Singe savant tabasse par deux clowns

CHATEAUREYNAUD-G.O

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 02/02/05
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Au tournant des années 70 et jusqu'à aujourd'hui, la nouvelle française a connu un renouveau dont on n'a pas encore pris toute la mesure. Georges-Olivier Chateaureynaud est un des artisans majeurs de ce phénomène. A côté des grandes nouvellistes réalistes comme Annie Saumont, Claude Pujade-Renaud ou Christiane Baroche, c'est le registre du fantastique « à la française », plus soucieux d'intriguer et de troubler, de « confondre » que d'effrayer, qu'il aura renouvelé. Le présent recueil en témoigne, après Le Héros blessé au bras, Le Kiosque et le tilleul, Le Goût de l'ombre. Débarrassé de ses clichés et de son bric-â-brac, le fantastique est à même de continuer l'exploration de la psyché humaine qui a de tout temps constitué sa visée véritable. Ici, une ancienne actrice défigurée par la foudre s'offre à l'éclair qui viendra la reprendre... Lâ, un homme
accumule chez lui, jusqu'à vivre un enfer, les fantômes pourtant bien paisibles de ses proches décédés... Un chauffeur de taxi découvre au coeur de la ville qu'il parcourt depuis des années une rue inconnue de lui, où le goût de la vie devient bouleversant, mais qu'y-a-t-il au bout de la rue ?... Pour quelques billets, une gitane révèle aux convives d'un restaurant combien de temps il leur reste à vivre, mais que faire de ce savoir ?... Dans les villes rêvées par l'auteur, on peut offrir son coeur pour de bon à la personne de son choix, on peut s'autofusiller grâce à un peloton d'exécution automatique - à condition d'avoir l'appoint, car la machine ne rend pas la monnaie. Le fantastique de Chateaureynaud décrit sur un mode métaphorique et poétique un monde cruel, narquois, tantôt invivable et tantôt paradisiaque, un monde à tout moment réversible : le nôtre.
1 personne en parle

Depuis plus de trente-cinq ans, Georges-Olivier Châteaureynaud écrit des nouvelles au fil de l’eau et au fil de ses rêves, une centaine à ce jour.La première des nouvelles de ce recueil (Bourse Goncourt de la nouvelle en 2005, réédité par Zulma en 2013), «La seule mortelle» est à mon goût un chef d’œuvre du genre. Le narrateur a passé sa petite enfance dans un camp de refugiés avant d’hériter d’une immense fortune. Solitaire eternel protégé par son argent, il reste hanté par l’histoire inoubliable que lui a conté une nuit, Mathilde, une prostituée de palace au front dissimulé sous un turban, un conte magnifique sur les illusions cruelles d’une vie de mortel.«Je dépense sans compter, à certains moments avec fièvre, avec fureur, comme on jette du lest, en ballon, pour se déhaler ou pour remonter, éviter à tout prix le contact brisant du sol et regagner les hauteurs paisibles et glacées du ciel. Ou comme, pour l’étouffer, on jette du sable sur un feu qui se déclare. Décidément, l’analogie entre l’argent et le sable me plaît. Ce sont à mes yeux deux matières brutes, inertes, inépuisables, qu’on peut amonceler en dunes protectrices entre le monde et soi. Car j’ai peur du monde. Rien ne me fera jamais oublier la révélation panique de mes cinq ans : Le monde est un camp de personnes déplacées.»Au fil des nouvelles, on devient familier des territoires de l’auteur, et de la découverte - à partir d’un quotidien banal, et de héros qui sont le plus souvent du côté des perdants - de personnages et de lieux étranges, énigmatiques, d’univers oniriques teintés de nostalgie, marqués par le destin et le passage du temps.De ce livre de onze rêves, j’aimerais tout partager. Une de mes préférées, et d’abord pour son titre, est «Tigres adultes et petits chiens», une fantastique nouvelle sur l’alliance mortelle des pouvoirs de nuisance de l’argent et de la séduction. Au tournant du XXème siècle, tandis que la tuberculose fait des ravages à Paris, Jean-Marie Vicennes-Dolprecht, jeune homme phtisique et menacé d’une mort certaine, est admis, par la grâce de la fortune familiale, dans l’établissement de soins du Docteur Gorbius au fin fond de l’Aubrac, qui n’admet que quelques patients mais les guérit tous, pour peu qu’ils en aient les moyens financiers …On retrouve Gorbius en directeur de cirque (dans « Singe savant tabassé par deux clowns ») ou encore en Monsieur Loyal d’une terrifiante attraction de fête foraine (dans « La sensationnelle attraction »), dans les mondes fantastiques de Georges-Olivier Châteaureynaud, des univers de quelques pages dont on ne s’échappe pas facilement.

MarianneL
28/12/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.37 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition