Solo d'un revenant

EFOUI, KOSSI

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 21/08/08
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Comment montrer le chaos de l'Afrique ? Kossi Efoui tourne autour de cette unique question, tantôt par les livres, tantôt par le théâtre. C'est certainement un de nos jeunes auteurs africains les plus doués, côté jubilation verbale, et Solo d'un revenant est son plus beau livre. Le narrateur raconte le retour des « exilés de longue date » après dix ans de massacres inter-ethniques, dans un pays qui fait penser à la fois à la Sierra Leone,
au Liberia, au Rwanda - et à d'autres, hélas. Il cherche à retrouver un certain Asafo Johnson avec lequel il avait fondé une troupe de théâtre en ses années d'étudiant : on comprendra qu'il le cherche pour l'éliminer. Avec très peu d'explications, de transitions, Kossi Efoui nous donne à voir des tableaux saisis sur le vif, des personnages étonnants, un patchwork réunissant avec beaucoup d'humanité les images tendres ou abominables.
4 personnes en parlent

les fantômes du Togo L’auteur togolais Kossi Efoui nous entraîne avec son narrateur sur les cendres de son pays dévasté par la guerre civile et les massacres. Son périple va nous permettre de découvrir avec nostalgie le visage d’un Togo disparu.Ce qui est frappant dans ce roman est d’abord la langue de l’auteur, empreinte des traditions africaines mais résolument moderne. Puis son style poétique où la maitrise des détails permettent au lecteur de se projeter sur place aussi bien avant qu’après le conflit, et enfin le talent indéniable de conteur qui nous fait ressentir une multitude de sentiments avec pour effets de rendre intéressante et agréable la lecture sur un sujet aussi effroyable

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Réconciliation après une guerre civile en Afrique : écriture précise, hilarante et riche en symbolesLe dernier roman de Kossi Efoui, publié en 2008 et couronné par les prestigieux prix Tropiques et Ahmadou Kourouma, est une réussite d'écriture précise, hilarante et riche de symbolisme à la fois.Un pays fictif sort tout juste d'une terrible guerre civile de dix ans, durant laquelle de terribles massacres ont eu lieu. Un exilé, parti juste avant le déclenchement de l'horreur, rentre au pays, en pleine « cure de réconciliation », et veut absolument retrouver les deux camarades avec qui il animait une troupe de théâtre amateur avant la guerre, sans que le lecteur ne puisse cerner ses motivations avec précision, tandis qu'il parcourt le pays tentant de se remettre des bouleversements...

Charybde2
04/06/13
 

On peut les voir maintenant. On peut les voir marcher à travers les trouées fléchées dans le paysage pour guider les derniers dérivants que la forêt recrache. Par petites échappées. On peut les voir arriver jusqu’à la ligne de démarcation, entrer dans la Zone neutre…, ainsi débute le roman Solo d’un revenant.Tranche d’histoire d’un pays africain (on pense évidement au Rwanda, au Soudan, au Mozambique des années 80, et plus loin encore au Congo-déjà-, au Biafra…), mais aussi quotidien du Kivu et on ne peut s’empêcher de songer à la Palestine et à tous les conflits du monde actuel. Ceux où la folie des possédants broient les populations.Histoire d’un retour à la recherche de ses années d’insouciance où au sortir de l’adolescence le narrateur fonde une troupe de théâtre avec ses amis. Le narrateur, on ne connaitra de lui qu’un nom générique : le revenant, cherche à comprendre pourquoi son ami Mozaya est mort alors qu’il avait trouvé refuge avec ses derniers élèves dans une école. C’était une saison où l’on fuyait beaucoup. (…) C’était au début de ce mois pourri de mars qui présidera à la saison des fuites. Mozaya ne se décidait pas à partir.Il part en même temps à la recherche d’ Asafo Johnson, le comédien qui, sur les ondes radiophoniques, attisait la haine.La guerre passée, faisant de l’un une victime et de l’autre un complice, le revenant retrouve un monde qui n’existe plus et dont il doit faire le deuil tout en essayant de vivre dans l’aujourd’hui.Le roman est traversé de personnages forts décrits avec économie, comme pour indiquer que l’on ne parle pas d’un individu mais d’un type de personnage que cette guerre a forgé, telle Xhosa-Anna qui se promène en robe de mariée et fume la pipe, une jeune fille peule sourde et muette, échappée d’un convoi de bergers, Marlène l’humanitaire abandonnée par la direction d’une ONG cynique ou Maïs : Il s’appelle Maïs Seize-dix-sept ans. M’appelle Frère ami depuis que je suis là. Il ne faut pas l’écouter. M’en aurait vendu des lots, si je l’avais écouté : lots de médicaments, lots de talismans porte-clés, lots de logiciels piratés en Inde, lot de quatre roues pour la moitié du prix d’une.Au delà de la quête le sujet du livre est plus dans les conséquences, l’après massacres et les bouleversements qui ont radicalement transformé les êtres. Quant à savoir à qui la faute revient… Et même si l’on trouve quelqu’un à juger.Les accusés, il faut dire qu’ils ne comparaîtront pas. D’abord un témoin s ’est rétracté. Un autre a disparu. Ce genre d’affaire dépend de qui on achète. Le juge ou le témoin. Au moins un homme sur deux à un prix.Dire que tout est vain ? Le passé et le présent ne sont-ils pas les deux yeux d’un même regard ?Écrit dans une langue que l’on peut aux premiers abords trouver déroutante (mais le sujet ne l’est-il pas lui même) Solo pour un revenant nous entraine entre poésie et théâtre dans un voyage sans retour.Kossi Efoui raconte une histoire de bruits de fureur et de terreur. Le livre refermé on à l’impression avec le revenant d’être sur une barque qui s’éloigne de la rive et d’être en même temps l’homme debout sur la rive qui regarde la barque s’éloigner, d’être le même homme sur le point de disparaître de l’autre côté de l’horizon.http://opoto.org

opoto
03/12/09
 

les fantômes du Togo L’auteur togolais Kossi Efoui nous entraîne avec son narrateur sur les cendres de son pays dévasté par la guerre civile et les massacres. Son périple va nous permettre de découvrir avec nostalgie le visage d’un Togo disparu.Ce qui est frappant dans ce roman est d’abord la langue de l’auteur, empreinte des traditions africaines mais résolument moderne. Puis son style poétique où la maitrise des détails permettent au lecteur de se projeter sur place aussi bien avant qu’après le conflit, et enfin le talent indéniable de conteur qui nous fait ressentir une multitude de sentiments avec pour effets de rendre intéressante et agréable la lecture sur un sujet aussi effroyable

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg

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