EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/10/01
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles
qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable. Soie, publié en Italie en 1996 et en France en 1997, est devenu en quelques mois un roman culte - succès mérité pour le plus raffiné des jeunes écrivains italiens.
31 personnes en parlent

Au premier abord, l’histoire n’a l’air de rien : crise dans le coton, recherche de nouveaux vers à soie… il faut bien avouer que ça ne paie pas de mine. Pourtant, rapidement on rentre dans l’histoire qui devient très prenante. Baricco nous parle de façon très poétique des voyages dangereux, du Japon, de l’amour indicible et impossible, le retour au pays, la sagesse… Tout cela très concentré, épuré dans moins de 150 pages. Peut-être aurait-il fallu un livre un peu plus long, plus détaillé… mais après tout c’est aussi cette façon que Baricco a de garder la quintessence de ses histoires qui en font de très beaux romans.Un livre très poétique donc, le type d’ouvrage qui fait voyager à la fois dans le temps (XIXe siècle) mais aussi dans l’espace (dans le Japon). Petite préférence cependant pour “Noveccento : pianiste” du même auteur, si vous avez l’occasion de le lire… La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site, rubrique littérature :http://art.souilleurs.free.fr

Artsouilleurs
18/01/09
 

Soie, c'est un promesse de douceur et d'évanescence, un petit mot qui contient un univers... L'intégralité du roman ressemble à ce petit mot ténu et évanescent. Soie c'est, à première vue, une histoire de rien du tout, un tout petit roman, une centaine de pages, 65 courts chapitres. L'histoire ? Simple. Dans les années 1860, pour sauver les élevages de vers à soie de Lavilledieu (bourgade du sud de la France) contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. La loi nippone en interdisant le commerce, il fait affaire avec le trafiquant Hara Kei et croise ainsi la mystérieuse et fascinante compagne du bandit.Le récit des quatre voyages entrepris par Joncour est chaque fois identique. Une page pour l'aller, une pour le retour. Toujours les mêmes, à un mot près. Façon d'indiquer que l'essentiel n'est pas dans le voyage, long et monotone, mais dans ces quelques jours permettant à Joncour d'apercevoir la belle ensorceleuse. Jamais Joncour et sa belle n'échangeront une parole, juste quelques regards, d'infimes effleurements de doigts... Amour impossible qui se poursuit sans jamais avoir réellement commencé. A quatre reprises Joncour se rendra au Japon, à quatre reprises il reviendra vers son épouse, Hélène, et jusqu'au bout Joncour et Hélène recouvriront cette infidélité virtuelle, entêtante, d'un voile de silence. Et finalement, c'est Hélène qui lui offrira la plus belle preuve d'amour.Ce qui fascine et séduit dans ce roman, ce n'est pas tant l'intrigue que l'aisance, la légèreté du style, aérien, qui tend à l'épure, plein de mystères, de non-dits, de silences et de retenu. Les personnages sont faits de désirs et de passions contenus, variation infiniment légère et subtile sur le thème de la trahison. Un très beau roman, tout en douceur et en évocations faites à mi-voix...

Kara
14/01/09
 

Ce court roman conte l'histoire d'un homme qui part régulièrement sur la route de la soie le menant au Japon. Marié à une femme qu'il aime mais qui ne peut avoir d'enfants, il y rencontre à chaque fois une femme mystérieuse avec qui il aura une relation platonique.Un roman poétique et très sensuel. J'ai adoré la lettre ! Sandrine

Sandrinelou
19/06/12
 

Une petite merveille de délicatesse, de poésie. Un joli voyage dans le XIXe siècle et dans le Japon d'autrefois en un texte court, dense et ramassé. Un très beau roman d'amour en guise d'introduction à l'œuvre d'un auteur très intéressant. Un roman d'amour, de temps en temps, pourquoi pas ?

laurence
17/02/12
 

Qu'il est difficile de ne pas en dire trop ! La longueur de ce roman ne me permet pas de développer outre mesure son intrigue, sous peine d'en dévoiler ce qui fait son essence.Je vais donc rester évasive, et vous parler plutôt des sensations que j'ai éprouvées durant cette lecture.Beaucoup de plaisir, déjà, à la découverte de la plume de Barrico, imagée et poétique à souhait.Un sentiment bizarre d'immersion totale dans cette intrigue dramatique empreinte de poésie.Malgré les 120 pages de son roman, Alessandro Baricco nous entraîne dans un univers de lenteur où certains gestes sont décortiqués à l'extrême. Paradoxalement, les années passent rapidement, rythmées par certaines répétitions, tant dans l'intrigue que dans la narration... Je n'en dirai pas plus !Se plonger dans ce roman c'est comme embarquer avec Hervé Joncour pour le Japon, contrée inconnue et ô combien source de fantasmes au XIXe.

soukee
16/10/10
 

Un roman qui se lit comme une poésie, c'est une belle invitation au voyage, une jolie histoire et un contexte original.Cela se lit très vite et on en ressort enchanté !

NicolasH
17/09/10
 

Ce livre est court, très court (140 pages), et je pense qu'il faut le lire d'une traite pour bien s'imprégner de l'histoire. Le rythme n'est pas très rapide mais cette sensation est atténuée par de courts chapitres qui donne une impression contraire. Les vers à soie sont précieux et fragiles et Hervé Joncour se voit contraint d'aller au Japon suite à une épidémie, pour acquérir des vers sains. Cela se passe à l'époque où un voyage pour le Japon prenait 6 mois avec juste quelques jours sur place, l'auteur reprend les mêmes mots à chaque voyage pour nous en faire ressentir la durée. Hervé Joncour y retourne plusieurs fois mais pas uniquement pour les vers à soie, il y a rencontré une femme qui le fascine et l'intrigue. Et entre chaque voyage il retrouve sa femme qu'il aime sincèrement mais sans passion. Une histoire tout en légèreté, en sensibilité, un amour impossible. Mais un livre un peu court à mon goût, j'aurais aimé continuer cette immersion dans cette histoire troublante et fascinante. La fin est surprenante, inattendue et magnifique à la fois. Sandrine(SD49)

SD49
20/08/10
 

C'est un petit roman, mais c'est un surtout un roman lent, qu'il faut prendre le temps de lire pour l'apprivoiser, pour s'imprégner de l'atmosphère, des lieux, des sentiments. Dans un style simple, tout en finesse et en sobriété, parfois presque épuré mais malgré tout très poétique, l'auteur nous emmène sur les pas de cet homme qui non seulement part à l'autre bout du monde, mais va également aller au bout de lui-même. C'est un cheminement, et les phrases récurrentes, les mots qui reviennent au fil des chapitres nous le rappellent. On dirait de la calligraphie japonaise, ça en a la finesse, le velouté, la sensualité. Car la sobriété des mots laisse tout de même transparaître la passion, la relation qui va se tisser, comme par magie - ou comme par malheur - avec un fil de vers à soie, entre l'homme qui va partir au bout du monde, la femme qu'il rencontrera là-bas, sur les terres inconnues, et celle qu'il a laissée à la maison, qui veille sur son jardin.Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
31/05/10
 

J’ai tout simplement succombé à ce livre magnifique et troublant ! Le style épuré décuple chaque mot, chaque phrase et chaque description. J’ai commencé ce livre, bercée par le rythme des voyages et la vie d’Hervé Joncour. Ses voyages qui reviennent tel un refrain s’accordent merveilleusement avec cet homme qui est spectateur de sa vie. Sa femme l’attend patiemment. Mais, après son retour du Japon, elle va comprendre qu’elle a perdu son mari qui ne pense qu’à repartir. Sa rencontre avec cette femme au Japon dégage une sensualité qui m’a donnée la chair de poule. Aucun mot échangé entre eux, tout se joue dans les regards…et là, je dis : merveilleux, sublimissime ! Ce livre se lit dans un sillage de poésie et d’une nostalgie qui prend au cœur… d’une vie qui se joue et dont les acteurs jouent leur rôle sans ne plus y croire.Toute sa force est de faire passer des émotions dans un minimum de mots. C’est beau, très beau… http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
12/04/10
 

Une petite narration sous forme d'un conte orientalisant, celle d'une vie légère et inexplicable d'un sériciculteur qui se regarde comme un reflet éphémère dans l'eau tranquille d'un lac.

lucky44
27/01/09
 

« On était en 1861, Flaubert finissait Salammbô » et Hervé Joncour, un homme de trente-deux ans, s'apprêtait à quitter Lavilledieu. Il avait été sur le point d'embrasser une carrière militaire quand une rencontre le conduisit vers la sériciculture. La soie, cette matière animale, noble et vivante lui permettrait désormais de gagner confortablement sa vie. Une vie qu'il croyait pourtant toute tracée dans ce village du midi de la France. Une vie, que rien ne saurait perturber, passée auprès de son épouse Hélène. Mais il est déjà l'heure de partir, de quitter cette existence sans heurts, plongée dans le doux ronronnement d'une routine bienveillante. D'entreprendre un long voyage pour le Japon et d' acheter des vers à soie d'une qualité exceptionnelle et sains. Un périple pour l'Asie qui s'avère impératif. Les élevages européens subissent alors une épidémie qui les déciment lentement et entraînent les hommes du métier vers la ruine. Joncour part, avalant kilomètres après kilomètres, franchit des montagnes et traverse des océans vers un Ailleurs qu'il ne connaît qu'en rêves. Là-bas, un événement le mènera bien au-delà de la distance qui le sépare de sa terre. Un événement furtif comme la carresse de la soie la plus fine sur une peau. Là-bas, sur ce continent où sensualité et pudeur se rejoignent en une étreinte idéale, il croise le regard d'une femme. Le regard de la femme. « Deux yeux qui n'avaient pas une forme orientale ». Deux prunelles intruses sur un visage d'une étonnante jeunesse. Deux gouttes d'opium qui animent intensément son sang. Ce simple regard suffira à faire voler en éclats ses certitudes et déclencher un brasier dans son existence qui semblait éteinte. Alessandro Barrico a le don d'entraîner le lecteur bien loin des pages qu'il parcourt. Entre amours contrariées, caprices du destin et libre-arbitre, il livre ici une oeuvre caressante, enveloppante dans laquelle on se laisse doucement bercer. Tout en retenue et suggestions habiles, son écriture est propice à l'évasion et au lâcher prise. Et l'on prend plaisir à se perdre dans cette récréation japonisante qui offre un dénouement inattendu et riche en émotions. Un livre dans lequel on aime à se lover, feutré comme un cocon, et dont on espère conserver un souvenir intact le plus longtemps possible...Ainsi soie t'il.. Rebelde

Rebelde
06/01/16
 

Fil ténu de l'en-soi... Soie, comme l’écrit Alessandro Baricco, n’est ni un roman ni un récit : c’est une simple histoire, qui se déroule dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Elle nous raconte, dans une économie de mots et une légèreté d’écriture à la fois poétique et minimaliste, créant ainsi une douceur mélancolique entremêlée d’un fatum laconique, la vie d’Hervé Joncour, dont l’activité est d’acheter et vendre des vers à soie. A la suite d’une épidémie contaminant l’ensemble des élevages, Hervé Joncour va entreprendre 4 longues expéditions au Japon, seul territoire préservé de la contamination. C’est là, au contact distant et envoûtant d’une jeune femme à qui il ne parlera jamais, mais qui ne cessera de le hanter, que la vie va prendre un autre sens pour lui, en l’ouvrant à de nouveaux possibles, comme autant de sentiments enfouis. Soie est une fable sur l’amour, construite sur une dislocation du temps, où 4 mois d’expéditions sont évoqués en une ou deux pages, identiques d’une fois sur l’autre, à une variation près. Et c’est cela Soie : la perception d’un écart infime, d’une infinitésimale distorsion ; le presque rien ou l’infiniment petit à portée de corps : la sensation d’un impalpable qui change tout. Une existence au degré près. Une étroite démesure. Un accroc vers l’en-soi…Ce court texte est un ravissement, une histoire qui tient sur un fil, en équilibre. Qui se lit d’une traite. Comme une haletante course immobile après la vie. Soie a connu un très grand succès critique, amplement mérité !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Je n'ai pas gardé souvenir de cette lecture, je ne sais pas pourquoi...voyages au Japon, texte court et poétique...1997, c'est loin tout de même; j'ai surement des notes de lecture quelque part ... berthe

afbf
19/03/14
 

Ce roman m’a d’emblée rappelé celui de Patrick Deville.Le style simple, dépouillé, est dans le même esprit que Peste et Choléra, mais en plus court et plus resserré. Or ce resserrement est justement ce qui m’a dérangé !Le roman est ascétique, il n’y a pas d’informations superflues, pas de description ou de pensée personnelle.Du coup, je n’ai eu aucune empathie pour les personnages, car je n’ai pas pu les connaître.Avec une histoire pareille, j’attendais un peu plus d’ampleur, du souffle, de l’aventure, mais non ! Il n’y a rien de tout cela.En Italien, le texte est peut-être très beau, car il y a de nombreux procédés stylistiques comme les répétitions qui varient légèrement et demandent au lecteur de se souvenir des précédentes.La rapidité du roman ne permet toutefois pas de s’installer dans les pensées du personnage.Du coup, je me dis que je suis sans doute plus fan de Zola ou Balzac qui développent leurs descriptions à foison, ou plutôt du Comte de Monte-Cristo, où j’ai plus de 1200 pages pour connaître les personnages et m’intéresser à eux.Je préfère les longueurs aux textes ascétiques.J’ai tout de même bien conscience du travail de l’auteur, d’une possible volonté de se conformer à une simplicité asiatique.Les personnages sont attirants, la maitresse est belle mais comporte un mystère, la femme est surprenante et troublante, Baldabiou donne envie de le connaître.L’histoire est belle, triste mais je n’en ai pas trouvé la porte.

Estellecalim
27/05/13
 

Je me suis laissée enivrée par cette lecture. J’ai eu cette sensation que le narrateur me la racontait au creux de l’oreille. Partant de la description du commerce des vers à soie depuis l’orient et particulièrement du Japon, il m’a petit à petit emmené dans une histoire d’amour, une histoire voluptueuse qui se révèle par le corps, les sensations et les émotions. Afin de me bercer, il a utilisé une narration répétitive qui ne m’a pas ennuyée une seconde, me rassurant plutôt dans son discours, me laissant le temps de le rejoindre.J’ai pris plaisir dans ce minimalisme, j’ai apprécié le récit, la découverte de ce commerce, la relation aux femmes en fonction des cultures, le désir et la sensualité . Un livre passionnant où des petits riens deviennent des aventures.

Metaphore
25/05/13
 

Hervé Joncour vit avec sa femme Hélène à Lavilledieu en France, nous sommes au 19e siècle. Son métier est d’acheter et de vendre des vers à soie, loin du militaire de carrière dont rêvait son père. C’est Baldabiou qui changea sa vie ainsi en transformant cette petite ville en l’un des principaux centres européens de sériciculture et de filage de la soie. Il alla tout d’abord en Afrique pour acheter ces oeufs, puis après une épidémie il partit encore plus loin, jusqu’au Japon. C’était une expédition risquée car clandestine, les japonais n’autorisaient pas à ce moment-là l’exportation des oeufs. Là-bas il découvrit une autre culture, d’autres visages, d’autres odeurs et le trouble, le trouble à la vue d’une jeune femme, « Hara Kei était assis sur le sol, (…) une jeune femme étendue près de lui, la tête posée sur ses genoux, les yeux fermés, les bras cachés sous un ample vêtement rouge qui se déployait autour d’elle, comme une flamme, sur la natte couleur de cendre. Hara Kei lui passait lentement la main sur les cheveux : on aurait dit qu’il caressait le pelage d’un animal précieux, et endormi. » « Cette jeune fille ouvrit les yeux (…) c’était que ces yeux-là n’avaient pas une forme orientale, et qu’ils étaient, avec une intensité déconcertante, pointés sur lui. » De cet instant là tout fut différent. Des idéogrammes, une maquerelle, un rêve, un espoir…Bien que la guerre éclata, après trois expéditions et des émotions à fleur de peau, il ne put se résigner à rester en France et il fit malgré tout le voyage, attiré irrésistiblement et invariablement vers ce pays et vers ces mystères. Ce fut sa dernière expédition. Que se sera t’il passé ? Reviendra t’il ? Que trouvera t’il ?Je ne peux en dire davantage ce serait vraiment dommage pour la découverte de ce fabuleux conte. Oui, un conte, écrit avec un style limpide, poétique, sans fioriture, une belle simplicité. Une histoire puissante et douce. Des personnages qui paraissent presque irréels, comme si l’on flottait tout au long de cette aventure, un enchantement. C’est la force, la beauté de l’amour comme la douceur de la soie qui glisse sur votre peau et vous réchauffe et des mots qui glissent sur le papier, comme les regards glissent sur la peau et vous enveloppent de cette chaleur, agréable et mystérieuse. Mais c’est aussi la douleur inexplicable, la souffrance du manque, les affres de lois ancestrales, la mélancolie et la part incontrôlable des émotions et des sentiments. Des oiseaux majestueux, des petites fleurs bleues…J’ai été très émue par la force d’émotions déployée par ce petit livre de 142 pages, sans même m’en douter un instant. J’ai été prise au dépourvu, happée par cette histoire, intensément ébranlée par l’inattendu.Je ne peux que vous conseiller cette lecture, un petit coup de coeur savoureux pour moi.

lauredanse
04/03/13
 

Fil ténu de l'en-soi... Soie, comme l’écrit Alessandro Baricco, n’est ni un roman ni un récit : c’est une simple histoire, qui se déroule dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Elle nous raconte, dans une économie de mots et une légèreté d’écriture à la fois poétique et minimaliste, créant ainsi une douceur mélancolique entremêlée d’un fatum laconique, la vie d’Hervé Joncour, dont l’activité est d’acheter et vendre des vers à soie. A la suite d’une épidémie contaminant l’ensemble des élevages, Hervé Joncour va entreprendre 4 longues expéditions au Japon, seul territoire préservé de la contamination. C’est là, au contact distant et envoûtant d’une jeune femme à qui il ne parlera jamais, mais qui ne cessera de le hanter, que la vie va prendre un autre sens pour lui, en l’ouvrant à de nouveaux possibles, comme autant de sentiments enfouis. Soie est une fable sur l’amour, construite sur une dislocation du temps, où 4 mois d’expéditions sont évoqués en une ou deux pages, identiques d’une fois sur l’autre, à une variation près. Et c’est cela Soie : la perception d’un écart infime, d’une infinitésimale distorsion ; le presque rien ou l’infiniment petit à portée de corps : la sensation d’un impalpable qui change tout. Une existence au degré près. Une étroite démesure. Un accroc vers l’en-soi…Ce court texte est un ravissement, une histoire qui tient sur un fil, en équilibre. Qui se lit d’une traite. Comme une haletante course immobile après la vie. Soie a connu un très grand succès critique, amplement mérité !

A 32 ans, plutôt que d’entreprendre une carrière militaire comme le désirait son père, Hervé Joncour a choisi d’élever des vers à soie. Mais en 1861, une épidémie se répand en Europe et au nord de l’Afrique, rendant inutilisables les œufs des élevages de vers. Seule solution pour ne pas faire faillite : entreprendre un périple au Japon afin d'acquérir les précieux insectes qui sauveront son commerce. Un voyage long et dangereux qui mènera Hervé Joncour dans des contrées inconnues et qui ne le laissera pas indemne. Sa rencontre avec la concubine de son interlocuteur et l’amour qu’il développera pour elle imprimeront en lui une marque indélébile, qui tournera à l'obsession... Alessandro Baricco nous offre avec « Soie » un très beau texte, certes court, mais plein de sensualité, de douceur et de poésie. Les illustrations de Rebecca Dautremer sont magnifiques et permettent de mettre en valeur cette histoire empreinte de nostalgie et de sensibilité. Un bijou !

Mokona
18/02/13
 

Peut-être attends-je trop de cet auteur après en avoir entendu tant de bien, notamment par Chloé, mais je ne comprends pas l’engouement autour de ses œuvres. Ma lecture de Soie fut agréable, c’est une belle histoire, mais cela s’arrête là pour moi, sans plus ni moins.On m’avait notamment vanté la poésie de ce texte. Peut-être est-ce dû à ma lecture en italien, donc moins aisée qu’en français (bien que Baricco soit d’après moi un auteur assez facile à lire), mais je n’ai pas du tout eu ce sentiment. J’ai plutôt retrouvé l’oralité très présente dans Novecento et ai eu l’impression de lire un conte. Le texte est en effet scandé par les divers voyages du héros au Japon et par de nombreuses répétitions, constituant en quelque sorte un refrain de comptine ou l’ossature narrative d’un conte. Le procédé m’a semblé créer une attente et imposer un rythme de lecture particulier au lecteur : une certaine lenteur, invitant à suivre Hervé Joncour dans ce rite annuel. Celui-ci a débuté lorsqu’une épidémie a touché tous les vers à soie d’Europe et de la Méditerranée, paralysant tout le commerce de Lavilledieu, dans le sud de la France. Pour y remédier, le héros a donc été envoyé au Japon pour acheter les précieux œufs. Ses séjours eux-mêmes semblent respecter un rythme initiatique, l’amenant de plus en plus loin dans ce pays, au fur et à mesure des changements sociaux.Au-delà de ce voyage, ce roman narre également une magnifique histoire d’amour : l’attachement incroyable d’une femme pour un homme qui n’y comprend rien. Le final en révèle toute la force et donne un ton très émouvant à l’ensemble.Un bien joli conte.

AmandineMM
17/02/13
 

J'en ai tant lu sur ce livre, tant de critique élogieuse, tant de personnes qui ont aimé que je me sens un peu mal à l'aise face à ce texte. Certes j'ai aimé, certes l'écriture simple et fine presque semblable à la soie m'a séduite mais à part ça où se cache ce chef d'œuvre des chef-d'œuvres tant vanté ?J'ai lu un livre doux, un peu mystérieux, écrit superbement mais qui malgré cela a réussi à me décevoir. Je n'ai pas tellement aimé la façon dont l'histoire est raconté, encore moins ni la fin en queue de poisson et plus encore le style que j'ai trouvé très vite assez lisse. Je n'ai pas été transporté , il ne m'a apporté que peu d'émotion et de surprise. Bref, pour moi ce fut un petit intermède agréable entre deux lectures, ni surprise, ni conquise.Il se lit très très vite, un bon point, si vous en avez l'occasion, lisez-le...

Lacazavent
17/11/12
 

Le destin d'Hervé Joncour est tout tracé, il va devenir militaire. C'est alors qu'il croise Balbadiou, un homme bien étrange et sympathique. Une étrange amitié va alors naitre entre ces deux hommes. Hervé Joncour, surles conseils de ce propriétaire de manufactures de soies, va alors parcourir le monde pour acheter des vers à soie. Ce métier va dans un premier temps l'emmener au nord de l’Afrique puis vers le Japon. Il découvrira un pays fascinant replié sur lui-même depuis deux siècles, où la soie est d'une grande finesse. Et derrière un voile de soie, une femme... Je ne connaissais pas Alessandro Baricco. J'ai découvert un auteur à l'écriture sensible et sensuelle. Le récit est d'une grande finesse, porté par la prose poétique de son auteur. On plonge avec délice dans les aventures de Hervé Joncour et on se laisse porter au fil des pages. De nombreux non-dits renforcent la puissance émotionnelle de l'histoire.« Assis en face de lui, Hervé Joncour, une cigarette éteinte aux lèvres écoutait, immobile. Comme huit ans plus tôt, il laissait cet homme lui réécrire posément son destin. Sa voix lui arrivait faible et claire, rythmée par les gorgées périodiques d'anisette. Sans s'interrompre pendant de longues minutes. La dernière chose qu'elle dit fut- Il n'y a pas le choix. Si nous voulons survivre, il faut aller là-bas.(...)- Et il est où exactement ce Japon ?Baldabiou leva sa canne de jonc en l'air et la pointa par-delà les toits de Saint-Auguste.- Par là, toujours tout droit. »Les personnages sont tous énigmatiques et étranges. On a l'impression d’être dans une réalité décalée et poétique. Cela m'a rappelé par moments un monde à la Tim Burton mais en plus sage, moins déjanté.Les dessins de Rébecca Dautremer sont très fins et illustrent parfaitement l'histoire. J'aime la finesse des crayonnés et la puissance des dessins. Je suis par contre moins fan des petites BDs que je trouve moins délicates.Pour conclure, j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre et je ne saurais trop vous le conseiller. Son format "luxe" et ses illustrations en font un cadeau idéal.Note : 9,5/10 Les Mondes Imaginaires

mondesimaginaires
14/11/12
 

Après la route du thé avec Opium, je vous emmène pour un autre voyage en Orient mais sur la route de la soie cette fois.Nous découvrons le Japon à travers les yeux d’Hervé, sa culture, son raffinement et, surtout, sa soie précieuse et légère comme l’air. Alors que le périple France-Japon dure quand même 4 mois, l’auteur passe très rapidement sur ces périodes en les décrivant toujours de façon identique. C’est assez étrange, parce qu’inhabituel, de relire, mots pour mots, les mêmes descriptifs de voyages au fil du roman. Est-ce pour souligner l’aspect répétitif de la vie d’Hervé ? En tout cas, cela permet de se centrer davantage sur ce qui se passe sur le territoire japonais.Soie, c’est une réflexion sur les choix que l’on fait (ou pas) et qui régissent notre vie actuelle. Dans ce cas-ci, on est face à un homme qui n’a jamais rien décidé. Il subit sa vie, suivant les conseils qui lui sont donnés et prenant ce qui se présente à lui sans broncher. Tout au long du roman, je n’ai eu qu’une envie : secouer cet homme qui manque de vitalité !A l’opposé, son épouse, Hélène, est plus énergique. Mais, au fil du roman, elle semble s’éteindre peu à peu, dans l’attente de ce mari qui est à l’étranger plusieurs mois par an et qui revient toujours un peu plus absent de sa propre vie. Ce roman ouvre donc aussi la réflexion sur la place qu’occupent nos proches dans notre vie, du manque d’attention dont nous faisons parfois preuve à leur égard…J’ai trouvé intéressant qu’à travers l’histoire d’Hervé, l’auteur nous raconte aussi l’histoire de la soie (production française, guerre de 1864, Louis Pasteur qui trouve un remède à l’épidémie qui touche les vers à soie…). Si, parfois, on oublie que le récit se déroule au 19e siècle, ces petits détails nous le rappellent et rendent le roman plus crédible.Soie est écrit avec beaucoup de poésie, il se lit d’une traite et nous immerge complètement dans le Japon du 19e siècle. Tout en utilisant l’humour, ce qui ne gâche rien.Le film issu de ce roman est sorti en 2009 avec, dans les rôles principaux, Michaël Pitt (Hervé Joncour) et Keira Knightley (Hélène Joncour). Carnet de lecture

Carnetdelecture
14/11/12
 

Plus qu'un livre sur le Japon. Plus qu'une histoire à l'eau de rose. "Soie" est un récit plein de sensualité suggérée, sans vulgarité. Un véritable petit coin de paradis qui se lit très vite. Un style assuré et épuré, sans fanfreluche romantique ni niaiserie. En bref : Un pur chef-d'oeuvre ! Séverine

SEcriture
30/09/12
 

Ce livre a beau être bref, je me suis ennuyée ferme de la première à la dernière page. Le style pseudo-poétique m'est sorti par les yeux. A vouloir trop en faire dans le minimalisme, l'auteur devient lourd...L'histoire est inconsistante.Aussitôt lu, aussitôt oublié !

mycupoftea
13/09/12
 

Voilà un roman lu et acclamé par tout le monde, que ce soit dans la blogosphère ou en dehors et qui ne m'a pas emballée plus que ça. La grande qualité de ce roman est sans doute son style, précis et mesuré, parfois traversé de fulgurances et rythmé comme un conte par les répétitions, qui se mettent ainsi à l'unisson de l'obsession de Joncour. Mais l'histoire n'est pas bouleversante d'originalité et il manque trop de détails pour qu'elle devienne véritablement intéressante ou attachante. C'est un roman sans ampleur et qui contient trop de clichés pour son propre bien : l'exotisme et le mystère insondable de l'Orient, forcément un peu cruel, la femme qui se dévoile et ne se livre pas, l'homme hanté par une image et qui passe à côté de son destin, sa femme sacrificielle (à ce titre, la lettre finale est la cerise sur un gâteau déjà indigeste)... Tout ça est trop pour moi, et surtout trop pour 142 pages police 14!

fashiongeronimo
11/08/12
 

L'histoire commence en 1861 à Lavilledieu près de Nîmes. Hervé Joncour mène une vie calme auprès de son épouse Hélène en achetant et en revendant des vers à soie. Jusqu’à ce qu’un jour, une épidémie décime les larves et menace la production locale de soie.Le conseil des sériciculteurs décident de se procurer des larves au Japon, seul pays épargné par l’épidémie. Hervé Joncour est désigné pour faire le voyage. A cette époque c’est une véritable expédition à travers toute l’Europe et l’Asie. Il fera quatre voyages en quatre ans, s’absentant à chaque fois pendant six mois. Au cours de ses expéditions, il fait la connaissance d'une jeune femme mystérieuse dont il s’éprend secrètement. Pendant ce temps, son épouse, véritable Pénélope, l’attend patiemment.L’auteur nous raconte chacun des voyages dans les mêmes termes, selon la méthode du "copier-coller". Mais il ne s’agit pas là d’une solution de facilité de la part de l’auteur. Au contraire, ces répétitions constituent un véritable leitmotiv qui donne un rythme inédit au roman et replacent à chaque fois le lecteur dans l’action. C’est comme le refrain d’une chanson.La fin est tout à fait inattendue. Mais Chut…D’une écriture toute en simplicité et pleine de poésie, ce roman est un petit bijou. Il fait partie de mes coups de cœur.

Ludeca
20/03/12
 

Il fallait bien la voix de Barrico, sa manière de raconter les choses, l’histoire pour donner à la soie toute sa sensualité. C’est ici une histoire de découverte, pas tellement géographique ou textile qu’intime. Tout est dans le titre, la volupté du tissu, perdu discret dans son cocon originale. C’est une rencontre entre l’Europe et le Japon, le continent et l’île, c’est la possibilité des amours. Les voyages qui se perdent dans le temps et ramènent bien plus que de simples marchandises. Et c’est précisément là qu’on trouve l’auteur dans cette capacité à nous offrir ces souvenirs, malgré leur puissance, malgré leur indicibilité. C’est simple à vrai dire, une histoire qu’on aime lire, écouter et dont les mots confèrent à l’exotisme une impression ô combien puissante et bien différentes des cartes postales. Virgule,...

Meandnothim
16/09/11
 

Je ne ferai pas de critique à proprement dit, car en matière de ressenti, c'est "calme plat"Cela se lit vite, cela meuble l'attente du début d'un concert, et l'entracte. Et c'est à peu près tout.J'ai lu Noveccento, je m'y suis ennuyée, j'ai voulu redonner une chance à cet auteur.......Je n'y reviendrai plu. Sa "poésie" ne me procure pas le plaisir qu'une mousseline de soie peut me donner lorsqu'elle entoure mes cervicales.

mimipinson
15/06/11
 

Un samedi après le travail, ma collègue Karine sort du coffre de sa voiture une dizaine de bouquins dont elle ne sait plus que faire en vue de me les donner. Chic ! l'un d'entre eux est sur ma LAL depuis quelques mois. Vu notamment chez Lilly et Allie (pour elle : un coup de coeur) et récemment chez Loutarwen.En ce moment je lis " la petite fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" mais il est trop gros pour que je le trimballe dans mon sac à main (en plus c'est un coup à l'abîmer...). Sachant que j'allais avoir 1h de transport en commun, j'ai pioché dans les petits formats de ma PAL. Soie était donc ma parenthèse dans le thriller suédois. Il ne s'agit pas du tout du même genre.142 pages. Ecrit par un auteur Italien né à Turin en 1958. 65 courts chapitres (c'est piégeux lorsque les chapitres sont courts car on ne peut plus lâcher le bouquin. On se dit à chaque fois : "allez encore un , il est court" et hop une heure après le livre est fini et on est en retard sur ce que l'on devait faire).Dès le premier chapitre, on fait connaissance avec Hervé Joncour, 32 ans, habitant de Lavilledieu, marié à Hélène, sans enfants. Son père avait rêvé d'autres destins pour lui mais Hervé gagne sa vie en achetant et en vendant des vers à soie lorsqu'ils ne sont encore que des oeufs.Nous sommes en 1861. "Flaubert écrivait Salammbô, l'éclairage électrique n'était encore qu'une hypothèse et Abraham Lincoln, de l'autre côté de l'Océan, livrait une guerre dont il ne verrait pas la fin".Pour éviter les épidémies qui frappent les vers à soie, Hervé est obligé d'aller les acheter dans un pays qui est, à l'époque,à l'autre bout du monde :le japon. Après un long voyage , on lui bande les yeux pour le mener dans le village de celui qui lui vend les oeufs.C'est là qu'il rencontre une femme dont "les yeux n'ont pas une forme orientale".Cette femme va le hanter nuit et jour même lorsqu'il sera aux côtés d'Hélène.Il retourne au Japon chaque année pour son négoce mais aussi pour voir cette femme.Poétique et sensuel, ce roman est singulier. Il exprime bien le temps qu'il passe. La moralité de cette histoire (que l'on peut presque lire comme un conte) : pas besoin d'aller chercher l'amour à l'autre bout du monde, il est parfois tout près. Publié en France en 1997, ce roman est devenu un roman culte. Moins emballée que la moyenne des lecteurs (trices) je ne le classe donc pas dans mes coups de coeur. Une question ouverte à tous : que signifie la calligraphie, japonaise je suppose, présente sur la couverture ? Ma note : 2.5/5j'ai décidé d'abandonner le mode petites étoiles pour ma notation. Quand je vais sur les blogs des autres j'apprécie la clarté dans la notation et mes étoiles franchement c'était pas le top. Je reste avec une notation de 1 à 5 mais je me tâte pour passer à une note sur 10, que me conseillez vous ? .

lucie38
29/04/11
 

Encore un petit livre assez court qui se lit très vite mais quelle merveille de finesse et de délicatesse. Je l'ai lu pratiquement d'une traite et je me demande si je ne vais pas le relire à nouveau pour en savourer pleinement le style et toute la subtilité de l'histoire. J'ai un peu de mal à en parler car tout ce que je pourrai dire me semble bien en dessous de ce que j'ai pu ressentir à la lecture de ce roman et dérisoire par rapport à la qualité de ce livre. Je suis rarement tombée sur un texte qui m'a transportée à ce point !J'ai donc accompagné Hervé Joncour dans ce voyage à l'autre bout du monde à la rencontre de ce pays si particulier, encore fermé à cette époque, au monde occidental. Spectatrice un peu voyeuse de cette histoire d'amour hors du temps où toute parole semble inutile et presque sacrilège. J'ai voyagé moi aussi à travers l'Europe et l'Asie à la recherche de ces vers à soie, en quête d'une impossible rencontre où le temps qui passe n'a plus d'importance. J'ai moi aussi attendu fébrile pendant des jours, pendant des mois, le voyage qui nous ramènerait vers un geste où un simple regard, ce moment indicible où le temps s'arrête et où plus rien n'a vraiment d'importance si ce n'est ce petit fil si ténu qui nous relie à l'Autre.J'ai aimé tous les personnages, chacun apportant sa pierre à la construction du récit, chacun avec son importance et son rôle à jouer. Nul besoin de mots ou de grandes phrases pour comprendre les sentiments qui lient les protagonistes de l'histoire. Les silences sont d'une telle éloquence ! Une vie entière qui se déroule dans l'attente, l'attente du prochain voyage pour Hervé Joncour, l'attente du retour de la personne que l'on aime pour sa femme Hélène, l'attente d'un mot, d'un message... jusqu'à cette ultime lettre comme un dernier signe d'amour.Rarement, j'ai eu cette impression que chaque mot, chaque virgule ou chaque répétition sonnait juste à ce point. A aucun moment on tombe dans la mièvrerie ou dans les clichés sur les histoires d'amour impossibles, tous les termes sont pesés, sans fioritures, à l'image de ces petits poèmes japonais où chaque mot est à sa place. Le style dépouillé de ces chapitres très courts donne encore plus de force au roman et de puissance à l'histoire. Un récit épuré qui va à l'essentiel des sentiments et des choix. Soie est un voyage à travers le temps, fait d'émotions contenues et de moments de grâce.

Ikebukuro
11/04/11
 

Soie Aussi limpide que soyeux, ce roman va à l'essentiel pour mieux refléter la vie neutre du personnage. Poétique et minimaliste, cette histoire si simple se laisse lire tout en douceur. Hervé Joncour interrompt le cours de sa vie tranquille par des voyages répétés au Japon, qui feraient partie de sa routine sans cette femme mystérieuse qu'il y croise à chaque fois. Étrange et envoûtant.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.09 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : FRANCOISE BRUN