Si c'est un homme

LEVI, PRIMO

livre si c'est un homme
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 01/10/88
LES NOTES :

à partir de
6,30 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que
Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité. » Angelo Rinaldi « Ce volume est aussi important que la Bible. Un Livre fonda une religion humaniste il y a des millénaires. Un autre Livre raconte la fin de l'humanité au XXe siècle. » Frédéric Beigbeder
25 personnes en parlent

Monsieur Lévi,Voici la lettre que je vous aurais envoyé si vous étiez encore de ce monde.J'ai souvent, dans ma vie, rencontré des hommes de courage et face à des situations que je qualifierais d'insupportables et inhumaines, mais je dois dire que votre récit dépasse tout ce que j'ai pu entendre jusqu'à maintenant ou presque...Vous avez survécu à une situation que certains mots semblent trop faibles pour exprimer, mais comment avez-vous fait ?Comment avez-vous supportez d'être ôté de tout ce qui faisait de vous un homme ?On vous a déporté en 1944, sous prétexte que vous apparteniez à une communauté responsable de la déchéance du monde. On vous a enlevé votre famille, vos biens, vos vêtements, votre dignité et, même, jusqu'à votre nom pour ne plus garder de vous que votre capacité à travailler. Capacité primaire qui, tout compte fait, n'a pas servi à grand chose à part vous maintenir en vie et donner un sens à votre lutte contre le froid et la faim et votre utilité dans ce camp.Pour survivre. Survivre. Ce mot me laisse perplexe. Il y a le mot « vivre » et pour moi « survivre » ne voudrait-il pas dire « vivre au-dessus », « vivre plus », « vivre mieux »? Mais pour vous ce mot signifiait plutôt: « être au-dessus pour vivre ». Je ne comprends pas et ne comprendrais jamais comment un homme a pu endoctriné autant de monde et les entrainer dans sa folie meurtrière engendrant haine et violence gratuite !Malgré l'horreur, on se rend compte, à travers votre récit, que l'Homme est prêt à tout pour lutter, en général. Marchandage, négociation avec l'ennemi pour une ration de pain supplémentaire, une place à l'infirmerie, à un travail moins pénible...Comment continuer lorsqu'on ne sait pas si notre journée, notre heure voire même notre minute en train de passée ne sera pas la dernière ? Lutter pour garder vos pieds au chaud et en bon état afin de continuer à travailler et donc d'essayer de rester en vie.Comment critiquez votre livre ? Comment pourrais-je me permettre de choisir un nombre d'étoiles pour classer votre histoire inclassable ? Par respect pour vous et tous ceux qui ont vécu cette horreur, je me demande parfois pourquoi l'on s'obstine à laisser en place ces lieux qui ont abrités ou exterminés des milliers d'hommes de femmes et d'enfants pendant toutes ces années de guerre ? Je trouve qu'il y a un côté voyeur à aller visiter les camps qui pour moi n'ont rien de musées et gardent en leur murs des souvenirs inimaginables et effroyables. Certaines personnes de ma famille ont visités Auschwitz et ont parlé de cette odeur de « mort » qui y subsiste. Mais peut-être est-ce nécessaire pour ne pas oublier ? Comment auriez-vous pu oublier ?Personnellement, je m'intéresse plus aux nombreux témoignages racontés par ceux qui sont revenus de l'Enfer des camps. Vous avez choisi de raconter le votre en 1947, pratiquement aussitôt par besoin: « Le besoin de raconter aux « autres », de faire participer les « autres », avait acquis chez nous, avant comme après notre libération, la violence d'une impulsion immédiate, aussi impérieuse que les autres besoins élémentaires... » Pour montrer au monde que l'homme, qui est capable de grandes choses, est aussi capable de parquer les siens comme des bêtes d'élevage, de les maltraiter, les priver de nourriture et d'eau, de les rendre invisible aux yeux du reste de l'humanité et de trouver ça normal.Je connaissais votre nom et votre histoire et j'ai voulu en savoir plus. J'ai donc apprit qu'après Auschwitz vous avez vécu, aimé, êtes devenu un homme influent et avez continué à vous battre pour ne pas laisser les souvenirs des camps s'éteindre. Ils ne se sont jamais éteints et vous ont malheureusement hanté tout au long de votre vie.Merci pour votre témoignage vif, poignant et fort. Et c'est à nous, maintenant, de faire en sorte que personne n'oublie pour éviter que cela ne se reproduise, même si ces horreurs subsistent encore dans certains pays.

chakal
07/11/13
 

La première fois que je l'avais lu, au lycée, j'avais été étonnée de la simplicité avec laquelle l'auteur s'exprimait. Il ne faisait pas dans le pathos, ne parlait que très rarement de ces sentiments, il exposait seulement des faits. C'est ce qui rend son récit bouleversant. Il explique l'organisation dans le camp, le système de distribution des rations (il ne faut jamais être le premier à se servir, on n'aurait que du bouillon), le troc pour des vêtements, le vol de cuillères, etc. Les déportés doivent se débrouiller comme ils peuvent pour survivre, oublier la morale, oublier ce qu'ils étaient. Une totale déshumanisation avant d'être exterminé. Primo Levi rapporte quelques exceptions qui l'ont marqué, mais surtout des simples faits qui l'ont fait douter de l'homme (comme ce SS qui essuit ses mains sales sur la veste du prisonnier).A mon avis, c'est ce qui fait de Si c'est Un Homme l'un des meilleurs témoignages de la Shoa.En ce qui concerne le livre audio en lui-même, le choix de l'acteur (Raphaël Enthoven) est parfait. Il a su parfaitement donner voix à ce récit clinique de la vie dans un camp de concentration. Il n'a pas une voix grave, profonde, mélodramatique, elle est à l'image de la simplicité de Primo Levi : sans trémolo, il lit le texte de manière dynamique et sobre.Pour conclure, Si c'est un Homme est un texte à mettre entre toutes les mains (ou toutes les oreilles), afin de se rappeler de cette période de l'histoire, sans qu'elle soit totalement pervertie par un sentimentalisme tout ce qu'il y a de plus hollywoodien.

Emmab666
30/01/16
 

Ma chronique:http://www.leslecturesdelily.com/2015/09/si-cest-un-homme-ecrit-par-primo-levi.html#moreExtrait de mon avis:Quel témoignage ! C'est difficile de parler de ce livre et d'en parler comme il le faut.Si c'est un homme de Primo Levi est un récit autobiographique fort.J'ai été bouleversée d'écouter son vécu à travers l'interprétation de Raphaël Enthoven. J'ai trouvé que le lecteur transmet cette histoire avec respect et retenu et c'est fort appréciable.Je remercie sincèrement les Éditions Audiolib pour cette découverte.Rendez-vous sur le blog leslecturesdelily.com pour lire l’intégralité de ma critique. À bientôt ! http://leslecturesdelily.com

LeslecturesdeLily
17/09/15
 

Survivre à quel prix ?Que reste-t-il quand on vous a tout volé, même votre identité (parce que vous n’êtes plus qu’un numéro) ? On reste digne, on se lave comme on peut, on se tient droit car on s’appartient encore…. C’est ce que dit un homme à Primo Levi qui aurait peut-être tout abandonné pour sombrer dans le néant, pour oublier… Mais quelques mots et il choisit de continuer de « s’appartenir » et de survivre.C’est, bien entendu, un témoignage bouleversant, écrit avec un ton juste, posé, sans plaintes, sans jugements hâtifs, sans essayer de nous convaincre de quoi que ce soit. Primo Levi choisit de présenter des faits, des émotions, des ressentis…Dans le camp, les notions sont différentes : le bien, le mal, les vols, la justice et l’injustice n’ont plus les mêmes retentissements…et les réactions des hommes sont parfois surprenantes.C’est une lecture dont il est difficile de se détacher tant les événements nous rappellent que l’homme peut être un loup pour l’homme ….

Cassiopea
25/08/15
 

A l’origine, j’ai découvert ce texte dans sa traduction française, à l’âge de quatorze ans. Je l’ai relu en italien, dans sa totalité (et non simplement des extraits) bien des années plus tard. C’est là une œuvre qui, dès la première lecture, m’a profondément marquée et sans doute contribué à construire ma vision de la Shoah. C’est à mon sens un texte d’une grande force, provoquant chez le lecteur un sentiment d’horreur. Je pense qu’il parvient également, aussi surprenant que cela puisse être, à faire concevoir l’inconcevable : la destruction d’un peuple à travers sa déshumanisation.« On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce.C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur.Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. »Ce sont là les paroles d’Angelo Rinaldi à propos de ce témoignage de Primo Levi. Ce sentiment d’avoir lu beaucoup de choses à propos de la Shoah, il m’a fallu justement lire Si c’est un homme pour l’avoir. Et il a également fallu que je lise ce texte pour que je me penche sur les livres et articles d’histoire portant sur le sujet. C'est d'ailleurs au texte de Primo Levi, que je dois en grande partie, je pense, d'avoir construit ma vision des camps de concentration et de la Shoah également.Un témoignage… C’est là effectivement la nature de ce texte. Mais, pour Primo Levi, cela avait un sens particulier : « il doit être témoin au plein sens du terme ‘‘une personne pouvant attester d’un fait, en vertu d’une connaissance directe’’), il ne doit donc parler que de ce qu’il a vu et vécu, sans concession aucune pour ce qu’il a entendu dire ou appris de ses camarades » (Le devoir de mémoire). Ce qui a déterminé sa manière d’écrire ce texte. Par ailleurs, Primo Levi ne juge jamais – ou très rarement - de manière explicite les personnes évoquées. Par contre, il soulève des questions, amenant ainsi le lecteur à jouer ce rôle de juge qu’il se refusait à remplir à travers ce texte.Par contre, si Si c’est un homme est un témoignage, c’est aussi une analyse : l’analyse de la vie dans les camps de concentration, de leur fonctionnement, du comportement des personnes s’y trouvant, déportés comme S.S.Il s’agit là d’ailleurs d’un texte, y compris en italien, au lexique et à la syntaxe clairs où les émotions sont peu présentes, voire absentes. Ce qui permet à l’auteur de prendre une certaine distance par rapport au sujet qu’il aborde. Et c’est notamment là, à mon sens, que réside la force de ce texte.

Ninochka
03/05/15
 

Je n'avais jamais eu l'occasion de lire ce témoignage inestimable avant aujourd'hui. C'est maintenant chose faite et ce devrait être le cas de tout le monde. Si c'est un homme raconte la vie quotidienne de l'auteur, Primo Levi, dans un des camps de concentration d'Auschwitz dans lequel il a vécu plus d'un an. Dans un style très pur, il décrit avec une précision chirurgicale et oppressante la manière dont les Nazis détruisaient les hommes, en leur ôtant jusqu'à leur nom en les affublant d'un numéro ; il décrit la faim, le froid, les maladies, les morts par centaines. Il décrit les hommes de nationalités et de langues différentes qui, pour survivre, font ce qu'ils peuvent pour manger. Il décrit le monde économique parallèle du camp, avec ses lois absurdes, contradictoires et pourtant si précieuses si l'on veut tenir le coup. En parallèle, Levi s'interroge sur la nature humaine : comment certains parviennent, malgré des conditions de vie insoutenables, à survivre. Il dresse ainsi une typologie des élus et des damnés (ceux qui ne restent dans le camp guère plus de quelques mois). Bref, un chef-d'oeuvre qui sert à se souvenir du chapitre le plus noir du XXème siècle et peut-être de l'Histoire de l'humanité : comment certains hommes se sont organisés pour tuer à grande échelle, de manière industrielle d'autres hommes.

Shirayukihime
07/01/15
 

Après les témoignages de Bruno Bettelheim, Jorge Semprun, Charlotte Delbo, je lis enfin celui de Primo Levi. J'y ai trouvé un point commun essentiel, me semble-t-il ou utile à leur survie : le goût, le don, le besoin d'observation attentive, acérée de leurs camarades et d'eux-mêmes qui leur permettra de restituer le quotidien de leur enfer. Le récit de Primo Levi est méthodique, descriptif, écrit dans l'urgence ; celui de Jorge Semprun est poétique, plus littéraire, étonnant de beauté et d'humanité, longtemps digéré, écrit bien des années plus tard. Tous insistent sur le sens et l'importance de la solidarité, aussi minime puisse-t-elle être parfois, car chacun lutte avant tout pour sa propre survie, par nécessité. Aucun texte ne pourra rendre complètement la barbarie des uns et le calvaire des autres, mais la lecture de ces textes nous permet d'en saisir une part d'horreur.

michouk
16/10/14
 

Comment donner une note à ce livre ? une mauvaise signifierait que sa vie n'était pas intéressante, mais alors une bonne signie-t-elle que sa vie était passionnante ? Lorsqu'on sait l'horreur, l'enfer que cet homme a traverser, c'est difficile de dire ça.Je l'a lu au lycée et il m'a marquée à vie. J'en ai fait des cauchemars où je me retrouvais collée à mon mur avec l'impression qu'on m'écrasait, comme lui lorsqu'il devait partager son lit. J'ai pleuré à maintes reprises en me demandant comment on avait pu laisser faire ça ? comment des hommes, un jour, ont ils pu décréter que d'autres leur étaient inférieurs et qu'il fallait les réduire à néant après les avoir martyriser ? Et le pire, c'est que 20 ans plus tard, je me pose toujours les mêmes questions quand je vois les info. Pourquoi n'apprenons nous pas du passé ? Bref. . L'auteur livre son histoire, sans en rajouter, et ça vous touchera forcément. Amoins d'être dépourvu d'humanité.

choukinette
05/10/14
 

Difficile de noter un livre autobiographique.J'ai eu un peu de mal avec la structure de ce livre (mais l'auteur nous préviens dés le début) mais j'y ai adoré lire l'appendice (questions - réponses).Pourquoi ? Qu'est ce qui ... ? Autant de questions sur les camps de la mort que l'humanité ne pourra répondre. Et pour l'auteur y répondre serai le justifié, et on ne peut pas justifier ce qui déshumanise. Voilà un des très beaux messages de Primo Levi.

rpfab
09/06/14
 

Il était grand temps pour moi de lire ce classique de la littérature concentrationnaire. Primo Levi a écrit ce récit autobiographique entre 1945 et 1947. Il y décrit le quotidien dans le camp d'Auchwitz avec un point de vue avec presque une froideur clinique. On comprend très bien la hiérarchie qui existe au sein du camp, avec les kapos qui sont tous des prisonniers de droit commun au passé violent. Lorsque le camp sera déserté par les allemands, c'est lui entouré de quelques amis qui assurera la survie des prisonniers avant l'arrivée des Alliés.Primo Levi eut du mal à trouver un éditeur pour ce livre, ce n'est qu'après la parution d'un autre livre que celui-ci fut accepté. Il fut loin de connaître un succès immédiat. J'ai compris pourquoi je n'en avais pas entendu parler au lycée quand j'ai vu que la première traduction en France datait de 1987. J'ai lu de nombreux témoignages sur la Shoah quand j'étais adolescente, Treblinka est sans doute celui qui m'a le plus marquée. J'ai trouvé Si c'est un homme trop froid même si bien sûr, certains aspects m'ont intéressée. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
19/01/14
 

Ce livre, autobiographie -sans rien d’inventer rajouter l’auteur- ne fait pas redondance avec d’autres, il est un témoignage implacable, analysé au cordeau de l’âme humainePrimo Levi analyse comment le système nazi est arrivé à transformer des hommes en monstres, comment toute trace de civilisation, de partage, de fraternité a pu être balayée, comment le bien et le mal n’étaient plus des valeurs, seule la survie comptait.Souvenons-nous avec quelle facilité l’homme est un loup pour l’homme… Cocotcha

cocotcha
19/05/13

Un homme, Primo Levi lui-même, est déporté en 1944, c'est un physicien juif italien qui refuse la déshumanisation avec Lorenzo d'où le titre de l'oeuvre.A la fin, il ne fait pas la marche de la mort car il est malade et reste avec les blessés lorsque le camp est ravagé par des bombardements. Il sort vivant espère revoir les personnes qu'il a rencontré dans le camp. Cemella

Cemella
01/05/13
 

Si c’est un homme a été écrit par Primo Levi. Cet homme a survécu à Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour perpétuer le devoir de mémoire, pour que l’on n’oublie pas, il retrace dans cet ouvrage cette dure expérience.Il se contente de raconter sa vie au lager (Auschwitz), le quotidien, mais aussi ce qu’un homme peut faire d’un autre homme. A aucun moment il ne juge, ce qui renforce son récit. Sa dynamique est plus dans l’information, la narration, la mémoire.Cet ouvrage mérite vraiment d’être lu. Broutille de lune

Broutille
06/01/13
 

En 1944, Primo Levi est arrêté alors qu'il était dans le maquis. Les autorités italiennes vont le confier ainsi que des compatriotes juifs aux Allemands. Il va se retrouver à Auschwitz.   Si c'est un homme est un témoignage de l'horreur des camps. C'est aussi un moyen pour Levi d'essayer d'exorciser qui ne le quittera pas toute sa vie durant. Pendant 185 pages, Levi raconte comment il a survécu à Auschwitz. Ce qui est impressionnant, c'est l'absence de haine qu'il peut ressentir à l'égard des Allemands, il y a de la colère mais pas de haine. Les camps ont été une entreprise massive de déshumanisation. Les personnes, tatouées considérées comme des bêtes voire comme des choses, ont perdu tout ce qui pouvait faire d'elles des êtres humains.   Il décrit des rapports sociaux redessinés : les criminels de droit commun ont droit à plus d'estime que les juifs. C'est aussi un univers de débrouille, où seuls ceux qui sont rapides et qui savent marchander peuvent s'en sortir.   L'ironie du sort est que pour essayer de garder une part d'humanité, Levi se récite des extraits de la Divine Comédie de Dante.

Chiwi
26/12/12
 

J’ai eu beaucoup de mal à le lire. Je l’ai de ce fait abandonné, puis repris, puis encore abandonné... Je me décide enfin à vous en faire un avis détaillé pour expliquer mon tat d’esprit durant cette lecture. Impossible. Cela ne peut pas être vrai. Et pourtant… Nous, tranquillement installés sur nos chaises, faces à un écran d’ordinateur, un enseignant ou un bon repas, on ne s’imagine pas l’enfer de la déportation. Comment des hommes sensés, ou bien même fous, comment des humains ont pu faire subir un tel sévisse à d’autres humains ? Comment… ? On ne peut que voir les contours flous, les couleurs imprécises des images d’archives en noir et blanc. Tout cela nous paraît lointain, fini, une légende… Si c’est un homme nous rappelle la réalité avec la violence d’un uppercut. Tout n’est qu’horreur, conditions de vie exécrables, abomination. Les latrines, les lits, le travail forcé, les mises à mort... Tout semble comme sorti tout droit d’un cauchemar des plus horrible. Mais point d’apitoiement ni de trémolos larmoyants. Primo Levi nous offre ici un témoignage qui se veut le plus objectif possible. Il ne se place pas véritablement en victime mais surtout en spectateur (un spectateur qui vit l’action, plus vraie que nature). On se retrouve à notre tour, nous aussi spectateurs. Mais contrairement à Levi, nous n’agissons pas, ne bougeons pas ; nous voyons juste devant nous le film se déroulait douloureusement sous nos yeux. Certains moments furent émouvants et même attendrissants. Par exemple l’épisode avec Schlome (p.42). D’un côté purement pratique, il y a un petit bémol : les mots en allemands difficiles de suivre, car non traduits pour certains. Séverine

SEcriture
24/09/12

Dur, très dur à lire. Primo Levi retrace sa propre expérience des camps de concentration; c'est extrêment difficile à lire, se par la dureté et l'horreur de cette vie là , même si l'auteur traite le drame de sa vie sans nous faire part de ses émotions.

Arfirith
25/08/12
 

Si c'est un homme, s'il s'agit d'un livre poignant et difficile, n'en demeure pas moins une magnifique ode à l'espoir. Levi nous décrit comment chaque jour les prisonniers apprennent à se dire que tout pourrait être pire. Il pleut ? Oui, mais il pourrait y avoir du vent. Il fait froid ? Au moins on ne sentira plus la faim. Chaque jour apporte son lot de surprises, dans le bon comme dans le mauvais sens. Chaque jour voit se mettre en place diverses combines pour survivre, un balais contre un pot de soupe, une lime contre une chemise supplémentaire...En écrivant Si c'est un homme, Primo Levi raconte l'inimaginable, l'indicible de l'horreur humaine. Il raconte la peur de la mort mais aussi la résignation et l'espoir auquel on n'ose même plus croire lorsque les SS abandonnent le camps aux troupes russes. A lire, au moins une fois, pour le devoir de mémoire. Miss Alfie

MissAlfie
08/08/12
 

Ce n'est pas possible de commenter un témoignage comme celui-là, les mots sont impuissants à transcrire tout ce qu'on peut ressentir, la multitude d'émotions mais aussi l'abîme de réflexions qu'il entraîne, le profond changement qui s'impose après sa lecture, en soi, dans ses actes, tout ce qu'on voudrait pouvoir faire et changer de sa propre attitude....Ou alors on emprunte ses mots à lui, on dit :"Mais dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme, c'est un fruit vénéneux issu de la funeste souche du fascisme, et qui est en même temps au-dehors et au-delà du fascisme même. Nous ne pouvons pas la comprendre; mais nous pouvons et nous devons comprendre d'où elle est issue, et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire, parce que ce qui est arrivé peut recommencer, les consciences peuvent à nouveau être déviées et obscurcies : les nôtres aussi."L'univers concentrationnaire, au jour le jour, avec une analyse très poussée des comportements, avec des faits bruts et dépassionnés, tout, absolument tout est dans ce livre. Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

Lire Primo Levi Si c'est un homme a rappelé à ma mémoire mon épreuve du baccalauréat littéraire en 1993 sur le devoir de mémoire. On sait d'avance que la lecture sera difficile car ce livre relève de "la littérature concentrationnaire". Le récit se présente comme un récit autobiographique d'un rescapé des camps nazis. L'auteur raconte son arrestation, sa déportation et sa vie dans le camp d' Auschwitz de Décembre 1943 à Janvier 1945.Ce livre est un témoignage poignant d'un déporté parmi d'autres déportés. Primo Levi est victime mais aussi observateur et livre une description du Lager et de ses conditions de vie.Si c'est un homme offre une réflexion sur la souffrance et sur la fraternité. Le Lager est un miroir de la société humaine. Le détenu est non seulement un homme déshumanisé mais aussi un homme mis à nu. Les portraits des autres hommes portent à la lumière la force de survivre au quotidien du camp, en passant du mépris à la reconnaissance de l'autre.J'ai beaucoup aimé la beauté du chapitre où le narrateur entreprend de réciter à Jean un passage de La Divine Comédie de Dante et, au moment même où il récite les vers en italien, il prend conscience du pouvoir de la poésie. Le poème écrit par Dante au XIV ème siècle se fait l'écho de la souffrance des hommes du Lager et la force d'Ulysse est comparable à leur détermination.C'est un livre au sujet sombre,où le narrateur témoigne admirablement de la vision manichéenne de l'avenir à l'époque ( l'Appendice est riche d'enseignements) mais source d'une grande réflexion sur cette période de l'histoire."Pendant quelques heures, nous pouvions être malheureux à la manière des hommes libres."Livre traduit de l'italien par Martine Schruoffeneger

Mirontaine
12/04/12
 

Tant qu’il y aura sur terre des Hommes pour anéantir ses semblables, tant qu’il y aura sur terre des Hommes pour nier l’Histoire, des témoignages comme celui-ci seront indispensables.Primo Levi, a été arrêté tardivement dans le processus de l’Holocauste, c’est ce qui explique, sans aucun doute qu’il ait survécu à l’horreur des camps. Sa déportation à Auschwitz aura duré un peu moins d’un an, et il en sortira à la libération des camps par l’armé soviétique.Ce qui fait à mon sens la grande valeur de ce témoignage, c’est le recul extraordinaire dont fait preuve l’auteur pour relater l’insoutenable, l’indicible, et ce à peine 2 ans après les faits.Je n’ai relevé aucune haine dans ces propos, aucune joute oratoire ; mais au contraire les choses sont dites telles quelles : avec tact (j’entends par là sans volonté de choquer pour choquer), mais avec réalisme. Le récit est dur à lire de par la charge émotionnelle qu’il dégage, de par l’horreur des faits ; cependant Primo Levi, avec intelligence a su en faire un récit accessible pour tous.La structure de ce témoignage est volontairement « désordonnée ».En somme, l’auteur a privilégié la spontanéité à un agencement organisé.Malgré les nombreux livres qu’il m’a été donné de lire, ou films à ce propos, je me pose toujours les mêmes questions : Comment un « homme » ait pu être à l’origine d’un tel massacre ? Pourquoi n’en avons-nous pas encore tiré les leçons ?Il n’y a, finalement, sur terre pas plus prédateur que l’Homme……….Voilà un livre à mettre sans modération entre toutes les mains.Quelques extraits qui m’ont particulièrement fait réagir« Avec la précision absurde à laquelle nous devions plus tard nous habituer, les Allemands firent l’appel. A la fin l’officier demanda « Wieviel Stück ? » et le caporal répondit en claquant les talons que les « pièces » étaient au nombre de six cent cinquante et que tout était en ordre » p17« Nous sommes des esclaves, certes, privés de tout droit, en butte à toutes les humiliations, voués à une mort certaine, mais il nous reste encore une ressource et nous devons la défendre avec acharnement parce que c’est la dernière : refuser notre consentement. » p57« K.B, c’est l’abréviation de l’infirmerie.(…) Elle contient en permanence un dixième de la population du camp, mais bien peu y séjourne plus de quinze jours, et personne plus de deux mois, délai au terme duquel nous sommes tenus de guérir ou de mourir. » p65

mimipinson
09/06/11
 

J’ai lu, et je lis toujours, pas mal de livre sur la Seconde Guerre Mondiale. Celui-ci est le plus marquant, et si je ne devais en retenir qu’un sur le sujet, ce serait ce livre.Je l’ai découvert assez tard, en terminale. Je me faisais opérer des dents de sagesse sous anesthésie générale et me retrouvais donc coincée à l’hôpital pour plusieurs jours, ma voisine de chambre (une abrutie finie soit dit en passant, mais elle était gentille), lisait ce livre, et me l’a conseillé. J’en avais entendu parler bien sûr, mais je l’avais jamais lu. Puis une semaine après environ, la prof de philo en parle à son tour, puis en histoire, on lit le poème placé en exergue, enfin, je me retrouve à lire à voix haute ; ledit poème. J’ai juste été bouleversée, et ai à peine réussi à finir dignement ma lecture. Le soir même j’achetais le livre et me plongeais dedans. J’ai passé la nuit dessus. Je n’ai réellement pu le lâcher qu’une fois la dernière page tournée. Ce que je lisais était horrible, dur, mais je n’arrivais pas à me détacher de ce livre. Je me sentais vraiment mal à la fin de ma lecture, parce que je n’arrivais pas à pleurer, c’était au-delà des larmes, et en même temps j’avais besoin que ça sorte, mais j’y arrivais pas. Je me souviens avoir passé la journée de cours, dents serrés sans prononcer un seul mot.Je l’ai relu une fois en entier, peu de temps après, puis quelques passages, plus récemment pour travailler un rôle au théâtre.En général je relis beaucoup les livres que j’ai aimé, mais là, je me l’interdis, c’est peut être bête mais j’ai peur d’affadir les mots, de ne plus rien ressentir, si je le relis trop souvent, peur qu’il devienne banal, de ne plus faire attention à chaque mot. Et ça je refuse.

un flyer
10/05/11

Un des meilleurs témoignage sur la réalité des camps de concentration. Primo Levi est un scientifique. Il ne tombe pas dans le pathos. Du coup, la réalité nous prend à la george. Ce livre m'a beaucoup marqué à la fois par ses propos et par son écriture. Je vous le recommande ainsi que sa suite : La trêve. mini pouce06

minipouce06
08/12/10
 

Superbe livre, superbe témoignage : ce n'est pas le récit historique d'un prisonnier d'un camp pendant la deuxième guerre mondiale mais les souvenirs d'une vie. On prend un point particulier , la vie d'un homme mais une vie qui prend une gigantesque forme. On voit peu le bourreau mais le quotidien est très précis. Une précision qui nous souligne le caractère trés émotionnel du protagoniste. Ce n'est plus le dégoût qu'il nous inspire c'est l'incompréhension. C'est un récit de coeur et c'est ce qui nous prends à la gorge...

Fred25
19/11/10
 

La seconde guerre mondiale m'a beaucoup intrigue depuis l'age de mes 9 ans. Il est donc pas etonnant que je me tourne vers la litterture. Un des temoignages les plus poignant, une ecriture fluide et dure. Un livre à lire

Mayuha
14/11/10
 

Si c'est un homme Ce livre est l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérience indicible des camps d'extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l'appartenance des juifs à l'humanité. Le passage où l'auteur décrit le regard de ce nazi qui lui parle sans le voir, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l'holocauste a d'abord été une négation de l'humain en l'autre.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : ITALIEN

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