un seul homme). C'est finalement toujours l'enfance qui sera le moteur de sa quête, la ressource dans laquelle il pourra toujours puiser un peu de force pour continuer sa route. Le livre est aussi un bel hommage à l'écriture, à ce don que Joseph porte en lui et que des femmes vont l'aider à développer. D'ailleurs, l'écriture d'Elory est somptueuse, même la traduction fait ressentir sa force, sa sensualité, l'ampleur de ses images, il n'a pas son pareil pour dire les obsessions, les angoisses. Enfin, il faut le dire (et c'est bien la preuve que ce n'est pas un roman policier classique, car d'habitude ça ne m'arrive jamais ou presque), j'avais deviné depuis longtemps l'identité du meurtrier. Cependant R.J. Ellory entretient tellement bien le suspense (quand même !) que j'ai douté plusieurs fois, jusqu'aux dernières pages. Mais j'avais raison ! Et je suis assez frustrée que l'auteur ne nous livre pas ses mobiles, son histoire personnelle qui expliquerait ces crimes. Voilà donc, malgré les apparences, un excellent romancier britannique (et non américain) dont je lirai sûrement d'autres titres !! Et il parait plus qu'urgent de découvrir Truman Capote... A écouter en lisant : sans grande originalité, le Concerto à la mémoire d'un ange d'Alban Berg, ou les Kindertotenlieder de Gustav Mahler. Anne

Anne7500
03/03/12
 

Au delà du polar, c'est aussi le roman de l'acharnement. Acharnement au premier degré, celui du meurtrier qui pendant trente ans sillonne les états et mutile de très jeunes filles, acharnement au second degré, celui du héros (bien malgré lui) Joseph Vaughan, dont la vie sera consacrée à tenter de comprendre les motivations du tueur et surtout le retrouver. Bien sûr, cette chasse à l'homme ne se fera pas sans heurts..Le roman commence en 1939 pour se terminer....en 1969. Joseph grandit, mûrit, et les événements qui ont marqués son enfance vont vite devenir une obsession jusqu'à hanter ses nuits. Seule la découverte de l'auteur le sauvera de ses démons.Seule rédemption: l'écriture. Une phrase résume à elle seule cette quête acharnée: "deux décennies pour construire une cathédrale: une demi-heure pour la dynamiter et ne laisser qu'un nuage de poussière et une poignée de souvenirs." Pour un premier roman, la trame narrative est habilement construite et propose une réelle complexité du personnage principal. L'auteur ne sombre jamais dans les détails scabreux des meurtres, préférant la psychologie des personnages en présence, et les rapports humains. Seul bémol à l'ensemble, j'ai deviné à la page 390 (il y a 495 pages version grand format) qui était le meurtrier... mais les 100 pages restantes n'en sont pas moins intéressantes. Un polar à ne pas manquer non seulement pour les inconditionnels du genre, mais aussi pour ceux, comme moi, novices en la matière! vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

Un livre sombre, triste et tellement fort. Ce roman, présenté comme étant un thriller, est davantage un récit dramatique. Malheureusement, beaucoup pourraient être déçus à cause de cela. Pour ma part, j'ai juste adoré cette lecture. On m'en avait parlé comme un excellent livre et effectivement c'est le cas.Nous suivons Joseph Vaughan, jeune garçon de douze ans au début de l'histoire. Il vit dans une petite ville, presque un village : Augusta Falls. Une première expérience de la mort le surprend, puis c'est l'enchaînement avec le meurtre de petites filles ; qui ont presque son âge ; selon un rituel plutôt macabre, digne d'un tueur en série diabolique. Joseph va être choqué par ces meurtres. Mais contrairement aux autres personnes qui les ont "vécu", Joseph va être fasciné et hanté très longtemps par ces cadavres. Ponctuée de malheurs, j'ai eu beaucoup d'empathie pour ce jeune homme qui, à dix-neuf ans, semble déjà avoir tout vécu. De ces douze ans à ses quarante ans environ, on suit sa vie, sa personnalité, sa culpabilité aussi. Tout cela donne le récit d'une existence avec, en toile de fond, les meurtres de fillettes, tels des fantômes qu'il ne cessera de le traumatiser. La seule façon de se libérer de ces entraves semble être la recherche du meurtrier.Mais ce tueur en série reste très vague. On ne suit pas vraiment d'enquête policière. On suit uniquement Joseph, notre narrateur. Au début de ma lecture, je pensais qu'il s'agissait d'un thriller psychologique. Finalement, j'ai plutôt eu l'impression de lire un drame contemporain. Cela n'enlève rien à l'appréciation que j'ai de ce magnifique livre.L'histoire des meurtres en tant que telle est assez banale. Elle n'existerait pas pour Joseph si sa vie n'avait pas été emplie de malheurs à côté. Ce qui la fait prendre tant d'ampleur, c'est justement ce que le jeune homme en pense, ce qu'il ressent. Personnage très sensible, portant sans cesse le fardeau de la culpabilité sur ses épaules, je l'ai trouvé très abouti. Attachant sous certains aspects, il fait surtout ressentir de la compassion à son lecteur ; parfois même les larmes aux yeux.Le point fort de ce livre ? Sans hésiter un style d'écriture excellent. Notamment dans les descriptions qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, donne un rythme incroyable au récit. Des phrases très courtes, parfois un seul mot, alternent avec des phrases plus longues. Les paysages sont très souvent personnifiés, j'entends par là décrit à la manière d'un humain : C'était mon New York,le coeur des Amériques, ses rues et ses boulevards commes des veines, ses avenues comme des synapses électriques claquant, canalisant, s'étirant [...] (p. 374). Cette citation illustre le type de description du roman. Elles peuvent être longues mais ne ralentissent que très rarement le rythme du livre.Une lecture superbe, une ambiance sombre, des personnages forts, une écriture totalement maîtrisée. Je recommande. Marylin

marylinm
07/12/11
 

J'adore R.J Ellory!Ce thriller est tout simplement génial! L'histoire prend au tripes (il faut dire que les meurtres d'enfants c'est forcément touchant...) et malgré la "lenteur" du livre on ne s'ennuie jamais, le suspens est au rendez-vous! L'ambiance est étouffante, oppressante et on a qu'une envie, enfin connaitre le dénouement!

seriephile
29/10/11
 

La traque Encore un polar avec un serial killer penserait-on en commençant Seul le silence du britannique R.J Ellory. Ce n’est pas faux mais bien trop réducteur ! En effet, le ton diffère sensiblement et l’ambiance distillée est vite prégnante. On suit donc cet enfant « témoin » maudit de la mort d’une fillette et qui consacrera sa vie entière à retrouver le meurtrier. Un premier roman maîtrisé, sobre et convaincant !

Je ne connaissais pas cet auteur et à force d'en entendre parler à l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Les anonymes", je me suis dit qu'il gagnait peut être à être lu. Et je ne me suis pas trompée ; j'ai dévoré ce roman. Très bien écrit, ménageant le suspens jusqu'à la fin, ce roman a su me plonger dans la vie du jeune Joseph, une vie bouleversée par les évènements tragiques qui se sont déroulés lorsqu'il avait douze ans. En effet traumatisé, il cherchera durant toute sa vie à découvrir le coupable de ces horribles meurtres. Alors certes il y a quelques longueurs mais le personnage de Joseph est tellement attachant et ce qu'il lui arrive tellement passionnant que l'on passe outre ces longueurs pour arriver à savoir qui a pu commettre ces choses si horribles. Un seul petit bémol à mon enthousiasme pour ce roman : la fin un peu précipitée à mon goût ; j'aurai aimé un peu plus d'explications. Mais cela n'est pas de nature à modifier mon avis sur ce roman : c'est un très bon roman dont je conseille vivement la lecture. Tigrou4145

Tigrou4145
11/09/11
 

Un cauchemar oublié depuis longtemps s'imprime des années plus tard sur la rétine de Joseph Vaughan. Arc-bouté à son intuition, il brisera le spectre d'une danse macabre qui se déroule depuis des décennies. Sa détermination sera payante. Les âmes tourmentées trouveront le repos et les braves gens pourront dormir du sommeil...du juste.

avesnolitt
03/09/11
 

On m'avait pas mal parlé de ce livre, en bien, et c'est vrai que j'ai été un peu déçu ; l'histoire est intéressante, mais pas non plus très originale, les malheurs s'accumulent sur le narrateur de manière systématique, et finalement le fil rouge de l'histoire est évacué en 4 pages ; le livre met plus de profondeur sur les à-côtés que sur la trame.Le style est un peu lourd, on sent le premier livre, donc je passe au suivant sans que cette histoire ne me hante particulièrement (citation insupportable de Michael Connely sur la couverture en poche)

gium
04/06/11
 

Ca y'est, j'ai enfin lu ce livre tant encensé sur les blogs. J'ai bien aimé la première moitié du livre tant que Joseph habite dans le village de son enfance, c'est un petit garçon sensible et il est très touché par tous ces meurtres de petites filles autour de lui. On suit Joseph depuis qu'il a douze ans, pendant toute son adolescence, toute sa vie tourne autour des meurtres, cela le hante et va le hanter toute sa vie. En revanche, j'ai trouvé que la deuxième moitié du livre était longue, que ça n'avançait pas et tout d'un coup à la fin en quelques lignes il découvre qui est le meurtrier. Au final, j'ai moyennement aimé ce livre malgré un bon début, j'ose à peine le dire tellement j'ai lu d'avis positifs. Sandrine(SD49)

SD49
02/04/11
 

J’avais adoré Les Anonymes en octobre dernier, mais là c’est un cran au-dessus !Encore plus sombre, Seul le silence est un roman avant tout psychologique, un genre de thriller sans réel suspens ni enquête. L’enquête menée pas Joseph Vaughan est principalement intérieure. Traumatisé par la Mort en général et celle de son père et des premières victimes en particulier, Joseph restera lié à une fatalité qui le hante depuis l’enfance. On est fasciné par l’enchainement des événements, on assiste au déroulement de la vie de Joseph totalement hypnotisé. Les personnages sont tous passionnants, celui de Joseph est particulièrement recherché, fouillé. Si vous cherchez un thriller d’action passez votre chemin, celui-ci est bien plus profond et palpitant que la moyenne. On suit Joseph durant plusieurs décennies, poursuivi par des tragédies qui le touchent directement et qui le dépassent. Le temps qui passe, le passage à l’âge adulte, l’intégration et la différence, sont des thèmes majeurs du roman, le tueur en série ne devenant au bout du compte qu’un prétexte. Démasquer le tueur devient une question de survie pour Joseph, et pour le lecteur, le cheminement deviendrait plus important que le dénouement. Celui-ci peut paraître un peu brutal, mais reste cohérent.Le style est efficace et magnifique, au service de grands personnages et d’une grande histoire.

un flyer
27/01/11

Seul le silence Une histoire terrifiante et terriblement humaine. Au-delà de l'intrigue policière passionnante, RJ ELLORY, privé dès son enfance de toute tendresse familiale, crée un héros très attachant, dont il nous fait partager l'amour à l'égard de ses parents et de ses prochains. RJ ELLORY décrit avec des mots puissants l'Amérique profonde des années 50/60. Cet auteur n'est pas qu'un producteur d'histoires policières, c'est avant tout un formidable écrivain.On a hâte de lire son nouveau roman Les Anonymes

Il y a des signes qui ne trompent pas. Il en est ainsi pour Seul le silence, de R.J. Ellory (un pseudo anagramme d’Ellroy). Le roman, lui, est dédié à Truman Capote. C’est dire l’ambition de l’auteur pour ce premier roman. Cette histoire conte la traque d’un homme sur un serial killer, de sa jeunesse dans un petit village, où les petites filles sont retrouvées assassinées, à l’âge adulte, qu’il passe à New York pour tenter en vain de fuir ses démons. Un excellent polar, à l’ambiance oppressante. Le style est remarquable. Un événement qui n’a échappé à personne :« Un livre magnifique, qui vous hantera longtemps » (Michael Connelly)« Ellory possède un talent très particulier, un style unique et une puissance d’évocation qui le placent bien au-dessus de la mêlée » (The Sunday Telegraph)« Un livre d’une richesse et d’une profondeur rare à la fois magnifique, poétique et inoubliable » (Material Witness)« Ellory est un écrivain immense. Et lire cette histoire à la fois sombre, bouleversante, magnifiquement construite, à l’écriture d’une puissance rare, est une expérience qui vous laissera un souvenir inoubliable » (The Guardian)« Un texte rare et ambitieux. Les toutes jeunes éditions Sonatine entrent en fanfare dans le monde du polar » (Lire)« Un impeccable thriller, d’une éclatante noirceur, un livre magnifique sur l’énigme du Mal et de la culpabilité » (Télérama)À l’arrivée donc, un texte percutant, une intrigue très bien ficelée, et surtout, une plume soignée, précise, détaillée, qui en fait un superbe roman. On déplorera cependant quelques longueurs. Qu’importe. Un grand écrivain est né.

Nico17
04/05/10
 

Je m'attendais à un thriller, pour me détendre ... Et quelle bonne surprise : l'écriture de RJ Ellory est enlevée et surtout poétique ! Il décrit avec subtilité et profondeur les personnalités de ses personnages, le décor de la Géorgie. Sa poésie s'exprime particulièrement dans la palette des ressentis et des émotions de Joseph Vaughan, ce qui m'a beaucoup plu et touchée ; RJ Ellory, montre ce personnage traversé puis anéanti par une culpabilité qui n'est pas la sienne, cet homme intelligent se voit faire mais n'arrive pas à s'en détacher. Seul passage difficile pour moi : les années de prison, la descente en enfer, de Joseph. On touche avec vérité, cet homme brisé, qui devient l'ombre de lui-même, on sent qu'une part de lui meure à ce moment, et que l'inexorable va arriver, qu'il va achever sa mission, quitte à perdre ce qu'il reste de vie en lui ... Sév

sevzou
24/02/10
 

Seul le silence Dans ce premier roman, R. J. Ellory nous entraîne dans la traque d’un serial killer de petites filles. Ce qui le différencie des autres romans du même sujet c’est son écriture d’une intensité rare et d’une noirceur absolue. Ce n’est pas seulement une traque sur 30 ans au suspense constant mais aussi le reflet d’une petite ville de Georgie du début de la 2e guerre mondiale aux années soixante avec tous les préjugés qui s’y rattachent. On sent que l’auteur, comme son héros Joseph Vaughan, a lui aussi vécu une réelle tragédie et a souffert de la solitude. Dense, puissant, un roman remarquable qui ne laisse pas indifférent.

Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis l’enfance. Trente ans plus tôt : Joseph a 12 ans lorsqu’il découvre dans son village du Sud des États-Unis le corps d’une fillette assassinée. Des années plus tard, alors que l’affaire semble élucidée, il part à New York pour oublier cette histoire. Mais les meurtres d’enfants reprennent. Pour échapper à ses démons, Joseph n’aura pas d’autre solution que de reprendre l’enquête.Au-delà d’un roman de serial killer à la mécanique parfaite, R.J. Ellory nous livre un récit à la noirceur absolue et nous surprend par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu. Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 22.10 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.52 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : FABRICE POINTEAU

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