Sois pres de moi

O'HAGAN, ANDREW

livre sois pres de moi
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 02/10/08
LES NOTES :

à partir de
22,00 €

SYNOPSIS :

Le père David Anderton, 57 ans, s'installe dans la petite ville ouvrière de Dalgarnock, en Ecosse, pour y prendre en charge la paroisse. Arrivant d'Angleterre, il se heurte à l'hostilité de certains concitoyens et peine à trouver sa place dans cet univers si éloigné du sien. Il se lie néanmoins d'amitié avec Mark et Lisa, deux adolescents rebelles, ainsi qu'avec son étonnante gouvernante,
Mrs Poole. Sa proximité avec le jeune homme éveille une certaine suspicion. Le père David devient alors la cible de l'hystérie collective... Dans ses moments de solitude, il est submergé par les réminiscences de son enfance, de ses études à Oxford dans les années 60, en plein coeur des révoltes estudiantines, et porte un regard amer sur ses amours et ses idéaux perdus.
3 personnes en parlent

Mon premier roman d’un auteur écossais, je crois, « Sois près de moi » est un roman un peu déstabilisant, pas tant dans son propos que dans sa prose, érudite, parfois, il faut bien avouer aussi, un peu pédante. Si je n’ai pas totalement adhéré au style d’Andrew O’Hagan, le roman n’en reste pas moins intéressant, surtout qu’il s’attaque à nombre de thèmes forts : alcool et drogue chez les ados, tabou de l’homosexualité, tolérance envers les religions et même abus sexuel envers mineur. Sur la première moitié du roman, l’auteur s’attache à décrire la vie quotidienne de David, prêtre irlandais exilé en Ecosse, dans une petite ville où les étrangers sont mal accueillis. Celui-ci a bien du mal à se faire accepter par la communauté, qui ne voit en lui qu’un gêneur, un « anglais ». Face à ce mur, le protagoniste perd de sa dévotion et préfère de loin les discussions intellectuelles et les joutes verbales qu’il se plait à échanger avec sa femme de ménage, Mrs Poole. Entre deux réminiscences de son enfance perdue, David finit par se lier d’amitié avec deux jeunes délurés, Mark et Lisa. Et là, c’est la spirale infernale qui commence. Les adolescences échangent des vulgarités, tiennent des propos extrêmes, tout en buvant et fumant plus que de raison…surtout quand on a 15 ans. Bizarrement, plutôt qu’être choqué, David se laisse entrainer par les deux ados, et leur offrent un œil complaisant. Il s’assimile à eux, les rejoint dans leurs beuveries, délaisse sa charge de prêtre. C’est une espèce de retour en arrière pour lui, une deuxième adolescence. Puis, tout bascule, le jour où il échange un baiser avec le jeune Mark… Andrew O’Hagan construit un roman complexe, cultivé, les conversations entre les divers personnages apportant autant de réflexions sur la guerre ou l’ostracisme, voire le sectarisme, le chômage et les tentations de la vie. « Sois près de moi » est un peu le cheminement intérieur du héros, il s’interroge sur sa vie, sur ce qui l’a amené à rentrer dans la prêtrise. Si la dévotion et la foi semble s’être perdus en cours de route, c’est un peu parce que celui-ci s’est engagé par dépit dans cette voie à la suite de la mort de son amant. Sur cette partie de sa vie, l’auteur ne s’attarde finalement pas beaucoup et j’avoue avoir été surprise car la 4ème de couverture semblant suggérer que c’était le propos même du roman. Il n’y a donc aucune allusion choquante dans le récit, et la scène du baiser échangé, bien que dévastateur pour David, n’est là que pour apporter une réflexion sur les limites à ne pas dépasser, sur les effets que peuvent avoir un geste malheureux. C‘est d’ailleurs plus révoltant de voir la haine des gens et le racisme dont ils font preuve envers les étrangers à la toute fin du roman. En bref, un roman intéressant et certes érudit, mais dont je n’ai pas adhéré à la prose, un peu trop élitiste à mon goût. Certains passages sont pourtant magnifiques, empreint de poésie, et le roman apporte de nombreuses réflexions sur les affres du quotidien et sur notre cheminement intérieur. Le dernier paragraphe est d’ailleurs sublime et résume à lui seul le propos du roman. Je vous laisse avec celui-ci :« J’ai connu cet homme qui marcha jusqu’au pont de chemin de fer de la ville et regarda en direction du lieu où les gens vivaient dans leurs maisons. Il était différent de beaucoup de gens, mais jamais aussi différent de lui-même. En arrivant en haut du pont, il fut heureux d’observer qu’il n’était pas grand-chose, rien qu’une personne en quête de foi dans l’air froid de la nuit. […]. »Lu dans le cadre d’un partenariat entre Libfly et les éditions Points, que je remercie. =

nymeria
01/12/11
 

L'Ecosse, un prêtre, des ennuis. Très très intéressant, des phrases absolument sublimes (la première : "Ma mère prit un jour une heure sur ses romans à l'eau de rose pour jeter un peu de lumière sur la surface des choses.") (la lumière en question : "Fais toujours confiance aux inconnus, dit-elle. Dans la vie, ce sont les gens que tu connais qui te laissent tomber.") (La réaction du fils : "Comme remontant, tu es formidable.") Mais ça laisse beaucoup sur le côté, c'est trop intelligent pour moi. Trop recherché. Trop littéraire. Et ce ne sont pas des reproches, c'est une reconnaissance de limites. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/01/13
 

A vrai dire, je ne l'ai pas terminé. J'en ai lu plus de la moitié, mais ce prêtre qui flirte avec la jeunesse et l'interdit, ça me met mal à l'aise, très mal à l'aise et je n'ai pas eu envie de poursuivre. Reçu dans le cadre de l'Opération "Un poche, un(e) Mordu(e), une critique !", je remercie Libfly et les Éditions Points, pour cette lecture, même si elle n'a pas été concluante... (novembre 2011)

Pitchoubinou
14/11/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ROBERT DAVREU