Silas marner

ELIOT, GEORGE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/05/80
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SYNOPSIS :

Superbe de femmes écrivains qui illustrèrent alors la littérature d'outre-Manche : Jane Austen, Mrs. Gaskell, les sÅ«urs Brontë. Politiquement " radicale ", passionnée de problèmes philosophiques et sociaux, vivant en union libre avec un homme marié, George Eliot incarne aussi le premier refus de la condition " surnuméraire
" de la femme et de tous les tabous de la société victorienne. Histoire d'un tisserand, d'un " cÅ«ur simple " qui meurt et renaît à l'amour, Silas Marner nous introduit au cÅ«ur le plus profond, savoureux et sensible, de l'Angleterre rustique, avec ses commères, ses auberges, ses libertins de village et ses illuminés.
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Injustement accusé de vol, trahi par son meilleur ami, abandonné par la jeune femme qu'il aime, le tisserand Silas Marner quitte la ville pour s'établir dans la petite communauté campagnarde de Ravenloe. Pendant 15 ans, il va vivre reclus chez lui, à bonne distance des autres villageois qui éprouvent quelque méfiance à son égard, à tisser et à amasser de l'or. Mais un jour son pécule lui est dérobé : la perte de son trésor et l'arrivée dans sa vie d'une petite fille abandonnée vont lui enseigner ce qu'est la vraie richesse et sa propre valeur. Parallèlement, les Cass, la famille la plus aisée de la région, connaissent également quelques aléas : l'ainé, Godfrey, possède un lourd secret qui pourrait compromettre son mariage avec la jolie Nancy Lammeter, et le cadet, Dunstan, en profite pour soutirer à son frère de quoi financer sa vie dissolue.George Eliot (de son vrai nom Mary Ann Evans) est considéré comme l'un des plus grands romanciers anglais du XIXe siècle, dans la lignée des auteurs réalistes. Et en effet elle décrit superbement société rurale anglaise victorienne : elle dépeint avec talent la communauté villageoise de Raveloe et les us et coutumes de l'époque, ainsi que les différentes classes sociales et leurs relations. J'ai aimé son sens de l'observation, ses descriptions précises, concrètes et réalistes du milieu provincial et rural, ses portraits habilement croqués de paysans, de même que sa critique de mœurs, fine et sensible. Ainsi, tous les passages où apparaissent les habitants du village (à l'auberge, les invités du bal...) sont à la fois plein de vérité et de drôlerie, sans être caricaturaux.Mais la tendance moralisatrice de l'histoire compromet le charme de cette œuvre. En effet, le récit est doublé de commentaires interstitiels et de considérations abstraites qui empâtent et étouffent la narration. De plus, les préceptes énoncés sont péremptoires et banals : la richesse matérielle n'est rien en comparaison de l'amour ; un ordre supérieur indéfini (la providence ? Dieu ?) veille a ce que les bons soient récompensés et les méchants punis ; les épreuves traversées peuvent être l'occasion d'un rachat ou la condition même d'un bien ultérieur... Ce symbolisme moraliste simpliste un brin naïf plombe le récit qui, sans cela, aurait pu rester plaisant.

Kara
28/08/09
 

Deux choses m'ont frappées dans ce roman. La première est celle de la description du village, avec ses conventions sociales, car on ne mélange pas les différentes classes. L'Arc-en-ciel, le troquet du village, est le lieu de rencontre des villageois, et le salon du squirrel Cass est celui des bals, des dîners, où tous les convives rivalisent dans leurs tenues. Les deux mondes ne sont pas imperméables (le médecin ou les hommes de religion peuvent assister aux deux), mais il est évident que les comportements y sont très différents. Ainsi, l'arrivée de Marner au cours du bal est une intrusion beaucoup plus étrange que celle au troquet quelques temps auparavant. La description du village permet également la mise en exergue des ragots, des cancans, des stéréotypes qui laissent à l'écart ceux dont on ne comprend pas le comportement. C'est ce qui arrive à Marner à son arrivée.La deuxième chose, c'est la naïveté de l'histoire d'amour racontée : Godfrey Cass veut épouser Nancy Lammeter, mais il est secrètement marié à une serveuse de bar. Je ne voudrais pas paraître désobligeant, mais cette partie du récit m'a paru assez harlequinesque. Si cette histoire reste secondaire, elle occupe toutefois une place relativement importante, notamment au centre du roman. Mais la personnalité de Marner, son amour pour Eppie et sa renaissance à la vie permettent d'oublier, au final, cette partie moins convaincante du récit.Un classique que je suis content d'avoir découvert, même si les nombreuses références religieuses, et la moralité de l'histoire (on finit toujours par être récompensé lorsqu'on a rien à se reprocher) ne sont pas ma tasse de thé. Je ne sais pas si Eliot est typique des romans anglais du XIXe Siècle, mais je crois que cette catégorie littéraire n'est pas forcément ce qui m'attire. Mais je ne demande qu'à être surpris...

Yohan59
26/10/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

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