Si c'est un homme

LEVI, PRIMO

livre si c'est un homme
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 01/10/88
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore
entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité ». Angelo Rinaldi
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Ma chronique:http://www.leslecturesdelily.com/2015/09/si-cest-un-homme-ecrit-par-primo-levi.html#moreExtrait de mon avis:Quel témoignage ! C'est difficile de parler de ce livre et d'en parler comme il le faut.Si c'est un homme de Primo Levi est un récit autobiographique fort.J'ai été bouleversée d'écouter son vécu à travers l'interprétation de Raphaël Enthoven. J'ai trouvé que le lecteur transmet cette histoire avec respect et retenu et c'est fort appréciable.Je remercie sincèrement les Éditions Audiolib pour cette découverte.Rendez-vous sur le blog leslecturesdelily.com pour lire l’intégralité de ma critique. À bientôt ! http://leslecturesdelily.com

LeslecturesdeLily
17/09/15
 

A l’origine, j’ai découvert ce texte dans sa traduction française, à l’âge de quatorze ans. Je l’ai relu en italien, dans sa totalité (et non simplement des extraits) bien des années plus tard. C’est là une œuvre qui, dès la première lecture, m’a profondément marquée et sans doute contribué à construire ma vision de la Shoah. C’est à mon sens un texte d’une grande force, provoquant chez le lecteur un sentiment d’horreur. Je pense qu’il parvient également, aussi surprenant que cela puisse être, à faire concevoir l’inconcevable : la destruction d’un peuple à travers sa déshumanisation.« On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce.C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur.Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. »Ce sont là les paroles d’Angelo Rinaldi à propos de ce témoignage de Primo Levi. Ce sentiment d’avoir lu beaucoup de choses à propos de la Shoah, il m’a fallu justement lire Si c’est un homme pour l’avoir. Et il a également fallu que je lise ce texte pour que je me penche sur les livres et articles d’histoire portant sur le sujet. C'est d'ailleurs au texte de Primo Levi, que je dois en grande partie, je pense, d'avoir construit ma vision des camps de concentration et de la Shoah également.Un témoignage… C’est là effectivement la nature de ce texte. Mais, pour Primo Levi, cela avait un sens particulier : « il doit être témoin au plein sens du terme ‘‘une personne pouvant attester d’un fait, en vertu d’une connaissance directe’’), il ne doit donc parler que de ce qu’il a vu et vécu, sans concession aucune pour ce qu’il a entendu dire ou appris de ses camarades » (Le devoir de mémoire). Ce qui a déterminé sa manière d’écrire ce texte. Par ailleurs, Primo Levi ne juge jamais – ou très rarement - de manière explicite les personnes évoquées. Par contre, il soulève des questions, amenant ainsi le lecteur à jouer ce rôle de juge qu’il se refusait à remplir à travers ce texte.Par contre, si Si c’est un homme est un témoignage, c’est aussi une analyse : l’analyse de la vie dans les camps de concentration, de leur fonctionnement, du comportement des personnes s’y trouvant, déportés comme S.S.Il s’agit là d’ailleurs d’un texte, y compris en italien, au lexique et à la syntaxe clairs où les émotions sont peu présentes, voire absentes. Ce qui permet à l’auteur de prendre une certaine distance par rapport au sujet qu’il aborde. Et c’est notamment là, à mon sens, que réside la force de ce texte.

Ninochka
03/05/15
 

Difficile de noter un livre autobiographique.J'ai eu un peu de mal avec la structure de ce livre (mais l'auteur nous préviens dés le début) mais j'y ai adoré lire l'appendice (questions - réponses).Pourquoi ? Qu'est ce qui ... ? Autant de questions sur les camps de la mort que l'humanité ne pourra répondre. Et pour l'auteur y répondre serai le justifié, et on ne peut pas justifier ce qui déshumanise. Voilà un des très beaux messages de Primo Levi.

rpfab
09/06/14
 

Un homme, Primo Levi lui-même, est déporté en 1944, c'est un physicien juif italien qui refuse la déshumanisation avec Lorenzo d'où le titre de l'oeuvre.A la fin, il ne fait pas la marche de la mort car il est malade et reste avec les blessés lorsque le camp est ravagé par des bombardements. Il sort vivant espère revoir les personnes qu'il a rencontré dans le camp. Cemella

Cemella
01/05/13
 

Si c'est un homme, s'il s'agit d'un livre poignant et difficile, n'en demeure pas moins une magnifique ode à l'espoir. Levi nous décrit comment chaque jour les prisonniers apprennent à se dire que tout pourrait être pire. Il pleut ? Oui, mais il pourrait y avoir du vent. Il fait froid ? Au moins on ne sentira plus la faim. Chaque jour apporte son lot de surprises, dans le bon comme dans le mauvais sens. Chaque jour voit se mettre en place diverses combines pour survivre, un balais contre un pot de soupe, une lime contre une chemise supplémentaire...En écrivant Si c'est un homme, Primo Levi raconte l'inimaginable, l'indicible de l'horreur humaine. Il raconte la peur de la mort mais aussi la résignation et l'espoir auquel on n'ose même plus croire lorsque les SS abandonnent le camps aux troupes russes. A lire, au moins une fois, pour le devoir de mémoire. Miss Alfie

MissAlfie
08/08/12
 

Tant qu’il y aura sur terre des Hommes pour anéantir ses semblables, tant qu’il y aura sur terre des Hommes pour nier l’Histoire, des témoignages comme celui-ci seront indispensables.Primo Levi, a été arrêté tardivement dans le processus de l’Holocauste, c’est ce qui explique, sans aucun doute qu’il ait survécu à l’horreur des camps. Sa déportation à Auschwitz aura duré un peu moins d’un an, et il en sortira à la libération des camps par l’armé soviétique.Ce qui fait à mon sens la grande valeur de ce témoignage, c’est le recul extraordinaire dont fait preuve l’auteur pour relater l’insoutenable, l’indicible, et ce à peine 2 ans après les faits.Je n’ai relevé aucune haine dans ces propos, aucune joute oratoire ; mais au contraire les choses sont dites telles quelles : avec tact (j’entends par là sans volonté de choquer pour choquer), mais avec réalisme. Le récit est dur à lire de par la charge émotionnelle qu’il dégage, de par l’horreur des faits ; cependant Primo Levi, avec intelligence a su en faire un récit accessible pour tous.La structure de ce témoignage est volontairement « désordonnée ».En somme, l’auteur a privilégié la spontanéité à un agencement organisé.Malgré les nombreux livres qu’il m’a été donné de lire, ou films à ce propos, je me pose toujours les mêmes questions : Comment un « homme » ait pu être à l’origine d’un tel massacre ? Pourquoi n’en avons-nous pas encore tiré les leçons ?Il n’y a, finalement, sur terre pas plus prédateur que l’Homme……….Voilà un livre à mettre sans modération entre toutes les mains.Quelques extraits qui m’ont particulièrement fait réagir« Avec la précision absurde à laquelle nous devions plus tard nous habituer, les Allemands firent l’appel. A la fin l’officier demanda « Wieviel Stück ? » et le caporal répondit en claquant les talons que les « pièces » étaient au nombre de six cent cinquante et que tout était en ordre » p17« Nous sommes des esclaves, certes, privés de tout droit, en butte à toutes les humiliations, voués à une mort certaine, mais il nous reste encore une ressource et nous devons la défendre avec acharnement parce que c’est la dernière : refuser notre consentement. » p57« K.B, c’est l’abréviation de l’infirmerie.(…) Elle contient en permanence un dixième de la population du camp, mais bien peu y séjourne plus de quinze jours, et personne plus de deux mois, délai au terme duquel nous sommes tenus de guérir ou de mourir. » p65

mimipinson
09/06/11
 

Un des meilleurs témoignage sur la réalité des camps de concentration. Primo Levi est un scientifique. Il ne tombe pas dans le pathos. Du coup, la réalité nous prend à la george. Ce livre m'a beaucoup marqué à la fois par ses propos et par son écriture. Je vous le recommande ainsi que sa suite : La trêve. mini pouce06

minipouce06
08/12/10
 

La seconde guerre mondiale m'a beaucoup intrigue depuis l'age de mes 9 ans. Il est donc pas etonnant que je me tourne vers la litterture. Un des temoignages les plus poignant, une ecriture fluide et dure. Un livre à lire

Mayuha
14/11/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ITALIEN