Son excellence eugene rougon

ZOLA, EMILE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/04/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Mallarmé, le 18 mars 1876, écrivait à Zola à propos de Son Excellence Eugène Rougon : « Un intérêt profond s'y dissimule admirablement sous le hasard plein de plis et de cassures avec lequel le narrateur d'aujourd'hui doit étoffer sa conception. Je considère votre dernière production comme l'expression la plus parfaite du point de vue que vous aurez à jamais l'honneur d'avoir compris et montré
dans l'art de ce temps. Dans l'attrayante évolution que subit le roman, ce fils du siècle, Son Excellence marque encore un point formidable : là où ce genre avoisine l'histoire, se superpose complètement à elle et en garde pour lui tout le côté anecdotique et momentané, hasardeux. Quelle acquisition subite et inattendue pour la littérature que les Anglais appellent la fiction ! »
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S'intéresser à Eugène Rougon est, pour Zola, l'occasion de décrire les coulisses du pouvoir central.Évidemment, l'histoire s'ouvre à l'Assemblée qui servira à nouveau de décor à la scène finale : les boucles se ferment, l'auteur peut laisser de côté les thématiques qu'il vient d'évoquer pour s'intéresser à un autre personnage. Néanmoins, j'ai trouvé que la notion de déterminisme social intervenait beaucoup moins dans Son Excellence Eugène Rougon que dans d'autres opus. Ici, au contraire, on découvre à quel point on peut évoluer et changer de sphère sociale dès lors qu'on sait se placer, s'entourer...Il faut dire que le Rougon décrit est un homme politique, avide de pouvoir, manipulateur à ses heures perdues, qui n'hésite pas à retourner sa veste si cela peut lui permettre de retomber sur ses pieds et d'accéder au seul rêve qu'il semble caresser : le Pouvoir... Oui, vous pouvez le dire : les hommes politiques d'aujourd'hui n'ont finalement rien inventé et n'ont strictement rien à envier à ce personnage créé en 1876 ! Mais contrairement à certains politiques actuels, Rougon craint les femmes : il parait avoir déjà bien compris qu'elles sont suffisamment dangereuses pour faire ou défaire une carrière... Et son seul réel adversaire dans ce monde ultra masculin est la belle Clorinde, sorte de tentation permanente... Miss Alfie

MissAlfie
11/06/15
 

Ce roman marque pour moi un vrai tournant dans la saga: en effet, depuis le début, le personnage d'Eugène est présent un peu partout, mentionné, faisant une apparition de temps en temps. Zola a en quelque sorte conditionné son personnage pour nous donner du suspens, un certain mystère l'entoure. Ce livre qui lui est consacré achève ce suspens en nous dévoilant la personnalité de Rougon.Son Excellence Eugène Rougon reste dans la continuité de la saga: comme dans le précédent roman, un seul personnage de la famille est vraiment au centre, et on peut faire le parallèle entre Rougon et l'abbé Mouret. Tout deux ont failli être perdu par les femmes, l'un en politique, l'un en religion. Je vous laisse le soin de choisir lequel des deux s'en est le mieux sorti! Cette continuité se voit aussi dans le fait qu'on retourne à Paris, qu'on avait quitté avec le Ventre de Paris, et par l'importance de la politique, un sujet déjà important dans le premier tome de la saga.Pour moi ce roman ne se détache pas clairement des autres, et rassemble un peu toutes les caractéristiques des précédents romans.Mon avis sur le livre:J'avoue être assez mitigée par ce roman. J'ai beaucoup aimé découvrir enfin ce personnage d'Eugène, parce que Zola le mentionnait tellement dans les précédents romans que j'avais la sensation que son histoire allait être grandiose. Mais pour moi, on tourne un peu en rond, même si l'histoire a quelques rebondissements intéressants. Je ne me suis pas attachée aux personnages, comme dans le roman précédent où j'avais beaucoup aimé Albine, et les romans "politiques" me laissent un peu de marbre. Ce roman se lit assez vite, mais ce n'est pas mon préféré!

WarsawSnow
06/04/14

Où l' on retrouve Eugène Rougon, fils aîné de Pierre et Félicité Rougon, nous l' avions déjà croisé dans les volumes précédents où son ascension politique suscitait l'envie. Ce sixième volume des Rougon-Macquart lui est presque entièrement consacré et avec lui se sont les coulisses de la vie politiques des années 1856 à 1861 qu'explore Emile Zola.L' histoire débute sur une séance à la chambre des députés, une séance peu ordinaire, beaucoup d' enthousiasme dans les rangs des députés à l' annonce du futur baptême de Louis Napoléon, enfant unique de Napoléon III et d' Eugénie, le coup de tonnerre viendra avec la démission d' Eugène Rougon tombé depuis peu en disgrâce de la présidence du Conseil d' État.Désormais dans l' ombre il n' œuvrera dans un seul but son retour en grâce.Chronique de la vie politique c'est un sujet qui d' ordinaire m' intéresse déjà relativement peu, guère plus dans ce roman où la dimension historique aurait peut-être pu contribuer à une bonne surprise.Le sujet a finalement assez peu vieilli, magouille, flagornerie, mensonge, calcul, Eugène Rougon est en façade sympathique, détestable au possible par ailleurs. Il est entouré d' une belle bande d'amis, de sangsue, tous espérant tiré un avantage quelconque de son succès politique. Ce ne sera pas pour moi la meilleur lecture de Zola mais si la politique vous passionne cet ouvrage devrait vous convenir.

Lacazavent
11/07/13
 

Son excellence Eugène Rougon est un roman politique. L’intrigue est réduite à son minimum : on suit la chute, le retour en grâce puis la nouvelle déchéance politique de Rougon, instrument politique autoritaire dans les mains de Napoléon III. Outre cette plongée dans le milieu parlementaire et dirigeant du 2nd Empire, le lecteur assiste à la cour que mènent les multiples personnages, ou parasites, qui tournent autour du pouvoir. Ils mangent à tous les râteliers, n’hésitant pas à retourner leur veste au moment opportun, napoléonien un jour, républicain un autre, légitimiste un troisième.Pour tout dire, ce n’est pas mon roman préféré de Zola. L’intrigue, en se concentrant sur la personne de Rougon et son parcours politique, manque quelque peu d’ampleur. Sa relation tumultueuse avec Clorinde, mue par une rancune tenace, ne permet de donner tout l’élan habituel des romans de Zola. Pas de grands drames, pas de déchéances fulgurantes, mais les compromis inhérents à tout régime basé sur le choix du Prince (Tiens, ça me fait malheureusement penser à une période très actuelle…).Le roman vaut surtout pour son aspect documentaire. Document sur la place de la presse sous le Second Empire, et plus largement sur la circulation des idées dans un régime qui souhaite tout contrôler. Sur les tentatives autoritaires d’un système politique qui doit faire face à la montée de la volonté démocratique, avec la montée des républicains face à ce simulacre de démocratie qui propose aux élections des candidats officiels. Intéressant aussi pour se rendre compte des manœuvres utilisées dans les débats parlementaires. Eclairant enfin par la description de l’esprit de courtisanerie qui n’a pas été l’apanage du Roi Soleil, et qui revient très fort sur le devant de la scène. Esprit très visible lors du repas pris au château de Compiègne, où les parcours politiques se font et se défont à coup de rumeurs et d’intrigues.Comme toujours, Zola est un grand peintre des épisodes fastueux, comme le baptême du fils de Napoléon III, et cette scène où Mme Charbonnel est retenue devant les portes de Notre-Dame, mais a une vision féerique : celle du baptisé et de toute la pompe qui l’entoure, dans un éclair de lumière.

Yohan59
08/02/13
 

Son excellence Eugène Rougon s'attache à ce fils/frère déjà présent en silhouette dans plusieurs tomes précédents, et nous raconte plus précisément les quelques années où, déjà parvenu au conseil d'état, il s'en sépare - sentant sa côte diminuer. Sa clique oeuvre en coulisse pour l'y ramener et c'est en ministre de l'intérieur ultra autoritaire qu'il reprendra le flambeau, profitant d'un attentat manqué (qu'il aurait pu faire capoter, mais l'occasion était trop belle d'en user et de se poser en figure paternelle implacable). Il règne alors en favori de l'empereur, récompensant sa bande, jouissant profondément de l'exercice du pouvoir, en usant et en abusant de toutes les manières possibles (un festival). Mais la route tourne, Eugène lasse, pas assez ceci, trop cela, et bientôt perd tout sur un coup de poker, sa démission est acceptée. Trois ans se seront à peine écoulés que notre Rougon flamboyant reniera tout ce qu'il défendait naguère avec un aplomb extraordinaire, et en sera à nouveau. Moralité ? Oui, exactement comme aujourd'hui.Et puis il y a Clorinde. Une belle italienne au passé trouble et aux conquêtes innombrables, très séduisante à sa manière unique, bien loin de la beauté académique, et qui possède un art consommé du comportement qui rend fou.Rougon n'est pas un homme à femmes, loin de là, mais Clorinde sait y faire. La scène de l'écurie est d'une force sensuelle extrême, Zola pour la première fois m'a fait ressentir les affres de son personnage. Clorinde et Rougon sont puissants chacun à leur manière, attachés l'un à l'autre par le même goût du pouvoir. Leur confrontation ne pouvait bien se terminer...Un tome d'une très grande richesse, à la modernité confondante. Bluffée et séduite. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.30 kg

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